Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Ratier-Figeac souhaite rapatrier en France la fabrication de pièces pour ses hélices
    L'équipementier Ratier-Figeac (Lot), filiale de Collins Aerospace, a été retenu en juillet dans le cadre du programme France Relance pour deux projets. Le premier vise à rapatrier dans le Lot la fabrication de pièces complexes nécessaires à la confection des hélices que l'équipementier achetait jusqu'ici auprès de fournisseurs en dehors de l'Europe. « Nous allons investir six millions d'euros dans ce projet pour lequel nous avons reçu un soutien de la part de France Relance à hauteur de 1,5 million d'euros. Pour rapatrier la production, nous devons acheter une nouvelle machine à usinage et moderniser une partie de notre usine. Mais cette opération représente des bénéfices multiples : l'acquisition de certaines technologies de fabrication pour des pièces critiques, la maîtrise de nos produits et de notre chaîne logistique, mais aussi la création d'activité et d'emplois en Occitanie sur le site de Figeac », explique Jean-François Chanut, président de Ratier-Figeac. Le deuxième projet soutenu par France Relance vise à créer une ligne pilote dédiée au traitement de surface pour se conformer à la nouvelle réglementation européenne Reach (qui vise à remplacer dans l'industrie certaines substances chimiques toxiques). Ratier-Figeac a reçu une aide de 330 000 euros pour ce programme. Le groupe espère avec ces deux projets créer une centaine d'emplois dans le Lot dans les prochaines années.

    La Tribune du 27 août
  • Industrie
    Les entreprises préparent la rentrée et la fin des aides d’urgence
    Lors de la « Rencontre des entreprises de France » organisée par le MEDEF, qui s’est tenue du 24 au 26 août, sous le titre « A l’air Libre », différents défis pour la rentrée ont été abordés, concernant la santé des collaborateurs, le retour au bureau et l'institutionnalisation du télétravail, les tensions sur l'emploi et l'impératif de la lutte contre le réchauffement climatique, notamment. Le climat des affaires reste, en cette fin de vacances d’été, à un niveau très supérieur à celui d'avant la crise sanitaire. Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a évoqué la fin des aides d’urgence aux entreprises, annoncée pour mardi 31 août. « Le « quoi qu’il en coûte », nous en sommes déjà sortis, c’est fini », a-t-il assuré, « maintenant, nous sommes passés au sur-mesure ». Une réunion sur le sujet est prévue ce lundi 30 août à Bercy. « Nous regarderons ceux qui ont perdu du chiffre d’affaires pendant cette crise sanitaire, pendant ce mois de pass sanitaire, et nous aiderons ceux qui ont perdu de l’argent à cause des réglementations sanitaires », a promis le ministre, « mais pour le reste, que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’Etat ». Le Président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, a fait part de son soutien à la fin des aides généralisées au profit du sur-mesure : « il faut arrêter le « quoi qu’il en coûte », mais continuer à aider les secteurs qui en ont besoin, de manière pointilliste », a-t-il estimé. Olivier Dussopt, le Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics, s’est quant à lui exprimé dimanche 29 août sur Radio J : « Nous sommes prêts à aider les secteurs qui en ont véritablement besoin, avec un dispositif forcément transitoire, très sectoriel », a-t-il précisé. Par ailleurs, compte tenu d'une « perspective de croissance qui est à 6% en 2021 », le gouvernement « espère pour 2022 une croissance autour de 4% », a-t-il indiqué.

    Ensemble de la presse, 26 août, 30 août
  • Industrie
    Premier vol d’essai réussi pour le premier A220 d’Air France
    Le premier Airbus A220-300 d’Air France a effectué jeudi son premier vol d’essai à l’aéroport de Mirabel (Canada). Ce vol « production flight » représente un jalon essentiel avant le processus de livraison de l’Airbus A220. Il permet de s’assurer de la conformité de l’appareil et du bon fonctionnement de l’ensemble des systèmes en vol. L’entrée en service de l’appareil est programmée à la fin du mois de septembre. Air France a commandé 60 A220-300 embarquant 148 sièges pour remplacer ses Airbus A318 et A319 sur les réseaux courts et moyen-courriers. Selon Air France, l’A220 consomme 20% de carburant en moins que les avions qu’il remplace et son empreinte sonore est réduite de 34% par rapport à un avion de génération plus ancienne.

    L’Usine Nouvelle et Air Journal du 28 août
  • Industrie
    L'Airbus A380 continuera à voler durant les dix prochaines années
    Les trois derniers exemplaires de l’A380 commandés par Emirates seront livrés entre octobre et novembre prochain. Ces livraisons devraient être l'un des temps forts de l'exposition universelle qui ouvrira ses portes dans l'émirat de Dubaï le 1er octobre, ainsi que de son salon aéronautique, mi-novembre, relèvent Les Echos. Même si l'A380 ne figure plus dans le catalogue d'Airbus, plusieurs dizaines d'exemplaires continueront à voler pendant au moins cinq à dix ans. Plusieurs compagnies ont décidé de remettre en service leurs A380, dès cette année ou en 2022, notamment l’australienne Qantas, qui a annoncé jeudi 26 août son intention de refaire voler progressivement cinq de ses 12 appareils, au plus tard à l'été 2022. British Airways et Singapore Airlines ont également annoncé souhaiter conserver leurs A380.

