Tribune : « Augmenter les charges ou augmenter les salaires, il faut choisir », avertissent les dirigeants des fédérations patronales

Dans une tribune aux Echos, les présidents du MEDEF et de 71 autres fédérations patronales, dont Olivier Andriès, président du GIFAS, et Éric Trappier, président de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM), alertent sur les effets délétères du projet de prélever 11,5 milliards d'euros de plus sur les entreprises en réduisant les allègements de cotisations. Cette mesure, qui figure dans le budget actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, représenterait une hausse du coût du travail d’environ 550 euros par salarié et par an. Les conséquences s’en feraient sentir sur les salaires et les embauches. « Le rendement prévu de cette mesure est une illusion : moins d'activité, c'est moins de recettes fiscales et sociales ; plus de chômage, c'est plus de dépenses d'indemnisation », avertissent les signataires, qui demandent au gouvernement et au Parlement de renoncer à la réduction des allègements et à toute nouvelle hausse des prélèvements sur le travail. « Le redressement budgétaire doit passer par des économies durables et documentées, et par une simplification réelle des démarches qui pèsent sur les entreprises. Et toute évolution des allègements doit être construite avec les fédérations professionnelles, en tenant compte des réalités de chaque métier », insistent-ils, appelant à « ne pas faire payer la crise à ceux qui travaillent ».