Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Safran rejoint le programme de dirigeable développé par Flying Whales
    Safran a annoncé rejoindre le programme de dirigeable géant, via sa filiale Safran Electrical & Power. Celle-ci a signé un accord pour fournir à Flying Whales les systèmes de génération et de distribution électriques, ainsi que les convertisseurs de puissance et les batteries de chaque appareil. Le projet de dirigeable géant, lancé en 2017, renforce ainsi son ambition de bâtir une filière de dirigeables dédiés au transport de charges lourdes. La filiale du motoriste fournira le système électrique des appareils, dont le premier exemplaire doit voler en 2024. Flying Whales développe son projet par étapes : « La phase de préparation a duré quatre ans, jusqu’en 2017, afin de le « dérisquer », de monter un consortium d’industriels, de réaliser l’étude de marché et de trouver les capitaux », explique Sébastien Bougon, PDG fondateur de Flying Whales. Le projet mobilise tant des investisseurs privés (Air Liquide, Bouygues…) que publics. Quelque 80 M€ ont été levés à ce stade sur un total de 450 M€ nécessaires d’ici à la certification de l’appareil prévue en 2026, deux ans après le premier vol d’essai. En outre, la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) a aussi signé un accord de partenariat avec Flying Whales, dans le but de désenclaver le territoire d’une façon durable. Pour Gabriel Serville, Président de la CTG, « ce déploiement permettra de répondre ainsi aux enjeux de développement du territoire (…). Le désenclavement, indispensable au développement de la Guyane, doit être envisagé de façon multimodale : par la route, par les fleuves mais également par les airs ».

    Le Figaro du 3 novembre
  • Industrie
    Sabena Technics développe ses activités en région PACA
    Un an après son arrivée en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, Sabena Technics poursuit son ancrage local. Le président du groupe Philippe Rochet explique : « nous avons, en particulier, les objectifs suivants : développer nos services sur les voitures tournantes en profitant, en cela, de la proximité d’Airbus Helicopters et renforcer nos positions sur les programmes A330 MRTT et A400M, sur lesquels nous intervenons déjà ». Avec l’acquisition de la société Aeromecanic, puis de 51% des parts de la société AeroTech Pro, Sabena Technics a en effet nettement consolidé ses implantations, ce qui lui a notamment permis de répondre à l’appel d’offre d’Airbus Defense and Space pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) de l’A330 MRTT. Sabena Technics espère remporter ce contrat, qui pourrait encore accroitre ses activités dans la région. Par ailleurs, l’entreprise renforce ses positions à Marignane, où sera réalisée la majeure partie du MCO des 43 hélicoptères Fennec de l’Armée de l’Air et de l’Espace et de la DGA. Au sujet de ce contrat, Philippe Rochet déclare qu’il « confirme notre stratégie de développer nos services de maintenance sur les voilures tournantes ». Bien implantée désormais, Sabena Technics ambitionne également de développer des partenariats.

    Air & Cosmos du 29 octobre
  • Industrie
    Airbus Helicopters livre ses premiers hélicoptères H145 au Proche-Orient
    Airbus Helicopters a fourni cinq hélicoptères H145 à la compagnie omanaise AL-Sharqiya Aviation (ASA). L’ASA se voit ainsi renforcée dans sa position de leader sur le marché de la prestation de services commerciaux par hélicoptère dans le sultanat d’Oman. L'ajout de ce nouvel hélicoptère vise à soutenir l'expansion de la flotte d'ASA, lui permettre d’assurer des services de transport de passagers à terre et en mer, et réaliser des services d'aviation médicale d'urgence dans tout le Sultanat d'Oman. En juillet dernier, M. Tariq Al Barwani, PDG de AL-Sharqiya Aviation, avait déclaré : « Le H145D3 complète parfaitement notre flotte et remplit une variété de profils de mission qui correspondent à nos objectifs généraux de développement commercial ». Le chef du programme H145 chez Airbus Helicopters, Axel Humpert, a de son côté déclaré que l’entreprise se trouvait « honorée » que le H145 entre en service pour réaliser des missions de secours médical en Oman, affirmant qu’en raison des qualités de l’appareil, il s’agissait du « choix parfait pour réaliser ce type de missions au Moyen-Orient ».

