Synthèse de presse

Compétitivité
  • Compétitivité
    La France et l’Italie veulent soutenir la compétitivité d’Ariane 6 et de Vega
    La France entend s’inscrire au cœur du jeu spatial européen. En marge d’un sommet franco-italien qui s’est tenu à Rome le 26 novembre, le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire a rencontré son homologue italien Vittorio Colao et signé un accord pour réaffirmer le principe d’une préférence européenne en matière spatiale et relancer la stratégie européenne dans le domaine des lanceurs. En juillet dernier, Bruno Le Maire avait rencontré Peter Altmaier, son homologue allemand, sur cette même thématique. L’enjeu est à chaque fois le même : aplanir les différences entre les trois principaux acteurs du spatial en Europe et surtout redonner de la compétitivité aux lanceurs européens, Ariane et Vega, qui subissent la concurrence de SpaceX et de ses fusées réutilisables. Par ailleurs, la France et l'Italie ont pris des mesures pour optimiser l’organisation industrielle des lanceurs entre les deux pays. Ainsi l’activité de production des turbopompes des moteur Vulcain et Vinci va être transférée à Vernon (Eure) en France. La réponse à la concurrence de SpaceX passe également par des lanceurs plus compétitifs.

    L’Usine Nouvelle du 26 novembre
  • Compétitivité
    Le PDG d’Airbus Helicopters s’exprime sur la compétitivité
    Répondant aux questions de La Tribune, Bruno Even, PDG d’Airbus Helicopters, est revenu sur l’état du marché, quelques semaines après le Dubai Airshow et dans un contexte de reprise de la pandémie mondiale de la Covid-19. Au sujet du Moyen-Orient, qui représente « 10% des ventes du groupe », le dirigeant déclare qu’elle constitue « indéniablement une des zones de croissance pour le marché des hélicoptères », Airbus Helicopters fournissant certains pays depuis plusieurs années. Concernant la relance de l’économie, Bruno Even reste prudent, saluant la reprise sur les hélicoptères légers (monomoteurs et bimoteurs) mais soulignant que le marché des super medium et lourd reste « difficile », notamment en raison du gel des investissements des compagnies pétrolières qui se prolonge. Le dirigeant insiste aussi sur le caractère « essentiel » du renouvellement des flottes militaires françaises ou européennes (Allemagne, Espagne) en termes de volume de prises de commandes et de perspectives de développement et industrielles à moyen terme. Evoquant des sujets d’avenir comme le futur hélicoptère de combat européen, le programme NGRC (Next-Generation Rotorcraft Capability) de l’OTAN, les JO de 2024 ou l' « Urban Air Mobility », il souligne le rôle majeur que les dirigeants politiques ont à jouer pour l’industrie européenne : « Dans certains pays, on sait très bien que la dimension politique est essentielle pour gagner des contrats. Nous avons besoin du soutien de nos pays ».

    La Tribune du 30 novembre

Défense
  • Défense
    En matière de défense, le président de KNDS appelle l'Europe à accélérer
    Frank Haun, le président de KNDS, la holding européenne qui détient les constructeurs de blindés allemand Krauss-Maffei Wegmann et français Nexter, appelle l’Europe à accélérer sur le char franco-allemand. La constitution de KNDS date de 2015 et les premières études d'architecture ont démarré en juillet 2020 pour définir ce système d'armes terrestres du futur, mais le programme « MGCS » (Main Ground Combat System) est en standby, dans l'attente de la mise en place des nouveaux gouvernements allemand et français. A ce rythme, une Europe souveraine est sur la mauvaise voie, avertit Frank Haun : « Nous parlons du futur char européen depuis 2012 pour une entrée en service aux alentours de 2035. Un délai insensé (…) Il faut maintenant arrêter de parler et agir. Développons au plus vite un programme ouvert à la coopération européenne, qui s'adaptera au fur et à mesure des avancées technologiques » alerte-t-il. Appelant les Etats à « dépasser les égoïsmes nationaux » et à faire de preuve de flexibilité, le dirigeant appelle à coopérer davantage pour faire face aux grandes puissances. A l'heure actuelle, l'Europe compte quelque 8 000 chars de combat de toutes origines, et dont la moyenne d'âge dépasse les trente ans. En cas de conflit, le nombre de chars capables de travailler ensemble serait donc très faible. KNDS a l'ambition, au-delà du programme MGCS, de développer sans attendre de nouvelles technologies pour « devenir plus européen et pas seulement franco-allemand ». Mais le PDG de KNDS avertit que le projet de taxonomie européenne établissant le label ESG menace gravement l'industrie de la défense. Ce projet pourrait exclure du label les industries qui travaillent à plus de 5% de leur chiffre d'affaires dans l'armement : une menace directe pour le financement du secteur. « Si je n'ai plus de crédit et de garanties bancaires, je ne pourrai plus vendre nulle part, et je ne pourrai plus équiper les armées, garantes de la sécurité de nos pays et de nos démocraties », prévient Frank Haun.

