Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    Aile volante et avion électrique rechargeable d’Airbus: vers l’avion du futur
    Deux nouveaux brevets déposés par Airbus, rendus publics lundi 14 décembre, témoignent des avancées du constructeur dans le domaine de l’aviation décarbonée. Il s’agit de deux concepts d’avions, baptisés «ZeroE». Le premier est une aile volante d’une capacité de 200 passagers. Le second est un avion électrique, pour lequel Airbus a imaginé un système de 6 «pods» rechargeables placés sous les ailes. Ces capsules emporteraient des piles à combustible et le réservoir d’hydrogène liquide. Airbus a noué un partenariat avec ElringKlinger, spécialiste allemand des batteries automobiles. Les deux concepts envisagent de faire décoller un avion sans moteur thermique. «Cette solution n’est pas de la science-fiction, même si elle nécessitera beaucoup de recherche et d’essais. Cela pourrait convenir à de petits avions mais probablement pas à des moyen-courriers. C’est prometteur ; nous en étudions la faisabilité technique et économique et sa possible date d’entrée en service», explique Jean-Brice Dumont, directeur de l’ingénierie d’Airbus et président du Comité de Pilotage du CORAC (Conseil pour la recherche aéronautique civile). «L’avion vert sera un appareil ultra-efficace, c’est-à-dire à ultra faible consommation, notamment grâce à l’amélioration du rendement des moteurs, capables de brûler un carburant à très faible ou à zéro émission de CO2. En l’état de la science, l’hydrogène sera limité aux missions court et moyen-courriers, qui représentent environ la moitié des émissions de la flotte mondiale», souligne quant à lui Stéphane Cueille, directeur de la technologie de Safran. Dans le cadre du projet Hyperion, des études, associant Airbus, Safran et ArianeGroup, sont en cours sur les réservoirs et le circuit du carburant. Airbus s’inspire de plus de l’albatros, un oiseau capable de voler des centaines de kilomètres sans battre des ailes, pour développer une voilure révolutionnaire, ultralégère et lisse, capable de détecter les rafales de vent et de s’auto-adapter.

    Le Figaro du 14 décembre
  • Environnement
    Dassault Aviation : les défis spécifiques du jet d’affaires décarboné
    Dassault Aviation explore les pistes pour réduire les émissions de CO2, en tenant compte des spécificités du jet d’affaires. Une aile volante d’affaires pourrait être envisagée : «Nous aurions toutes les compétences et l’expérience acquise par notre bureau d’études, qui travaille pour la gamme Falcon aussi bien que pour nos avions militaires», explique Bruno Stoufflet, directeur de la recherche et de l’innovation chez Dassault Aviation, cité par Le Figaro. «Nous travaillons sur des ailes à grande envergure, à la surface ultra lisse afin que l’air s’écoule sans obstacle et que la traînée soit réduite». En parallèle, l’entreprise cherche à réduire les émissions tout en conservant le design compact des jets Falcon. Le groupe réfléchit à l’utilisation de l’hydrogène pour des missions courtes de deux heures à deux heures trente, qui représentent une grande partie des vols réalisés par les jets d’affaires. Autre axe de travail, l’amélioration des opérations. Dassault Aviation développe des algorithmes d’optimisation de trajectoires de vol utilisant, en temps réel, les données météo, notamment les vents. L’avionneur a aussi engagé une réflexion sur les carburants durables.

    Le Figaro du 14 décembre
  • Environnement
    Ampaire fait voler son avion électrique sur une ligne régulière à Hawaï
    La startup américaine Ampaire a réalisé un vol de démonstration d’un avion hybride-électrique le long d’une véritable ligne aérienne. Le 22 novembre, la compagnie a fait voler son avion Cessna 337 EEL entre deux îles d'Hawaï, Kahului et Hana, aller et retour. Ampaire a annoncé que l'appareil empruntera désormais régulièrement cette route aérienne dans le cadre d’un programme de démonstration d’un mois avec la compagnie aérienne Mokulele Airlines. Kahului et Hana sont distantes d'environ 45 km l'une de l'autre, ce qui permet des vols aller simple d'une durée d'environ 20 minutes, indique la compagnie.

