Synthèse de presse

Industrie
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    Paris Air Forum : Eric Trappier et Dirk Hoke se sont exprimés lors d’une table ronde sur l'industrie aéronautique et de défense en Europe
    Une table ronde réunissant Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, et Dirk Hoke, président du BDLI et directeur général délégué d'Airbus Defence and Space, a eu lieu lors du Paris Air Forum, organisé (en format digital) par La Tribune, vendredi 20 novembre. Les dirigeants ont évoqué les conséquences de la crise sanitaire : «La grande difficulté de l'industrie aéronautique, c'est de sauver notre supply-chain, faite d'équipementiers et de PME implantées un peu partout dans les territoires. Un fonds de soutien a été mis en place avec les grands industriels et l'État pour épauler ces sociétés en fonds propres et leur permettre de résister», a expliqué Eric Trappier. «Nous avons l'œil sur l'horizon», a-t-il souligné, évoquant l'avènement des technologies qui mèneront à une aviation décarbonée et connectée, pour lequel le Conseil pour la recherche aéronautique et civile (CORAC), notamment, devrait jouer un rôle clé. «Le numérique est un levier indispensable pour l'ensemble de la profession», a insisté M. Trappier, notant que l'innovation dans les algorithmes et l'intelligence artificielle concerne aussi les PME. Dirk Hoke, de son côté, a souligné la nécessité d'investir dans l'innovation pour rester dans la compétition mondiale, face aux investissements chinois ou américains dans le digital. La défense, quant à elle, «est beaucoup moins touchée par la crise», a constaté Eric Trappier, notamment grâce à des programmes dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM), qui «permettent à beaucoup de sociétés du domaine de l'aéronautique de garder une certaine activité». Les projets SCAF (Système de combat aérien du futur), et Eurodrone, un projet de drone MALE (Medium altitude, long endurance) doivent mener à davantage de souveraineté et d'autonomie pour l'industrie de défense européenne. «Nous négocions l'offre industrielle depuis quelques mois. Nous sommes maintenant très proches du contrat, soutenu par quatre pays», (France, Allemagne, Italie, Espagne), a indiqué Dirk Hoke à ce sujet. M. Trappier a souligné que le projet SCAF est actuellement «dans une phase critique positive» : «des progrès ont été faits en assez peu de temps. Nous avons démarré les études pour les démonstrateurs. Cela se passe bien, nous coopérons malgré la pandémie», a-t-il indiqué.

    La Tribune du 23 novembre
  • Industrie
    L’EASA autorise la reprise des vols du Boeing 737 MAX
    Après la FAA, l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) va autoriser à son tour une reprise des vols des Boeing 737 MAX, en janvier prochain. «Toutes les études nous montrent qu’effectivement le Boeing 737 MAX peut être remis en service car l’avion est sûr», a déclaré le directeur de l’EASA, Patrick Ky, lors du Paris Air Forum. La Chine, en revanche, a indiqué n’avoir «aucun calendrier» pour l’autoriser à voler de nouveau. Le régulateur chinois du transport aérien (CAAC) a déclaré que l’exploitation du Boeing 737 MAX en Chine ne pourra reprendre qu’une fois «les conclusions des enquêtes sur les deux accidents établies».

    La Tribune et Air Journal du 23 novembre
  • Industrie
    Entretien avec Didier Kayat, directeur général du groupe Daher
    Dans un entretien accordé à L’Usine Nouvelle, Didier Kayat, directeur général de Daher, détaille les processus qui ont permis de limiter l’impact social du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), lancé en juin dernier au sein du groupe. 618 postes ont pu être épargnés, un résultat salué par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance. «Daher a appliqué la bonne méthode pour mener son PSE», déclare la ministre à l’Usine Nouvelle. «Nous avons travaillé en concertation avec Daher pour qu’ils utilisent au mieux les mesures du plan de relance de la filière aéronautique pour préserver au maximum les savoir-faire et les emplois car ils seront nécessaires lorsque la croissance sera de retour», explique-t-elle.

    L’Usine Nouvelle du 23 novembre
  • Industrie
    Gaia-X, le projet de cloud européen a tenu son premier sommet
    A l’occasion du Forum Gaia-X, qui a eu lieu les 18 et 19 novembre, plusieurs grands industriels, dont Airbus, ont présenté les cas d’usages que pourrait permettre l’établissement de standards pour le partage de données en confiance entre les clouds. Pour favoriser le partage des données numériques depuis une multitudes de clouds aux hébergeurs différents, Gaia-X s'appuie sur des principes d'interopérabilité, de réversibilité et de transparence, garantis par des standards techniques qualifiés par les entreprises membres. Ces standards seront spécifiques à des espaces de données thématiques, pour répondre aux besoins et contraintes différents de chaque secteur, rappelle l’Usine Nouvelle. «Le business d’Airbus est planétaire et les régulations pour le contrôle des exportations se renforcent», détaille Michael Schoellhorn, Airbus Chief Operating Officer (COO). Face à cette situation, Gaïa-X pourrait permettre de construire une «plate-forme unifiée pour la gestion opérationnelle de la conformité».

