Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Accord pluriannuel entre Airbus et Palantir Technologies
    La société américaine Palantir Technologies et Airbus* prolongent leur partenariat via un accord pluriannuel pour poursuivre l’utilisation de la plateforme Skywise. Celle-ci demeure le système central de gestion des données d’Airbus, couvrant la conception, la production, les services comme la maintenance prédictive et les opérations aériennes, notamment l’optimisation du carburant. Palantir précise que l’accord prévoit une migration fluide vers des environnements cloud souverains, afin de répondre aux évolutions réglementaires et opérationnelles. Les conditions financières n’ont pas été dévoilées. Plus de 50 000 utilisateurs exploitent aujourd’hui Skywise. Airbus collabore avec Palantir depuis 2015 et la plateforme Skywise a été officialisée en juin 2017 au Salon du Bourget.

    Le Journal de l’Aviation du 11 février 2026
  • Industrie
    La baisse du budget alloué par l’Etat au Corac questionne le secteur aérien
    La réduction de plus de 60 M€ du budget 2026 du Corac (Conseil pour la recherche aéronautique civile), ramené à 215 M€ (contre 278 M€ en 2025), inquiète la filière aéronautique. Cet organisme, qui finance la R&T pour préparer les futurs avions et la décarbonation, consacre 90 % de ses fonds au successeur de l’A320 attendu vers 2030. « Ce n’est pas de la subvention aux entreprises mais du soutien à la recherche à travers des projets en partenariat : quand elles consomment des liquidités pour la R&T dans ces projets, l’État couvre 50 % des dépenses réalisées, explique Baptiste Voillequin, directeur des Affaires R&D, Espace et Environnement au GIFAS. On soutient les projets les plus innovants et décarbonants et notamment ceux qui préparent le lancement du programme du remplaçant de l’A320 ». Le secteur redoute un ralentissement des projets, alors que les choix technologiques doivent être arrêtés d’ici la fin de la décennie. « On tire des bénéfices des travaux que l’on a pu faire depuis 2020 sur les nouvelles motorisations, l’allègement des structures, l’optimisation des configurations ou la préparation de la filière. On ne peut pas rester à 215 millions parce qu’on a déjà fait ce que l’on pouvait en 2024 et 2025 avec des choix draconiens. Un projet de recherche dure plusieurs années et il faut en lancer de nouveaux en 2026 pour que les briques technologiques continuent de monter en maturité », poursuit Baptiste Voillequin. Malgré le vote du budget, des discussions pourraient reprendre pour 2027.

    L’Usine Nouvelle du 11 février 2026
  • Industrie
    Une charte pour prévenir les défaillances d'entreprises
    Une « charte de confiance » a été signée à Bercy par 35 acteurs publics, privés et associatifs pour mieux prévenir les défaillances d’entreprises, sous l’égide du ministre des PME, Serge Papin, et en présence du gouverneur de la Banque de France. François Villeroy de Galhau. Objectif : détecter les signaux faibles, alerter, orienter et accompagner les dirigeants en difficulté, alors que 68 564 défauts ont été recensés en 2025, un record. Pour les signataires de la charte, une partie des défaillances pourrait être évitée en anticipant les situations délicates. Saisis en amont, les tribunaux de commerce trouvent une issue favorable dans 70 % des cas. Certains estiment toutefois qu’il faudrait infliger des amendes proportionnelles au chiffre d'affaires des entreprises qui ne respectent pas les règles. Ce que prévoit la proposition de loi déposée par le sénateur LR Olivier Rietmann. La mesure, soutenue par le gouvernement, a été adoptée au Sénat et attend son examen à l'Assemblée nationale.

    Les Echos du 10 février 2026

Défense
  • Défense
    Omicron renforce sa position dans le secteur de la défense
    Dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse du budget militaire, porté à 57,1 Md€ en 2026, la souveraineté industrielle devient stratégique. En Occitanie, la PME Omicron, spécialisée en électronique, voit son projet DIAM (Défense Innovation Aéronautique Médical) labellisé par Aerospace Valley afin de renforcer sa position dans la défense. L’entreprise, qui réalise 8,5 M€ de chiffre d’affaires, investit 2,5 M€ dans un nouvel atelier pour doubler ses volumes et intégrer conception, fabrication et services. Parmi sa cinquantaine de clients, des acteurs de poids tels Thales* et plus récemment Nexter* ou encore Exail*. D’ici 3 ans, un nouvel atelier dont la mise en service est prévue au 1er trimestre 2027 devrait permettre à Omicron de doubler son activité dans la défense et de renforcer sa compétitivité face à une forte concurrence asiatique, maghrébine, européenne et française. La PME vise la certification EN9100 (étape structurante pour les chaînes aéronautiques et défense), un partenariat technologique et une dizaine de recrutements pour accompagner sa montée en puissance face à la concurrence internationale.

