Synthèse de presse

Industrie
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    Lufthansa commande 22 long-courriers dont 10 A350-1000 et 5 A350-900 supplémentaires
    Avec une commande de 10 Airbus A350-1000, Lufthansa devient le 12ème client de cette version du long-courrier d'Airbus. Les ventes fermes s’élevaient à 140 fin janvier 2023 en plus de la réintégration de tout ou partie des 21 exemplaires de Qatar Airways. Lufthansa a également commandé 5 A350-900 supplémentaires, portant le total de ses achats pour la famille A350 à 60 exemplaires. Depuis l’A300 dans les années 1970, Lufthansa a exploité tous les appareils de la famille Airbus, de l’A220 à l’A380, en passant par la famille A320, l’A330/A340 et l’A350. Lufthansa avait initialement fait le choix du B777-9, mais les retards accumulés dans le programme de Boeing obligent les compagnies aériennes à s'organiser face à une demande de trafic long-courrier qui aura retrouvé sa vitesse de croisière en 2025. La compagnie commande également 7 B787-9, portant la commande à 22 appareils pour un montant dépassant les 7 Md€. Les appareils seront livrés à l'horizon 2025, a précisé la compagnie. Lufthansa est également en négociations avancées pour acquérir d'autres avions long-courriers qui pourraient être mis à disposition dans des délais plus courts, a ajouté le groupe.

    Ensemble de la presse du 3 mars
  • Industrie
    ATR s’équipe de nouveaux moyens d’intégration avionique
    ATR se dote de nouveaux moyens d’intégration avionique équipés de la solution de simulation ALYSA. Ces bancs, développés par Hensodlt Nexeya France, permettent de valider les évolutions de la suite avionique d’ATR dans le but d’optimiser les capacités d’approche des appareils, d’améliorer les activités d’exploitation et de rendre les interfaces pilotes plus conviviales. La simulation permettra de tester tous les cas d’emplois des nouvelles fonctions mises en œuvre, y compris celles qui ne pourraient pas être testées en vol telles que les pannes majeures, l’insertion d’erreurs, la surcharge des bus avioniques ou encore des conditions climatiques extrêmes. Ainsi, la simulation contribue aux essais de développement et pourra participer à la certification des aéronefs ATR. Il sera également possible de valider la conception des équipements et du logiciel dans les phases très amont du projet plutôt qu’en fin de cycle. La solution permettra enfin de réduire la durée des essais en vol qui mobilisent une partie importante du coût global du projet. Totalement modulaire et évolutif, le banc ALYSA livré à ATR permettra de faire face sur le long terme à toutes les futures évolutions sur les équipements, sur les systèmes mais aussi sur les « systèmes de systèmes » qui pourraient se présenter. Par ailleurs, la solution ALYSA hérite d’une expérience solide acquise pour valider le déploiement des technologies « Fly-by-wire » (commandes de vol électriques) au service de multiples avionneurs.

    Air & Cosmos du 3 mars
  • Industrie
    Essais d'extrême froid dans le nord du Canada pour l'A321XLR
    Airbus a soumis l'A321XLR à des essais dans des conditions de froid extrême dans le nord du Canada, à Iqaluit. Le 20 février 2023, un appareil a effectué un vol de Toulouse à d'Iqaluit, où l'avion a réalisé 4 vols d'essai au départ et à l'arrivée, avant de retourner en France le vendredi 24 février 2023. Avec des températures atteignant les -40°C la semaine dernière, l'A321XLR a certainement été poussé à ses limites d'exploitation par temps froid ces derniers jours. Parmi les éléments analysés lors de ces essais figurent les moteurs, le groupe auxiliaire de puissance (APU), l'électronique et le train d'atterrissage. En dehors des tests en conditions de gel, l'A321XLR doit encore être évalué dans d'autres environnements et conditions pour obtenir le certificat de navigabilité. Des essais sur des aéroports situés à haute altitude et des expériences par temps chaud sont quelques-uns des tests que le nouveau modèle d'Airbus devra encore subir. Le modèle A321XLR a connu un succès commercial avec des centaines d'unités commandées avant même d'être certifié. Prévu pour entrer en service au cours du 1er semestre 2024, cet avion monocouloir est doté d'un réservoir de carburant supplémentaire qui lui permet de voler sur une distance de 8 700 km, une performance généralement réservée aux appareils.

