Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Les industries aérospatiales française et allemande appellent à un plan de relance fort, au niveau européen
    Le GIFAS et son équivalent allemand le BDLI (German Aerospace Industries Association) ont tenu en commun, ce mercredi, le Bureau de leurs Conseils d’Administration respectifs, présidés par Eric Trappier, Président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, et Dirk Hoke, Président du BDLI et CEO d’Airbus Defence & Space. Les deux associations ont souligné les excellentes relations de coopération industrielle existant entre la France et l'Allemagne, et ont rappelé l’interaction et l’interdépendance en de nombreux domaines civils ou militaires, et le rôle majeur que les deux pays jouent dans l’Europe de l’aéronautique, de la défense et de l’espace. «Ensemble, nous étions forts avant la crise et nous partageons l’idée qu’il faudra que nous soyons forts après la crise pour faire face à la concurrence mondiale», a souligné Eric Trappier lors de la conférence de presse qui a fait suite à la réunion. Les Présidents du GIFAS et du BDLI appellent d’une même voix et d’une façon urgente à un plan de relance européen ambitieux en faveur de l’aéronautique civile, pour préserver l’avenir et soutenir les efforts conjoints de la profession en faveur de l’innovation et d’une aviation responsable, intégrant les enjeux liés à l’environnement. Ils demandent également un soutien fort au niveau européen aux domaines de la défense et de l’espace, au moment où les enjeux budgétaires et de souveraineté sont cruciaux. «La France et l'Allemagne sont deux pays à l'origine de coopérations remarquables de l’aéronautique et de l’espace européens. Cette crise constitue l’opportunité de réaffirmer l'engagement fort de nos industries dans les domaines de l'aéronautique civile, de la défense et de l'espace, engagements dont les réalisations sont au cœur depuis plusieurs décennies de la construction européenne. Nous avons besoin du soutien de l’Europe», a déclaré Eric Trappier, Président du GIFAS. «La France et l'Allemagne coopèrent dans l'aéronautique et l’espace plus que tout autre pays au monde. Forts de ces succès, face à cette crise du coronavirus, nous envoyons un message fort aux décideurs politiques européens, à l'industrie et au grand public en général : un soutien appuyé de notre industrie est indispensable pour poursuivre ensemble la construction d’une Europe plus forte», a déclaré Dirk Hoke, le Président du BDLI.

    Ensemble de la presse du 14 mai
  • Industrie
    Geoffroy Roux de Bézieux plaide pour un soutien à la compétitivité des entreprises
    Dans un entretien accordé au Monde, Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF, plaide pour un plan de relance «massif» de la part du gouvernement, passant par un soutien à la compétitivité des entreprises. «La souveraineté économique n’est plus un gros mot au MEDEF. Cette crise a montré qu’on est parfois allé trop loin dans certains secteurs stratégiques, et à l’intérieur même des entreprises. Cela a un coût : un masque produit en France sera plus cher que son équivalent en Chine», estime-t-il notamment. Le dirigeant invite par ailleurs le gouvernement à «maintenir en l’état le dispositif de chômage partiel jusqu’à l’été», et souligne : «nous considérons que l’urgence climatique n’a pas disparu avec la crise. D’où l’idée d’appliquer une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne. Car, dans beaucoup de métiers, produire sans carbone coûte plus cher».

    Le Monde du 14 mai
  • Industrie
    Crise sanitaire : le gouvernement souhaite faciliter le prêt de main d'oeuvre
    Un assouplissement du prêt de main d'oeuvre, ainsi que de l'utilisation des CDD et de l'intérim, figure au programme du projet de loi autorisant le gouvernement à prendre une nouvelle série d'ordonnances pour faire face aux conséquences de l'épidémie de Covid-19. Le projet de loi, en discussion à l'Assemblée Nationale à partir de ce jeudi, planifie une adaptation des «conditions et modalités du prêt de main d'oeuvre» valable jusqu'au 31 décembre 2020.

    Les Echos du 14 mai

Défense
  • Défense
    La défense, facteur de stabilité pour l’aéronautique et pour l’Europe
    Lors de la conférence de presse tenue mercredi par Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, et Dirk Hoke, président du BDLI et CEO d’Airbus Defence and Space, à la suite de la réunion commune des bureaux de leur conseil d’administration, les deux dirigeants ont mis en avant l’opportunité que représente la défense pour le secteur aéronautique, et l’importance de conserver les capacités dans ce domaine stratégique. «Ce serait une grave erreur de réduire les dépenses du secteur de la défense. C’est un facteur de stabilité qui ne doit pas être sous-estimé», a souligné Dirk Hoke. Au sujet du programme SCAF, Eric Trappier a déclaré : «Ce programme est un défi. Les industriels ont commencé à travailler. Nous avons besoin d’une vision à long terme et de contrats pour atteindre la première échéance d’un démonstrateur en 2026». Concernant le budget du fonds européen de défense, M. Trappier a averti : «Ce serait un mauvais signe pour la construction et l’autonomie stratégique de l’Europe si ce budget était coupé».

