Synthèse de presse

Espace
  • Espace
    23 dirigeants de la filière spatiale française lancent la coalition SpacEarth Initiative, qui vise à promouvoir les apports du spatial, « au service de la vie sur Terre »
    23 industriels de la filière spatiale française, maîtres d’œuvre, équipementiers et startups, s’expriment dans La Tribune, attirant l’attention sur l’impact crucial de l'espace, au quotidien, pour les citoyens. « Avec les transitions sociétales et environnementales à l'œuvre, nous avons plus que jamais besoin de l'espace. Qui sait en effet que la moitié des mesures utilisées pour prévoir les évolutions du climat viennent des satellites ? », interrogent-ils, soulignant que « chacun d'entre nous utilise près de 40 satellites dans son quotidien ». Les dirigeants de la filière ont travaillé au sein du GIFAS pendant plusieurs mois pour définir le projet commun SpacEarth Initiative. Appelant à « être fiers de notre filière stratégique », ils soulignent l’excellence industrielle, les « compétences, implantées essentiellement en France et en Europe », et la « très forte compétitivité » de la filière française. « Nous pouvons renforcer notre position de leader au niveau international mais surtout imposer notre approche centrée sur les besoins sur Terre », déclarent-ils, insistant sur la nécessité, pour les pays de l’Union européenne, d’avancer de concert dans le secteur spatial : « nous ne pouvons pas agir seuls : une vision à long terme et partagée des décideurs européens est essentielle ». Se félicitant de la place accordée au spatial par le plan France 2030, ils appellent à concrétiser les objectifs fixés, notamment en matière de lancement, de satellites et de traitement de la donnée, « les trois étant consubstantiels ». La présidence française de l'Union européenne en 2022 et la tenue de la conférence ministérielle de l'Agence Spatiale Européenne en octobre « constituent deux moments clés à ne pas manquer ; des décisions déterminantes y seront prises pour les décennies à venir. Pour notre avenir à tous, et pour assurer notre indépendance, ne ratons pas ces rendez-vous », conclut le texte. Les dirigeants d’Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, ArianeGroup, Dassault Aviation, Safran, Sodern, Hemeria, Air Liquide, CS Group, Groupe ADF, Axon’Cable, Lynred, Radiall, Soditech, Comat, Sophia Engineering, Sereme, Latécoère, Eiffage Energie Systems-Clemessy, SpaceAble, AddUp, Venture Orbital Systems et ThrustMe, maîtres d’œuvre, équipementiers et startups, sont signataires.

    La Tribune du 9 décembre
  • Espace
    L’Europe attribue un contrat d'étude à un consortium de startups pour « une constellation européenne haut débit innovante »
    Un consortium composé de 22 entreprises issues de huit pays, mené par la startup bretonne Unseenlabs et le cabinet de consultants Euroconsult, a été sélectionné par la Commission européenne pour réaliser une étude de concept visant « à exploiter de nouvelles idées pour une constellation européenne haut débit innovante ». Baptisé « New Symphonie », ce consortium a remporté un contrat pour une étude de six mois dont le montant s'élève à 1,4 M€. Cette étude vise à recueillir « des idées innovantes » pour contribuer à la création d'un système spatial global européen de connectivité sécurisée. Lors du Paris Air Forum, organisé en juin dernier par La Tribune, le commissaire européen Thierry Breton avait confirmé sa volonté de lancer « une constellation de connectivité spatiale multi-orbitale pour offrir à l'ensemble du continent une infrastructure de connectivité mettant fin aux zones blanches, et pour assurer une redondance avec le réseau terrestre », avec aussi pour objectif de « projeter l'Europe sur le cryptage quantique des communications, avec des applications civiles et militaires », et « de ne pas dépendre d'infrastructures non-européennes ». « La création d'un leadership européen dans le secteur du New Space requiert d'une part la collaboration d'entreprises innovantes entre elles, et d'autre part la confiance des institutions dans la capacité d'innovation de ces PME européennes. Ce projet réunit ces conditions », ont déclaré Clément et Jonathan Galic, cofondateurs et respectivement CEO et CTO d'Unseenlabs.

    La Tribune du 9 décembre
  • Espace
    Comment la Russie entend retrouver sa place dans le tourisme spatial
    Le départ pour l'ISS, mercredi 8 novembre, du milliardaire japonais Yusaku Maezawa, et de son assistant Yozo Hirano, marque le retour de l’agence spatiale russe Roscosmos dans le tourisme orbital, observent Les Echos. En 2020, avec la mise en service des lanceurs SpaceX, la Russie a perdu son monopole des vols habités vers l'ISS, rappelle le quotidien. Elle manifeste sa volonté de revenir dans l’arène : en octobre dernier, Roscosmos avait déjà envoyé un réalisateur et une actrice à bord de l'ISS pour y tourner le premier film long-métrage de l'histoire en orbite, avant un projet concurrent de l’acteur américain Tom Cruise. L'agence spatiale russe a aussi indiqué qu'elle emmènerait davantage de touristes lors de ses missions vers l'ISS, et prévoit d'organiser une sortie extra-véhiculaire dans l'espace.

