Financement de la recherche aéronautique : des enjeux cruciaux pour la filière française dans un contexte de forte concurrence internationale

Le budget 2027 ne prévoit aucune ligne directement fléchée vers la recherche aéronautique, alors que les financements 2026 tardent à arriver. La semaine dernière, le président du GIFAS et directeur général de Safran*, Olivier Andriès, avait fait part de son inquiétude, indiquant n’avoir “aucune assurance” que les budgets du CORAC seraient abondés, et avait rappelé les engagements du président de la République [300 M€ par an sur la période 2024-2027, NDLR]. Auditionné par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus*, a souligné l’enjeu majeur que représentent ces investissements, alors que la filière aéronautique est à pied d'oeuvre pour concevoir le successeur de l'Airbus 320. “Si on ne renouvelle pas les conditions favorables d'investissement, qui sont de plusieurs dizaines de milliards d'euros pour Airbus et autant pour sa chaîne de fournisseurs, ces investissements n'auront pas lieu, ou ils auront lieu ailleurs”, a-t-il alerté. Au Royaume-Uni et en Allemagne, les équivalents du CORAC (l'ATI et le LuFo) bénéficient respectivement de 2,3 Md£ sur 2025-2035 et de 1,2 Md€ sur 2024-2030. Le soutien du CORAC est un "élément essentiel qui ne coûte pas si cher que ça” et permet de préparer "beaucoup de compétitivité et d'efficacité dans les décennies qui viennent”, a ajouté Guillaume Faury.