Synthèse de presse

Espace
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    Lancement de SpacEarth Initiative : entretien avec Jean-Marc Nasr, président de la Commission Espace du GIFAS
    Jean-Marc Nasr, président de la Commission Espace du GIFAS et vice-président exécutif de la division Space Systems d’Airbus Defence and Space, s’est exprimé sur BFM Business lundi 20 décembre. Il a évoqué, notamment, le lancement par le GIFAS de SpacEarth Initiative, regroupant l’ensemble de la filière spatiale française. Jean-Marc Nasr rappelle le caractère vital du secteur spatial pour les citoyens : « l’espace est le seul moyen de savoir où l’on est, ce que l’on voit, de prévoir la météorologie, de pouvoir naviguer et gérer la souveraineté de nos Etats », ou encore de « surveiller le réchauffement climatique », insiste-t-il. « Nous concentrons nos investissements sur l’espace utile », souligne-t-il, rappelant que le développement du tourisme spatial n’est pas un angle favorisé par l’Europe. Jean-Marc Nasr rappelle que la filière spatiale française « fait la course en tête dans de nombreux domaines ». « L’Europe doit garder son leadership », insiste-t-il, saluant une industrie « extrêmement active » en France et en Europe, avec 3 grands maîtres d’œuvre : ArianeGroup, Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space. Il rappelle le rôle crucial et la puissance technologique des 70 équipementiers de la filière spatiale française, ainsi que du mouvement de startups, en plein essor. Il se félicite du développement d’Ariane 6, lanceur appelé à être « un grand succès » : « c’est le lanceur dont on a besoin », adapté aux constellations telles que OneWeb, et garantissant un accès à l’espace, « enjeu vital, non négociable ». Le dirigeant évoque le lancement d’un mini-lanceur réutilisable, annoncé par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, qui sera « complémentaire » d’Ariane 6. Evoquant le prochain lancement du télescope spatial James Webb, Jean-Marc Nasr salue une « coopération internationale sans équivalent » et rappelle que « seule Ariane 5 est capable de lancer une mission pareille ».

    BFM Business du 20 décembre
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    « Après Webb, on ne regardera plus jamais le ciel comme avant » : entretien avec Stéphane Israël, président exécutif d'Arianespace
    Stéphane Israël, président exécutif d'Arianespace, était invité sur France Inter lundi 20 décembre. Il s'est réjoui du lancement du télescope spatial James Webb, prévu le 24 décembre depuis le port spatial de Kourou. C’est « un très bel objet », qui « va accomplir quelque chose d'absolument fantastique », s’enthousiasme-t-il : le James Webb sera « 100 fois plus puissant que son prédécesseur Hubble. Grâce à l'imagerie infrarouge il va pouvoir capter plus de 70% de lumière en plus ». « Webb est une machine à remonter le temps : il va nous rapprocher du Big Bang à plus de 13 milliards d'années », ce qui permettra de mieux comprendre les secrets de l'univers, explique le dirigeant. « Les grandes agences vont avoir des créneaux réservés pour Webb », indique-t-il. « L'Agence spatiale européenne (ESA), qui est à bord, va notamment regarder les exoplanètes ». Stéphane Israël rappelle que la mission est préparée depuis 20 ans, « par Arianespace, ArianeGroup, toute la chaîne spatiale européenne, l’ESA, la NASA ». Arianespace aura effectué 15 lancements en 2021, après le lancement du télescope spatial et une dernière mission fin décembre pour le compte de la constellation OneWeb : « c’est une des plus grosses années d’activité pour Arianespace », se félicite Stéphane Israël. Il confirme le développement, dans la prochaine décennie, d’une nouvelle famille de lanceurs européens, qui « si les volumes le justifient, seront réutilisables ». Le dirigeant conclut son intervention en évoquant l’enjeu de la sécurité spatiale, qui nécessite une coopération internationale : « nous devons nous engager pour un espace responsable et durable », insiste-t-il.

    France Inter du 20 décembre
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    Comment le télescope spatial James Webb doit « révolutionner l’astronomie »
    La presse consacre cette semaine de nombreux articles au télescope spatial James Webb, qui « promet de révolutionner l’astronomie », selon une formule du Figaro, qui salue les promesses « gigantesques » du télescope. Le James Webb Space Telescope (JWST) observera dans l’infrarouge et non dans le visible. « On estime que 4 000 astrophysiciens à travers le monde sont déjà associés à des propositions d’observations », indique Pierre-Olivier Lagage, astrophysicien au CEA et coresponsable de Miri, un des quatre instruments embarqués par le JWST. « Le programme scientifique repose sur quatre grands piliers », explique Pierre Ferruit, responsable scientifique du JWST à l’Agence spatiale européenne (ESA) : « l’observation des premières lueurs de l’Univers ; l’évolution des galaxies depuis le Big Bang jusqu’à nos jours ; l’étude des étoiles, de leur naissance à leur explosion cataclysmique en supernova ; et enfin l’étude des exoplanètes, et en particulier de leur atmosphère ». Le JWST devrait donc fournir des informations qui impliquent toutes les grandes questions astrophysiques actuelles.