    L’Usine Nouvelle du 23 novembre

Environnement
  • Environnement
    Le secteur aérien en faveur d’une réglementation plus stricte sur l’utilisation des biocarburants
    Lors d'un débat au Paris Air Forum, cinq grands dirigeants impliqués dans la transition énergétique de l'aérien, Airbus, Safran, Air France, ADP et Total, ont dialogué sur les avancées et les actions à entreprendre pour réduire les émissions de CO2 du secteur. «Au-delà des nouveaux fuselages, plus légers, les avions sont aujourd'hui capables d'incorporer 50% de biocarburants», a ainsi souligné Guillaume Faury, CEO d'Airbus, «or il n'est utilisé qu'à hauteur de 0,01%». Patrick Pouyanné, PDG de Total, a estimé : «Nous savons faire des biocarburants, mais il faut une obligation, un mandat pour créer une filière» : une réglementation plus stricte, rendant obligatoire l'incorporation d'un pourcentage de biocarburants, pourrait donc être un outil immédiatement disponible pour réduire l'empreinte carbone du secteur aérien. Safran, de son côté, travaille à réduire la consommation de carburant de ses moteurs. «Nous pouvons aller jusqu'à 40% d'économies sur les avions qui seront mis en service en 2035», a détaillé Philippe Petitcolin, directeur général du groupe. Ben Smith, le directeur général d'Air France-KLM, a indiqué que le groupe travaille déjà à convertir sa flotte. Les aéroports sont eux aussi engagés dans la réduction des émissions de CO2, et pourront se doter, comme l'envisage Augustin de Romanet, PDG du Groupe Aéroports de Paris, aussi bien de nouveaux modes de traction des avions sur le tarmac que de capacités de stockage d'hydrogène, en vue de se préparer à l'arrivée de ruptures technologiques, auxquelles Airbus travaille notamment, avec plusieurs projets d'avions à hydrogène, dits «ZEROe».

    La Tribune et Les Echos du 23 novembre

Espace
  • Espace
    Lancement réussi pour le satellite océanique Sentinel 6A
    Samedi 21 novembre, le satellite Sentinel-6 «Michael Freilich», (baptisé ainsi en hommage à l’ancien directeur de la division sciences de la Terre de la NASA) a décollé avec succès depuis les États-Unis pour rejoindre l’orbite terrestre. La mission a été lancée par la fusée réutilisable Falcon 9 de SpaceX. «Environ une heure et demie après le lancement, les premiers signaux de l'engin spatial ont été reçus par une station au sol en Alaska (États-Unis)», a confirmé Airbus Defence and Space dans un communiqué. La mission Sentinel-6 fait partie du programme Copernicus de l'Union européenne pour l'environnement, développée conjointement par l'ESA, la NASA, Eumetsat et la NOAA, avec le soutien du CNES. La mission, réalisée sous la direction industrielle d'Airbus Defence and Space, comprend deux satellites : ainsi, un satellite jumeau sera lancé en 2025 pour poursuivre le travail du Sentinel-6 «Michael Freilich». À 1 336 kilomètres d’altitude, Sentinel-6 pourra surveiller 95% des océans non recouverts de glace. L’Usine Nouvelle rappelle que Thales Alenia Space a fourni l’altimètre radar Poseidon-4, qui équipe le Sentinel-6 «Michael Freilich».

    L’Usine Nouvelle du 23 novembre
  • Espace
    Crise sanitaire : l’industrie spatiale européenne résiste bien
    Jean-Marc Nasr, directeur de Space Systems au sein d’Airbus Defence and Space, a déclaré, à l'occasion de sa participation au Paris Air Forum ce vendredi 20 novembre : «l’année 2020 sera la meilleure année de la décennie en matière de télécoms. Nous avons déjà quatre satellites signés plus deux options. Sans compter les 34 satellites supplémentaires de la constellation OneWeb qui seront lancés au mois de décembre». Hervé Derrey, PDG de Thales Alenia Space, s’est quant à lui félicité : «Nous avons connu cette année de grands succès sur des programmes de l'ESA. Sur les six missions Copernicus, nous avons été retenus en maître d'oeuvre pour trois d'entre d'elles et nous avons été sélectionnés pour deux charges utiles».

