Synthèse de presse

Espace
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    La région Occitanie prépare un contrat de filière pour son industrie spatiale
    Jusqu'à présent la filière spatiale toulousaine et occitane ne bénéficiait pas d'un accompagnement global des pouvoirs publics locaux, hormis lors de la crise sanitaire. À cette époque, une quinzaine de millions d'euros, issus du plan Ader exceptionnel de 100 M€ dédiée à la supply chain aéronautique, avait été fléchés pour la filière spatiale d'Occitanie. Après les contrats de filière pour l'industrie aéronautique en Occitanie, le conseil régional prépare donc un contrat de filière pour son industrie spatiale, aux côtés de partenaires comme le pôle de compétitivité de l'Aerospace Valley ou encore du CNES. Cette nouvelle stratégie régionale pour la filière spatiale devrait ainsi être votée autour de la mi-décembre. Le contrat se rapprochera des 4 précédents plans Ader, très appréciés par les sous-traitants aéronautiques et qui ont permis à ces derniers de suivre les montées en cadences d’Airbus. Depuis plusieurs années, la filière et les collectivités travaillent par ailleurs sur la création d'un salon, dédié au spatial et organisé tous les 2 ans à Toulouse. Alors que sa 1ère édition avait été annulée, le contrat de filière pourrait relancer cette initiative. « Nous voulons avoir un événement majeur qui illustre la richesse de l'industrie spatiale en Occitanie afin de donner une impulsion nouvelle à ce secteur », précise Jalil Benabdillah, vice-président de la région Occitanie chargé de l'Economie, l'Emploi, l'Innovation et la Réindustrialisation.

    La Tribune du 6 octobre
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    Prada en renfort pour concevoir les combinaisons des missions lunaires Artemis
    Axiom Space, l'entreprise choisie par la NASA pour concevoir les futures combinaisons des missions Artemis, a annoncé un partenariat inédit avec la marque italienne. Celle-ci devra apporter son expertise technique dans la sélection des matériaux et le design afin de protéger les astronautes « contre les défis uniques que posent l'espace et l'environnement lunaire », détaille la firme américaine dans un communiqué. « Nous sommes ravis de nous associer à Prada pour la conception de notre Extravehicular Mobility Unit, a déclaré Michael Suffredini, cofondateur et PDG d'Axiom Space. L'expertise de Prada apportera non seulement du confort aux astronautes mais va nous permettre également de prendre en compte des facteurs humains indispensables et absents des combinaisons spatiales traditionnelles ». Axiom Space a été choisie en septembre 2022 par la NASA, qui lui a attribué un contrat de 229 M$. Le cahier des charges est complexe, compte tenu des défis techniques à relever. La future combinaison devra être prête pour Artemis 3, première mission de la série à poser un équipage sur la Lune. Officiellement, le calendrier table toujours sur un départ en 2025.

    Les Echos du 6 octobre

Emploi
  • Emploi
    Plus de 1 000 postes à pourvoir dans l’industrie aéronautique à Bordeaux
    Le Salon de l’emploi et de la formation des métiers de l’aéronautique, du spatial et de la défense (ASD) s’est tenu au Pin Galant de Mérignac le jeudi 5 octobre. Une quarantaine d’entreprises du secteur et des organismes de formations étaient présents avec pour objectif de trouver de futurs candidats. Le secteur aéronautique fait face à une pénurie de main-d’œuvre quasiment inédite dans l’ensemble de ses branches. « Rien que sur le bassin d’emploi de Bordeaux, ça représente 1 000 postes à pourvoir tout de suite », détaille Hervé Rousseau, responsable de la filière aéronautique chez Pôle emploi Gironde. Les carnets de commandes sont pleins et la filière demande plus que jamais à se réinventer face aux enjeux climatiques. Le recrutement constitue désormais « le plus grand défi ». « Nous recherchons tous types de profils, prévient Marie-Céline Marvielle, responsable des recrutements chez Sabena technics. Des techniciens, des mécaniciens, des femmes, des hommes, et de tous âges. » Pour cette entreprise de 920 salariés basée à Mérignac, ce sont plus 100 postes qui sont à pourvoir autour de la maintenance des avions. « Pour certains postes, nous proposons des formations en interne, sans avoir forcément d’expérience dans le milieu. Il suffit d’avoir envie », ajoute-t-elle.