    L’Usine Nouvelle et Les Echos du 14 mai
  • Défense
    Boeing : deux contrats pour plus de deux milliards de dollars
    Selon une annonce du Pentagone mercredi, Boeing a obtenu deux contrats pour un total de plus de 2 milliards de dollars afin de livrer plus de 1 000 missiles sol-air et antinavires. Un premier contrat de 1,972 milliard de dollars porte sur la modernisation du missile de croisière SLAM ER de Boeing Defense, ainsi que sur la livraison de 650 exemplaires «en soutien au gouvernement d'Arabie Saoudite», précise le Pentagone dans le document qui annonce quotidiennement les contrats passés par le ministère de la Défense. Le contrat doit être complété en décembre 2028. Le SLAM ER est un missile de croisière air-sol guidé par GPS d'une portée maximale de 155 miles nautiques (environ 290 kilomètres). Le Pentagone a aussi annoncé un contrat de près de 660 millions de dollars pour livrer une nouvelle version du missile antinavires Harpoon, dit Block II, dont plus de 400 à l'Arabie saoudite. D'autres seront livrés au Brésil, aux Pays-Bas, au Japon, à la Thaïlande, à la Corée du Sud, au Qatar et à l'Inde. Dans un communiqué séparé, Boeing, qui estime lui les contrats à 3,1 milliards de dollars au total, affirme que ces derniers vont permettre d'assurer la poursuite de la production du Harpoon jusqu'à la fin 2026, et permettre de redémarrer la chaîne de production du SLAM ER. Le constructeur précise qu'il a livré son dernier missile de ce type en 2008.

    Le Figaro du 14 mai

Espace
  • Espace
    Airbus Defence and Space : tests acoustiques pour le Sentinel-6A
    Le satellite d'observation de la Terre Sentinel-6A, le dernier satellite du programme européen d'environnement et de sécurité Copernicus, subit actuellement des tests acoustiques simulant le décollage, dans une chambre réverbérante de 100 m2 équipée d’immenses haut-parleurs, au Centre d'essais spatiaux d'IABG (Industrieanlagen-Betriebsgesellschaft mbH) à Ottobrunn, près de Munich. Les tests simulent l'impact sonore auquel le satellite sera exposé lors du lancement. Les deux satellites Sentinel-6 du programme européen Copernicus pour l'environnement et la sécurité ont été développés sous la direction d'Airbus Defence and Space. Sentinel-6 fait partie de la famille des missions satellitaires Copernicus, mais il est également le fruit d'une coopération internationale entre l'ESA, la NASA, la NOAA et EUMETSAT, précise Airbus Defence and Space dans un communiqué. À partir de novembre 2020, Sentinel-6A sera le premier des deux satellites Sentinel-6 à poursuivre la collecte de mesures satellitaires de la surface des océans, une tâche qui a débuté en 1992. Sentinel-6B devrait suivre en 2025. «Sentinel-6 s'appuie sur l'héritage des satellites de topographie océanique de la série Jason et des missions CryoSat-2 et Sentinel-2 de l'ESA, ainsi que sur GRACE, qui ont été fabriqués sous la direction industrielle d'Airbus», détaille Airbus Defence and Space.

    Air & Cosmos du 14 mai
  • Espace
    Le vol inaugural d’Ariane 6 est repoussé à 2021
    Des retards ont été pris qui rendent très probables le décalage à 2021 du premier vol, prévu fin 2020, du lanceur Ariane 6. «La pandémie a entraîné des perturbations, liées à la mise en place d’une nouvelle organisation du travail en Europe et en Guyane, afin de respecter les gestes barrières et la distanciation sociale, ce qui génère des retards que nous allons essayer de rattraper ainsi qu’une perte d’efficacité et des surcoûts», explique André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup, dans un entretien au Figaro. Le pas de tir devait être prêt à l’été 2020 afin que commencent les tests combinés entre Ariane 6 et les nouvelles installations. Il est peu probable que ce calendrier soit tenu, en raison des deux mois et demi d’arrêt du chantier. «Nous n’avions pas de retard avéré avant la crise du Covid-19 mais nous avions peu de marge. Il est désormais très probable que le premier vol d’Ariane 6 soit décalé à l’année 2021», souligne André-Hubert Roussel. C'est à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) qu'il reviendra de modifier le calendrier et de chiffrer les surcoûts, lors de son prochain conseil, prévu du 23 au 24 juin. «Il est crucial que le plan de relance européen comporte un volet spatial afin de protéger les compétences européennes et les fournisseurs d’ArianeGroup. Nous avons plus que jamais besoin d’une demande institutionnelle renforcée alors que les signaux d’une faiblesse durable du marché commercial et export se multiplient», déclare André-Hubert Roussel, qui relève également : «il y aurait une logique à consolider l’industrie afin d’être plus fort face à la concurrence mondiale». Ariane fait vivre plus de 600 PME et 200 autres dans la défense, rappelle Le Figaro.

