Synthèse de presse

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    La France et les Pays-Bas volent au secours d’Air France-KLM
    Les Etats français et néerlandais ont promis des aides massives pour sauver Air France-KLM, face aux conséquences de l'épidémie de coronavirus. Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé une enveloppe totale de 7 milliards d'euros pour la compagnie aérienne. Pour Air France, ces prêts se décomposeront en 4 milliards de prêts bancaires garantis à 90% par l'Etat et 3 milliards de prêt direct de l'Etat, a-t-il précisé. « Il faut sauver notre compagnie nationale », a-t-il ajouté, qualifiant ce plan d’« historique ». Il a en revanche souligné que la nationalisation de la compagnie n'était « pas à l'ordre du jour », alors que l'option avait pu être évoquée. Le ministre des Finances néerlandais Wopke Hoekstra a quant à lui promis 2 à 4 milliards d'euros d'aide publique pour KLM. Au total, le groupe aérien franco-néerlandais va pouvoir compter sur une enveloppe de 9 à 11 milliards d’euros. Les deux ministres ont publié peu après un communiqué commun pour assurer « partager la même priorité pour Air France-KLM », à savoir faire tendre « tous les efforts pour répondre à ce choc sans précédent ».

    Ensemble de la presse du 24 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Le PDG de Ryanair s’oppose aux aides aux compagnies aériennes nationales
    Michael O’Leary, le PDG de la compagnie low-cost irlandaise Ryanair, a fait savoir qu’il pourra intenter des poursuites judiciaires contre les compagnies aériennes « nationales » qui auront bénéficié d’aides d’Etat. Dans un courrier adressé le 24 avril à Margrethe Vestager, la commissaire européenne chargée de la concurrence, il déclare son opposition au « don arbitraire de milliards d’euros des pays de l’UE à leurs compagnies nationales inefficaces ». Toutefois, il ne referme pas les portes à des aides publiques, y compris pour Ryanair, si elles sont accordées sur la base du volume de trafic aérien que chaque compagnie aérienne fournit dans un pays donné. Si ce n’est pas le cas, Ryanair ira en justice. Et en cas de victoire, l’UE sera « forcée de prendre un virage embarrassant », prévient Michael O’Leary pour qui les aides d’Etat, prêts garantis et « autres avantages » devraient être équitablement répartis entre toutes les compagnies aériennes.

    Air-Journal du 25 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies aériennes américaines ont déjà reçu 12,4 milliards d’aides
    L'administration Trump a annoncé le 25 avril avoir déjà déboursé au total 12,4 milliards d'aides au profit de 93 compagnies aériennes afin de les aider à préserver les emplois. Le Trésor est chargé de répartir les 2 200 milliards de dollars du plan d'aide économique promulgué fin mars par Donald Trump. Il a par ailleurs souligné que les entreprises spécialisées dans le transport de fret recevant moins de 50 millions de dollars d'aides et que les sous-traitants du secteur aérien recevant moins de 37,5 millions de dollars d'aide n'auraient pas à apporter d'instruments financiers en échange.

    AFP du 26 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    L’appel au secours du PDG de Corsair
    Le fondateur et PDG de la  compagnie aérienne Corsair International, Pascal de Izaguirre, appelle l’Etat à soutenir tous les transporteurs français, faute de quoi le secteur pourrait ne pas survivre à la pandémie de Covid-19. Face à ce « véritable tsunami économique », le fait que l’Etat se soit engagé à soutenir Air France est « une bonne chose », estime-t-il. Mais qu’en sera-t-il « des autres petites compagnies et de l’ensemble du pavillon français », se demande le PDG, « subiront-elles le même sort qu’Aigle Azur ou XL Airways » ? Si Corsair venait à disparaître, il n’est pas sûr selon lui que la compagnie nationale « puisse absorber le volume de sièges laissés vacants ou les besoins des tour-opérateurs ». Les grandes gagnantes de la consolidation seraient « à coup sûr » les compagnies étrangères, British Airways et Lufthansa, « qui bénéficieront elles aussi d’un fort soutien de leurs Etats » pour sortir de la crise.

    Air-Journal du 27 avril 2020

Industrie
  • Industrie
    Boeing renonce à racheter la branche aviation civile d’Embraer
    Boeing a annoncé le 25 avril avoir renoncé à l’acquisition de la division aviation civile du constructeur aéronautique brésilien Embraer. « Au cours des derniers mois, nous avons eu des négociations productives mais finalement non couronnées de succès », a déclaré dans un communiqué Marc Allen, vice-président senior de Boeing, qui pilotait cette opération à 4,2 milliards de dollars (3,87 milliards d’euros) en négociation depuis deux ans. La transaction devait être finalisée le 24 avril mais Boeing a expliqué exercer son droit à ne pas exécuter l’accord estimant qu'« Embraer n’a pas satisfait les conditions nécessaires ».

