Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    Airbus et TotalEnergies s'allient pour développer la filière SAF
    Pour accélérer le développement d'une filière de carburant d’aviation durable (SAF) à l'échelle mondiale, Airbus multiplie les accords, à l'instar du partenariat stratégique annoncé mercredi 21 février avec TotalEnergies. Dans le cadre de cette « alliance », TotalEnergies s'engage à fournir « plus de la moitié des besoins d'Airbus en SAF en Europe ». Les 2 partenaires décident de lancer un programme de recherche et d'innovation commun, « visant à développer des carburants 100% durables, en adéquation avec le design des aéronefs actuels et futurs » d'Airbus. Le constructeur et le groupe pétrolier sont aussi convenus d'étudier l'impact de la composition des SAF sur la réduction des émissions de CO2. Il existe en effet plusieurs types de SAF : les carburants biosourcés, à partir de végétaux (résidus de bois, huiles de friture issues du colza, etc.), et les carburants synthétiques, aussi appelés électro-carburants (e-fuels), obtenus en combinant de l'hydrogène bas carbone avec du CO2 capté dans l'air. Airbus et TotalEnergies étudieront aussi « les effets non-CO2 des SAF, tels que les traînées de condensation ». Ces dernières, dont l'impact est encore mal mesuré, participent également à l'effet de serre.

    Le Figaro et Les Echos du 22 février

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Thales et Saab signent un accord pour la gestion du trafic aérien à Singapour
    Saab et Thales ont annoncé ce jeudi 22 février, lors du Salon aéronautique de Singapour, la signature d’un protocole d’accord afin de contribuer à l'innovation et à la modernisation à long terme de l'infrastructure de la gestion du trafic aérien de Singapour. Saab se positionne comme leader dans l’automatisation des tours de contrôle et des tours digitales et Thales comme spécialiste dans les systèmes et architectures de gestion de trafic aériens avancés, ainsi que dans le soutien et la maintenance ATM. Le partenariat implique la collaboration entre la « Integrated Digital Tower Suite » (I-DTS) de Saab, et la plateforme OpenSky Platform de Thales. Cette collaboration vise à établir une architecture commune en connectant l'I-DTS de Saab et la solution TopSky de Thales, un système de contrôle de la circulation aérienne, en plus d'autres systèmes aéroportuaires offrant ainsi une fondation robuste à une véritable architecture ouverte à partir de 2030.

    ABC Bourse du 22 février
  • Aviation Commerciale
    VietJet signe un engagement d’achat pour 20 A330-900
    Lors du Salon aéronautique de Singapour, VietJet Air a signé un protocole d'accord avec Airbus pour l'achat de 20 A330-900. Ces avions gros-porteurs remplaceront sa flotte actuelle d’A330-300 en leasing, a indiqué Airbus dans un communiqué. Une fois finalisée, cette commande constituera le plus gros achat de gros-porteurs jamais réalisé par la compagnie vietnamienne, détenue par la seule femme milliardaire vietnamienne, Nguyen Thi Phuong Thao. Au prix catalogue, la commande s'élève à 5,9 Md$. Cet engagement d'achat de la part de VietJet devra être finalisé dans les prochaines semaines pour de 1ères livraisons en 2026, précise Airbus. Les nouveaux appareils voleront sur le réseau long-courrier en pleine croissance du transporteur, ainsi que sur les lignes régionales. VietJet exploite aujourd'hui une flotte de plus de 105 avions et dessert plus de 30 destinations internationales.

