Synthèse de presse

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    Interview d’Olivier Andriès, directeur général de Safran
    Pour Safran, « la décarbonation est un enjeu prioritaire qui concentre 75% de ses efforts de recherche ». Interrogé sur l’hydrogène, Olivier Andriès, directeur général de Safran, juge qu’il s’agit d’une « option parmi d’autres (mais) n’est pas la solution exclusive (…) si l’on mise tout sur l’hydrogène, cela signifie que l’on ne fait rien d’ici à 2035 pour réduire les émissions de CO2 ». Il soutient le déploiement des carburants durables car cela constitue « un levier indispensable pour atteindre les objectifs de 2050 ». Safran travaille avec General Electric sur un projet de moteur de nouvelle génération qui pourrait entrer en service à l’horizon 2035. Ce programme devrait présenter des performances significatives avec « une réduction de consommation d’au moins 20%, quel que soit le carburant, et pourra fonctionner avec 100% de carburants durables ». Olivier Andriès soutient aussi la création d’une alliance SAF (Sustainable Aviation Fuel), avec Airbus, Rolls-Royce, Total, Engie, Air France et Lufthansa. Interrogé sur les activités de défense du groupe, il précise qu’elles ont « représenté 25% du chiffre d’affaires en 2020, contre 16 à 18% avant la crise ». Le directeur général de Safran pense qu’elles « seront encore au même niveau en 2021 ». Par ailleurs, Olivier Andriès a évoqué le rôle essentiel du système de combat aérien du futur (SCAF) pour le groupe afin de « renforcer (ses) compétences d’architecte et d’intégrateur de moteurs d’avion et pour en maîtriser les parties chaudes ». La société commune avec MTU « sera l’interlocuteur (du) client avionneur et des ministères français et allemand de la Défense ». Trois étapes sont prévues pour le SCAF : « la maturation des technologies pour le moteur lui-même jusqu’en 2026, la réalisation d’un démonstrateur entre 2025 et 2030, et enfin le développement du moteur entre 2030 et 2040 ». Pour le drone Patroller, des essais en vol sont prévus cette année afin de livrer le premier système au printemps 2022. Dans le domaine spatial, Olivier Andriès défend un « new deal européen » : « les coûts fixes du lanceur, que les industriels ont l’objectif de réduire le plus possible, doivent être couverts par les États, soit à travers un nombre garanti de lancements institutionnels, soit d’une autre manière. Avec cinq ou six lancements institutionnels par an, nous pourrons être compétitifs face à SpaceX ». Enfin, s’agissant du moteur Prometheus, le directeur général de Safran affirme qu’il devrait être réalisé à 70% en fabrication additive et serait « dix fois moins cher que le moteur Vulcain actuel et réutilisable ».

    L’Usine Nouvelle, 25 mai
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    Airbus Defence and Space annonce que le développement du système de ravitaillement automatique A3R est terminé
    Dans le cadre d’une campagne d’essais avec la Republic of Singapore Air Force (RSAF) qui codéveloppe l’A330 Smart MRTT, plus de 88 contacts secs et humides ont été réalisés avec des F-16C/D (Lockheed Martin) et des F-15SG (McDonnell Douglas), délivrant plus de 30 tonnes de carburant dans un environnement opérationnel. L’A3R est un système automatisé qui déploie la perche de ravitaillement centrale vers le réceptacle de l’appareil ravitaillé grâce à une intelligence artificielle (IA) de reconnaissance de formes, l’« Air Refuelling Operator » (ARO) n'ayant plus qu'à valider la quantité de carburant à transférer. Cette technologie qui ne nécessite aucun équipement supplémentaire réduit le temps de transfert et sécurise l’opération.

