Synthèse de presse

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    Interview de Stéphane Israël aux Echos
    Stéphane Israël, président exécutif d’Arianespace, accorde un long entretien au journal Les Echos. Il considère que l’on assiste à une « ruée vers l’or dans les constellations de satellites de communication en orbite basse » de sorte que l’industrie spatiale a « changé de dimension en moins d’une décennie ». Pour Arianespace, cette nouvelle ère est source d’opportunités : « nous avons de nouveaux concurrents, mais aussi la perspective de nouveaux clients et pas seulement des grands groupes ». Stéphane Israël cite notamment le lancement récent du quatrième satellite d’Unseenlabs. Ainsi, 2021 devrait être « l’année de la plus forte activité́ de toute l’histoire d’Arianespace », avec le déploiement le 14 septembre du millième satellite depuis la fondation d’Arianespace à l’occasion d’un lancement pour la constellation Oneweb. « Sur ce total, un quart aura été́ lancé depuis 2020 » explique le président exécutif du groupe. Face à une concurrence vive, il estime qu’avec Ariane 5 et Vega aujourd’hui, puis Ariane 6 et Vega C demain, « le groupe apporte des réponses aux évolutions du marché́ ». Interrogé sur le tourisme spatial, il n’anticipe pas des investissements européens sur ce segment, considérant que « le vol habité financé par les États est plus stratégique ». A cet égard, les Européens disposent de « toutes les briques technologiques, (…) des investissements d’adaptation de la fusée seraient nécessaires mais de façon limitée (…) créer une capsule est tout à fait à la portée de l’industrie européenne ».

    Les Echos, 10 septembre
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    Le New Space décolle avec les SPAC
    Depuis fin 2019, une douzaine de startups spatiales se sont introduites au Nasdaq via la procédure de « special purpose acquisition compagnies » (SPAC), dont Rocket Lab, choisi par la start-up française Kineis pour le lancement de ses satellites. Virgin Galactic est entrée en bourse en octobre 2019 a initié ce mouvement. Selon le cabinet BryceTech, les 12 start-ups introduites en Bourse atteignent 27,1 milliards de dollars de valorisation combinée, et ont levé 5,1 milliards de dollars en tout. « Les SPAC correspondent parfaitement à l’air du temps dans le spatial. Ils permettent aux startups de lever beaucoup d’argent en peu de temps, avec une entrée en Bourse simplifiée par rapport à la procédure classique » explique François Chopard, fondateur de Starburst. Néanmoins, « dans beaucoup de ces SPAC, on assiste à une déconnexion totale entre les valorisations retenues et l’activité réelle des sociétés. Le marché du spatial est très difficile, et beaucoup de ces sociétés sont sur un segment très concurrentiel : il risque d’y avoir de la casse », souligne Maxime Puteaux, analyste au cabinet Euroconsult, spécialisé dans le secteur spatial. En Europe, à l’exception d’Avio, le phénomène des SPAC n’a encore touché que de façon marginale le secteur spatial mais la vague pourrait atteindre bientôt l’aéronautique civile et notamment l’entreprise de taxis volants, Lilium.

    Challenges, 9 septembre

Sécurité
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    Comment le transport aérien s’est relevé après le 11 septembre 2001
    Le transport aérien n’a pas découvert le terrorisme avec les attaques du 11 septembre 2001 mais elles marquent clairement un changement d’échelle dans la menace. Avec ces attentats, la sûreté aérienne est devenue un sujet de défense nationale. Avec l’adoption de « The Aviation and The Transportation Security Act », les Etats-Unis ont créé un corps d’agents (Transportation Security Administration) ayant pour mission la surveillance des aéroports jusqu’alors confiée à des entreprises privées, mais ont surtout imposé aux entreprises desservant directement ou indirectement le pays de communiquer aux autorités, l’intégralité des informations personnelles concernant chacun de leurs passagers et membres d’équipage. Ce « traçage » s’est étendu peu à peu à tous les pays de la planète souhaitant conserver des liaisons aériennes avec les Etats-Unis. Par ailleurs, la liste des objets interdits en cabine s’est renforcée (coupe-ongle, plus de 100 millilitres de liquides…). Les contrôles en amont sont aussi renforcés (détecteurs d’explosifs, scanners corporels…). En France, on estime que le coût de ces contrôles, financés par une taxe sur les passagers, a presque été multiplié par dix, passant de 110 millions d’euros en 2000 à près d’un milliard en 2020. Toutefois, ces contrôles n’ont pas freiné l’essor du transport aérien. Depuis 2001, le trafic mondial est ainsi passé de 1,6 milliard de passagers à plus de 4,5 milliards en 2019.