    Les Echos du 29 novembre

Covid-19
  • Covid-19
    Les compagnies aériennes déjà éprouvées par le variant Omicron
    Depuis que l’existence du variant Omicron a été révélée jeudi 25 novembre, les compagnies aériennes font déjà face à des difficultés croissantes. Alors que les annulations de vols vers les pays se multiplient, la conséquence est immédiate pour les transporteurs aériens, qui ressentent déjà la réduction brutale de l’activité. La semaine dernière, le trafic a reculé de 2,8 % dans le ciel européen par rapport à la semaine précédente. Aujourd’hui, selon l’IATA, qui regroupe 290 compagnies, seulement deux pays dans le monde (Mexique, Colombie) ne mettent aucune barrière aux voyages internationaux. « Toutes ces restrictions n’ont pas le même impact, estime Xavier Tytelman, spécialiste de l’aéronautique au sein du cabinet de conseil Starburst. (…) La fermeture des frontières en Israël et au Maroc est un coup majeur ». Ce nouveau ralentissement du trafic tombe au plus mauvais moment : après plus d’un an d’une crise sans précédent, les compagnies avaient enfin commencé à relever la tête au troisième trimestre. Air France-KLM et Lufthansa avaient renoué avec un bénéfice opérationnel, notamment avec le succès de la réouverture des frontières américaines le 8 novembre. Ce sont probablement les compagnies nationales, très exposées au long-courrier, qui souffriront le plus. Une bonne nouvelle cependant : les producteurs de vaccins se disent en mesure de répondre rapidement à l’apparition du nouveau variant Omicron.

    Le Figaro et l’Opinion du 30 novembre
  • Covid-19
    Les lieux les plus propices à la transmission de la Covid-19, selon l'institut Pasteur
    L’Institut Pasteur a rendu la semaine dernière une étude très attendue sur les lieux principaux de contamination à la Covid-19, notamment son variant Delta. Selon l’étude, les bars en intérieur, les discothèques et les soirées privées sont les lieux les plus propices à la transmission du variant Delta chez les moins de 40 ans, avec un risque plus élevé pour les hommes comparés aux femmes. Certains moyens de transport ont été associés à un « sur-risque d'infection modéré ». L’étude cite la voiture partagée avec des proches et des amis, le taxi, le métro, le train, et l'avion. Néanmoins, les auteurs de l'étude précisent que pour l’avion, « il n'est pas clair que l'augmentation du risque associé aux voyages en avion reflète la transmission dans les avions eux-mêmes, ou le risque associé à la destination du voyage ». Il est en effet aussi « possible que les personnes positives aient en réalité été contaminées à l’étranger » après avoir pris l’avion. Une précision utile lorsqu’on sait que le risque de transmission à bord d’un avion est en réalité quasiment nul, grâce aux filtres HEPA qui traient 99,9% des particuliers dont les virus, et à l’air de la cabine renouvelé toutes les 2-3 minutes.