    Le Figaro du 21 décembre, Les Echos du 20 décembre
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    Le programme SPAINSAT NG passe avec succès la revue critique de conception (Critical Design Review)
    Le programme SPAINSAT NG a franchi avec succès une étape importante, la revue critique de conception (Critical Design Review, CDR) de la charge utile et du satellite complet, y compris les éléments CDR du projet de partenariat Pacis 3 avec l'Agence spatiale européenne (ESA). La revue a été déclarée réussie après avoir vérifié le bon déroulement des tests effectués sur les modèles de développement de la charge utile en bande X. « Cette étape importante confirme la robustesse de la conception et des capacités techniques du système de satellites SPAINSAT NG. Elle signale le début de la fabrication de tous les éléments de vol des satellites, en notant toutefois que des équipements de vol à long terme sont déjà en cours de fabrication, en particulier pour la plate-forme de satellite NEO entièrement électrique Eurostar », indique Airbus Defence and Space. La structure du module de communication du premier satellite, SPAINSAT NG I, se trouve déjà sur le site de Thales Alenia Space à Tres Cantos, Madrid, pour commencer les activités d'assemblage, d'intégration et de test de la charge utile. Le programme SPAINSAT NG comprend deux satellites, SPAINSAT NG I et II, qui seront situés à des positions géostationnaires différentes pour fonctionner dans les bandes X, Ka militaire et UHF. Les charges utiles de communication des deux satellites sont fournies par l'industrie espagnole. Airbus Defence and Space en Espagne est responsable de la charge utile en bande X, tandis que Thales Alenia Space en Espagne est responsable des charges utiles en bandes UHF et Ka. D'autres entreprises de l'industrie spatiale espagnole sont également impliquées. Le premier des satellites SPAINSAT NG doit être lancé à la fin de 2023 et le second un an plus tard.

    MarketScreener et Avion Revue Internacional du 21 décembre

Industrie
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    Avec son nouveau centre d’innovation près de Nantes, Daher prépare l'avenir
    Air & Cosmos consacre un article au groupe Daher, qui a posé la première pierre de son centre d’innovation dédié aux aérostructures composites du futur, sur son site de Saint-Aignant-de-Grandlieu, près de Nantes, le 26 novembre dernier. Le projet représente un investissement de 7,5 M€, dont 0,8 M€ sont apportés par le fonds de modernisation de l’industrie aéronautique. Le centre est baptisé Shap’In. « Cette combinaison centre d’innovation/usine de production permettra d’accélérer l’innovation à la fois sur les aérostructures et sur les moyens de les produire. La mise en œuvre des thermoplastiques structuraux – y compris leur assemblage par soudure, sans rivetage, qui permettra de réduire encore significativement le poids, mais aussi le temps d’assemblage des avions et le drapage automatique au moyen de robots de placement de fibres, sont les axes technologiques prioritaires que nous allons développer au sein de Shap’In », indique Didier Kayat, directeur général de Daher. Le choix de la région nantaise représente un axe important : la nouvelle structure interagira avec les infrastructures technologiques et les acteurs de la recherche locaux (IRT Jules Verne, pôle EMC2, Technocampus Composites, etc.) mais également avec les industriels, dont Airbus à Nantes et Saint-Nazaire. S’y ajoutera une collaboration avec de grands donneurs d’ordre français et internationaux pour renforcer le positionnement de Daher sur des activités en forte relation avec l’avion décarboné, notamment avec « Safran sur l’axe moteur et Airbus, Boeing, Gulfstream et Dassault Aviation pour les aérostructures en thermoplastique », précise Air & Cosmos. Deux autres techcenters couvrant les autres métiers du groupe deviendront opérationnels à leur tour courant 2022, en Occitanie, près de Toulouse et de Tarbes.