    Air & Cosmos et Air Journal du 3 mars

Défense
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    L’US Air Force (USAF) passe un 1er contrat pour le Boeing E-7 de 1,2 Md$
    Boeing a reçu un 1er contrat de 1,2 Md$ pour développer une nouvelle variante, propre à l’USAF, de son avion d’alerte avancée E-7. L’USAF va donc rejoindre le club des utilisateurs d’E-7 et envisage de disposer de 24 avions d’ici 2032. Les appareils devraient remplacer tout ou une partie des 31 E-3 AWACS actuellement en service. Avec la nouvelle appellation d’AEW&C (Airborne Early Warning & Control), il s’agit toujours d’un véritable centre de commandement volant, avec des capacités de détection et d’interception électronique à très grande distance, sur 360°. Extérieurement, les deux radars tournants dans le rotodome sont remplacés par des antennes fixes montées sur le dessus du fuselage. Une autre évolution majeure par rapport à la génération précédente, l’avion est plus petit : on passe du Boeing 707-320 quadriréacteur au Boeing 737-700NG bimoteur. Mais il dispose de moteurs de nouvelle génération qui donnent à l’avion de bien meilleures performances que son prédécesseur. A l’inverse de la France ou de la Grande-Bretagne, l’USAF n’avait jamais remotorisé ses AWACS (entrés en service dans les années 1970) avec des CFM-56. L’USAF ne sera pas la première utilisatrice de l’E-7 qui a déjà été exporté à 17 exemplaires dans 4 pays : Australie, Corée du Sud, Turquie et Grande Bretagne. Les 4 E-3F français, utilisés par la 36ème Escadre de Commandement et de Conduite Aéroportés (EC2A) installée à Avord, sont entrés en service en 1991. Il y a 10 ans, ils ont fait l’objet d‘une rénovation à mi vie qui s’est traduite par une modernisation profonde de leur système de mission. Ce sont à présent les postes de pilotage qui sont rénovés au gré du passage des avions en grande visite. Le 4ème et dernier appareil sera ensuite modifié en 2026.

    Air & Cosmos et Aerobuzz du 3 mars
  • Défense
    Les futurs moteurs de Rolls-Royce pour le B-52 sur le banc d'essai
    Rolls-Royce a annoncé être en train de tester pour la 1ère fois une nacelle double de moteurs F130, les futurs moteurs du B-52 Stratofortress. Les performances des 2 moteurs seront analysées, en se concentrant notamment sur le flux aérodynamique par vent de travers ou encore sur le bon fonctionnement du système de commande digital des moteurs. Les tests sont en cours sur le banc d'essai de Rolls-Royce, situé dans le Centre spatial Stennis de la NASA dans le Mississippi. Grâce à ce contrat, Rolls-Royce a investi 1 Md$ afin de moderniser son usine d'assemblage et ses installations d'essais dans l'Indiana. C'est depuis cet État américain que sortiront les 650 moteurs des Stratofortress. Le F130 est un moteur dérivé de la famille de moteurs BR de Rolls-Royce et qui équipe notamment les avions de transport VIP C-37A/B et les avions relai E-11A BACN de l'USAF ainsi que de nombreux avions civils. Avec une durée de vie estimée à plus de 30 ans, ces moteurs permettront aux Stratofortress de passer le cap des 100 ans de service au sein de l'USAF ; le 1er vol avait eu lieu en 1952 et sa mise en service le 29 juin 1955. Le B-52, au départ pensé pour les missions de bombardement stratégique et de dissuasion, s'est petit à petit modernisé au fil du temps.