    Air & Cosmos, 23 mai

Défense
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    La Direction de la maintenance aéronautique (DMAé) dresse un bilan positif de ses débuts
    Créée par le décret du 18 avril 2018 à l’occasion de la réforme du maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique, la DMAé est responsable du soutien en service des matériels aéronautiques afin de garantir la disponibilité des matériels à coût maîtrisé. La stratégie de la DMAé vise à globaliser et verticaliser les contrats en responsabilisant les industriels, en leur assignant des objectifs et en les rémunérant en conséquence tout en leur donnant de la visibilité sur la durée des contrats. A ce stade, onze contrats « verticalisés » ont déjà été notifiés dont le Rafale, le Tigre et l’A400M. Une quinzaine de contrats supplémentaires est prévue en 2021 et 2022. Un plan d’actions vise aussi à améliorer la mise en œuvre de la navigabilité étatique. Par ailleurs, la DMAé met en œuvre la transformation numérique et digitale du domaine avec le projet Brasidas, futur système d’information du MCO aéronautique. Son premier incrément devrait être déployé mi-2022 sur les flottes Caracal et le Système de drones tactiques (SDT) Patroller.

    Aerobuzz, 24 mai
  • Défense
    Interview du général François Lecointre, chef d’État-Major des armées
    Selon le général Lecointre, en 2030, les « tensions seront encore plus fortes qu’aujourd’hui avec des risques de dérapages supérieurs ». Il anticipe « une réorganisation de l’ordre du monde, structurée autour de la compétition entre les États-Unis et la Chine ». Dans cette compétition, « la France et les Européens doivent représenter une voie d’équilibre en s’appuyant sur des partenaires stratégiques ». Pour le général, « le prochain pas en avant de l’Europe passera par la défense ». Parmi les espaces de confrontation, le général François Lecointre cite notamment l’espace : « nos activités militaires ne peuvent pas se passer de l’espace pour les communications, l’observation ou le positionnement. Un enjeu majeur consistera à préserver notre liberté de manœuvre dans l’espace face aux développements chez certaines puissances, en particulier la Chine et la Russie, de capacités de perturbation, d’entrave voire de destruction de moyens spatiaux ».

    Le Figaro, 22 et 23 mai

Sécurité
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    Thales investit sur les capteurs et les communications quantiques
    Thales dispose d'un laboratoire de physique quantique dans son centre de recherche technologique et a constitué un laboratoire commun avec le CNRS. Thales envisage des débouchés dans les capteurs, les réseaux de communication et les ordinateurs. Ces projets amélioreront la précision des centrales inertielles et la sécurité des clés de chiffrement des communications. Le groupe travaille ainsi sur un projet de réseau quantique utilisant les communications par satellite et la distribution d'informations codées sur les réseaux terrestres. Dans le domaine spatial, avec l'Agence spatiale européenne (ESA), le groupe contribue au projet européen Euro QCI qui vise à déployer un réseau sécurisé par une clé quantique. En matière de cybersécurité, Thales étudie aussi une cryptologie des communications qui résistera au déchiffrage par un ordinateur quantique.

    Les Echos, 25 mai
  • Sécurité
    Airbus poursuit ses travaux dans la technologie quantique
    « Plutôt que de développer des équipes en interne, nous avons décidé de travailler avec les laboratoires de recherche et les jeunes entreprises en restant ouvert aux différentes technologies d'ordinateurs quantiques en développement », admet Thierry Botter, responsable de l'entité Blue Sky d'Airbus. En 2016, l’avionneur a pris une participation dans la startup QC Ware située à San Francisco et à Paris qui propose des services d'informatique quantique. Dans les communications, Airbus participe aux travaux de l'Union européenne sur l'infrastructure de communication sécurisée quantique Euro QCI qui visent à concevoir des réseaux métropolitains de fibres optiques ultra-sécurisés grâce à un partage de clé quantique. Ces réseaux terrestres locaux devraient ensuite être reliés par une infrastructure satellitaire. Airbus Defence and Space a consacré ses travaux à la dimension spatiale dans un premier temps, mais s’ouvre maintenant au segment sol et notamment la cybersécurité avec des méthodes de cryptage capables de résister à la puissance de calcul des futurs ordinateurs quantiques. En matière de navigation, Airbus s’intéresse également aux centrales inertielles quantiques.

