Synthèse de presse

Espace
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    Guillaume Faury appelle à accélérer pour instaurer une véritable préférence européenne dans la défense et le spatial
    Interrogé par l'émission Air&Défense de BFM Business jeudi 19 février, Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus*, a plaidé pour développer le concept de préférence européenne, dans les domaines spatial et militaire. Il appelle les États membres de l’UE à prendre davantage en compte la dimension supranationale, pour fédérer les besoins. « Il n'y a pas un chef qui commande tout le monde, mais il y a 27 chefs qui voient midi à leurs portes et qui sont élus par leurs citoyens, ça rend la coopération beaucoup plus compliquée ». Le dirigeant espère que la crise actuelle provoquera des opportunités stratégiques. Il évoque notamment le projet Bromo, la fusion des activités satellitaires d'Airbus*, Thales* et Leonardo, dans le but de créer un géant européen du spatial.

    BFM TV du 19 février 2026
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    La NASA dénonce de graves défaillances après l’échec de la mission du Starliner de Boeing vers l’ISS en 2024
    L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, est revenu jeudi 19 février lors d’une conférence de presse sur les déboires rencontrés par le vaisseau Starliner de Boeing lors de son premier vol avec équipage vers la Station spatiale internationale (ISS), qui avaient conduit la NASA à renvoyer le vaisseau à vide et à confier le retour des astronautes Suni Williams et Butch Wilmore à SpaceX. La NASA a réévalué la gravité de cet incident et l’estime désormais de « type A », le plus haut niveau, a indiqué Jared Isaacman, soulignant que le vaisseau Starliner « présente des déficiences de conception et d’ingénierie ».

    Le Monde du 20 février 2026

Industrie
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    Satys a achevé le recentrage de ses activités sur l’aéronautique
    La reprise par le groupe Satys* de quatre salles de peinture de Sabena technics* à Toulouse-Cornebarrieu, finalisée le 13 février 2026, représente la dernière étape d’un virage stratégique opéré depuis 2020, visant au recentrage sur la peinture d’avions et le traitement de surface. « Le savoir-faire des équipes Satys à Blagnac combiné à celui de Sabena technics de Cornebarrieu va nous permettre de renforcer encore notre positionnement et notre performance vis-à-vis du client Airbus* avec au total à Toulouse 10 salles de peinture dont 4 dimensions long-courriers », souligne Gregory Mayeur, CEO de Satys Aerospace. Cette reprise fait suite à l’acquisition de la société SPI en 2022 et l’ouverture de 4 salles de peinture en 2025/26 à Châteauroux. Satys conforte aujourd’hui sa croissance, retrouve ses ratios de rentabilité pré Covid et affirme ses ambitions de développement sur ses 6 marchés : l’aviation commerciale, l’aviation régionale, l’aviation d’affaires, les hélicoptères, la défense et la repeinture d’aéronefs. « Nous avons beaucoup travaillé, notamment sur l’intégration et l’organisation, et nous avons continué à investir dans la formation et des moyens industriels ciblés pour être en capacité de répondre à la forte reprise de la filière », souligne Christophe Cador, fondateur et président de Satys.

    Aeromorning du 17 février 2026
  • Industrie
    En Occitanie, l’évolution du pôle de compétitivité Aerospace Valley illustre la montée en puissance des drones
    Le secteur des drones est intégré au programme Occitanie Transport Innovation Aerospace (Octia). Lancé en 2025, développé par Aerospace Valley et cofinancé par la région Occitanie, ce programme vise à renforcer les capacités industrielles des entreprises des trois filières : aéronautique, spatial et drone. D’une durée de trois ans, il comprend trois axes : la sensibilisation à la performance industrielle, l’évaluation des sociétés au sein du référentiel Aero Excellence du GIFAS, et l’aide aux premiers pas vers la transformation de l’outil industriel. Le référentiel Aero Excellence « devient le standard pour l’évaluation de la performance industrielle de nos sociétés », souligne Bruno Darboux, président d’Aerospace Valley.