    Air & Cosmos du 3 mars

Espace
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    L’ESA doit rendre ses conclusions aujourd’hui après l’échec de Vega-C
    L'enquête technique menée par l'ESA, l’agence spatiale européenne, à propos de l'accident de la fusée italienne Vega C, le 20 décembre dernier, ne satisfait pas le CNES. L’agence spatiale française a envoyé une lettre le 28 février à son homologue européen, dans laquelle elle demande de procéder à une enquête interne, en sus de l'enquête technique dont les résultats seront présentés ce vendredi matin par l'ESA. Le directeur général de l'ESA, Josef Aschbacher, devrait expliquer ce vendredi 3 mars que l'accident a eu lieu parce que le col de la tuyère du moteur du deuxième étage du lanceur de Vega n'a pas résisté à la chaleur et à la pression. Considérée comme critique, cette pièce fabriquée par la société ukrainienne Youjnoye, avait été sélectionnée par Avio, écartant ainsi ArianeGroup. Chacun attend désormais les explications de l'ESA, alors que le lanceur italien sera hors-jeu pendant de longs mois, le temps de requalifier ses moteurs en reprenant la technique de col de tuyère d'ArianeGroup. Le CNES demande par ailleurs une révision profonde du management des projets à l'ESA. En France, les acteurs industriels et institutionnels souhaitent profiter la crise spatiale européenne pour reposer les bases d'une saine coopération. L'agence spatiale française dresse ensuite une liste de 10 conditions pour un retour en vol de Vega C à Kourou. Guillaume Faury, le Président du GIFAS, qui évoquait « une crise particulièrement sévère pour l'accès à l'Espace », estime que celle-ci va « obliger les Européens à se mettre autour de la table pour définir une feuille de route, à mon avis, commune ».

    Les Echos et La Tribune du 3 mars
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    Comment la sonde « Dart » a fait bouger l’astéroïde Dimorphos
    5 mois après l’impact de la sonde « Dart » sur l’astéroïde Dimorphos, les résultats de l’expérience grandeur nature menée par la NASA ont été publiés mercredi 1er mars dans la revue Nature. Le succès est total, car l’énergie transmise dépasse celle apportée par la sonde. L’humanité devrait donc être en mesure de détourner un astéroïde qui menacerait de s’écraser sur notre planète. Le grand public avait pu suivre la manœuvre retransmise en direct le 22 septembre dernier, et découvrir en même temps que les ingénieurs et les scientifiques, le petit système double formé de 2 astéroïdes, Didymos (800 m de diamètre environ) et Dimorphos (150 m environ), à mesure que la sonde « Dart » se rapprochait de sa cible. La sonde avait pour cible le plus petit des deux corps. Un satellite italien équipé d’une caméra, largué par « Dart » 2 semaines avant l’impact, a ensuite transmis une série d’images du panache de poussières soulevées par la collision. Les scientifiques américains avaient ensuite évalué, 2 semaines après l’impact, l’influence du choc sur la période de révolution de Dimorphos. Les courbes de lumière établies depuis le sol montraient qu’elle avait été modifiée de 32 minutes, bien au-delà des espérances. La modification de la période orbitale est, elle, très légèrement revue à la hausse, à 33 minutes, soit une baisse de sa vitesse de 2,7 mm/s. Mais ce que les scientifiques veulent désormais savoir, c’est la quantité de mouvement qui a été transmise au corps percuté. En fonction des hypothèses, ils estiment que la quantité de mouvement transmise à Dimorphos est 2 à 5 fois plus grande que celle de la sonde. Pour réduire l’incertitude, il sera nécessaire d’attendre la mission européenne, Hera, qui doit se rendre sur place début 2027 pour étudier plus en détail le couple d’astéroïdes, leurs structures internes et le cratère d’impact laissé par Dart.