    Les Echos, 25 mai

Espace
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    Bilan des lancements orbitaux en avril : 11 nouvelles missions spatiales
    11 lancements à destination de l’orbite basse ont été effectués le mois dernier : 4 aux Etats-Unis, 4 en Chine, 2 en Russie et 1 en Guyane. SpaceX a réalisé deux lancements liés au déploiement de la constellation Starlink, celui de la mission Crew 2 avec la capsule Crew Dragon « Endeavour ». Le quatrième lancement américain a été réalisé par United Launch Alliance pour le compte du National Reconnaissance Office. Les lancements chinois concernaient le troisième satellite expérimental Shiyan 6, le premier vol « sherpa » du lanceur léger Longue Marche 6, la mise à poste du module de base Tianhe de la future Chinese Space Station (CSS) et un satellite de reconnaissance Yaogan. Les Russes ont effectué une relève d’équipage de l’ISS et déployé pour le compte d’Arianespace le sixième lot de la constellation indo-britannique OneWeb pour l’internet global. Vega a lancé Pléiades Neo, le premier satellite d’observation de la Terre de nouvelle génération d’Airbus Defence and Space, ainsi que 5 charges utiles auxiliaires.

    Air & Cosmos, 22 mai
  • Espace
    Succès du premier vol d’essai habité suborbital de Virgin Galactic
    La navette spatiale SpaceShipTwo a décollé samedi 22 mai à 10h35 (16h35 GMT), puis a atteint une cinquantaine de minutes plus tard une altitude d’environ 90 km au-dessus de la Terre, ce qui correspond à l’entrée dans l’espace extra-atmosphérique selon la NASA. La navette est revenue sur terre vers 11h45. La compagnie de tourisme spatial créée par l’homme d’affaires britannique Richard Branson en 2004 espère lancer à terme des vols commerciaux dans l’espace, à 250 000 dollars le billet, la navette étant conçue pour emporter 6 passagers. Quelque 600 clients auraient déjà confirmé leur réservation selon l’entreprise.

    La Tribune, 22 mai et Air-Journal, 23 mai
  • Espace
    L’ESA va expérimenter un système de parachutes pour atterrir sur Mars en juin
    Alors que le décollage d'ExoMars a finalement été reporté à 2022, l’Agence spatiale européenne (ESA) a fait un point d’étape vendredi 21 mai plutôt rassurant sur ses travaux. « Une série d'essais d'extraction à grande vitesse au sol confirme qu'un nouveau système amélioré de parachute et de sac est prêt pour un essai de largage en haute altitude au début du mois de juin », annonce l’ESA. Le test vise à larguer une réplique d’un module de descente à 29 kilomètres d’altitude depuis un ballon stratosphérique. Le succès de la mission ExoMars dépend en grande partie du bon fonctionnement des parachutes.

    L’Usine Nouvelle, 21 mai
  • Espace
    L'Agence spatiale européenne lance un concours pour baptiser sa prochaine mission solaire
    Le futur satellite de l’ESA sera placé de façon à observer une partie du soleil invisible depuis la Terre afin d’anticiper « les flux hautement énergétiques (émis par le soleil) amenant d’énormes quantités de rayonnements, d’énergie et de particules chargées qui déforment et perturbent considérablement le champ magnétique protecteur de la Terre et la haute atmosphère, et présentent un risque d’irradiation pour les astronautes ». Les propositions de nom peuvent être soumises jusqu'au 17 octobre 2021.