    Sud-Ouest du 6 octobre
  • Emploi
    Liebherr-Aerospace Toulouse recherche 40 monteurs mécaniciens
    Afin d’accompagner sa croissance, Liebherr recrute 40 monteurs mécaniciens et monteuses mécaniciennes à Toulouse. Liebherr-Aerospace Toulouse recrute régulièrement sur de nombreux profils allant du CAP au Doctorat, en témoignent les 130 postes crées au sein de l’entreprise en 2023. Actuellement, l’entreprise recherche activement des monteurs mécaniciens pour rejoindre ses équipes. En charge du montage ou de la réparation d’équipements aéronautiques, les monteurs sont au plus près des produits et contribuent à répondre aux attentes des clients, dans le respect des normes aéronautiques les plus exigeantes. En fonction de leur profil, les candidats recrutés rejoindront les ateliers de Liebherr à Toulouse pour assembler, régler et tester les équipements neufs de l’entreprise ou pour réaliser la maintenance des équipements déjà en circulation.

    La Dépêche du 6 octobre

Industrie
  • Industrie
    La production industrielle française en baisse de 0,3% en août
    La production industrielle a baissé de 0,3% en France en août sur un mois, après une augmentation de 0,5% en juillet, a annoncé l'Insee jeudi 5 octobre. La seule industrie manufacturière connait également une baisse de 0,4%, après avoir augmenté de 0,4% en juillet. Sur un an, la production des 3 mois de juin à août est supérieure de 0,7% à celle des mêmes mois de 2022, et la production manufacturière est en hausse de 0,5%. L'Insee note cependant que « la production de certaines branches intensives en énergie baisse fortement ».

    Le Figaro du 6 octobre
  • Industrie
    Donecle lève 5,6 M€ pour étendre son activité en Amérique
    La startup toulousaine Donecle, pionnière de l'automatisation de l'inspection visuelle des avions en utilisant des drones, vient de boucler une levée de 5,6 M€ avec le soutien du fabricant mondial de peintures aéronautiques AkzoNobel. La startup, qui est devenue la 1ère société au monde à recevoir la qualification d'Airbus pour réaliser ce type d'opérations, entend maintenant ouvrir une filiale aux États-Unis, à Chicago. « Nos drones ont déjà été approuvés par Airbus mais désormais nous voulons l'autorisation des autres grands constructeurs mondiaux. Notre présence aux États-Unis permettra de nous rapprocher de Boeing à de regarder aussi le marché militaire américain », précise Matthieu Claybrough, cofondateur de Donecle. « Nous avons déjà des discussions avec le constructeur brésilien Embraer », ajoute-t-il. La levée de fonds doit aussi lui permettre d'investir ses propres locaux à Toulouse. Donecle bénéficiera d'une surface de 2 000 m2 pour accueillir jusqu'à 50 collaborateurs et se doter de sa propre volière drones. Ces derniers mois, 15 collaborateurs ont été recrutés pour un effectif total de 35 personnes, afin d'augmenter la capacité de production jusqu'à 10 drones par mois. En 8 ans, Donecle a livré une trentaine de petits aéronefs et dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes de 15 appareils supplémentaires. Parmi ses clients, l'entreprise compte des compagnies aériennes (Air France, Air Austria, Latam), des armées (l'armée de l'Air et de l’Espace, la Royal Air Force) ou encore l'aéroport Charles-de-Gaulle. Dassault Aviation lui a aussi commandé 10 drones, lors d'un contrat annoncé au dernier Salon du Bourget, dans le but de simplifier l'inspection visuelle des Rafale. Au printemps dernier, Donecle avait dévoilé un contrat avec Tarmac Aerosave pour le développement de solutions d'inspection, fuselage et moteurs, à l'aide de drones.

    La Tribune du 6 octobre
  • Industrie
    CFM va pouvoir évaluer l’ampleur de la falsification des pièces de moteurs d’avions
    La société britannique AOG Technics, soupçonnée de falsification de documents de certification de pièces de moteurs d'avion, a remis la documentation exigée par un juge britannique à CFM International, la coentreprise de Safran et GE. La Haute cour de Londres avait donné jusqu'à cette date à AOG Technics, soit 14 jours, pour remettre au fabricant de moteurs d'avions CFM la documentation devant permettre de déterminer le périmètre des pièces de moteur vendues avec des documents falsifiés. Les moteurs concernés sont de type CFM56, produits par CFM International. Ils équipent aussi bien les A320 que les B737 NG. Ils ont été produits à 34 000 exemplaires en une trentaine d'années, dont 22 600 sont encore en service. « Nous travaillons en lien étroit avec les compagnies aériennes afin qu'elles puissent rapidement retirer les pièces non-autorisées de leurs moteurs, en cohérence avec les recommandations formulées par les autorités de régulation, l'EASA européenne et la FAA américaine », souligne CFM. À ce stade, 126 moteurs contenant des pièces fournies par AOG Technics ont été identifiés, 16 dans les ateliers de maintenance de CFM, et 110 dans des ateliers tiers. Néanmoins, aucune documentation falsifiée liée à des pièces à durée de vie limitée, les plus critiques, n'a été identifiée.