    Ensemble de la presse du 3 mars
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    Une startup japonaise compte proposer dès 2024 des vols touristiques dans la stratosphère
    La startup japonaise Iwaya Giken compte proposer dès 2024 des vols touristiques dans la stratosphère à bord d'une sphère d’1,5 m de diamètre. Cette capsule, conçue pour transporter des touristes à 25 km d’altitude, sera capable de supporter les changements de température et de pression qui surviendront pendant le vol d’une durée de 4 heures. Pendant les 2 premières heures, un ballon gonflé à l’hélium tractera l’engin jusqu’à la stratosphère, puis celui-ci stationnera à cette altitude pendant une heure le temps que les passagers observent la courbure de la Terre, avant de redescendre en direction de son point de départ : l’île japonaise d’Hokkaido. Cette startup japonaise, fondée en 2016, affirme qu’elle sera prête à envoyer son 1er véhicule dans le ciel en 2024. Les voyages seront vendus au prix de 24 millions de yens, soit près de 165 500 €, une somme à comparer avec les près de 50 M$ que facture SpaceX aux touristes désireux de séjourner dans la Station spatiale internationale. L’idée d’envoyer des véhicules habités dans la stratosphère n’est pas nouvelle. L’entreprise américaine World View compte rendre l’expérience accessible avec des billets à 50 000 $ pour un voyage de 6 à 12 heures à bord d’une cabine luxueuse comprenant un bar, un restaurant et de multiples outils pour visualiser la Terre et les étoiles. Des entreprises françaises développent également des projets en la matière. La startup Stratoflight et la société Expleo envisagent de proposer des voyages dans leur capsule d’une capacité d’accueil de 6 personnes, dont 2 pilotes, qui a la particularité de comprendre un balcon offrant une vue panoramique sur la planète bleue. Elle serait tractée par un ballon alimenté à l’hydrogène et effectuerait ses premiers vols en 2025. Zephalto également, basée dans l’Hérault, propose dès à présent de réserver sa place pour 2025 à bord de sa capsule suspendue à un ballon.

    L’Usine Nouvelle du 2 mars

international
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    Sabrina Soussan, PDG de Suez, intègre le conseil d’administration de Boeing
    Sabrina Soussan devrait bientôt intégrer le conseil d'administration de Boeing, si les actionnaires valident sa nomination lors de la prochaine assemblée générale du groupe le 18 avril. L’actuelle PDG de Suez deviendra la 1ère administratrice indépendante du groupe de Seattle à être basée en dehors des Etats-Unis. La dirigeante franco-allemande, qui a fait l'école de mécanique et d'aérotechnique de Poitiers, l'Ensma, est revenue récemment en France pour relancer Suez après l'OPA réussie de Veolia. Au conseil de Boeing, elle siégera au sein des comités Audit et Finances. Boeing envoie ainsi un signal de renouvellement des administrateurs après le départ de plusieurs poids lourds tels que les ambassadeurs Caroline Kennedy et Nikki Haley. Le rival d’Airbus cherche à tourner la page de 5 années de crise démarrée avec les accidents de Boeing 737 MAX en 2018. Le programme d'avion long-courrier 787 a connu bien des difficultés aussi, avec notamment quelque 600 M$ de surcoûts du fait de la défaillance d'un sous-traitant. La pandémie a aggravé la situation et le PDG de Boeing, Dave Calhoun, fait face pour la 4ème année consécutive à une perte nette annuelle de 5 Md$ en 2022 pour un chiffre d'affaires de 66,6 Md$.

    Les Echos du 3 mars

Innovation
  • Innovation
    AutoFlight annonce le plus long vol réalisé en eVTOL
    AutoFlight, la startup chinoise implantée en Europe, a annoncé le 2 mars 2023 avoir réalisé le plus long vol eVTOL ou ADAVe (aéronef à décollage et atterrissage verticaux électrique) de l'histoire avec une distance de 250 km, soit 134,9 nautiques, sur une seule charge des batteries lithium-ion de l'avion. Le vol, qui s'est déroulé dans le centre d'essais eVTOL d'AutoFlight à l’aéoport d’Augsburg le 23 février, a consisté en 20 circuits sur une piste prédéfinie, l'aéronef étant piloté à distance depuis le sol par l'équipe d'essais en vol. Bien que l'aéronef Gen4 d'AutoFlight soit équipé de la dernière avionique de pointe, l'aéronef a également utilisé une avionique tierce pour enregistrer et vérifier la distance parcourue sur ForeFlight, un système de navigation. Ce vol d'essai à longue distance est une étape clé dans le développement de l'avion Prosperity, qui subit des tests continus avec pour objectif la certification de navigabilité en 2025 avec l'AESA. AutoFlight est l'un des rares constructeurs d'ADAVe (eVTOL) à avoir maîtrisé la difficile « phase de transition » entre le vol vertical et le vol horizontal, avec Lilium notamment. AutoFlight annonce également avoir enregistré des milliers de kilomètres de vol sur de multiples itérations de son appareil.

    Air & Cosmos et Aerobuzz du 3 mars