    Les Echos du 9 décembre
  • Espace
    Le ravitaillement en carburant du télescope spatial James Webb est achevé
    Le télescope spatial James Webb a été alimenté en carburant, avant son lancement prévu le 22 décembre prochain, depuis la Guyane française, par un lanceur Ariane 5 d’Arianespace. Le ravitaillement aura duré une dizaine de jours. Le carburant versé par les ergoliers du Centre Spatial Guyanais dans les réservoirs du télescope James Webb (qui pèse 6,5 tonnes au décollage) serviront à corriger la trajectoire du télescope après sa séparation avec le lanceur, puis maintenir son orbite sur le point de Lagrange L2, à 1,15 million de km de la Terre, précise Air & Cosmos.

    Air & Cosmos du 9 décembre

Défense
  • Défense
    Financement des industries de défense : des députés français déposent une résolution alertant sur les projets de « taxonomie » et d’« écolabel » de l’Union européenne
    Mercredi 8 décembre, les députés En marche! et LR ont déposé en commission des Affaires étrangères et européennes, à l’Assemblée nationale, une résolution commune pour alerter sur les projets de « taxonomie » et d’« écolabel » portés par l’Union européenne. Ces projets ont pour objectif la notation des secteurs économiques en fonction de leur impact environnemental et de leur compatibilité avec les projets politiques de réduction des émissions de CO2. Une intention qui risque par ricochet de compromettre l’activité des industries de défense, alertent les députés. A la veille du début de la présidence française de l’UE, ils demandent au gouvernement « de peser de tout son poids » pour défendre auprès des institutions européennes les intérêts des industries de défense française et européenne. « L’outil fonctionnant de manière binaire - soit l’activité est complètement verte, soit elle ne l’est pas du tout -, l’exclusion d’une activité de la taxonomie a un effet potentiel désastreux sur le financement du secteur en cause », écrivent les élus. Les grands groupes devraient peu en souffrir, mais les PME pourraient être fragilisées. Or « la vigueur de notre base industrielle et technologique de défense (BITD) constitue une condition sine qua non de notre autonomie stratégique, et, in fine, de notre souveraineté », souligne la résolution. « La capacité de financement des entreprises de la BITD joue un rôle déterminant : un affaiblissement de cette capacité conduirait à leur disparition progressive et à la prise de contrôle par des acteurs étrangers de nos actifs et compétences stratégiques, menaçant directement notre souveraineté », est-il précisé. Le Figaro rappelle les propos tenus par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, dans un entretien accordé le 3 décembre au quotidien : « La Commission européenne ne doit pas se tromper de combat. Elle ne doit pas confondre la transition énergétique, l’effort en faveur de l’environnement et le verdissement de l’industrie - des politiques que nous soutenons - avec le refus de soutenir l’énergie nucléaire civile, qui est décarbonée, et l’industrie de défense, qui est gage de souveraineté », a-t-il déclaré.

    Le Figaro du 9 décembre
  • Défense
    Nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne : des conséquences pour la défense européenne ?
    L’Usine Nouvelle relève que les trois partis formant le nouveau gouvernement allemand affirment dans leur contrat de coalition vouloir promouvoir une « politique offensive de désarmement ». Le contrat de coalition signé entre les trois partis allemands, socio-démocrates, écologistes et libéraux, ne fait pas mention des programmes européens d’armement. Si l’idée d’une « coopération renforcée » entre l’UE et l’OTAN est bien présente, le terme « défense européenne » fait défaut, observe le magazine ; les partenaires promeuvent en revanche « une politique restrictive en matière d’exportations d’armes ». Le social-démocrate Olaf Scholz, élu chancelier mercredi 8 décembre par le Bundestag, doit rencontrer le Président de la République française le 10 décembre en visite officielle à l’Elysée, un rendez-vous lors duquel les deux dirigeants pourraient évoquer, notamment, le sujet de la défense européenne.

