Focus sur Hemeria, premier constructeur français de nanosatellites

Les Echos du 30 novembre
Les Echos rappellent qu’Hemeria, premier constructeur français de nanosatellites, a racheté, il y a un mois, le leader européen des ballons stratosphériques ou captifs, CNIM Air Space, rebaptisé Hemeria Airship. Hemeria élargit ainsi ses compétences : « Les ballons peuvent servir eux aussi à des missions d'observation de la Terre et de sciences. Il y a une complémentarité entre les systèmes d'optique embarqués sur des ballons et des satellites en orbite basse », explique son président, Philippe Gautier. « Nous croyons au développement des ballons, qui sont plus écologiques que les hélicoptères pour le transport de charges et moins coûteux en opération », ajoute-t-il. Hemeria répartit son activité entre le spatial et la Défense. La société fabrique des équipements pour la DGA, comme des systèmes électro-optiques, et elle maintient en condition opérationnelle des radars et des systèmes électroniques de sous-marins. Dans le spatial, elle produit des panneaux en composites et des harnais électriques de satellites. Elle est à la tête de la filière française de construction de nanosatellites de moins de 50 kg, avec le soutien du CNES. Elle fabriquera, d'ici à 2023, les plateformes des 25 nanosatellites de près de 30 kg de la future constellation de Kinéis (CLS) pour l'Internet des objets et le suivi des balises Argos. L'entreprise, qui a doublé son chiffre d'affaires depuis 2019, (avec 50 M€ prévus en 2022), a été retenue dans le programme des investissements d'avenir (PIA) pour réaliser un satellite modulaire de 50 kg pour les missions civiles ou militaires d'observation de la Terre, de couverture radar et d'écoute de spectre.