Les sous-traitants de l’aéronautique prêts pour la reprise post-crise sanitaire

Le Monde du 14 septembre
Depuis juillet 2021, Airbus montre des signes importants de reprise, comme en témoignent ses prévisions de livraison et les cadences de production, notamment de son best-seller, l’A320, qui sont revues à la hausse. Jean-Yves Ségneré, directeur administratif et financier du groupe installé à Adé, près de Tarbes (Hautes-Pyrénées), salue cette « bonne nouvelle », tout en constatant que les premiers effets de ce rebond ne devraient se faire sentir dans ses ateliers que fin 2022. Hensoldt Nexeya France (Toulouse), spécialisé dans la conception de produits électroniques critiques pour les secteurs de la défense et de l’aéronautique (civile et militaire), observe également un début de reprise. « L’amorce arrive. Airbus lance des appels d’offres pour équiper ses chaînes d’assemblage A321, à Toulouse et Hambourg, de systèmes électriques », constate Pierre-Olivier Besombes, son vice-président. Equip’Aero, PME de l’Isle-Jourdain (Gers), spécialisée dans la maintenance des systèmes d’air et pneumatiques des avions pour les compagnies aériennes, mise sur la diversification de son activité : « Il faut être partout, ne pas laisser passer les occasions », affirme Jean-Pierre Thulliez, son président-fondateur. Pour les sous-traitants de l’aéronautique, « C’est maintenant que les problèmes se posent », estime Christophe Cador, président du Comité Aéro-PME au sein du GIFAS. Il cite « d’énormes problèmes de recrutement » et « une raréfaction des matières premières qui peuvent mettre à mal les livraisons ». « Il faut aussi s’assurer du soutien bancaire pour continuer à se développer », poursuit-il.