Les acteurs du transport aérien français alertent sur le décrochage économique du pavillon français et l’improductivité des mesures fiscales sur l’environnement

Lors du congrès de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM), mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, les acteurs du transport aérien ont dénoncé le poids de la fiscalité sur leur activité. Pascal de Izaguirre, président de la FNAM, a alerté sur le risque de déclassement du pavillon français : « Le poids de la fiscalité sur le transport aérien a bien conduit les compagnies internationales à reprogrammer leurs activités et à opter pour d'autres destinations que la France ». Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, s’est félicité quant à lui d'avoir obtenu une « stabilité fiscale » pour 2026 et d'avoir instauré, le 1ᵉʳ juin 2026, un taux réduit de TSBA pour 26 lignes relevant de l’aménagement du territoire (DSP). Des mesures qui vont dans le bon sens mais restent trop limitées et contre-productives, du point de vue des acteurs du transport aérien, qui soulignent qu’en 2025, la France est passée de la 4ᵉ à la 6ᵉ place des marchés européens, doublée par l'Italie et la Turquie. Le nombre de vols arrivant et partant de France a diminué de 2 % entre 2019 et 2025, le nombre de survols a, pour sa part, augmenté de 15 %. Chems Chkioua, le directeur général de l’aviation civile (DGAC), a évoqué une inefficacité de la hausse TSBA en matière environnementale : « Il n’y a pas moins d’avions qui volent dans le ciel, le trafic de survol est très dynamique. En termes d’économie de CO2, [la hausse de la TSBA] a un effet au mieux négligeable, si ce n’est pas négatif ».