La Commission européenne prévoit de présenter un projet de constellation au Conseil européen d’ici fin 2021

13 janvier 2021
Lors de la 13e conférence spatiale organisée par Business Bridge Europe, mardi 12 janvier, Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, en charge de la politique spatiale, a appelé l’Europe à adopter une gouvernance «moderne, agile et efficace», afin d’orchestrer une refonte de «la façon dont on fait de l’espace en Europe». Le commissaire a confirmé son souhait de lancer une troisième grande infrastructure spatiale de connectivité à côté de Galileo (géonavigation) et de Copernicus (observation de la Terre). «Cette constellation mettra fin aux zones blanches (non connectées à internet) en Europe et servira de back-up à l’infrastructure terrestre en cas de cyberattaque massive», explique Thierry Breton. Elle offrira une capacité de relais de données pour des missions (scientifiques, militaires…) en temps réel et de surveillance depuis l’espace. Elle proposera des services de cloud sécurisé aux entreprises et aux armées. Le commissaire espère présenter une proposition d’ici la fin 2021. Ce projet s’appuiera sur les conclusions d’une étude d’architecture globale que doit remettre en avril un consortium d’industriels, qui associe notamment ArianeGroup, Arianespace, les constructeurs de satellites Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space et OHB, les opérateurs de satellites Eutelsat, Hispasat et SES, et l’opérateur de télécoms Orange. L’objectif est que la constellation entre en service avant 2028. Son budget, estimé à 5 milliards d’euros, sera financé par un partenariat public-privé.