    Air & Cosmos du 19 février 2026
  • Industrie
    Airbus : « négociations musclées » avec Pratt & Whitney face à la pénurie de moteurs
    Le motoriste américain Pratt & Whitney, qui équipe environ 40 % des appareils de la famille A320, a récemment révisé à la baisse ses prévisions de livraison pour 2026, ce qui entraîne pour Airbus « une grande difficulté par rapport à la montée en cadence. Nous sommes dans une phase de négociation musclée puisque nous sommes en désaccord sur la façon dont ils interprètent le contrat », a souligné Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, jeudi 19 février lors de la publication des résultats annuels du groupe. Dans un entretien accordé à La Dépêche du Midi, il détaille : « Sur la famille A320, nous proposons deux motorisations à nos clients. La première est fournie par CFM International, une coentreprise entre l’Américain GE et le Français Safran*. Nous abordons l’année 2026 avec sérénité concernant les moteurs CFM qui équipent, je le rappelle, la majorité de nos A319, A320 et A321 ». « Le refus de Pratt & Whitney de s’engager sur le nombre de moteurs commandés par Airbus aura un impact négatif sur le rythme de notre montée en cadence. Nous prévoyons désormais d’atteindre un rythme de production de 70 à 75 appareils par mois fin 2027, au lieu de 75 en 2027. La situation devrait ensuite s’améliorer. À mon sens, il est raisonnable de penser que d’ici fin 2027, la majeure partie, voire l’intégralité du problème, sera résolue et que nous retrouverons une situation normale pour la livraison de nouveaux moteurs », indique-t-il.

    La Tribune et la Dépêche du Midi du 20 février 2026
  • Industrie
    Airbus maintient son ambition dans l’avion à hydrogène
    Dans un entretien à Sud-Ouest, Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus*, rappelle l’atout essentiel que représentera le développement de l’avion à hydrogène pour la décarbonation de l’aviation. « Nous sommes convaincus que la décarbonation de l’aviation est un sujet important, et que l’hydrogène vert est la technologie qui permet de le faire. Il faut un développement d’un écosystème de fabrication, de production et de distribution d’hydrogène décarboné », insiste-t-il. « Avec tout ce qui se passe dans le monde en ce moment, ce sujet est passé plutôt au deuxième plan. Mais il y a beaucoup d’autres industries qui en ont besoin. Il n’est pas exclu que les choses repartent dans l’autre sens, parce que le réchauffement climatique est en cours. C’est une technologie qui va prendre son envol dans la deuxième partie de ce siècle ».

    Sud-Ouest du 20 février 2026
  • Industrie
    Air Liquide enregistre un bénéfice record de 3,5 Md€ en 2025
    Air Liquide* a augmenté de 6,4 % son bénéfice net en 2025, atteignant un nouveau record à 3,5 Md€. Les ventes s’établissent à 26,9 Md€. Le directeur général François Jackow a évoqué une amélioration de l’« excellence opérationnelle » de l’entreprise dans « un environnement difficile », soulignant notamment l’amélioration de la marge opérationnelle au-dessus de 20 %. L’entreprise, qui emploie 65 000 personnes dans 59 pays, se dit très confiante pour 2026 dans sa capacité à améliorer cet indicateur de rentabilité.

    Les Echos, Le Figaro et Boursier.com du 20 février 2026

Défense
  • Défense
    La défense, un nouveau moteur de croissance pour Airbus
    En 2025, Airbus* a réalisé un chiffre d'affaires dans la défense de 14,2 Md€ (en hausse de 15 %), provenant de la division Helicopters* et, majoritairement, de la division Defence & Space* (13,4 Md€). La défense représente ainsi 19,35 % du chiffre d'affaires global d'Airbus (73,4 Md€). Porté par la hausse des volumes, le chiffre d'affaires d'Airbus Defence and Space a progressé de 11 % sur un an. « Airbus peut jouer un rôle de premier plan dans la sécurité de la souveraineté européenne », a estimé jeudi Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, lors de la présentation des résultats de 2025. Il a appelé à la consolidation du secteur, notamment de la supply chain, pour renforcer la compétitivité de l’Europe face à l’industrie américaine.

    La Tribune du 20 février 2026
  • Défense
    SCAF : Airbus n’exclut pas la voie de deux avions différents
    Jeudi 19 février lors de la présentation des résultats d’Airbus*, Guillaume Faury, président exécutif du groupe, a déclaré qu'il soutiendrait une solution à 2 avions de combat « si les clients l'exigent » et qu'il s'engagerait « à jouer un rôle de premier plan ». « Nous croyons qu’une ambition de cette envergure ne peut être réalisée que par la coopération, favorisant l’interopérabilité opérationnelle et les synergies sur l’ensemble du cycle de vie pour les forces aériennes européennes », a insisté Guillaume Faury. « Mais le blocage autour d’un pilier unique ne doit pas mettre en danger l’avenir entier » de ce programme, a-t-il précisé. C'est la première fois qu'une telle possibilité est évoquée publiquement au niveau industriel. Partenaire du SCAF, l’Espagne a indiqué jeudi, dans une déclaration du ministère de la Défense en réponse à une question de l’AFP, qu’elle reste « pleinement engagée » dans le programme.

