La DGA appelée à se transformer en « DGA de combat »

Depuis l’invasion de l’Ukraine, l’Europe accélère son réarmement, poussant les industriels et les institutions à produire plus vite. « Le monde a changé, donc la DGA doit s’améliorer, se transformer au-delà d’une simple réforme interne. Cette administration doit se réinventer pour devenir une « DGA de combat », a déclaré Catherine Vautrin, la ministre des Armées. Pointée pour sa lourdeur administrative, la DGA reste toutefois un pilier de la souveraineté industrielle française, reconnue pour son expertise unique. Face à l’urgence, elle amorce une mutation. Pour Olivier Andriès, directeur général de Safran* et président du GIFAS, le défi pour la DGA est « à la fois, de continuer à piloter ces programmes de haut de spectre à cycle long de type porte-avions de nouvelle génération (PA-NG) ou sous-marins lanceurs d’engins et de s’adapter, pour piloter des programmes de bas de spectre à cycle court, tels que des drones, qui exigent de l’agilité et de la masse ». Mais son adaptation dépend aussi de moyens budgétaires et d’un cadre réglementaire plus flexible.