Avion zéro carbone en 2035 : «faisable», selon les industriels

Ensemble de la presse du 11 juin
L'objectif lancé par le gouvernement d'un avion entièrement décarboné à l'horizon 2035 est atteignable, selon les dirigeants de la filière aéronautique. «C'est ambitieux mais faisable», souligne Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, qui est intervenu mercredi sur BFM Business, «Il faut que l'ensemble des bureaux d'étude travaillent la main dans la main pour arriver à relever ce défi», a-t-il souligné. «On est absolument convaincu que c'est faisable», déclare Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, qui explique à l'AFP : «C'est un plan de bataille tout à fait crédible, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de nombreux défis et beaucoup de travail à faire d'ici-là». L'objectif 2035 «nous laisse cinq ans pour développer les technologies», avant de commencer la préparation du programme qu'il faudra lancer «en 2027 ou 2028», explique M. Faury. Les avions commerciaux régionaux, plus petits, sont «probablement un bon support pour entrer dans l'aviation décarbonée», remarque-t-il. Philippe Petitcolin, CEO de Safran, a déclaré mercredi sur BFM Business : «C'est un objectif très ambitieux mais on va travailler à le rendre réaliste. Il y a énormément de points à régler pour obtenir ce résultat de 2035 avec un avion à hydrogène». Patrice Caine, dirigeant de Thales, fait valoir également que l'aviation verte repose aussi sur une meilleure gestion du trafic et de la trajectoire des vols : avec un système plus «connecté et collaboratif», «les gains en carburant et en émissions de CO2 sont loin d'être négligeables, on parle d'environ 10%», explique-t-il à l'AFP. «Et il n'y a «pas besoin d'attendre 2035, on parle d'économies dès 2023», souligne-t-il.