    Times Aerospace du 27 octobre

Environnement
  • Environnement
    Optimiser les trajets aériens, une piste pour réduire l’empreinte carbone
    La réduction de l'empreinte carbone des avions de ligne est devenue l’un des objectifs phares de l’aérien. Air & Cosmos lance une série d’articles sur les différentes solutions pour y parvenir, en commençant par l'optimisation des opérations aériennes, qui représente une réduction potentielle de 10% des émissions de CO2 en Europe. Le média fait valoir que les trajets aériens aujourd’hui « réalisent en moyenne des détours de 42 km sur les vols européens, prolongeant leur temps de vol de 5% ». Si la baisse du trafic induite par la pandémie de Covid-19 a représenté une opportunité de réaliser des expérimentations sur la mise en place d'un trafic aérien plus flexible, l’expérience risque de ne pas perdurer une fois le trafic revenu à la normale, l'intensité du trafic ne permettant pas aux systèmes de contrôle aérien actuels d'assurer à la fois la flexibilité nécessaire à l'optimisation des vols et une sécurité totale. Le préalable à l'optimisation globale des trajectoires aux abords des aéroports sera possible lorsque les pistes seront toutes équipées de systèmes permettant des procédures satellitaires d'approche et de départ, prévu pour 2024. L'utilisation exclusive des procédures satellitaires ne doit pour sa part survenir qu'en 2030 pour la France. A terme, les avions seront en mesure de proposer à leur pilote ces trajectoires optimisées et évolutives en fonction de la situation météo, en intégrant par exemple le vent aux différentes altitudes et l'emplacement des orages.

    Air & Cosmos du 2 novembre

Compétitivité
  • Compétitivité
    Certaines entreprises profitent de la conjoncture pour investir dans le fret aérien
    Certaines entreprises entendent bien profiter de la conjoncture exceptionnelle pour élargir leurs horizons. Ainsi, à l'instar de son concurrent français CMA-CGM, l'armateur danois Maersk renforce sa diversification dans le transport aérien de marchandises. Affichant des résultats exceptionnels (son chiffre d’affaires a bondi de 68% de juillet à septembre, passé à 16,6 Md$), Maersk réinvestit désormais une partie de ses bénéfices dans le transport aérien cargo. Outre l’acquisition de Senator International, un commissionnaire de transport allemand basé à Hambourg, Maersk étoffe également sa flotte aérienne en achetant deux Boeing 777F et en louant trois supplémentaires. Tandis que CMA-CGM a fait ses premiers pas récemment dans le transport aérien, avec sa nouvelle division Air Cargo, Maersk dispose déjà de la compagnie Star Air, qui exploite une flotte de 15 Boeing 767 dédiés au fret et emploie 160 pilotes. « Pour exploiter et gérer ces capacités additionnelles, Star Air va devenir le véhicule clé responsable de l'offre logistique de Maersk », précise le groupe.

    Les Echos du 3 novembre
  • Compétitivité
    Le CAC 40 bat son record de clôture établi il y a 21 ans
    Mardi 2 novembre, la Bourse de Paris a atteint son plus haut niveau depuis 21 ans, à 6 927,03 points. L'indice CAC 40, qui réunit les 40 entreprises les plus cotées en France, a terminé en hausse de 0,49%, soit 33,74 points de plus que la veille, battant ainsi son record en clôture du 4 septembre 2000. Le soutien massif des Banques centrales, les plans de relance des Etats et la reprise générale de l’économie ont permis de faire rebondir le CAC 40, qui était tombé à 3 632,06 points au pire de la crise du Covid-19, le 16 mars 2020. Depuis l'annonce de l'efficacité des premiers vaccins, en novembre 2020, l'indice parisien a suivi une montée quasi-linéaire, terminant dix des douze derniers mois en progression. Les craintes sur la santé du marché, ou plus récemment sur la montée de l'inflation et les problèmes d'approvisionnement, ont été balayées après les publications des résultats trimestriels des entreprises en juillet puis octobre, qui ont dans l'ensemble dépassé les attentes.

