Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    « Fit for 55 » : la Commission européenne dévoile son programme pour permettre la réduction des émissions de gaz à effet de serre
    L’ensemble de textes « fit for 55 » (12 directives et règlements), présenté par la Commission européenne le 14 juillet, décline les objectifs climatiques globaux de l’UE secteur par secteur, de l’industrie aux transports en passant par l’énergie ou la construction. Les deux chantiers majeurs que prévoit le paquet « fit for 55 » sont la création d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et la révision du marché du carbone. Pour l’aéronautique, le marché européen du carbone (ETS) va être repensé complètement pour soutenir la décarbonation et le déploiement des SAF. Les allocations gratuites de quotas d’émission seront progressivement supprimées à partir de 2026. Le règlement prévoit aussi l’obligation pour les fabricants de carburants, d’augmenter peu à peu la part des biocarburants dans leurs formules pour atteindre 63% d’ici à 2050. La Commission européenne exige aussi que 0,7% des carburants pour avions soient des carburants verts à base d'hydrogène d'ici à 2030, puis augmentera l'objectif à 5% en 2035. Enfin, des taxes seront mises en place progressivement sur le kérosène pour les vols intra-européens sur dix ans avant d’arriver à un taux plein. Les prélèvements seraient calculés sur la performance énergétique et environnementale des kérosènes afin de soutenir le développement des carburants durables non soumis à la taxe. L’IATA (International Air Transport Association) qui regroupe les compagnies aériennes à l’échelle mondiale s’oppose à cette mesure qu’elle qualifie de « contre-productive » en rappelant que « l'aviation est (déjà) engagée sur la voie de la décarbonation ». Elle appelle aussi à la réalisation « du ciel unique européen » pour réduire les émissions inutiles dues à la gestion fragmentée du trafic aérien. Pour sa part, l’ACI Europe (Airports Council International), au nom des aéroports européens se montre favorable au déploiement des carburants verts aéronautiques. Adina Vălean, Commissaire européenne chargée des transports, a déclaré : « avec les trois initiatives spécifiques aux transports — ReFuel Aviation, FuelEU Maritime et le règlement sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs —, nous aiderons le secteur des transports à se transformer en un système à l’épreuve du temps. Nous créerons un marché pour les carburants de substitution durables et les technologies à faibles émissions de carbone, tout en mettant en place les infrastructures appropriées pour garantir l’adoption généralisée de véhicules et de navires à émissions nulles ».

    Ensemble de la presse, 15 juillet
  • Environnement
    Projet de loi « Climat et Résilience » : les parlementaires sont parvenus à un accord en commission mixte paritaire
    Après 9 heures de débats, députés et sénateurs, réunis en commission mixte paritaire (CMP), sont parvenus dans la nuit de lundi à mardi à un accord sur le projet de loi « Climat et Résilience ». Le vote aura lieu à l’Assemblée nationale le 20 juillet et au Sénat à une date encore indéterminée. Le texte compte à présent « autour de 300 ou 320 articles » précise l’entourage de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili qui donneront lieu « à une centaine de textes d’application ». Les parlementaires se sont opposés notamment sur le sujet des ZFE-m (zone à faibles émissions mobilité). Reportée de 5 ans par les sénateurs, l’entrée en vigueur des zones à faibles émissions mobilité a été restaurée à 2025. Les implantations des éoliennes étaient au cœur des débats. Les sénateurs voulaient un droit de véto pour les maires concernant leur implantation. Le compromis trouvé en CMP prévoit une consultation des élus locaux. Par ailleurs, le terme controversé d’« écocide », enlevé au Sénat car jugé trop flou dans ce contexte, a été réintroduit dans le texte en CMP.

    Ensemble de la presse, 13 juillet

Adhérent à la une
  • Adhérent à la une
    Latécoère se recapitalise
    L’équipementier Latécoère va procéder à une augmentation de capital de 193 millions d’euros, soit 30 millions d’euros de plus que ce que le groupe avait initialement prévu. Les actionnaires bénéficieront également d’un droit préférentiel de souscription et l’augmentation de capital sera entièrement garantie par Searchlight Capital Partners. Avec l’obtention de nouveaux prêts garantis par l’Etat (PGE) à hauteur de 130 millions d’euros, la recapitalisation globale va même atteindre 323 millions d’euros. Par ailleurs, le groupe a aussi négocié le rééchelonnement des PGE précédents de 88 millions d’euros et le report à 2027 de la maturité́ des prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 55 millions d’euros en 2017. Ces opérations financières doivent permettre au groupe « de continuer à chercher activement des opportunités de croissance externe dans la lignée de l’acquisition réussie de Bombardier EWIS au Mexique ».