    Air-Journal du 26 avril 2020
  • Industrie
    Les constructeurs d’avions misent sur le jumeau numérique
    L’Usine Nouvelle revient dans un article sur le développement des « jumeaux numériques » d’avions qui se développent chez les constructeurs. Ce concept est par exemple au cœur du contrat de maintenance Ravel, pour Rafale verticalisé, signé en mai 2019 entre Dassault Aviation et la Direction de la maintenance aéronautique du ministère des Armées, pour une durée de dix ans. L’avionneur met en œuvre le jumeau numérique pour l’ensemble des équipements des 152 Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale afin d’améliorer leur maintien en condition opérationnelle. Chez Airbus, qui a développé sa première maquette numérique complète d’un avion avec l’A350, mis en service en 2015, l’heure est également à l’extension du jumeau numérique à l’appareil productif. « Nous allons mettre en œuvre le premier jumeau numérique du process de fabrication d’ici à un an pour améliorer notre performance industrielle, notamment en anticipant les solutions en cas de perturbation grâce à des simulations », détaille Alain Tropis, le responsable du programme DDMS Airbus, qui vise à assurer la continuité digitale dans l’ensemble des activités du groupe.

    L’Usine Nouvelle du 24 avril 2020
  • Industrie
    Déconfinement : comment les entreprises se ravitaillent en masques
    Le Figaro consacre un article à la façon dont les entreprises gèrent l’approvisionnement en masques et en gel désinfectant pour accompagner le retour au travail des salariés à deux semaines de la fin du confinement. Certains grands groupes ont bénéficié du pont aérien entre la France et la Chine, comme Veolia ou Airbus entre son siège de Toulouse et Tianjin. Un A350-1000 fera un aller-retour par semaine, avec à son bord 4 millions de masques. Certaines TPE et PME se retrouvent néanmoins démunies. Pour les aider, plusieurs syndicats professionnels ont décidé de passer eux-mêmes commande. C’est le cas du GIFAS qui a pris à sa charge le coût du transport aérien. Un premier chargement d’un million de masques est arrivé de Chine : 800 000 sont actuellement distribués.

    Le Figaro du 26 avril 2020

Défense
  • Défense
    Eric Trappier : « L'achat des F18 et Eurofighter par l'Allemagne est plutôt une bonne chose pour la France »
    Pour le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier, également président du GIFAS, la décision de l’Allemagne d'acheter 93 avions de combat Eurofighter et 45 F18 américains est « paradoxalement plutôt une bonne chose pour la France. Au moins, l'Allemagne écarte le F35 », a-t-il le 23 avril expliqué lors d'une audition par la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale. Pour autant, pour diminuer la tendance des pays européens à acheter des équipements militaires américains, « il est nécessaire que l'on s'organise entre Européens. Il faut se poser la question du poids des Européens face aux Etats-Unis dans l’OTAN », a déclaré le président du GIFAS. En tant que président également de l'ASD (AeroSpace and Defence Industries Association of Europe), Eric Trappier a aussi fait part de ses inquiétudes sur l'avenir du Fonds européen de défense (FED). « L'Europe de la Défense ne semble pas la priorité de l'ensemble de nos partenaires. Il faut veiller à le préserver. Elle est notamment utile pour développer de nouvelles technologies et abonder les programmes qui sont définis par plusieurs États européens », a-t-il rappelé.

    La Tribune du 25 avril 2020
  • Défense
    Eric Trappier plaide pour l’instauration d’une préférence européenne en matière de défense
    Les présidents des organisations professionnelles de l’aéronautique, du naval militaire et de l’armement terrestre ont plaidé d’une seule voix afin que l’industrie de défense fasse partie des plans de relance en France, mais aussi en Europe, lors d’une audition devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Les États-Unis ont placé l’aéronautique et la défense au premier rang des industries stratégiques dans leur plan de relance. « Est-ce que l’Europe a un plan pour ces industries stratégiques ? Nous discutons avec Thierry Breton (commissaire européen au Marché intérieur, notamment en charge de la défense) afin que le budget de 13 milliards destiné au fonds européen de défense ne soit pas réduit dans le prochain budget de la Commission », souligne Éric Trappier. Le président du GIFAS appelle aussi à la reprise et à la réussite des coopérations européennes et à l’instauration d’une préférence européenne en matière d’achat de matériels militaires.

    Le Figaro du 24 avril 2020
  • Défense
    Les budgets de défense ont retrouvé leur niveau de 2009
    En 2019, les dépenses militaires mondiales ont retrouvé, avec 1 553 milliards de dollars leur niveau d’avant la crise des subprimes de 2008-2009, soit 2,2 % du PNB mondial. Les crédits militaires auront mis dix ans pour remonter la pente mais après cette année record, la crise du Covid-19 va-t-elle entraîner une contraction des budgets de défense ? se demande Le Figaro. « En extrapolant, on peut penser que l’impact sera encore plus fort puisque la pandémie entraînera une crise économique plus profonde que la crise des subprime », avance Lucie Béraud-Sudreau, directrice du programme d’armement et des dépenses militaires au sein du Sipri, qui relève que plusieurs pays ont déjà coupé dans le budget des armées, à l’instar de la Corée du Sud ou de la Thaïlande. Mais en Europe, « l’armement pourrait faire partie des plans de relance de l’économie. L’injection de crédits militaires est un moyen de générer de l’emploi et de l’activité », ajoute Lucie Béraud-Sudreau.