    Le Figaro du 14 mai

Environnement
  • Environnement
    Pour Carole Delga, «La France doit être leader pour construire l’avion vert»
    Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, s'exprime dans une tribune publiée par Le Figaro. «Nous aurons toujours besoin d’avions. Des avions plus verts, plus légers avec une part toujours plus importante de biocarburants durables, électriques certainement demain, hybrides peut-être après-demain, et même hydrogènes. Des avions moins consommateurs d’énergie, moins émetteurs de CO2», déclare-t-elle notamment, appelant à «un volontarisme politique plus fort», et notamment à «décider rapidement de nouveaux moyens pour la recherche et le développement que notre pays avait peu à peu restreints, redonner un nouveau souffle à ce partenariat inédit public-privé qui a permis de développer cette industrie de pointe et d’irriguer en emplois et donc en développement, tant de territoires». Il s'agit d'une «ambition cruciale pour l’avenir de notre pays et la stabilité en Europe», estime-t-elle.

    Le Figaro du 14 mai

international
  • international
    Boeing : 209 annulations en avril
    Pour la deuxième fois depuis le début de l’année, Boeing n’a enregistré aucune commande d’avions commerciaux en avril, et 209 avions ont disparu de son carnet de commandes, dont 207 de la famille B737 MAX, rapporte Air Journal. Seulement six appareils ont été remis à leurs clients, en partie pour cause de suspension de la production. Le CEO du groupe, David Calhoun, a par ailleurs estimé, au cours d'une interview accordée à la chaîne NBC, «fort probable» la faillite d'un des grands transporteurs aériens américains suite à l'impact de la pandémie de Covid-19.

    Air Journal du 13 mai

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Le trafic aérien amorce une reprise
    Après douze semaines de baisse, le trafic aérien commence à donner des signes de reprise, dans le monde et en Europe. Pour la deuxième semaine consécutive, l'offre mondiale, exprimée en nombre de sièges proposés dans les systèmes de réservation, a augmenté de 2% comparée à la semaine précédente, selon les données d'OAG, soit 600 000 sièges de plus. L'augmentation devrait se poursuivre et s'amplifier dans les prochaines semaines, avec 42,3 millions de sièges prévus la semaine prochaine et des «poches de croissance» plus fortes sur certains marchés, notamment en Asie, rapportent Les Echos. En Europe, Air France-KLM espère remonter à 10% de son niveau d'avant crise en juin et 20% en juillet, Lufthansa prévoit d'offrir 106 destinations début juin, et Ryanair prévoit, quant à elle, d'assurer 40% de son programme à compter du 1er juillet. Selon les dernières prévisions d'IATA, le retour du trafic aérien à son niveau d'avant crise n'interviendra pas avant 2023. IATA prévoit 76% du trafic en 2021, dans le meilleur scénario, et 66% dans le moins bon.

    Les Echos du 14 mai
  • Aviation Commerciale
    La ministre des Outre-mer promet un «accompagnement» pour les transporteurs du Pacifique
    La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, interrogée mardi à l’Assemblée nationale sur ce que l’Etat pouvait faire pour venir en aide aux transporteurs du Pacifique, en l’occurrence Aircalin en Nouvelle Calédonie et Air Tahiti Nui à Papeete, a promis que le gouvernement les «accompagnera». La faillite de ces compagnies «constituerait un désastre économique et social», a expliqué le député Paul Christophe, soulignant qu’elles assuraient «quasiment seules la desserte et le désenclavement» de Nouvelle Calédonie et de Polynésie. Au-delà d’Air France qui a reçu une aide d’Etat à hauteur de 7 milliards d’euros, «nous accompagnerons les autres compagnies aériennes», a répondu la ministre.

    Air Journal du 14 mai
  • Aviation Commerciale
    Très forte hausse de l'activité fret à Paris-Vatry
    L'aéroport de Paris-Vatry (Marne) a été choisi en mars pour réceptionner une grande partie du matériel sanitaire commandé notamment par l'État dans le cadre d'un «pont aérien» mis en place avec la Chine. «Cette crise touche l'aéroport de manière paradoxale, avec d'un côté un arrêt complet des vols passagers, et de l'autre une explosion des vols charter de fret», explique Christian Bruyen, président LR du conseil départemental et président de l’aéroport. «En avril, nous avons traité 1 760 tonnes de fret, soit un total cumulé depuis le début de l'année de 4 250 tonnes. Nous avons déjà dépassé le volume annuel 2019 (soit 2 869 tonnes)», précise-t-il.

    Le Journal de l'Aviation du 14 mai