    Ensemble de la presse du 3 novembre

Espace
  • Espace
    Isar Aerospace pourra opérer depuis la Guyane
    Après avoir signé en avril dernier un accord avec la base de lancement d'Andøya Space en Norvège, la start-up munichoise Isar Aerospace va pouvoir opérer des lancements de son mini-lanceur Spectrum depuis le Centre spatial guyanais (CSG) sur le site historique du Diamant (1970-1976), actuellement en train d'être remis en état par le Centre national d'études spatiales (CNES). C’est ce qui ressort d’un accord tout juste conclu entre l’entreprise et le CNES. Le site pourra accueillir jusqu'à trois mini-lanceurs, dont de façon temporaire le démonstrateur européen Callisto. L'arrivée d'Isar Aerospace en Guyane devrait être officiellement annoncée d'ici à la fin du mois de novembre. Lors d'un entretien accordé à La Tribune, le PDG d’Isar Aerospace Daniel Metzler avait précisé : « Le site de la Guyane française est très important pour nous. Nous avons beaucoup de clients qui souhaiteraient que nous ayons un pas de tir pour Spectrum au CSG ». Le site du CSG est en effet l'un des sites de lancement les plus convoités au monde en raison de son positionnement (latitude) très proche de l'équateur idéal pour placer en orbite les satellites. Sur le plan commercial, Isar Aerospace, qui se définit comme le principal fournisseur de services de lancement privé d'Europe et le mieux financé, a déjà inscrit dans son carnet de commandes cinq lancements fermes, dont un pour Airbus, et six autres optionnels (Airbus).

    La Tribune du 3 novembre
  • Espace
    Spartan Space et Air Liquide travaillent au développement d’un refuge pour les astronautes
    La startup Spartan Space développe une « maison lunaire », destinée aux astronautes appelés à retourner sur des missions sur la Lune. Dans ses projections, l'EuroHab pourrait permettre d'offrir une base de vie à deux à quatre astronautes lors de leurs missions sur la Lune. Deux prototypes de cet habitat de l'extrême sont actuellement présentés à l'exposition universelle de Dubaï. Ces prototypes ont été conçus avec Air Liquide et CEA Grenoble, qui ont apporté de précieux équipements. Air Liquide a notamment mis à disposition son site de Sassenage, afin d'assurer l'assemblage de ses équipements. « Nous travaillons avec Air Liquide sur un support de vie qui inclut une pile à combustible régénératrice, permettant de transformer l'eau en hydrogène et en oxygène, ainsi que l'inverse » explique le dirigeant de Spartan Space, Peter Weiss. Des travaux qui semblent concluants, puisque Spartan Space serait aujourd'hui en discussions avec le CNES et avec l'Agence spatiale européenne. Elle étudie également la possibilité de mener de premiers tests et simulations sur des sites reproduisant les conditions de certaines missions spatiales, dont l’île de La Réunion.

    La Tribune du 2 novembre

Formation
  • Formation
    Le BAA Training et l’ENAC signent un accord de partenariat
    BAA Training, l’une des trois principales écoles de pilotages en Europe, et l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC), la seule université spécialisée dans l’aviation en France, ont signé un partenariat et ont développé un programme de formation commun, couvrant la formation initiale et avancée au pilotage. Collaborant depuis deux ans à ce projet, les deux écoles concrétisent à présent le renforcement de leurs liens. Marijus Ravoitis, le PDG de BAA Training, déclarait ainsi : « Nous avons défini des moyens pédagogiques innovants pour fournir une formation de qualité exemplaire, pour les compagnies aériennes qui préparent leur reprise et anticipent l’insuffisance de pilotes sur le marché dans les années à venir ». De son côté, le directeur de la formation au pilotage de l’ENAC Thierry de Basquiat, affirme que cet accord « scelle le projet de développement d’un programme de formation de haute qualité, basé sur les capacités et les compétences de l’ENAC et de BAA Training », et insiste sur la nécessité de maintenir le développement de programmes de formations de qualité. Le programme commun est actuellement accessible à des clients professionnels. Les premiers étudiants pourront commencer leur formation dès début 2022.

    Aeromorning du 3 novembre