    Le Figaro du 26 avril 2020

Espace
  • Espace
    Le chantier d'Ariane 6 en Guyane devrait redémarrer à la mi-mai
    Le chantier de la zone de lancement de la future Ariane 6 à Kourou, en Guyane française, à l'arrêt depuis le début du confinement contre le coronavirus, devrait redémarrer à la mi-mai, a indiqué le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Jean-Yves Le Gall. Des mesures particulières seront prises (port du masque, distances de sécurité) pour cette reprise, qui concerne environ 300 personnes, dont 200 sont retournées en métropole quand le chantier s'est arrêté. L’arrêt du chantier, le 16 mars, « ne nous a pas interdit, au niveau des bureaux d'études, de réfléchir à la façon de compresser les opérations pour que in fine, le retard sur le pas de tir soit inférieur à deux mois et demi », a détaillé Jean-Yves Le Gall. Initialement, les travaux pour Ariane 6 devaient être achevés à l'été 2020 pour que débutent les essais combinés, puis le vol inaugural à la fin de l’année 2020 de ce nouveau lanceur européen.

    AFP du 26 avril 2020
  • Espace
    Une première carte géologique complète de la Lune
    L’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS) a annoncé la semaine dernière avoir achevé, au terme de décennies de travail, la toute première carte géologique complète de la Lune. La carte s’appuie notamment sur les données topographiques du satellite américain Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), en orbite autour de la Lune depuis 2009. Son altimètre laser Lola a pu mesurer l’altitude des reliefs lunaires, les pentes et la rugosité du sol, notamment aux pôles nord et sud. La carte servira de référence pour la communauté scientifique, et sera précieuse pour préparer les futures missions habitées vers la Lune.

    Libération du 25 avril 2020
  • Espace
    La sonde européenne Juice a reçu ses moteurs
    Deux ans avant son décollage, la sonde européenne Juice vient de recevoir ses moteurs, à savoir deux réservoirs d’ergols en titane pour embarquer le carburant, le moteur principal de 400N qui sera utilisé pour l’injection sur l’orbite de Jupiter et 20 petits propulseurs pour ajuster la trajectoire, détaille ArianeGroup, qui a développé le système de propulsion. Le lancement est prévu pour juin 2022. Juice voyagera pendant plus de sept ans avant d’atteindre Jupiter, dont elle étudiera les lunes glacées : Callisto, Ganymède et Europe.

    Libération du 25 avril 2020
  • Espace
    Le télescope spatial Hubble a fêté ses 30 ans
    Lancé le 24 avril 1990, le télescope spatial Hubble a fêté vendredi dernier ses trente ans. « Hubble a été lancé sur la navette spatiale Discovery avec un équipage de cinq astronautes, rappelle dans un communiqué l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a une participation importante dans le télescope américain. Déployé en orbite terrestre basse le lendemain, le télescope a ouvert nos yeux sur le cosmos et transformé notre savoir commun sur l’univers ».

    Libération du 25 avril 2020

Emploi
  • Emploi
    Comment devenir contrôleur aérien
    Dans un article, Air & Cosmos détaille les moyens les plus simples pour devenir aiguilleur du ciel. Il existe ainsi une filière militaire : l’armée de l’Air et la marine nationale recrutent des contrôleurs aériens. Les conditions sont les suivantes : être âgé de moins de 30 ans, avoir le baccalauréat et signer un contrat initial de 6 ans au grade de sous-officier. Par ailleurs, deux concours existent au niveau de l’Ecole nationale d’aviation civile (ENAC), au niveau baccalauréat et après deux ans d’étude, pour obtenir le niveau de TSEEAC (Technicien Supérieur des Etudes et d'Exploitation de l'Aviation Civile).

    Air & Cosmos du 24 avril 2020

Environnement
  • Environnement
    Eric Trappier évoque la création d’une prime à la casse pour les avions polluants
    En contrepartie d’un plan d’aide publique de 7 milliards d’euros, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a assigné un objectif à la compagnie aérienne Air France : « devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement ». Air France a déjà prévu de renouveler une partie de sa flotte d’ici à 2022, en sortant ses vieux A340 et ses A380 ainsi que ses A318 et A319, remplacés respectivement par des A350 et des A220, des modèles récents, moins gourmands en carburant, donc moins polluants. Comment accélérer ce processus ? « Pourquoi ne pas lancer une prime à la casse pour les compagnies aériennes, sur le modèle de celles décidées par le passé pour l’automobile ? », a suggéré Éric Trappier, président du GIFAS, la semaine dernière. Une telle prime inciterait ainsi les compagnies à moderniser leur flotte avec des modèles plus « éco friendly ».

    Le Figaro du 26 avril 2020