    Les Echos, 15 juillet

Industrie
  • Industrie
    Pratt & Whitney a vendu plus de 800 moteurs depuis début 2021
    Avec la décision du loueur AerCap de motoriser ses 80 Airbus A320 et A321neo avec des GTF, Pratt & Whitney franchit le cap des 800 turboréacteurs vendus depuis le début de l'année 2021. Le motoriste a enregistré d’importantes commandes depuis le début de l’année dont celle passée par Frontier Airlines pour 134 moyen-courriers de la famille Airbus A320neo en janvier, par Air France pour 60 Airbus A220-300 (au moins 120 moteurs) en février, par Volaris le même mois pour 80 moyen-courriers de la famille A320neo et celle de Delta Air Lines pour 25 Airbus A321neo supplémentaires (plus 25 droits d'achats). Pratt & Whitney a aussi équipé les Embraer E190-E2 et E195-E2.

    Air & Cosmos, 13 juillet
  • Industrie
    Bombardier lance un programme d’avions d’affaires d’occasion garantis un an
    Faisant suite à la publication d’un premier rapport sur le marché des avions d’occasion, l’avionneur canadien lance un programme d’avions d’affaires d’occasion rénovés par le groupe et garantis un an. Les avions concernés sont des avions Bombardier (Learjet, Challenger et Global), qui ont soigneusement été sélectionnés et qui ont fait l’objet d’une remise à niveau et d’un rafraîchissement. On dénombre un peu plus de 4 900 avions Bombardier en service.

    Aerobuzz, 14 juillet
  • Industrie
    Le loueur BBAM commande 12 Boeing 737-800BCF supplémentaires
    L’entreprise californienne BBAM révèle un nouveau contrat portant sur 12 Boeing 737-800BCF, portant ainsi à 31 appareils du même type ses commandes et engagements. Cet appareil est principalement utilisé pour le fret express et sur des liaisons courtes. Il peut transporter jusqu’à 23,9 tonnes de marchandises et dispose d’un rayon d’action maximal de 3750 kilomètres. Au total, le programme 737-800BCF a enregistré plus de 200 commandes et engagements de la part de 15 clients sur 4 continents.

    Journal de l’Aviation, 13 juillet
  • Industrie
    219 commandes, 45 livraisons pour Boeing en juin mais le groupe va devoir réduire la cadence du 787 Dreamliner en raison d’un nouveau problème structurel
    Durant le mois de juin, le groupe Boeing a enregistré 219 commandes brutes de la part de trois clients, et a remis 45 avions à 20 compagnies aériennes et sociétés de leasing. Depuis le début de l’année 2021, Boeing a livré 156 avions. Il lui reste 4 166 appareils restant à livrer sur son « backlog » dont 3 334 monocouloirs, 11 747, 107 767, 286 777 et 428 787. Par ailleurs, le groupe a révélé que la production du 787 Dreamliner allait être temporairement réduite à moins de cinq exemplaires par mois afin de régler de nouveaux problèmes révélés par la FAA. En effet, l’agence a annoncé lundi 12 juillet que Boeing va devoir corriger de nouveaux problèmes détectés « autour du nez » des 787 Dreamliner déjà assemblés mais pas encore livrés. Plus précisément, le défaut identifié concerne une cloison de pressurisation à l'avant de l'appareil. Aucune inspection n’a été décidée pour les appareils déjà en service car la sécurité des vols ne serait pas remise en question. Environ 100 Dreamliner attendent toujours d’être remis à leurs clients, et le groupe « anticipe désormais la livraison de moins de la moitié des 787 présents à l'inventaire cette année ». « Nous continuerons à prendre le temps nécessaire pour nous assurer que les avions Boeing respectent les standards les plus élevés avant la livraison » a déclaré le groupe.

    La Tribune, 13 juillet, Air-Journal et l’Usine Nouvelle, 14 juillet

Sécurité
  • Sécurité
    Airbus CyberSecurity consolide son implantation à Rennes
    Implantée à Rennes depuis juin 2018, Airbus CyberSecurity, la filiale d'Airbus Defence and Space spécialisée dans le développement de solutions et services de cybersécurité, a conclu le 6 juillet dernier une nouvelle convention avec l'école d'ingénieurs IMT Atlantique (Brest, Nantes, Rennes) et avec sa maison mère, l'Institut Mines-Télécom. Ce partenariat concerne les domaines de la formation, de la mise en place de programmes de R&D et du recrutement d'ingénieurs et de docteurs. Ce texte prévoit notamment la mise à disposition de la plateforme CyberRange qui permet de simuler tous les scenarii, et tests d'attaque et de défense mais aussi d'accompagner la formation d'ingénieurs et d'experts en vue d'applications réelles dans des domaines comme la défense, l'industrie ou la santé. « Il y aura également, pour les élèves, des opportunités de stages et de contrats d'alternance au sein d'Airbus CyberSecurity et plus largement au sein du groupe Airbus » souligne Frédéric Julhes, PDG de l’entreprise. Implantée en Bretagne depuis trois ans, l’activité de l’entreprise est en plein essor. Elle travaille principalement pour des opérateurs privés d'importance vitale (30%), pour Airbus (30%) et pour le ministère des Armées (40%). « D'ici un an et demi, on prévoit de doubler la surface des locaux et le nombre de nos collaborateurs, pour passer de trente à soixante. Le secteur de la cyber est confronté à une hausse exponentielle des attaques, notamment en 2020, mais c'est la difficulté à recruter qui limite globalement la croissance globale d'Airbus CyberSecurity (20% en moyenne), » poursuit le dirigeant.