    Air & Cosmos du 18 décembre
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    CMA CGM confirme la commande de 4 A350F
    Airbus indique que le groupe CMA CGM a finalisé son contrat portant sur l’acquisition de 4 avions cargo A350F. Un accord préliminaire avait été annoncé en novembre dernier. Cette commande portera la flotte Airbus totale de CMA CGM à 9 appareils, dont 4 A330-200F et un A330-200 à convertir en avion-cargo, indique Airbus. L'A350F est basé sur l'A350, l'avion leader à long rayon d'action le plus moderne au monde. L'appareil est doté d'une grande porte cargo au pont principal et d'une longueur de fuselage optimisée pour les opérations de fret. « Plus de 70% de la cellule est constituée de matériaux avancés, ce qui se traduit par une masse au décollage inférieure de 30 tonnes et une consommation de carburant inférieure d'au moins 20% à celle de son concurrent le plus proche. Avec une capacité de charge utile de 109t, l'A350F dessert tous les marchés du fret et est, dans la catégorie des gros porteurs, le seul avion-cargo de nouvelle génération prêt pour les normes d'émissions CO₂ améliorées de 2027 de l'OACI », rappelle Airbus.

    Les Echos Investir et ABC Bourse du 21 décembre

international
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    L’OCDE précise la mise en œuvre de l’impôt minimum mondial sur les multinationales
    Ce lundi, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dévoilé les modalités de mise en œuvre du pilier 2 de sa réforme qui instaure pour la première fois un impôt minimum de 15% sur les multinationales. Les entreprises concernées sont celles réalisant au moins 750 M€ de chiffre d'affaires consolidé, dès lors que le taux effectif d'imposition dans les différentes juridictions d'activité y est inférieur au taux minimum de 15%, précise l'OCDE. Le document publié ce lundi donne un aperçu des règles qui s'appliqueront, notamment le champ d'application de la réforme et le mode de calcul du taux d'imposition en fonction des différentes juridictions. L'Union européenne devrait proposer rapidement un projet de directive. L'OCDE vise une entrée en vigueur de l'impôt en 2023. Selon ses estimations, 8 000 à 9 000 entreprises dans le monde pourraient être concernées. En France, entre 400 et 500 groupes répondraient à ces critères, selon les chiffres des Echos.

    Les Echos du 21 décembre

Défense
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    La vente de 80 Rafale aux Emirats arabes unis, un contrat aux multiples retombées
    Le Monde rappelle les multiples implications de la vente de 80 avions de combat Rafale aux Emirats arabes unis, annoncée début décembre, tant pour Dassault Aviation, maître d’œuvre, que pour Safran, Thales ou MBDA. « Ce contrat permet d’assurer le programme français d’équipement aérien, les Emirats ayant commandé la version la plus élaborée du Rafale, le standard F4, qui équipera l’armée de l’Air et la Marine nationale », rappelle le quotidien. En ajoutant les ventes signées cette année à l’Egypte et à la Grèce, la production est garantie pendant au moins 10 ans, la part des commandes françaises (192 appareils sur 404 avions neufs) étant désormais minoritaire. Pour assurer les livraisons, la cadence de production va doubler, passant progressivement à deux appareils par mois, voire plus. D’autres contrats à l’exportation sont envisagés. La période est aussi particulièrement propice pour Dassault Aviation dans le secteur civil, avec la reprise des ventes de jets privés, soutenue par l’arrivée d’une nouvelle clientèle durant la crise sanitaire.

    Le Monde du 21 décembre

Emploi
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    Recrutement : focus sur une initiative de Sabena technics à Toulouse
    Le Magazine Air & Cosmos consacre un article à une opération de recrutement originale mise en œuvre par Sabena technics près de Toulouse. Afin de recruter des peintres, l’entreprise a organisé le 2 décembre dernier l’opération « 1 RDV = 1 CDI » sur son site de Cornebarrieu. L’initiative a permis de formaliser trente contrats en une seule journée. « Nous avons donc décidé de sortir des sentiers battus. Ici, nous parlons d'une passion, que nous partageons. Aucun autre secteur ne peut atteindre les niveaux technologiques que nous atteignons en matière de peinture », souligne Philippe Rochet, président exécutif de Sabena technics. « Les personnes que nous embauchons n'ont pour la plupart jamais peint un avion, et même jamais peint du tout », précise-t-il. La formation et la montée en compétence des salariés sont assurées par l’entreprise, en partenariat avec l'UIMM. « Il nous faut anticiper la reprise, accompagner nos clients dans la montée en cadence. Pour cela, nous avons besoin de ressources, de personnel », insiste Philippe Rochet. Un investissement qui s'inscrit dans la stratégie globale du groupe Sabena technics, qui a déjà retrouvé son niveau d'activité d'avant-crise, avec un chiffre d'affaires susceptible d'atteindre cette année les 500 M€, selon Air & Cosmos.

    Air & Cosmos du 18 décembre