    La Tribune du 23 novembre
  • Espace
    Exploitation des ressources dans l'espace : table ronde au Paris Air Forum
    L’exploitation des ressources naturelles venues de l'espace était le thème d'une table-ronde dans le cadre du Paris Air Forum 2020, à laquelle ont participé Marc Serres, directeur de l'Agence Spatial du Luxembourg (LSA), Jean-Jacques Dordain, ancien directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) et conseiller du gouvernement du Luxembourg, et Bruno Pagliccia, PDG et Fondateur de SeisBEE. Pour faire une réalité de l'exploitation des ressources naturelles sur la Lune, les astéroïdes ou Mars, divers éléments nécessaires se mettent aujourd’hui en place dans le monde : une capacité de détecter et d'identifier ces ressources, la technologie nécessaire pour les extraire et éventuellement les traiter, un marché qui les utilise, et un cadre juridique. «Le programme Artemis de la NASA a changé la donne», a expliqué Jean-Jacques Dordain, «les astronautes d'Apollo ne pouvaient rester sur la Lune que quelques jours, en amenant toutes leurs ressources - eau, air, nourriture, ergols, sources d'énergie - de la Terre. Avec Artemis, il s'agira de s'installer durablement sur place, et donc d'utiliser les ressources locales. Une grande part des Accords Artemis, proposés par la NASA et déjà signés par sept pays, porte sur la question des ressources».

    La Tribune du 23 novembre
  • Espace
    ThrustMe teste en orbite le moteur à iode solide
    La startup française ThrustMe, issue du CNRS et de Polytechnique, a envoyé dans l’espace, le 6 novembre, son premier moteur électrique pour minisatellite, un lancement opéré depuis Taiyuan (Chine) par la compagnie aérospatiale chinoise SpaceTy. Contrairement aux moteurs conventionnels, utilisant du xénon, le prototype français mis en orbite fonctionne à l’iode, élément moins rare et moins coûteux, qui peut être stocké sous forme solide, tandis que le xénon, conservé sous forme gazeuse, nécessite des réservoirs à haute pression complexes et sensibles. Le lancement du prototype va permettre à ThrustMe de réaliser des tests complets du système de propulsion électrique, une étape clé avant la commercialisation du moteur. ThrustMe a notamment reçu le soutien du Centre national d’études spatiales (CNES) et a signé en septembre un contrat avec l’Agence spatiale européenne (ESA) pour continuer le développement de moteurs à iode solide.

    Air & Cosmos du 20 novembre et L’Usine Nouvelle du 23 novembre

Défense
  • Défense
    Le maintien de la BITD, enjeu stratégique pour la souveraineté française
    La question de la résilience et de l’autonomie stratégique de la filière défense française a été examinée dans le cadre du Paris Air Forum 2020, lors d’un débat réunissant Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat, le général Philippe Lavigne, chef d’état-major de l’Armée de l’Air et de l’Espace, Patrice Caine, PDG de Thales, et Elie Girard, directeur général d’Atos. Patrice Caine a souligné la bonne résistance de l’industrie de défense : «nous avons été capables de maintenir la continuité des opérations critiques, pour la défense notamment», a-t-il constaté. Thales est «assis sur un socle technologique transverse et puissant, qui s'appuie sur 30 000 ingénieurs et nous permet de servir différents marchés», a affirmé le dirigeant, soulignant que le défi pour la filière est de préserver la base industrielle et technologique de défense (BITD) et ses entreprises de la supply-chain. «Protéger la BITD au sortir d'une telle crise présente des difficultés spécifiques, au sens où les industries de défense de manière générale sont un secteur particulier. On peut imaginer qu'en l'absence d'un volet plan de relance bénéficiant aux industries de défense, les marchés en cours ne vont pas apparaître tout de suite pour soutenir les activités de nos entreprises», analyse pour sa part Christian Cambon, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat. «Nous attendons une action ferme» a indiqué le sénateur : «nous comptons sur la mobilisation de l'État pour que même s'il n'y a pas de volet industrie de défense dans le plan de relance, on tente de maintenir la LPM».

    La Tribune du 23 novembre
  • Défense
    La Marine va recevoir ses trois premiers Airbus Dauphin N3
    Trois Airbus Dauphin N3 reconditionnés par Héli-Union doivent rejoindre, le 1er décembre, la base aéronautique navale de Hyères. Cette livraison intervient dans le cadre de la commande de 12 hélicoptères Dauphin par le ministère des Armées, pour dix ans d’exploitation, afin de disposer d’une flotte intérimaire permettant d’assurer la jonction entre le retrait des Alouette III et l'arrivée du Guépard d’Airbus Helicopters.

    Air & Cosmos du 23 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    L’État prêt à recapitaliser Air France-KLM
    Le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a indiqué, vendredi 20 novembre, lors du Paris Air Forum, que l'Etat était «prêt à monter au capital d'Air France-KLM dans des proportions importantes», et a détaillé les objectifs stratégiques qu'accompagnera cette recapitalisation, en évoquant notamment la consolidation à venir du secteur aérien, «une opportunité pour Air France-KLM et Transavia». Un premier volet d’aide publique de 7 milliards d'euros, sous forme de prêts (3 milliards d'euros de prêt direct de l'Etat, et 4 milliards de prêts bancaires garantis par l'Etat), avait été accordé à Air France en avril dernier.

    La Tribune et Air Journal du 23 novembre