Innovation

Le secteur aéronautique et spatial se positionne comme un leader de l’innovation. Concentrés de technologie, nos systèmes révèlent la créativité de l’ensemble des acteurs de notre secteur. Afin de maintenir ce niveau d’excellence, la filière aérospatiale est attachée à une innovation collaborative, fondée sur une concertation permanente entre les acteurs privés et publics du secteur afin de préparer au mieux l’avenir dans un environnement très compétitif.

Le CORAC

Pour répondre aux défis de l’environnement, de la compétition internationale, mais également aux nouveaux challenges de sécurité et sureté , l’industrie aéronautique n’a d’autre voie que celle de l’innovation, une innovation ambitieuse, associant toute une filière afin de tenir compte de ses spécificités : des cycles de développement très longs alliés à des technologies multiples et complexes, à faire converger et à intégrer au bon moment dans des produits optimisés.


Les conditions du succès, et notre pays a prouvé sa capacité à les réunir depuis des décennies, se trouvent dans un travail de recherche collaboratif associant l’ensemble des métiers du secteur (avionneurs, motoristes, systémiers, équipementiers et PME spécialisées) co-organisé et co-financé grâce à un partenariat efficace entre l’Etat et l’industrie réunis depuis 2008 au sein du CORAC. Le Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile, présidé par le Ministre en charge des Transports, rassemble les industriels de la filière, la DGAC, les ministères impliqués, l’ONERA, Air France et la FNAM, Aéroports de Paris et l’Union des Aéroports Français.


Dans cette instance collaborative, le GIFAS et ses membres sont au cœur de l’élaboration d’une feuille de route d’innovation technologique, adossée à la forte expertise étatique de la DGAC, et du centre de recherches de haut niveau qu’est l’ONERA. Tout l’enjeu est de traduire les grands facteurs de transformation de la filière (réduction de l’empreinte environnementale, amélioration des opérations aériennes, véhicules autonomes et excellence industrielle) en synchronisant les efforts des parties prenantes sur les nouveaux horizons programmatiques. 

Depuis sa création, une part majeure des objectifs du CORAC est centrée sur l’environnement : réduction de l’impact de l’aviation sur le climat, la qualité de l’air, le bruit. Depuis 2 ans, la feuille de route technologique a été entièrement renouvelée pour répondre au plus tôt au défi de la transition énergétique, et donc de la décarbonation du transport aérien, sur la base d’une combinatoire de solutions : électrique/ hybride (pour avions de moins de 40 places compte tenu de l’énergie massique des batteries), ruptures technologiques sur la motorisation et les configurations, nouvelles sources d’énergie.

« Le CORAC, depuis 10 ans, mène un effort concerté et exemplaire de toute la filière (industrie et services de l’État) pour préparer les technologies essentielles à la compétitivité de notre industrie aéronautique civile, dans un monde marqué par une concurrence accrue et des défis environnementaux majeurs. Airbus A350, moteur LEAP, Hélicoptère H160 sont quelques exemples de produits emblématiques embarquant des technologies issues des travaux du CORAC »

Jean-Brice DUMONT, Président du Comité de Pilotage du CORAC

Le secteur spatial

A l’échelle mondiale, le secteur spatial offre un paysage en pleine mutation avec l’essor des activités commerciales et l’irruption depuis quelques années du « new space » porté aux Etats Unis par les grands acteurs du numérique. 

Les marchés et les technologies évoluent très rapidement avec l’arrivée des constellations, l’investissement massif des Etats Unis dans l’Internet haut débit par satellite, etc.

Qu’il s’agisse de satellites ou de lanceurs, l’avenir du secteur spatial repose sur sa capacité à anticiper les évolutions technologiques : technologies adaptées aux constellations, communications quantiques, photonique, intelligence artificielle, lanceurs réutilisables, etc.


Le Comité de concertation Etat Industrie sur l’Espace (COSPACE) créé en 2013, permet, entre autres missions, de consolider une stratégie d’innovation partagée entre les ministères concernés, le CNES, l’industrie et les laboratoires publics. 

Des feuilles de route de recherche et technologie ont ainsi été proposées de façon concertée par le COSPACE (avec association des équipementiers et PME). 

En ce qui concerne les satellites de télécommunications, un programme détaillé reposant sur le développement d’axes technologiques prioritaires (e.g. charges utiles numériques haute performance, segment sol, internet des objets, propulsion électrique nouvelle génération, etc.), des validations en vol mais également des recherches amont a été proposé par les acteurs du COSPACE. 

Des développements dans l’aval de la filière (traitements innovants des données spatiales) ont également été encouragés par le COSPACE au travers de l’opération Boosters. En France, sept structures d’accompagnement appelées « Boosters», inscrites dans les territoires, ont été labellisées par le COSPACE entre 2016 et 2019.

Ces structures s’appuient sur des écosystèmes locaux (pôles de compétitivité) et ont pour missions de rapprocher les acteurs du spatial, du numérique et des usages afin de faire émerger et d’accompagner des projets innovants valorisant les données spatiales.


Des réflexions partagées au sein de la filière

La recherche scientifique et technologique constitue un socle vital du développement du secteur aéronautique, spatial et de défense. Les travaux transverses de la Commission R&D du GIFAS s’appuient sur des réflexions collégiales entre grands industriels, équipementiers et PME.

Les travaux menés par les groupes de travail de cette Commission, qu’ils soient centrés sur des domaines techniques spécifiques (Sûreté de fonctionnement, Systèmes électriques, Systèmes Mécaniques, Ingénierie des systèmes, IoT, … etc.) ou sur des thèmes stratégiques (Soutien institutionnel à la R&T, Programmes européens de recherche, …) permettent de traiter les enjeux et les problématiques liés à la recherche et l’innovation au bénéfice de l’ensemble de la filière.


Notons enfin que cette dimension collaborative se veut aussi européenne, avec la participation française aux réflexions du collectif ACARE (Advisory Council for Aeronautics Research in Europe) et aux programmes de recherche technologique Clean Sky et SESAR, qui rassemblent des milliers de chercheurs et d’ingénieurs européens mobilisés pour changer le futur de l’aviation.



POUR ALLER PLUS LOIN

  • Rapport annuel 2019

    Ce document de 52 pages comporte une présentation des principaux agrégats de la profession sur l'année 2018/2019.

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