    Ensemble de la presse du 6 octobre
  • Industrie
    Boeing viserait la production de 57 B737 MAX par mois en 2025
    Avec un carnet de commandes rempli, Boeing projetterait de produire 57 B737 MAX par mois en 2025, selon des informations dévoilées par Reuters. Officiellement, Boeing assure tabler sur un niveau de production plus modeste, de 50 B737 MAX par mois en 2025/2026, en raison des nombreuses tensions actuelles au sein de la chaîne de sous-traitants qui limitent la visibilité industrielle. Cet été, l’un de ses principaux fournisseurs, Spirit Aerosystems, a notamment fourni des pièces avec des défauts de production. Le B737 MAX relève la pente à la satisfaction de la trentaine de sous-traitants français impliqués dans ce programme. Avant mars 2019, les cadences de production du B737 MAX s’élevaient à 52 appareils par mois. Alors que Boeing est parvenu à revenir à 31 monocouloirs par mois fin 2022, il vise d’ici la fin de l’année 2023 une cadence de 38 appareils par mois. L’avionneur américain a toujours en ligne de mire de livrer entre 400 et 450 B737 MAX en 2023. « Le Boeing 737 MAX connaît une bonne dynamique commerciale depuis 2 ans, comparable à celle de l’A320neo », remarque Olivier Andriès, directeur général de Safran. Au sein de CFM International, le motoriste livre tous les moteurs du B737 MAX. Ces 2 dernières années, le B737 MAX a engrangé 1 113 commandes brutes. A titre de comparaison, l’A320neo s’est vendu sur la même période à 1 962 exemplaires. Aujourd’hui, le carnet de commandes du B737 MAX s’élève à 3 888 appareils. Au total, 65 compagnies aériennes opèrent plus de 1 100 737 MAX en service.

    L’Usine Nouvelle du 6 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Un nouvel appel d’offres lancé « d’ici la fin de l’année » pour le réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique
    Un nouvel appel d’offres pour le réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique sera lancé « d’ici la fin de la l’année », a annoncé le ministre des Transports Clément Beaune, après la confirmation de l’annulation d’une précédente procédure. Le ministre prévoit un décalage « d’environ 2 ans » du projet de réaménagement. « Une série de sujets » sera précisée le mois prochain concernant le nouvel appel d’offres, notamment celui « de l’allongement ou du non-allongement de la piste », a-t-il précisé, après avoir rencontré élus locaux et représentants des chambres consulaires. L’appel d’offres tout juste annulé avait été lancé en octobre 2019 après l’abandon du projet Notre-Dame-des-Landes, en 2018. La discussion avec Vinci Airports, actuel concessionnaire de Nantes-Atlantique et seul candidat en lice n’avait pas permis d’aboutir à une offre satisfaisante. « Il est vital d’avoir une modernisation de cet aéroport et cela est maintenu comme notre ambition. Mais nous devons le faire dans des conditions juridiques, environnementales, économiques, qui soient les plus satisfaisantes possible », a affirmé le ministre.

    Air Journal du 5 octobre

Ukraine
  • Ukraine
    Les aides à l’Ukraine mettent le budget européen sous pression
    Constatant que la dette de l’UE s’est considérablement alourdie en 2022 pour atteindre 344,3 Md€, contre 236,7 Md€ en 2021, la Cour des comptes s’est demandé comment les Etats européens pourront intégrer toutes les promesses faites à l’Ukraine dans un budget déjà sous pression. La Cour relève ainsi que l’exposition du budget de l’UE à l’Ukraine a plus que doublé en 2022, passant de 7 à 16 Md€, avec des prêts consentis ou annoncés, garantis sur le budget européen, mais dont l’UE ne sait pas s’ils seront remboursés. Bruxelles a en effet demandé une rallonge de 66 Md€ aux États membres et un nouveau soutien de 50 Md€ pour Kiev sur 4 ans, dont 17 Md€ sous forme de subventions et 33 Md€ de prêts, sous le nom de « facilité pour l’Ukraine ». La Commission européenne aimerait logiquement stabiliser dans le temps l’aide pour Kiev, mais la Cour redoute là aussi qu’il s’agisse d’argent donné à perte. Pour ce qui est des prêts accordés en 2023, le remboursement ne commencera qu’en 2033, avec un calendrier qui s’étalera sur 35 ans. Cela pour laisser du temps à l’Ukraine de tourner la page de la guerre. À ce jour, l’Union européenne et ses États membres ont accordé un soutien de 70 Md€ à l’Ukraine, ce qui intègre à la fois l’aide au niveau européen et national et cumule l’aide militaire ou l’aide aux réfugiés. En intégrant l’aide militaire envoyée par les gouvernements nationaux, le soutien serait de 139 Md€. Soit plus que l’aide américaine qui serait de 110 Md€, selon les chiffres officiels américains.

    Le Figaro du 5 octobre