    La Tribune du 11 février 2026
  • Défense
    Vers le début du renouvellement de la flotte Rafale
    En attendant l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM), le budget 2026 vise 288 Rafale au total, un chiffre supérieur à la cible opérationnelle de 225 appareils fixée en 2013 :185 pour l'armée de l'air (185) et 40 pour la marine nationale. La LPM 2024-2030 prévoit 178 Rafale fin 2030 et 225 en 2035. Soit une cible atteinte avec 10 ans de retard par rapport aux objectifs du livre blanc. Fin 2025, 189 avions avaient été livrés. Cette hausse de la cible d’achat s’explique par la revente de 24 Rafale à la Grèce et à la Croatie, compensée par de nouvelles commandes. Pour parvenir puis maintenir cette cible à 225 avions de chasse, le ministère des Armées devra compléter la flotte de Rafale tout en remplaçant les 1ers appareils livrés au début des années 2000. A fin 2025, le carnet de commandes de Dassault Aviation* s'élevait à 220 Rafale, dont 45 destinés à l'armée de l'air française. Le ministère des Armées doit encore acquérir 52 Rafale, dont 12 Rafale M.

    La Tribune du 12 février 2026

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Bordeaux Aéroport accélère sa transformation vers un modèle « éco-responsable »
    Après une année 2025 jugée positive en matière de connectivité, qualité de service et décarbonation, Bordeaux Aéroport lance en 2026 une nouvelle phase de modernisation avec 65 M€ d’investissements. Malgré le départ de Ryanair, la plateforme a accueilli 5,9 millions de passagers, 80 % des lignes ayant été reprises par d’autres compagnies. L’offre s’élargit à 88 destinations en 2026. Sur le plan des infrastructures, un vaste chantier de modernisation des halls A et B débute. Parallèlement, l’aéroport renforce sa transition énergétique via la géothermie, le photovoltaïque et la décarbonation des opérations au sol.

    Aerobuzz du 10 février 2026
  • Aviation Commerciale
    Air Canada commande 8 A350-1000
    Air Canada a officialisé le 12 février 2026 une commande ferme de 8 Airbus A350-1000, livrables à partir du 2nd semestre 2030, assortie de droits d’achat pour 8 appareils supplémentaires. Ces avions (déjà inscrits au carnet d’Airbus sans client identifié) s’inscrivent dans la stratégie de renouvellement et de diversification de la flotte d’Air Canada, aujourd’hui largement composée de long-courriers Boeing. L’A350-1000 soutiendra la croissance du réseau international et jouera un rôle clé dans la prochaine phase de développement de la compagnie aérienne. En parallèle, Air Canada attend 14 Boeing 787-10, 30 A321XLR, 5 737 MAX en leasing et 23 A220.

    Le Journal de l’Aviation et Aerobuzz du 12 février 2026
  • Aviation Commerciale
    AirBaltic accueille son premier Airbus A220 de 2026
    AirBaltic a reçu début février son 1er Airbus A220-300 de 2026. Il s’agit du 53ᵉ Airbus A220-300 exploité par le transporteur letton, ce qui confirme son statut de plus grand opérateur mondial du type. La compagnie lettone poursuit sa stratégie de flotte 100 % A220, amorcée en 2016 ; un choix permettant de simplifier la maintenance, la formation des équipages et la planification opérationnelle. En 2026, AirBaltic doit recevoir 40 avions supplémentaires, dans le cadre d’une nouvelle commande qui porte son total de commandes fermes à 90 exemplaires. À terme, la compagnie prévoit d’exploiter une flotte proche de 100 A220-300.

    Air Journal du 11 février 2026
  • Aviation Commerciale
    La FFA et Vinci Airports poursuivent leur partenariat
    La Fédération Française Aéronautique (FFA) et Vinci Airports ont renouvelé pour 3 ans leur partenariat afin de stabiliser les relations avec les 21 aéroclubs présents sur les plateformes gérées par Vinci. L’objectif est d’intégrer l’aviation légère dans son environnement et de valoriser son rôle dans l’aviation durable, tout en maintenant un dialogue portant sur l’environnement et la transition énergétique. Des actions communes ont été menées, comme l’Electric Tour 2024 et l’accueil du Tour Aérien des jeunes pilotes. Vinci a aussi installé des bornes de recharge pour avions électriques sur 6 aéroports. Le partenariat a été reconduit jusqu’en 2029, année du centenaire de la FFA.

    Aerobuzz et Aerobernie du 11 février 2026

Sécurité
  • Sécurité
    Un plan anti-drone présenté par la Commission européenne
    La Commission européenne a présenté un plan ambitieux de lutte anti-drone face à l’essor rapide du marché, estimé à 14,5 Md€ en 2030, et à la multiplication des incidents, notamment depuis les survols constatés en 2025. Axé sur la sécurité civile (aéroports, ports, sites énergétiques), il prévoit de nouvelles règles, une meilleure harmonisation et une plateforme européenne recensant les incidents. Des tests de résilience des infrastructures critiques seront lancés et 250 M€ mobilisés pour soutenir la production de drones et de systèmes anti-drones. Des coopérations sont aussi prévues, notamment avec l’Ukraine via une « Drone Alliance ».

    Air&Cosmos du 12 février 2026