    Ensemble de la presse du 22 février
  • Aviation Commerciale
    ADP souhaite faire d’Orly un « modèle pour toute l’Europe »
    Le Groupe ADP a dévoilé les principaux axes du plan stratégique de l'aéroport d'Orly à l'horizon 2035, quelques jours avant le démarrage de la phase de concertation publique. Il y présente notamment l’objectif ambitieux pour un aéroport de 32,3 millions de passagers, d'atteindre le « net zéro émissions de CO2 » dès 2030, contre 2050 pour l'ensemble du secteur. Cela passera par une réduction importante de la place de la voiture, grâce à l'arrivée de la ligne 14 du métro en juin prochain, suivie de la ligne 18 en 2027. En 2030, les voitures des particuliers se verront interdire l'accès aux terminaux d'Orly, au profit de nouveaux parkings plus éloignés, desservis par des transports en commun. D’autres projets ont été évoqués, comme celui d’être un fournisseur d'énergie bas carbone pour les riverains, d'origine solaire, géothermique ou par méthanisation, la construction d'une station de distribution d'hydrogène et de biocarburants à destination des compagnies aériennes. ADP s'engage aussi à protéger la biodiversité, en préserver 30% de prairies sur son territoire. Enfin, le trafic d'Orly en 2035 devrait rester au niveau de 2018, soit en dessous du plafond de 250 000 mouvements. Néanmoins, la fréquentation devrait avoir augmenté de 16% en 2035, du fait de l'utilisation d'avions plus gros et de meilleurs taux de remplissage, soit environ 5 millions de passagers supplémentaires. La construction d'une nouvelle salle d'embarquement est donc prévue. Elle sera reliée à la zone Orly 2 par une grande passerelle aérienne, sur le modèle du « skybridge » de Londres-Gatwick.

    Ensemble de la presse du 22 février
  • Aviation Commerciale
    Pratt & Whitney motorisera 35 appareils de la famille A320neo supplémentaires de JetSMART
    Pratt & Whitney annonce que la compagnie aérienne JetSMART a choisi les moteurs GTF pour propulser 35 appareils de la famille A320neo supplémentaires, dont 9 A321XLR. Pratt & Whitney fournira également à JetSMART les services de maintenance des moteurs via un accord de support complet de type EngineWise. La compagnie chilienne a déjà sélectionné le moteur PW1100G-JM pour propulser 70 appareils de la famille A320neo en juin 2019. JetSMART exploite également 15 autres monocouloirs de la famille A320neo en leasing motorisés par des GTF, ainsi que 11 appareils de la famille A320neo propulsés des V2500. JetSMART est une compagnie du fonds américain Indigo Partners qui détient aussi Frontier Airlines, Wizz Air, Volaris, Lynx et partiellement Cebu Pacific (CEB).

    Le Journal de l’Aviation du 22 février
  • Aviation Commerciale
    Thai Airways signe avec AerCap pour 4 A350-900, 3 B787-9 et 10 A321neo
    Le loueur AerCap a signé des contrats avec la compagnie Thai Airways concernant 7 gros-porteurs, dont 4 A350-900 et 3 B787-9, ainsi que 10 A321neo. La décision d'acquérir ces avions avait été prise l'année dernière par la compagnie thaïlandaise dans le cadre de sa stratégie de développement à court terme. AerCap, le numéro 1 mondial du leasing d'avions commerciaux, précise que 2 des A350 concernés ont déjà été livrés et que les 2 exemplaires restants devraient être livrés respectivement au 1er et au 2ème trimestre. Les livraisons des B787 sont quant à elle programmées entre le 2ème trimestre de cette année et le 4ème trimestre 2025, tandis que les livraisons des A321neo devraient s'étaler du 3ème trimestre 2025 au 2ème trimestre 2026. Les A321neo seront les 1ers appareils de ce type à rejoindre la compagnie thaïlandaise et s'ajouteront aux 20 A320 de sa flotte.

    Le Journal de l’Aviation du 22 février

Industrie
  • Industrie
    Socomore reçoit une aide de 2,1 M€ pour développer son mastic aéronautique
    Socomore a reçu le 1er février dans son usine d’Elven la visite du préfet du Morbihan, qui venait remettre le trophée France 2030 pour le projet DIAMS 2025 (Diversification Industrie Aéronautique Mastics Socomore). Spécialisée dans la préparation, le contrôle et le traitement de surfaces avant collage et assemblage pour le transport aérien, l’entreprise va percevoir une aide de 2,1 M€ des services de l’État en soutien pour développer son propre mastic. Socomore a en effet racheté des parts de la société américaine Flamemaster Corporation, fournisseur indépendant de mastics aéronautiques pour fuselages, réservoirs de carburants, portes d’accès et pare-brises. Elle souhaite désormais fabriquer en Bretagne « les futures mastics 100% français ». Un agrandissement de son usine d’Elven est en cours à cet effet.

