Airbus vise toujours de dépasser son record de livraison d'avions

Malgré un redressement progressif depuis 2020, Airbus* n’a toujours pas retrouvé son niveau de production d’avant Covid et reste freiné par des problèmes de moteurs et une chaîne d’approvisionnement fragilisée. La pandémie a durement touché toute la filière. Le GIFAS estimait alors 60 000 emplois menacés sur 2020-2021. Le secteur s'est organisé et des fonds ont été débloqués. Mais la remontée en cadence reste lente et irrégulière. Beaucoup d’employés ont fait valoir leurs droits à la retraite pendant la pandémie, emportant avec eux un savoir-faire précieux. De quoi freiner la reprise, faute de main-d'œuvre formée disponible. Depuis 2025, la chaîne d'approvisionnement se porte mieux dans son ensemble. Bien que le taux de livraisons à l'heure n'ait pas encore retrouvé son niveau pré-Covid, « la performance financière des fournisseurs est revenue à la normale et la profondeur de retard s'est drastiquement réduite », souligne Thierry Quillet, délégué général adjoint du GIFAS. Mais les tensions récentes prolongent les difficultés. La crise des moteurs persiste. En négociations avec Pratt & Whitney, l'avionneur est contraint de revoir à la baisse ses objectifs de production, désormais compris entre 70 à 75 appareils par mois d’ici fin 2027, contre un objectif initial au lieu de 75. Malgré cela, Airbus ambitionne de dépasser cette année son record de livraison de 2019 et maintient son objectif de 870 livraisons en 2026, contre 793 l'an dernier.