Synthèse de presse

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    ArianeGroup va développer un microlanceur réutilisable à l’horizon 2026
    Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, en déplacement sur le site ArianeGroup de Vernon (Eure) pour présenter la nouvelle stratégie spatiale française, a annoncé lundi 6 décembre qu’ArianeGroup allait développer un microlanceur réutilisable. Ce lanceur, baptisé « Maïa Space », « doit être opérationnel en 2026 », a indiqué le ministre. Il concrétise les engagements pris par Emmanuel Macron lors de la présentation en octobre de son programme France 2030, prévoyant de consacrer 1,5 Md€ à l’espace. « L'Europe a manqué le virage du lanceur réutilisable, nous n'y avons pas cru, nous avons pris du retard par rapport à nos partenaires américains qui ont développé SpaceX et Falcon 9 », a indiqué Bruno Le Maire. « Nous allons rattraper un mauvais choix stratégique pris il y a dix ans, pour qu’enfin la France et l’Europe aient un lanceur réutilisable ». Le futur lanceur pourra embarquer des satellites pesant entre 500 kilos et une tonne, pour les placer entre 200 et 2 000 kilomètres de la Terre. L’industrialisation de Maïa Space sera faite à Vernon, avec une centaine d’emplois supplémentaires, selon Bruno Le Maire. Le lanceur sera équipé du moteur Prometheus, et devrait être basé sur le démonstrateur d’étage réutilisable Themis. « Nous avons mis un coup d’arrêt à ce dans quoi l’Europe était en train de s’engager : la division, la rivalité et, dans le fond, l’affaiblissement de tous les acteurs spatiaux européens, pour rassembler nos forces, faire une division du travail et des compétences qui sera plus efficace », a précisé le ministre. « Cela nous met en ordre de marche pour pouvoir rivaliser avec [les acteurs] américains et bientôt chinois ». Chaque pays partenaire préférera le futur lanceur européen pour ses lancements dits institutionnels (militaires, scientifiques) aux lanceurs américains. Si ArianeGroup développe seul sa gamme de lanceurs comprenant le lanceur lourd Ariane 6 et le microlanceur Maïa, le créneau des microlanceurs réutilisables pouvant embarquer des satellites de quelques dizaines de kilos à 500 kilos sera, lui, ouvert à la concurrence. Dans le cadre de France 2030, un appel à projets sera lancé d’ici la fin de l’année auprès de startups et de PME. « Nous apporterons des financements, du soutien technique, du soutien technologique, et nous garantirons les premières commandes », a affirmé Bruno Le Maire.

    Ensemble de la presse du 7 décembre
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    Loft Orbital lève 140 M$
    Loft Orbital, fournisseur de services spatiaux en orbite basse installé à Toulouse et San Francisco, clôt une levée de fonds de 140 M$, de chaque côté de l’Atlantique. L’entreprise est financée aux Etats-Unis par BlackRock Private Equity et en France par Bpifrance via le fonds Large Venture. Des investisseurs historiques, des fonds de technologies, tels que Foundation Capital, Uncork Capital et Ubiquity Ventures, complètent la levée de fonds. Loft Orbital, fondée par les Français Antoine de Chassy et Pierre-Damien Vaujour, et par un Américain, Alex Greenberg, est une société de services, dont le but est de démocratiser l'accès à l'espace : « Nous achetons des plateformes satellitaires les plus standard possible, puis selon les missions que souhaitent nos clients, nous intégrons dessus les charges utiles nécessaires, nous nous occupons du lancement du satellite, des connexions entre l'espace et le sol et quand tout est prêt, nous remettons les clés du satellite au client, qui nous verse ensuite un leasing », explique aux Echos Antoine de Chassy. Lancée en juin 2021, la startup a déjà deux satellites en orbite, au profit d’une dizaine de clients, dont Eutelsat, l'Onera et la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) aux Etats-Unis. Grâce à sa dernière levée de fonds, Loft Orbital entend changer d'échelle pour opérer des dizaines de satellites.

    Les Echos du 7 décembre

Industrie
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    Safran va acquérir Orolia, leader mondial des solutions Positionnement - Navigation - Temps (PNT) Résilient
    Safran est entré en négociations exclusives pour l’acquisition de la société Orolia, PME basée à Guidel (Morbihan), auprès du fonds Eurazeo et des fondateurs et dirigeants. Orolia est un des leaders mondiaux dans les solutions Positionnement / Navigation / Temps (PNT) Résilient, « qui renforcent la fiabilité, la performance et la sécurité d’opérations civiles, militaires et spatiales critiques, notamment dans des environnements GNSS (Système Global de Navigation par Satellites) sévères ou altérés », précise Safran. Orolia fournit des équipements, des solutions de simulation et de test, et des balises de localisation d’urgence pour les applications militaires et l’aviation commerciale. Les termes de la transaction, qui doit être finalisée mi-2022, ne sont pas communiqués. « La combinaison de Safran et d’Orolia créera un leader mondial dans les solutions de Positionnement-Navigation-Temps Résilient pour toutes les applications. Cette acquisition est parfaitement en ligne avec la stratégie présentée lors de notre récente Journée Investisseurs en vue de renforcer nos positions dans les technologies clés de nos activités de souveraineté », a déclaré Olivier Andriès, Directeur Général de Safran.