    Actu.fr du 22 février
  • Industrie
    Boeing annonce le départ du responsable du programme 737 Max
    Face aux problèmes réguliers observés sur son programme 737 Max, Boeing a annoncé mercredi 21 février une réorganisation de la direction de sa branche aviation civile. Dans un courrier adressé par le directeur général de Boeing Commercial Airplanes (BCA), Stanley Deal, aux salariés du groupe, le groupe a annoncé le départ d'Ed Clark, vice-président et directeur général du programme 737, également jusqu'ici à la tête de l'usine de Renton, non loin du siège historique du groupe à Seattle, après « près de 18 ans de service dévoué à Boeing ». Katie Ringgold, actuellement vice-présidente en charge des opérations de livraison des 737, va succéder à Ed Clark. Boeing a par ailleurs annoncé une réorganisation de la direction de BCA, avec la nomination d'Elizabeth Lund comme vice-présidente en charge de la qualité.

    Ensemble de la presse du 22 février

Espace
  • Espace
    Le satellite ERS-2 s'est consumé comme prévu dans l'atmosphère terrestre
    Le satellite européen ERS-2, qui avait terminé sa mission d'observation de la Terre il y a 13 ans, s’est consumé en entrant dans l'atmosphère ce mercredi 21 février, a rapporté l'Agence spatiale européenne (ESA). « Nous avons confirmation d'une rentrée dans l'atmosphère d'ERS-2 à 17h17 GMT au-dessus de l'océan Pacifique-Nord entre Alaska et Hawaï », a annoncé le centre des opérations de l'ESA. L'opération de retombée avait débuté en 2011, pour éviter qu'une destruction accidentelle de cet objet en orbite ne disperse des débris dangereux pour les satellites actifs et la Station spatiale internationale (ISS). L’ESA l'avait fait redescendre à environ 500 km, afin qu'il descende ensuite graduellement vers la Terre en seulement 13 ans, au lieu des 100 à 200 ans qu'il aurait fallu s'il était resté à son altitude initiale. À la veille de sa destruction il se trouvait encore à plus de 200 km d'altitude. L'essentiel des 2,3 tonnes de ERS-2 s'est donc consumé en atteignant les couches basses de l'atmosphère à environ 80 km d'altitude.

    BFMTV du 22 février

Défense
  • Défense
    Interview d’Éric Béranger, PDG de MBDA
    Éric Béranger, PDG du fabricant de missiles européen MBDA, livre dans une interview à l’Usine Nouvelle les singularités de sa société dans le secteur de la Défense mondial, et revient sur les leçons tirées du conflit en Ukraine. « L’anticipation est clé pour assurer la montée en puissance de notre outil de production, car c’est toute la chaîne de fournisseurs qu’il faut également embarquer dans cette dynamique ! » relate-t-il. MBDA compte par ailleurs investir 1 Md€ en France sur les 5 prochaines années afin de construire de nouveaux bâtiments, d’améliorer les environnements de travail et d’accueillir de nouveaux salariés. Le dirigeant a l’occasion de rappeler l’importance de la coopération pour MBDA, notamment pour faire face à la concurrence internationale. « La plupart des programmes sont menés en coopération, qu’il s’agisse du programme FMAN/FMC dans le domaine des missiles antinavire et de croisière, récemment rejoint par l’Italie, du projet HYDIS2, coordonné par MBDA et réunissant 14 pays européens pour développer un intercepteur contre les menaces hypersoniques, ou encore du programme SCAF pour le futur avion de combat » révèle Éric Béranger.