    Ensemble de la presse du 20 février 2026
  • Défense
    Thierry Breton appelle à créer un outil en soutien de l’industrie de défense européenne
    L'ancien commissaire européen Thierry Breton souligne la nécessité, pour les Européens, d'accroître fortement la capacité de production de l’industrie de défense, « de la façon la plus mutualisée et coopérative possible ». « Si on veut sérieusement développer notre BITDE (base industrielle et technologique de défense européenne), il faudra en passer par un endettement commun, comme le rappellent les rapports Draghi et Letta », insiste-t-il. L’instrument SAFE ne permettra pas à ses yeux de répondre à la problématique industrielle. « Il ne constitue en réalité qu'un mécanisme de prêts garantis par le budget européen destiné à financer des achats en commun de matériel déjà disponible et n'apportera en l'état aucune réponse sérieuse aux blocages industriels européens ». Thierry Breton remet par ailleurs en perspective l'effort de réarmement français par rapport à celui de l’Allemagne : « Il faut que l'Allemagne rattrape son retard. Et qu'elle le fasse au sein d'un projet européen construit de manière coopérative ».

    Les Echos du 20 février 2026
  • Défense
    L’investisseur allemand DTCP souhaite nouer des partenariats européens pour l’industrie de défense
    Soutenu par Porsche-Piëch et Deutsche Telekom, l’investisseur allemand DTCP lève un important fonds européen de défense, à 500 M€. Son dirigeant, Thomas Preuss, se dit ouvert à des partenariats avec des familles ou des industriels français. « Nous voulons faire vite pour impulser l'apport de capital privé dans l'industrie de défense », explique-t-il aux Echos. DTCP est notamment investisseur dans le leader allemand des drones Quantum Systems, qui s'apprête à livrer 520 systèmes de surveillance Falke à l'armée allemande.

    Les Echos du 20 février 2026

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Comment Air France-KLM renforce sa rentabilité
    La marge opérationnelle d’Air France-KLM a dépassé 6 % en 2025. Cette progression a été alimentée l’an dernier par une baisse du prix du pétrole. Elle tient aussi à la « premiumisation », c’est-à-dire la montée en gamme des cabines d’avions, qui joue un rôle majeur dans la stratégie de Benjamin Smith, directeur général du groupe, tant en ce qui concerne Air France que KLM.

    Le Figaro et La Tribune du 20 février 2026
  • Aviation Commerciale
    Le dirigeant du groupe ADP dénonce l’impact négatif des taxes sur le trafic aérien
    À la tête du groupe ADP, Philippe Pascal a déclaré lors de la présentation des résultats annuels de l’entreprise, jeudi 19 février : « Les taxes ont un impact négatif sur l'ensemble du trafic et plus particulièrement sur le trafic domestique européen, car la part de la taxe sur le prix d’un billet d’avion sur un moyen-courrier est très importante », La taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA) a en particulier fortement augmenté depuis l’an dernier. « Ce système va asphyxier littéralement la croissance du trafic en France », alerte le dirigeant. On est en train de gâcher nos chances d’attirer plus de voyageurs en France ».

    La Tribune du 20 février 2026
  • Aviation Commerciale
    Emirates rénove ses A380
    La compagnie Emirates a lancé un programme de rénovation de ses gros-porteurs A380, qui doit leur permettre de rester en service pendant quinze années supplémentaires. La compagnie compte 116 Airbus A380 dans sa flotte, dont le plus ancien a effectué son premier vol le 19 février 2006. « C'est l'avion préféré des passagers et c'est l'un des atouts qui distingue Emirates des autres compagnies. Nous sommes les seuls à desservir Paris trois fois par jour en A380. Nous sommes aussi la seule compagnie à opérer un vol quotidien sur Nice en A380 », explique Cédric Renard, le directeur France d'Emirates.

    Les Echos du 20 février 2026