    Ensemble de la presse du 7 décembre
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    Saudi Arabian Airlines et CFM International ont signé un contrat d'achat de 149 moteurs LEAP-1A, incluant un accord de services pluriannuel
    Dans le cadre de la visite en Arabie saoudite du Président de la République française, Emmanuel Macron, la compagnie aérienne nationale saoudienne, Saudi Arabian Airlines, a annoncé une commande de 149 moteurs LEAP-1A de CFM International pour équiper sa nouvelle flotte de 35 A321neo et 30 A320neo. L'accord comprend également un contrat de maintenance à l'heure de vol (RPFH) couvrant ces nouveaux moteurs, ainsi que les moteurs de 20 autres A320neo en location, et des moteurs de rechange. La valeur du contrat est estimée à environ 8,5 Md$. CFM International accompagnera également la filiale du Groupe Saudia, Saudia Aerospace Engineering Industries (SAEI), dans le développement de capacités propres en maintenance de moteurs : démontage, inspection, assemblage, essais et certification pour les moteurs LEAP-1A. « Le moteur LEAP-1A de nouvelle génération conçu par CFM International continue d'établir de nouveaux standards dans l'industrie aéronautique pour son efficacité énergétique et la disponibilité des actifs, avec plus de 12 millions d'heures de vol enregistrées en service commercial », souligne Safran.

    Air & Cosmos du 7 décembre
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    L’A321XLR entre en assemblage final
    L’assemblage final du premier A321XLR, version à très long rayon d’action de l’A321neo, a débuté à Hambourg. La phase d’« achèvement structurel » est arrivée à son terme, suite à l’assemblage des composants majeurs (MCA) et à leur livraison « dans les délais » dans la FAL le mois dernier. Ces MCA comprenaient notamment « le nez et le fuselage avant, livrés depuis Saint Nazaire ; le fuselage central et arrière assemblés à Hambourg ; les ailes produites à Broughton ; les trains d’atterrissage fournis par Safran, et les empennages vertical et horizontal respectivement de Stade et Getafe », précise Airbus. L’appareil va désormais voir installer sa « suite sophistiquée d’instrumentation de test en vol » (FTI), suivie de l’installation de ses moteurs et nacelles CFM LEAP. Les moteurs seront ensuite testés pour la première fois, ainsi que le mécanisme de rétraction du train d’atterrissage et les carénages de portes, suivis d’un contrôle qualité global de l’avion. Le programme d’essais en vol et de certification de type de l’A321XLR débutera en 2022, avant une entrée en service prévue en 2023, rappelle Air Journal.

    Air Journal du 7 décembre
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    Focus sur la coentreprise associant Figeac Aéro, Saudi Arabian Military Industries (SAMI) et Dussur
    La Tribune revient sur l’annonce de la création de la coentreprise SAMI Figeac Aéro Manufacturing LLC (SFAM), annoncée le 4 décembre par Figeac Aéro, SAMI (Saudi Arabian Military Industries, filiale à 100% du Fonds d’investissement public saoudien (PIF)), et Dussur (Saudi Arabian Industrial Investments Company). La création de SFAM a pour objectif la construction en Arabie Saoudite d’une usine de production de pièces d'aérostructures de haute précision. Elle fait suite à la signature d'un protocole d'accord (MOA - Mémorandum Of Agreement) en 2019 lors du Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace à Paris. Sur une période de 10 ans, le projet représentera des investissements importants, pour la plupart financés par des institutions bancaires locales, dont l’implantation d’une usine de production à Jeddah sur le site de la société AACC (Aircraft Accessories and Components Company). Un premier parc de machines a déjà été mis en service par les équipes techniques de Figeac Aéro afin de commencer à produire des pièces dès la fin de l'année 2021. La première phase de développement sera consacrée à la montée en puissance de l'installation, qui devrait être achevée d'ici 2024, pour un investissement d'environ 50 M$. À cet horizon, le site devrait employer 60 personnes et générer 10 M$ de chiffre d'affaires. Par ailleurs, l'accord prévoit un contrat de 40 M$, par lequel Figeac Aéro assurera un accompagnement industriel et technique complet de SFAM. « Dans le contexte actuel, finaliser ce partenariat représente une véritable opportunité pour Figeac Aéro. Il permettra d’établir notre positionnement commercial au Moyen-Orient mais également de nous ouvrir les portes des marchés de compensation industrielle militaires et civils saoudiens », indique Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aéro.