    L’Usine Nouvelle du 22 février
  • Défense
    BAE Systems boucle le rachat de Ball Aerospace et dévoile ses résultats 2023
    Le groupe de défense britannique BAE Systems a dévoilé une croissance soutenue, bénéficiant de prises de commande record. Son activité a progressé de 9% en 2023 à 23,1 Md£ et en 2024, elle devrait encore augmenter de 10% à 12%. Son bénéfice est en hausse de 17% à 1,9 Md£. En plus d’un positionnement international équilibré, le groupe détient un portefeuille d'activités diversifié dans toutes les armées : terre, air, mer, électronique de défense et désormais aussi dans l'espace. « Aucun de nos programmes ne pèse plus de 10% de l'activité du groupe », affirme son directeur général Charles Woodburn. Pas même la construction des fuselages du F-35 de Lockheed Martin ou la participation à l'Eurofighter, dont 10 exemplaires ont été livrés l'an dernier au Qatar, ou le développement des sous-marins de la Royal Navy. BAE Systems vient par ailleurs de boucler son plus gros rachat depuis plusieurs décennies, celui de Ball Aerospace, pour 5,5 Md$. Cette société installée à Boulder dans le Colorado apporte 2 Md$ de chiffre d’affaires, avec des programmes importants pour la NASA et le département de la Défense, notamment pour la surveillance spatiale. Entre autres activités, l'entreprise livre des antennes de communication et de navigation pour le F-35 de Lockheed Martin. Charles Woodburn a finalement rappelé que le groupe était engagé dans 2 programmes décisifs à long terme : le Global Combat Air Programme, avec l'ambition de présenter un 1er prototype dans 4 ans, en coopération avec Leonardo et Mitsubishi Heavy Industries, ainsi que les sous-marins nucléaires d'attaque du programme Aukus. Au total, le groupe pilote un carnet de commandes de 69,8 Md£.

    Les Echos du 22 février

Innovation
  • Innovation
    L'Etat saoudien finance le projet de taxi volant hybride d’A-NSE
    A-NSE a annoncé avoir levé, fin 2023, une somme de 2 M€ auprès du fonds souverain saoudien. La PME qui conçoit un engin hybride, mi-drone, mi-ballon espère voir aboutir son projet de véhicule de mobilité urbaine volant. Le démonstrateur est en cours de montage dans son usine de La Ciotat, près de Marseille. S'il passe les tests de certification, programmés avant l'été, il bénéficiera d'un financement complémentaire de 120 M€ pour industrialiser l'engin. Contrairement aux eVTOL, le véhicule développé par A-NSE dispose de 2 enveloppes gonflées à l'hélium, garantissant un atterrissage en douceur en cas de panne moteur. Dans sa première version, il pourra embarquer une personne, en plus du pilote, pour un vol d’1 h à 100 km/h. L'étape suivante, prévue pour 2025, sera la conception, sur le même modèle, d'une navette aérienne de 6 places et 18 m de long, capable de voler pendant 2 h sans rechargement. Cette PME de 30 personnes, qui réalise 3 M€ de chiffre d'affaires, a aussi été retenue il y a quelques mois par le consortium européen Stratobus, dirigé par Thales Alenia Space, pour concevoir et gérer le gaz de l'enveloppe du futur dirigeable stratosphérique autonome et permanent de 60 m de long destiné à la surveillance de sites critiques.

    Les Echos du 21 février

international
  • international
    Airbus va lancer un Hub pour l’aviation durable à Singapour
    Airbus a signé un protocole d’accord (MOU) avec le Conseil de développement économique (EDB) de Singapour pour faciliter la création d’un pôle d’aviation durable axé spécifiquement sur la technologie, la recherche et l’innovation : le Sustainable Aviation Hub. Il rassemblera des professionnels de l’aéronautique et du spatial, des chercheurs et des innovateurs pour « créer un environnement collaboratif qui favorise la recherche et le développement visant à construire un écosystème aéronautique robuste et écologiquement durable », dévoile Airbus. Le Hub se concentrera sur la décarbonation de l’aviation, la MRO, et la gestion du trafic aérien, notamment sans pilote. Un programme de développement des talents sera également mis en place pour former des professionnels, des chercheurs et des innovateurs locaux à travers des stages de formation et des programmes conjoints bénéficiant du soutien des équipes de recherche d’Airbus.

    Air Journal du 22 février