    Air & Cosmos du 14 décembre
  • Environnement
    Un avion Hy4 propulsé à l'hydrogène effectue son premier vol
    Un démonstrateur d’avion quadriplace hybride à hydrogène, développé dans le cadre d'un projet dirigé par le constructeur slovène Pipistrel, a effectué un premier vol réussi. Hy4 est équipé d'une pile à combustible avec un réservoir d'hydrogène et de batteries. Le programme Hy4 s'inscrit dans la continuité de celui lancé en 2014 dans le cadre du financement européen Hypstair. Les partenaires de Pipistrel sont : le développeur allemand de moteurs et d'onduleurs Compact Dynamics, l'Université d'Ulm, TU Delft, Politecnico di Milano et l'Université de Maribor.

    Air & Cosmos du 14 décembre
  • Environnement
    H55 annonce une importante levée de fonds
    La startup suisse H55, issue de Solar Impulse et dédiée au développement de systèmes de propulsion électrique pour l'aviation, vient d'annoncer une levée de fonds, à hauteur de 20 millions de francs suisses. Ces fonds supplémentaires devraient permettre à la société d'achever le développement et la certification d'un premier système de propulsion électrique, reposant sur un moteur délivrant 90 kW (120 hp) et une batterie de 50 kWh, offrant 90 minutes d'autonomie.

    Aerobuzz du 14 décembre
  • Environnement
    Avions Mauboussin développe un appareil écologique dédié à la mobilité interurbaine
    Avions Mauboussin (Belfort) développe le biplace Alérion M1H, qui vise un premier vol en 2022 en version hybride électrique, et à l'horizon 2024 en version hydrogène. L’appareil, destiné à la mobilité interurbaine, possède des capacités de décollage et d'atterrissage courts, avec des performances se rapprochant des trajectoires d'hélicoptères, et devrait voler à une vitesse de 250 km/h. Un prototype d'avion régional à six places à hydrogène, l'Alcyon M3C, est également en cours de développement. Il atteindra 370 km/h en vitesse de croisière, affichera une autonomie de 1 500 kilomètres et pourrait être commercialisé en 2026. L'entreprise mène actuellement une levée de fonds.

    Les Echos du 14 décembre

Défense
  • Défense
    SCAF : Airbus Defence and Space conclut la phase pilote de coopération avec des startups en Allemagne
    Airbus Defence and Space a conclu la phase pilote de l'initiative «I4 FCAS», qui vise à impliquer les acteurs allemands non traditionnels de la défense (startups, PME, instituts de recherche) dans le développement du futur système aérien de combat (SCAF). Cette initiative, lancée en avril 2020, a été financée par le ministère allemand de la défense. «En mettant en œuvre des acteurs jeunes et innovants, dont certains n'ont jamais été en contact avec le secteur de la défense, nous nous assurons de tirer parti de toutes les compétences disponibles», a déclaré Dirk Hoke, CEO d'Airbus Defence and Space. «Cela favorisera également les retombées technologiques entre le monde militaire et le monde civil. Nous avons l'ambition de poursuivre l'initiative en 2021 et au-delà, et d'en faire une pierre angulaire de notre stratégie d'innovation SCAF». Airbus Defence and Space a par ailleurs dévoilé une photographie, publiée par L’Usine Nouvelle, d’un test en vol mené dans le cadre de cette initiative. On peut y distinguer un drone embarqué à l’intérieur d’un Airbus A400M : l’architecture du SCAF prévoit en effet l’interconnexion, au sein d’un cloud de combat, d’un New Generation Fighter (l’élément central du système) et de drones (Remote Carriers).

    L’Usine Nouvelle du 11 décembre
  • Défense
    L'Etat allemand pourrait acheter 25% du groupe de défense Hensoldt
    L'Etat allemand devrait acquérir 25,1% de l'équipementier de défense Hensoldt, ancienne filiale d'Airbus, auprès du fonds de capital investissement KKR, une transaction qui s’élève à 464 millions d'euros, selon Reuters. Cette acquisition vise à empêcher un acheteur étranger de prendre le contrôle de l’équipementier, dont les capteurs haute définition équipent notamment les avions de chasse Tornado. Hensoldt, qui participe au programme SCAF, fournit également des systèmes de radar pour les chasseurs Eurofighter et des périscopes pour les chars Leopard et Puma.