    La Tribune, 15 juillet

Espace
  • Espace
    Space Perspective met en vente ses vols « spatiaux » en ballon
    L’entreprise Space Perspective vend ses premiers billets pour les vols à très haute altitude, en ballon, à 125 000 dollars le billet. Les passagers de Neptune One (le vaisseau de Space Perspective) monteront jusqu’à une altitude de 100 000 pieds (30,48 kilomètres) mais sans la contrainte physique d’un décollage en fusée et celle de l’apesanteur. « Vous n’explosez pas dans l’espace au sommet d’une fusée, avec la fureur et les vibrations que cela implique », explique Jane Poynter, le fondateur de l’entreprise, dans un communiqué de presse. La durée du voyage annoncée est de 6 heures, dont 2 heures à 30 kilomètres d’altitude. Space Perspective envisage de lancer les premiers vols à partir de 2024, depuis le Space Coast Spaceport de Titusville en Floride.

    Aerobuzz, 14 juillet

Innovation
  • Innovation
    Beyond Aerospace prépare un avion d’affaires à hydrogène
    Soutenu par le programme Blast, porté par Starburst et l’Onera, l’entreprise toulousaine Beyond Aerospace a effectué une première levée de fonds au mois de juin (dont le montant n’a pas été dévoilé) pour concevoir son avion d’affaires à hydrogène. « L’aviation est l’un des derniers secteurs industriels à ne pas avoir été disrupté. Les technologies au service d’un transport plus durable peuvent servir de levier (…) Nous avons pour ambition de devenir à terme un nouveau constructeur dans le segment de l’aviation d’affaires » déclare Eloa Guillotin, présidente de l’entreprise. Beyond Aerospace se positionne sur les avions d’affaires ne dépassant pas une quinzaine de places.

    L’Usine Nouvelle, 14 juillet

Défense
  • Défense
    Le général Lecointre constate « une dégradation continue de l’ordre du monde »
    Alors qu’il quitte ses fonctions prochainement, le général Lecointre accorde une interview au Monde dans l’édition du 14 et 15 juillet. Interrogé sur la militarisation de l’espace, il indique que la France « observe les capacités dont se dotent ses compétiteurs potentiels, la Chine et la Russie notamment. Or nous avons observé́ que ces pays s’étaient dotés de capacités de destruction et d’écoute de satellite, ou encore d’interception de données transmises depuis et vers l’espace. Autant de signaux qui s’apparentent à de l’intimidation et à de la démonstration de force ». Interrogé sur la soutenabilité de la dissuasion et l’actualisation de la programmation militaire, il défend un « modèle d’armée complet et équilibré, capable de remplir les missions de manière soutenable et dans la durée ». Ce modèle est « la garantie d’une capacité́ de remontée en puissance sur l’ensemble du spectre le jour où nous aurons décidé́ qu’il est urgent de le faire ».

    Le Monde, 14 juillet
  • Défense
    Le général Stéphane Mille sera nommé chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace
    Le 13 juillet, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que le général Stéphane Mille sera nommé chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace (CEMAAE). Ce général (quatre étoiles) a piloté des Mirage F1C et des Mirage 2000C et a commandé la base aérienne de Creil. Il a notamment participé à de nombreuses opérations (Tchad, Ex-Yougoslavie, Arabie saoudite et Kosovo) et a été le numéro deux de l’opération Barkhane en 2016. Il succèdera au général Philippe Lavigne, nommé commandant suprême allié Transformation (SACT) de l’OTAN.

    L’Opinion, 14 juillet

Compétitivité
  • Compétitivité
    Un nouveau plan d’investissement à la rentrée « pour bâtir la France de 2030 »
    Alors que l’on envisage un rebond du PIB de l’ordre de 6% cette année, Bruno le Maire, Ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, devrait soumettre au président de la République un nouveau projet de plan d’investissement fin juillet pour « pour bâtir la France de 2030 ». Il ne s’agira pas d’un nouveau plan de relance mais d’investir afin de faire émerger les « champions de demain » dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des biotechnologies, ou de l’agriculture. Les investissements se concentreront dans « les compétences humaines » et dans « le capital, les nouvelles technologies, les innovations de rupture », a précisé le ministre conformément aux préconisations de la Cour des Comptes qui exhortait début juin l’exécutif à « concentrer l’effort d’investissement public sur des priorités ciblées afin d’en maximiser l’impact et de le mesurer précisément ».

    Le Figaro, 14 juillet