    Ensemble de la presse du 26 novembre

Industrie
  • Industrie
    SAF Aerogroup devient un nouveau champion français des services héliportés
    Le groupe SAF, exploitant d'hélicoptères spécialisé dans le secours en montagne et les évacuations médicales pour le SAMU, a annoncé ce mardi le rachat du groupe sud-africain Starlite Aviation, autre spécialiste des missions de secours en zone difficile. Cette acquisition est un véritable changement de dimension pour l'entreprise savoyarde. Avec Starlite, le nouvel ensemble, rebaptisé SAF Aerogroup entre « dans le top 5 des opérateurs d’hélicoptères européens », selon son PDG, Tristan Serretta, avec 110 hélicoptères monomoteurs et bimoteurs, 11 avions de brousse, quelque 500 collaborateurs dans six pays et 100 M$ de chiffre d'affaires. « Notre objectif est de passer de 100 M$ de chiffre d'affaires à 150 M$ et 250 salariés de plus en 2025 », souligne le PDG de SAF Aerogroup. Bien que géographiquement très éloignés, SAF et Starlite ont en commun une prédilection pour les missions délicates dans des endroits peu accessibles, qu'il s'agisse des sommets alpins ou de la brousse africaine. Starlite a en effet à son actif nombre de missions d'évacuation dans diverses zones du globe, y compris en conflit. A ce savoir-faire s'ajoute des moyens peu communs (huit hélicoptères lourds Super Puma). De quoi développer des synergies et continuer à jouer les consolidateurs du secteur sur un marché des services héliportés encore très morcelé entre de très nombreux petits opérateurs.

    Les Echos du 30 novembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    British Airways s’apprête à lancer une filiale « low-cost »
    British Airways va se doter à son tour d'une filiale low-cost. Vingt ans après une première tentative, la compagnie britannique devrait officialiser bientôt le lancement d’une nouvelle filiale, « BA Euroflyer », une compagnie court et moyen-courrier à coûts réduits, qui sera basée à l'aéroport de Londres-Gatwick. Sa finalisation ne serait plus qu'une question de jours, et la nouvelle compagnie devrait commencer à voler à partir de mars 2022, avec une flotte de 17 Airbus A320 monocouloirs, sur des lignes intra-européennes à dominante loisirs. L'objectif final, annoncé clairement par le patron d'IAG, l'espagnol Luis Gallego, est bien de réduire suffisamment les coûts pour restaurer la rentabilité de liaisons fortement concurrencées par Ryanair, easyJet et Wizz Air et presque toutes déficitaires. Avant même la crise, le réseau européen de British Airways à Gatwick enchaînait déjà les déficits depuis une dizaine d'années, tandis que sa part de marché se réduisait drastiquement.

    Les Echos du 30 novembre
  • Aviation Commerciale
    Au Nigeria, le gouvernement fixe pour avril 2022 le démarrage des activités du transporteur national
    La compagnie aérienne nationale du Nigeria, Nigeria Air, dont le processus de création a été relancé en juillet 2018, pourrait être opérationnelle en avril 2022. C’est ce qu’a indiqué le ministre nigérian de l'Aviation, Hadi Sirika. La forme juridique retenue pour le transporteur en gestation est telle que le gouvernement fédéral sera détenteur de 5% des actions et 46% appartiendraient à des entrepreneurs nigérians, et les 49% restants seront détenus par des partenaires stratégiques. Des fonds évalués à près de 250 M$ devraient être mobilisés par les investisseurs privés pour le lancement de la compagnie. Doté d’une économie dynamique et d’une population croissante de plus de 200M d’habitants, le Nigéria constitue un marché aérien à fort potentiel. Néanmoins, la grande partie du trafic passager pour les vols internationaux est assurée par des transporteurs étrangers alors que le pays dispose d’une dizaine de compagnies aériennes, toutes appartenant à des individus privés.