    La Tribune du 14 décembre

Industrie
  • Industrie
    Air Saint-Pierre réceptionne un ATR 42-600 neuf
    Air Saint-Pierre, compagnie française basée dans l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, a pris livraison le 11 décembre 2020 de son nouvel ATR 42‑600, à la suite de la signature d'un protocole d'accord en juillet 2018. Ce nouvel ATR 42-600 remplacera l’ATR 42-500 exploité par la compagnie depuis 2009. La série -600 possède la capacité de décoller et atterrir dans des conditions venteuses, avec un vent de travers de 45 nœuds.

    Aerobuzz et Le Journal de l’Aviation du 14 décembre
  • Industrie
    Covid-19 : nouveau renforcement du soutien à l’économie en 2021
    Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a annoncé vendredi 11 décembre un effort supplémentaire d'environ 20 milliards d'euros pour 2021. Sur cette somme, 8 milliards seront des crédits nouveaux, l’autre partie provenant de crédits prévus pour 2020 (fonds de solidarité, chômage partiel, exonération de charges) qui n'ont finalement pas été consommés. «Il n'est pas temps de lever les mesures de soutien à l'économie, c'est un choix politique fait en coordination étroite avec nos partenaires européens», a souligné le ministre.

    Les Echos du 14 décembre

Espace
  • Espace
    Safran Data Systems : focus sur le contrat signé avec le Commandement de l’espace
    Le Commandement de l’espace a fait appel à Safran pour l’un de ses premiers contrats. L'Usine Nouvelle consacre un article à la technologie déployée dans le cadre d’un accord, annoncé en octobre, en vertu duquel l’armée française s’appuie sur une technologie de Safran Data Systems pour surveiller les satellites en orbite terrestre. Le contrat signé avec Safran va permettre de compléter les technologies d’observation par radar et télescope. Le réseau WeTrack, détenu et opéré par Safran, joue notamment un rôle clé. «WeTrack permet de faire une localisation à partir de l’écoute des communications radiofréquences des satellites. Nous interceptons les communications de manière totalement passive. À partir de ces signaux réceptionnés sur une base au sol, nous sommes capables de remonter à la position exacte des satellites», développe Jean-Marie Bétermier, président de Safran Data Systems, cité par L’Usine Nouvelle.

    L’Usine Nouvelle du 14 décembre
  • Espace
    SpaceShipTwo (Virgin Galactic) : échec d’un vol d’essai
    Le vaisseau spatial SpaceShipTwo de Virgin Galactic a dû faire demi-tour samedi lors d'un vol d'essai. Il est retourné sur la Terre avec ses deux pilotes en raison d'un problème technique. «La séquence d'allumage du moteur du lanceur ne s'est pas terminée», a expliqué la société. «Nous avons plusieurs moteurs prêts à Spaceport America. Nous allons vérifier le vaisseau et reprendre le vol bientôt», a précisé Virgin Galactic. SpaceShipTwo, qui vise à développer des vols commerciaux de tourisme spatial, prévoit d’embarquer ses premiers passagers dans l'espace en 2021.

    La Tribune du 13 décembre
  • Espace
    Etats-Unis : lancement réussi de la mission de renseignement NROL 44 par ULA
    Le 11 décembre, United Launch Alliance (ULA) a lancé avec succès la mission NROL 44, au moyen d’un lanceur Delta 4 Heavy, depuis le centre spatial de Cap Canaveral. La charge utile de la mission NROL 44 est le satellite Orion 10 (ou USA 311), fourni par Northrop Grumman. La mission est menée pour le compte du Bureau de la reconnaissance américaine (NRO). ULA réalisait ainsi sa sixième mission orbitale de l’année (la quatrième militaire), et son 142e succès d’affilée.

    Air & Cosmos du 14 décembre