Conflit au Moyen-Orient : de premiers effets perceptibles sur le trafic aérien français

Jeudi 16 avril, la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a organisé un webinaire d’analyse de la conjoncture économique du transport aérien au premier trimestre 2026. Le trafic aérien commercial pendant cette période s'élève à 37,3 millions de passagers à l'arrivée et au départ de France, en hausse de 1,1% par rapport au premier trimestre 2025. Cette croissance résulte d'une forte dynamique avec les pays du Maghreb et d'une hausse du taux de remplissage des avions vers l'Asie. Les premiers effets du conflit au Moyen et Proche-Orient sont perceptibles à travers la réduction de l’offre vers cette région, estimée à −200 000 sièges pour la France en mars 2026, équivalant à -160 000 passagers. Le nombre de vols directs vers l'Asie a augmenté au T1 2026 mais pas assez pour compenser la baisse des vols indirects, en correspondance via les hubs du Moyen−Orient et les compagnies du Golfe. En période « normale », plus d'un quart (28 %) des passagers voyageant entre la France et l'Asie−Pacifique utilisent un hub moyen−oriental, contre 6 % pour le hub d'Istanbul.