    La Tribune du 7 décembre
  • Industrie
    Pour Aertec, une diversification qui porte ses fruits
    La Tribune consacre un article au sous-traitant aéronautique Aertec, spécialisé dans la confection de rideaux et de moquettes d'avions, qui a réagi aux conséquences de la crise sanitaire en développant sa diversification. L’entreprise produit notamment des maques lavables, dont près de 2,5 millions d'exemplaires ont été vendus depuis un an et demi, générant 4 M€ de chiffre d’affaires, indique La Tribune. En avril dernier, la société a également racheté le groupe Halogma (regroupant les sociétés Bettega & Fils, Sopymep et CCMPI), spécialisé dans l’usinage et la fabrication de pièces : « 15 personnes travaillent au sein d'une nouvelle entité baptisée Aertec Mechanics et spécialisée dans l'usinage de pièces mécaniques en aluminium, en acier et en titane. Cette production fournit des rangs 1 de la supply chain aéronautique, comme Nexteam, mais également des clients en dehors du secteur aéronautique, notamment dans le médical, et même une société qui fabrique des voitures télécommandées haut de gamme », explique le président d'Aertec, Philippe Billebault. Début 2021, le sous-traitant aéronautique a également lancé, depuis Toulouse, une marque de textiles de luxe, baptisée « Joe&Joy ». Aertec compte enfin renforcer ses parts de marché dans le ferroviaire.

    La Tribune du 7 décembre
  • Industrie
    La relocalisation des industries s'affirme, selon une étude
    Une étude publiée par le cabinet Trendeo, spécialisé dans l'analyse de données sur les tendances économiques, indique que les relocalisations d'industries se multiplient dans le monde au fur et à mesure de la reprise des investissements, qui ont retrouvé en 2021 leur niveau d'avant-crise sanitaire. La distance moyenne entre le lieu de décision d'un investissement et le lieu de l'investissement a baissé de presque 5% dans le monde en 2020 : « Il y a bien une contraction des chaînes mondiales de production », souligne David Cousquer, fondateur de Trendeo, cité par les Echos. « Il y a une régionalisation des investissements industriels mondiaux, on voit que c'est une tendance de fonds », ajoute Gwenaël Guillemot, directeur de l'Institut de la réindustrialisation, et responsable du département Industrie à l'école d'ingénieurs CESI, partenaire du baromètre de Trendeo. En France, cela se traduit par des relocalisations en « forte hausse », indique l’étude, un phénomène qui « impacte surtout le tissu industriel des PME ». 115 relocalisations ont été identifiées depuis septembre 2019. Pour la seule année 2021, l'étude dénombre 45 implantations ayant généré plus de cinq emplois, le plus souvent grâce aux aides financières du plan de relance du gouvernement et de l'Union européenne.

    Les Echos du 7 décembre

Défense
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    L’Espace : enjeux d’un « nouveau champ de bataille »
    Air & Cosmos consacre un dossier au « nouveau champ de bataille » spatial. Le Général Friedling, Commandant du Commandement de l’Espace (CDE), le Général Mille, chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace, et Philippe Duhamel, Directeur général de Thales Systèmes de Défense, accordent chacun une interview au magazine. « La France est déjà la deuxième force spatiale de l’OTAN et les Etats-Unis nous considèrent comme leur allié le plus capable dans ce domaine », souligne le Général Friedling, qui détaille les objectifs de la feuille de route « Maîtrise de l‘Espace » présentée à la ministre des Armées, Florence Parly, en juillet 2021 : « trois cercles structurent cette approche : le cœur souverain, le cœur étendu et le complément capacitaire », précise-t-il. Cette feuille de route prévoit notamment la montée en puissance du commandement (C2) des opérations spatiales, indique le Général Mille, ainsi que le Programme à effet majeur ARES (Action et Résilience dans l’Espace). « L’innovation est très présente au sein du CDE», se félicite le général Mille, qui alerte : « les rivalités de puissance sur Terre se projettent désormais dans l’espace ». Philippe Duhamel (Thales) explique quant à lui : « la guerre électronique est un domaine critique pour la défense de notre pays ». Il revient sur la contribution de Thales au programme CERES (CapacitÉ de Renseignement Électromagnétique Spatiale), dont le groupe réalise la charge utile et le segment sol utilisateur.

    Air & Cosmos du 3 décembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    L'aéroport de Roissy-CDG poursuit sa transformation
    L'aéroport de Roissy-CDG a poursuivi ses investissements pendant la crise sanitaire. Les travaux de transformation concernent notamment le terminal 1, le plus ancien. L'aéroport offrira davantage de capacité fin 2023 qu'en 2019. Le Groupe ADP prévoit d'atteindre la neutralité carbone dès 2030 pour ses 28 aéroports, et d’accompagner les compagnies aériennes dans leur transition énergétique, en assurant leur approvisionnement en carburant d'origine non fossile, voire en hydrogène. Une volonté qui pourrait aboutir à transformer Roissy-CDG en site de production d'hydrogène et d'électricité décarbonée : « d'ici dix à quinze ans, la compétitivité d'un aéroport sera également fonction de sa capacité à offrir un mix énergétique », souligne le directeur général d'ADP, Edward Arkwright. L’aéroport a aussi vocation à devenir un véritable « hub » intermodal avec le train, « la huitième gare parisienne », indique Edward Arkwright.

    Les Echos du 7 décembre