Les industriels développent des ballons, drones et missiles opérant entre 20 et 100 km d’altitude pour les besoins militaires

Les armées cherchent désormais à maîtriser la très haute altitude, une zone située entre 20 et 100 km au-dessus de la Terre, devenue un nouvel enjeu stratégique. Le déclic remonte à 2023 avec l’affaire des ballons chinois, révélant la stratosphère comme un potentiel champ de bataille. Lord du dernier Salon du Bourget, l’armée française a accordé des financements à plusieurs industriels pour le développement de ballons stratosphériques et de drones solaires capables d’évoluer en très haute altitude, capables de stationner des mois, voire une année, au-dessus d’une même zone sensible. L’arsenal de la très haute altitude implique également des objets beaucoup plus rapides et destructeurs : les missiles hypervéloces capables d’évoluer à des allures supersoniques. À travers son programme EuroHAPS, la Commission européenne a débloqué 43 M€ pour financer des démonstrateurs, tel que le dirigeable solaire Stratobus de Thales Alenia Space*. Parmi les acteurs français, l’ETI toulousaine Hemeria* a déjà fait voler son ballon manœuvrant BalMan, capable de monter et descendre afin de prendre les vents soufflant dans la direction souhaitée. 2 projets européens de ballons solaires sont par ailleurs en concurrence, le Zephyr du groupe Airbus* et le Phasa-35 du britannique BAE Systems.