    L’Usine Nouvelle, 23 mai
  • Espace
    Le rover Zhurong chinois roule sur le sol martien
    Equipé d'instruments scientifiques et d'une caméra à haute résolution qui lui permettront d'étudier le sol et l'atmosphère, le robot à propulsion solaire explorera la planète et recherchera des traces de vie microbienne ancienne. La Chine est devenue ainsi, le 22 mai, la première nation à placer sur orbite, déposer et déployer un véhicule lors de sa première mission vers Mars.

    L’Usine Nouvelle, 22 mai

Industrie
  • Industrie
    Airbus débute l’assemblage du premier A321XLR
    Le fournisseur Premium AEROTEC a livré en mai le premier réservoir central arrière « Rear Centre Tank » (RCT) entièrement équipé à l’usine d’assemblage de Hanovre. Spécifique à l’appareil, il peut contenir jusqu’à 13 100 litres, soit plus de carburant que plusieurs réservoirs centraux supplémentaires (Additional Centre Tanks, ACT) utilisés jusqu’ici sur les monocouloirs de la famille d’avions A321, selon Airbus. En parallèle, l’assemblage structurel de la section 15 a démarré mi-avril avec l’intégration des coques du fournisseur RUAG, du caisson de voilure central (Center Wing Box) en provenance de l’usine d’Airbus de Nantes et du module poutre de quille et bride arrière fournis par Premium AEROTEC. « C’est une étape majeure pour le programme A321XLR (…). Nous sommes sur la bonne voie avec notre planification. La ligne pilote dédiée à l’A321XLR est prête et en attente pour opérer les phases d’assemblage du premier avion d’essai en vol, jusqu’à la mise en service », a déclaré Martin Schnoor, responsable du programme A321 XLR Program Development Airframe.

    Air-Journal, 22 mai
  • Industrie
    Abandon du projet d’avion supersonique Aerion AS2
    La société Aerion Supersonic a annoncé le vendredi 21 mai qu'elle « prenait les mesures nécessaires pour prendre en compte un environnement financier qui a rendu extrêmement difficile la finalisation des nouvelles tranches d'injections de capitaux qui étaient prévues et nécessaires pour commencer la production du jet supersonique AS2 ». Elle concevait depuis près de vingt ans un projet d’avion d’affaires supersoniques pour 12 passagers et revendiquait un carnet de commandes supérieur à 11 milliards de dollars. L’appareil visait une vitesse supérieure à Mach 1,4 et une autonomie de 7 780 kilomètres.

    Air & Cosmos, 24 mai et Aerobuzz, 23 mai
  • Industrie
    Le site Airbus de Saint-Éloi fête son centenaire
    A l’occasion du centenaire du site de Saint-Eloi, Airbus organise une exposition photo du 21 mai au 9 juillet, place du Marché aux Cochons, à Toulouse. A Saint-Eloi, Airbus développe et fabrique des mâts réacteurs ainsi que des pièces de nacelles en titane. D'Émile Dewoitine à l’avion à hydrogène, de la fonderie à la réalité augmentée, l’exposition retrace un siècle d’évolutions et d’innovations de procédés industriels. « C’est une entreprise modèle pour beaucoup d’autres entreprises qui viennent régulièrement visiter le site », assure le groupe.

    L’Usine Nouvelle, 24 mai

Innovation
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    Les premiers taxis volants pourraient entrer en service dès 2024 en Europe
    « Je pense que l'utilisation commerciale des taxis (aériens) peut commencer en 2024 ou 2025 », a déclaré Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). L’agence évalue le marché à 4,2 milliards d'euros en Europe d'ici 2030, et devrait créer 90 000 emplois. L’Europe concentrerait 31% du marché mondial et selon une étude de l’agence 71% des personnes interrogées dans six zones urbaines se disent intéressées par l'utilisation de taxis aériens ou de services de livraison, voire les deux. Mais une majorité des personnes interrogées s’inquiétaient aussi des conséquences sur les oiseaux et les insectes et de la cybersécurité.

    L’Usine Nouvelle, 23 mai