    L’Usine Nouvelle du 9 décembre

Industrie
  • Industrie
    Ce que la pépite technologique Orolia apportera à Safran
    L’Usine Nouvelle revient sur l’acquisition par Safran de la PME française Orolia, une pépite technologique qui permettra au groupe de se renforcer dans les secteurs militaire, spatial et civil, en se positionnant tout particulièrement le marché américain. Orolia « dispose de compétences qui lui permettent de cadencer un temps précis et stable, via des horloges atomiques, de le distribuer, le surveiller, et le conserver avec serveurs de temps, et enfin de modéliser les signaux, leur propagation et de développer des stratégies de surveillance par la simulation », relève L’Usine Nouvelle, qui résume : « Safran se posera en maître du temps alors que tous les systèmes interconnectés et communicants nécessitent une synchronisation précise ». Orolia est un des leaders mondiaux dans les solutions PNT (Positionnement / Navigation / Temps) Résilient, peu vulnérables au brouillage et au leurrage, qui renforcent la fiabilité, la performance et la sécurité d’opérations civiles, militaires et spatiales critiques, notamment dans des environnements GNSS (Système Global de Navigation par Satellites) altérés.

    L’Usine Nouvelle du 9 décembre
  • Industrie
    PME : Jean-Baptiste Lemoyne est nommé au Gouvernement en remplacement d'Alain Griset
    Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, reprend en plus les attributions d’Alain Griset auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Cette nomination intervient après la démission d'Alain Griset.

    Ensemble de la presse du 9 décembre
  • Industrie
    Airbus et Boeing s'attaquent au marché de l’aviation d'affaires
    Le Journal du Dimanche relève qu’Airbus et Boeing se positionnent sur le marché de l’aviation d’affaires, en plein essor, notamment suite à la crise sanitaire. En 2021, l'aviation d'affaires a vu le nombre de vols progresser de 54% par rapport à 2020 et affiche un niveau d'activité largement supérieur à 2019, selon les chiffres du Journal du Dimanche. Airbus a enregistré 12 commandes en 2020 et devrait faire aussi bien en 2021. Boeing Business Jets table aussi sur une croissance de 15 à 20% du marché ces dix-huit derniers mois, selon l’hebdomadaire.

    Le Journal de Dimanche du 8 décembre
  • Industrie
    A Châtellerault, Safran Aircraft Engines inaugure un nouvel atelier à la pointe de l'innovation
    Safran Aircraft Engines a inauguré, mardi 7 décembre, sur son site de Châtellerault (Vienne), un nouvel atelier de réparation pour les pièces de moteurs d’avion de forte puissance. Ce nouveau bâtiment de 1 500 m2, construit dans le prolongement des ateliers déjà existants, est dédié à la réparation de pièces de moteurs d'avions notamment long-courriers (Boeing, Airbus). Le groupe a investi 10 M€ dans ce projet, qui « place le site de Châtellerault dans l’usine 4.0, un univers tout connecté », comportant « une vingtaine de procédés industriels parmi les plus avancés », soulignent Jean-Paul Alary et François Planaud, respectivement président et directeur des activités support et services de Safran Aircraft Engines.

    La Nouvelle République et France Bleu du 9 décembre

Covid-19
  • Covid-19
    Variant Omicron : le trafic aérien reste stable
    Si le rebond de l'épidémie de Covid-19 a provisoirement interrompu la remontée du trafic aérien en Europe, le variant Omicron n'a pas provoqué, à ce stade, une vague d'annulation. Selon Eurocontrol, le nombre de vols en Europe en ce début de semaine était en retrait de 25,3% comparé à la même période de 2019, alors que l'écart s'était réduit à 18,8% à fin octobre. Selon le baromètre d'activité du cabinet d'analystes Citi, l'activité des low-cost et des compagnies traditionnelles est restée stable sur la première semaine de décembre, comparée à la dernière semaine de novembre. « Il est encore trop tôt pour mesurer l'impact des nouvelles restrictions », a souligné le directeur de l'Association du transport aérien international (IATA), Willie Walsh , lors d'un point presse ce mercredi. « Il n’y a pas de preuves que les restrictions de voyage servent à quelque chose. Ces mesures qui n’ont pas empêché la diffusion du variant Omicron n’ont pas atteint leur objectif », a-t-il affirmé, appelant les États à alléger ces mesures.

    Les Echos et Le Figaro du 9 décembre

Environnement
  • Environnement
    Le transport aérien pourrait-il pâtir des préoccupations environnementales ?
    Selon une étude du cabinet Roland Berger, publiée mardi 7 décembre, le nombre des déplacements en avion pourrait reculer de 20% une fois passée la crise sanitaire. L’étude a été réalisée auprès de 200 experts du transport aérien et de 7 000 voyageurs, rapporte Le Monde. « La demande sera différente, les passagers rechercheront des compagnies aériennes respectueuses de l’environnement », indique le cabinet Roland Berger. La montée en puissance des préoccupations écologiques devrait toutefois pousser au développement de l’utilisation des carburants décarbonés, les SAF (sustainable aviation fuels).

    Le Monde du 9 décembre