    Les Echos, 10 septembre

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    Ace Capital Partners entre au capital de Figeac Aéro
    Figeac Aéro a annoncé jeudi 9 septembre avoir trouvé un accord avec Ace Capital Partners afin de faire entrer le fonds d’investissement, filiale de Tikehau Capital, à son capital. Cette opération devrait se réaliser d’ici la fin de l’année et permettre au fonds de souscrire à une augmentation de capital de 35 millions qui lui sera réservée et d’acquérir des actions auprès du dirigeant Jean-Claude Maillard. Elle permettra à l’entreprise de renforcer ses fonds propres et de diversifier sa structure actionnariale pour profiter pleinement du rebond du secteur aéronautique. Cette augmentation de capital s’accompagnera d’une émission d’obligations, également souscrite par Tikehau Capital, d’au moins 10 millions d’euros supplémentaires. « Figeac Aéro est un des cinq gros usineurs de l’aéronautique et c’est un fournisseur clé pour Airbus et Safran. Notre première mission est de venir en aide aux entreprises en difficulté́ considérées comme stratégiques pour l’aéronautique française. Mais aussi de favoriser les regroupements avec d’autres ETI du secteur, afin de consolider la chaîne des sous-traitants », explique Marwan Lahoud, président du comité́ exécutif d’Ace.

    Les Echos, 10 septembre, Journal de l’Aviation et l’Usine Nouvelle, 9 septembre
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    OEMServices assurera le support des composants de la flotte Airbus de la compagnie Play
    La compagnie islandaise Play a sélectionné OEMServices pour assurer le support des composants de sa flotte de trois A321neo. Le contrat couvre la disponibilité des stocks 24h/24 et 7j/7, l’assistance pour la réparation des composants par heure de vol, les services d'ingénierie et la logistique associée. « Ce n'est pas tous les jours qu'une nouvelle compagnie aérienne naît, portée par l'énergie et le professionnalisme d'une équipe passionnée. Nous sommes fiers d'avoir été choisis dans des circonstances aussi importantes. L'équipe d'OEMServices est motivée pour assurer l'entière satisfaction de nos services et apporter à Play toute la valeur ajoutée de notre approche originale » a déclaré Didier Granger, président d'OEMServices.

    Journal de l’Aviation, 9 septembre

Aviation Commerciale
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    Air Lease va équiper la compagnie Spirit Airlines avec ses A320neo et A321neo
    Air Lease a officialisé un contrat avec Spirit Airlines portant sur la location de dix Airbus A321neo et la cession bail de cinq A320-200neo. Les cinq A320neo devraient être livrés à Spirit Airlines en 2021 et 2022 tandis que les dix A321neo suivront en 2023 et 2024. Actuellement, la flotte de Spirit se compose de 31 A319, 64 A320, 43 A320neo et 30 A321neo. Par ailleurs, 25 A319neo, 70 A320neo et 30 A321neo sont commandés et en attente de livraison.

    Journal de l’Aviation, 9 septembre
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    Alain Battisti, président de la fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM) et PDG de Chalair, invité du podcast de l’aviation
    Alain Battisti, le président de la FNAM et PDG de Chalair, dresse le bilan de la période estivale pour les compagnies aériennes. S’il déplore notamment les difficultés sur le segment des long-courriers, il observe la résilience du court et moyen-courrier. Dans le contexte sanitaire actuel, il appelle au maintien des dispositifs d’aide au profit du secteur et dévoile la mise en œuvre prochaine d’un « plan voyage ».

    Journal de l’Aviation, 9 septembre

Défense
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    Airbus Helicopters livre le premier UH-72B Lakota à la Garde nationale américaine
    Initialement sélectionné en 2006 dans le cadre du programme LUH (Light Utility Helicopter), le UH-72A Lakota (version militarisée de l’EC145) vise à remplacer les Bell UH-1H et OH-58A/C pour les missions de logistique et d’assistance aux populations sur le territoire national. Airbus Helicopters a livré le premier UH-72B le 8 septembre. Equipé d’une avionique Helionix et propulsé par des turbines Safran Helicopter Engines Arriel 2E, il se distingue de la version A par son fenestron et son rotor principal à cinq pales. Avec plus de 460 unités en service dans les armées américaines, le Lakota est une réussite commerciale pour Airbus Helicopters.

    Aerobuzz, 8 septembre