    Agence Cofin du 25 novembre

Environnement
  • Environnement
    L’Ademe présente quatre choix de société pour atteindre la neutralité carbone
    C’est une contribution supplémentaire qui viendra alimenter le débat riche et complexe sur l’atteinte de la neutralité carbone. Après l’association négaWatt et le gestionnaire national du Réseau de transport d’électricité (RTE), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) présente des scénarios énergétiques pour 2050 articulés autour de quatre scénarios. Pour parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050, l’Ademe dessine plusieurs voies. Le scénario le plus sobre, baptisé « génération frugale », implique des évolutions sociétales majeures. Pour mettre en place ces nouvelles pratiques, l’Ademe explique que la contrainte sera nécessaire, par le biais d’interdictions, des quotas et des rationnements. A l’autre bout du spectre, le scénario du « pari réparateur » mise sur les innovations technologiques pour permettre à la consommation de masse de se poursuivre. « Ces deux scénarios marquent d’une certaine façon les limites à ne pas dépasser, précise Fabrice Boissier, le directeur général délégué de l’Ademe. Nous ne faisons pas de choix entre les trajectoires, nous essayons d’expliquer quelles sont les contraintes et les conséquences de chaque décision ». Si tous ces scénarios doivent permettre d’atteindre la neutralité carbone, leurs impacts en termes de pressions sur les ressources naturelles, de réduction des quantités de déchets produits ou de mobilisation de la biomasse varient significativement. Sans surprise, l’Ademe souligne que la part de l’électricité va croître et que les énergies renouvelables joueront un rôle majeur en 2050. L’aviation n’est pas spécifiquement mentionnée.

    Le Monde du 30 novembre

Espace
  • Espace
    Lancement d’un appel à manifestation d’intérêts pour le projet de hub européen du transport spatial
    Depuis 2012, la Direction des Lanceurs du CNES (DLA) est colocalisée avec la Direction du Transport spatial de l’Agence spatiale européenne. Le CNES et l’ESA souhaitent poursuivre la colocalisation en région parisienne de leurs équipes lanceurs, tout en donnant la possibilité à toute entité publique ou privée du secteur européen du transport spatial de s’y associer. L’objectif est, in fine, de créer un nouveau hub européen du transport spatial. Afin d’évaluer les niveaux d’intérêt et d’implication possible dans le projet, un appel à manifestation d’intérêt de la part des acteurs du transport spatial européen a été publié et est ouvert jusqu’au 31 décembre. Ce centre pourrait regrouper les principaux acteurs du domaine, et favoriser « les synergies et l’innovation par le partage des moyens, des ressources et des compétences afin d’assurer le succès de l’exploitation des lanceurs Ariane et Vega. Le tout, en préparant activement les futures générations de systèmes de lancement » au-delà d’Ariane 6, dont la production en série est déjà lancée.

    Air & Cosmos du 29 novembre
  • Espace
    Communications spatiales: les armées misent sur le laser
    Après deux ans de travail, l’Agence d’innovation de la défense (AID) a officialisé le 26 novembre, lors de la visite de la ministre des Armées Florence Parly au Forum Innovation Défense (FID), le lancement du projet Keraunos de communications par laser entre les satellites et le sol. Ce programme, financé à hauteur de 5,5 M€ par l’AID, consiste à expérimenter, dès fin 2022, la transmission de données par laser depuis un nanosatellite de 10kg vers une petite station sol. Deux startups bretonnes travaillent à ce projet, Unseenlabs et Cailabs. Alors qu’actuellement, la quasi-totalité des communications entre l’espace et le sol se fait par ondes radios, l’objectif est d’éviter le risque de saturation des ondes, la nécessité de déposer une demande d’attribution auprès de l’Union internationale des télécommunications (ITU), le débit limité, et enfin l’interception possible des liaisons radios par des puissances étrangères. L’objectif de Keraunos est de de contourner ces contraintes en établissant un lien de communication par laser entre les satellites et le sol. Si elle réussit, l’expérimentation constituerait « une première mondiale de communication satellitaire optique haut débit avec traitement de la turbulence atmosphérique sans optique adaptative », estime l’AID.

    Challenges du 29 novembre