    Les Echos du 26 août

Environnement
  • Environnement
    Le carburant d’aviation durable pourrait réduire les traînées de condensation
    Le Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR, Zentrum für Luft- und Raumfahrt) et la NASA ont mené conjointement une étude qui révèle que le carburant durable d'aviation permettrait de réduire les cristaux de glace qui forment les traînées de condensation. Un DC-8 de la NASA, suivi par un Falcon 20 du DLR, ont été utilisés pour les tests, qui ont débuté en 2015 et se sont poursuivis en 2018 avec un Airbus A320, lors d’une seconde campagne en vol depuis la base allemande de Ramstein, en Allemagne. Cinq carburants différents ont été testés. Les résultats de cette expérimentation, publiés dans la revue Nature, montrent que les carburants durables d’aviation peuvent produire de 50 à 70% en moins de traînées sous forme de cristaux de glace à l’altitude de croisière.

    Aerobuzz du 30 août

international
  • international
    L’Inde lève l’interdiction du Boeing 737 MAX
    L’Inde a annoncé jeudi 26 août qu’elle levait son interdiction de vol pour le Boeing 737 MAX. Les B737-8 et B737-9 MAX répondant aux nouvelles exigences de sécurité touchant à la fois aux équipements et aux logiciels, en particulier celles définies par l’Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) et l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), sont désormais en mesure de voler. Les Etats-Unis, l’Europe et les autres principaux pays du monde ont donné leur feu vert ces derniers mois à un retour de l’appareil dans le trafic aérien. La Chine, en revanche, maintient à ce jour son interdiction.

    L’Usine Nouvelle du 27 août

Espace
  • Espace
    Airbus mène une expérience de culture cellulaire en apesanteur
    Airbus a annoncé, jeudi 26 août, qu'il allait conduire, en collaboration avec l'Université de Zurich, une étude portant sur la culture cellulaire dans l'espace. Les deux partenaires vont tenter de cultiver des micro-tissus humains en apesanteur, à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Lors d'une phase de tests menée en mars 2020, 250 tubes à essai contenant des cellules souche humaines avaient été embarqués au sein de l'ISS et avaient permis le développement de structures osseuses et cartilagineuses à une altitude de 400 kilomètres, alors que les cultures humaines restées sur terre n'avaient, elles, connu presque aucun développement, du fait de l'impact de la gravité. Les échantillons envoyés dans l'espace devraient revenir sur Terre au mois d'octobre 2021, avec des premiers résultats attendus en novembre.

    L’Usine Nouvelle du 27 août
  • Espace
    Sur l’ISS, la NASA teste l’impression 3D à partir de poussière de Lune
    Le 16 août, la NASA a envoyé sur la Station spatiale internationale (ISS) un démonstrateur technologique qui vise l’impression d’objets à partir de régolithe, la couche de poussière produite par l’impact de météorites à la surface des planètes et satellites naturels sans atmosphère. Développée par la société américaine Redwire, cette imprimante 3D va utiliser un ersatz de poussière lunaire pour tenter de démontrer l’efficacité de sa technologie. « C’est une avancée importante pour démonter ces procédés de fabrication complexes et accélérer le calendrier d’exploration de la NASA pour établir une présence humaine permanente sur la Lune », affirme Michael Snyder, directeur technologique de Redwire. La technologie pourrait trouver un rôle clé dans la mission Artemis de la NASA qui vise à renvoyer l’humain sur la Lune d’ici 2023 et à y installer un poste permanent.

    L’Usine Nouvelle du 26 août
  • Espace
    Airbus Defence and Space : « Nos satellites feront la différence grâce à l’intelligence artificielle »
    François Lombard, directeur des activités Intelligence d'Airbus Defence and Space, accorde une interview à L’Usine Nouvelle. Il se félicite du lancement du deuxième satellite Pléiades Neo, intervenu mardi 17 août. Les satellites Pléiades Neo « offrent une précision de 30 cm par pixel pour une fauchée de 14 km. Lorsque la constellation de quatre satellites Pléiades Neo sera complète en 2022, nous aurons la capacité d’observer 2 millions de km² par jour », explique-t-il. Ce ne sont pas les seuls satellites de pointe développés par Airbus Defence and Space : « Nous exploitons déjà douze satellites optiques et radars aujourd’hui, avec des résolutions et des fauchés différentes, allant de 22 m à 50 cm de résolution. Nous avons par ailleurs signé, en juillet 2019, un contrat avec la DGA et le CNES pour les quatre satellites de la constellation CO3D, qui nous fourniront des données quotidiennes complémentaires et une cartographie en 3D très précise des terres émergées. Nous bénéficions également d’un accès précieux aux données de trois satellites radars, utiles par exemple pour voir à travers les nuages, de jour comme de nuit, et pour lesquels nous nous préparons aussi à lancer une nouvelle génération de satellites à l'horizon 2025-26 », détaille François Lombard. Le groupe entend renforcer encore sa compétitivité « par l’innovation et l’avance technologique », mais aussi en s’assurant une maîtrise opérationnelle des dernières technologies numériques et « en particulier celles liées à l’intelligence artificielle ».

    L’Usine Nouvelle du 24 août