Synthèse de presse

Environnement
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    « Airbus Summit » : entretien avec Guillaume Faury
    Guillaume Faury, CEO d’Airbus et président du GIFAS, s’exprimait ce mercredi 22 septembre sur BFM Business. Il est notamment revenu sur l'amélioration de la situation de l'aérien, et a évoqué les enjeux de la décarbonation de l'aviation, au coeur de l'« Airbus Summit » qui s’est tenu à Toulouse les 21 et 22 septembre. D’ici à l’avion à hydrogène, il insiste sur l’urgence de mettre en place d’autres techniques pour réduire les émissions du secteur, l’utilisation des carburants durables en premier lieu. « Chez Airbus, on a un peu de frustration car tous les avions qu'on livre sont capables d'embarquer 50% de bio-carburant dans les réservoirs. Et ce n’est pas utilisé. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il est possible à très court terme d'aller très vite sur les bio-carburants, pour autant que cette filière se développe, c'est à dire que les compagnies aériennes soient prêtes à accepter d'acheter des carburants un peu plus chers ». Un avion 100% à bio-carburant est envisageable à court terme « grâce au travail en commun, à la collaboration pour trouver les bonnes solutions », se réjouit-il. L’optimisation des trajectoires des avions représente une autre piste à creuser. « Le trajet parfait, c'est déjà très proche de ce que fait déjà l'aviation », rappelle Guillaume Faury.

    BFM Business du 22 septembre
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    Avion « zéro émission » : Airbus reconfirme l’objectif 2035
    Lors de l’« Airbus Summit », Guillaume Faury, CEO d’Airbus, a réaffirmé l’objectif d’un premier avion « net zéro carbone » pour 2035. « Je suis très satisfait de l'intérêt suscité par l'annonce de nos projets dans l'hydrogène », a-t-il indiqué. « Nous sommes sur la bonne voie et la probabilité d'y parvenir est de plus en plus grande. Je pense que nous serons en mesure de prendre une décision [de lancer ou non un premier programme d'avion à hydrogène, ndlr] vers 2025. Ce qui permettrait d'être au rendez-vous de 2035 ». Guillaume Faury a néanmoins insisté sur le fait qu'il « ne mise pas tout sur l'hydrogène, qui ne permettra pas de résoudre tous les problèmes ». Airbus attend aussi beaucoup, notamment, des carburants d’aviation durable, SAF (« sustainable aviation fuels ») pour réduire les émissions de CO2 de l'aviation de l'ordre de 80% à court et moyen terme. « Nous avons besoin d'un cadre réglementaire global, impliquant au minium l'Europe, les Etats-Unis et la Chine, qui pousse à l'utilisation des SAF et qui incite les énergéticiens à produire davantage », souligne Guillaume Faury. D'autres pistes de réduction des émissions de CO2 de l'aérien ont également été évoquées lors de l’« Airbus Summit ». L'unification des systèmes de contrôle du trafic aérien en Europe et l'optimisation des routes aériennes permettraient ainsi de réduire ces émissions de 10% à 15%.

    Les Echos du 23 septembre
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    Le secteur aérien appelle à un engagement plus grand des gouvernements pour opérer la transition énergétique
    Lors de l’« Airbus Summit », Guillaume Faury, CEO d’Airbus, a fait observer que l’accélération de la transition énergétique de l’aérien implique un engagement dépassant les acteurs industriels du secteur : « Nous sommes de plus en plus confiants sur le fait que [l’avion à hydrogène] est un objectif réalisable. Mais avoir l'avion disponible en 2035 n'est qu'une partie de ce défi. Il ne s'agit pas seulement d'un avion, mais d'avoir les bons carburants, de l'hydrogène, à la bonne place, à la bonne quantité et au bon prix. Ce n'est pas quelque chose que l'aviation peut gérer seule. Au vu du niveau de rupture et de changement que nous apportons, nous devons aussi embarquer les régulateurs ». Johan Lundgren, directeur général d'easyJet, a quant à lui souligné le rôle prépondérant des gouvernements dans la décarbonation de l'aérien et a appelé à une coopération renforcée.

    La Tribune, L’Usine Nouvelle et Les Echos du 23 septembre
  • Environnement
    Avion à hydrogène : Airbus forme et recrute de nouveaux talents
    Thierry Baril, directeur général des ressources humaines d'Airbus, a évoqué à l’occasion de l’« Airbus Summit » à Toulouse, mercredi 22 septembre, les objectifs de recrutement et de formation d’Airbus dans les prochaines années. L'hydrogène représente notamment un domaine dans lequel Airbus va recruter. « Nous allons repérer dans nos effectifs des salariés qui ont des prérequis, soit la bonne formation, soit une expérience significative, qui puissent monter en compétence. Parce sinon il n'existe pas assez de profils par rapport à nos besoins », observe Thierry Baril. « Nous savons que dans les deux années à venir, nous devons former ou faire monter en compétence environ 650 ingénieurs sur l'hydrogène » indique Jumoke Fagbemi, vice-présidente aux ressources humaines au sein du groupe. Cette source d'énergie va aussi demander des connaissances en cryogénie. « Nous avons beaucoup de compétences en la matière parmi nos effectifs d'Airbus Defence and Space dans la partie spatiale et dédiée aux lanceurs du groupe. Mais il s'agit de compétences dont nous avons aussi besoin aussi pour nos programmes spatiaux », indique Thierry Baril. Il cite aussi des recrutements à venir pour accompagner la robotisation de la supply-chain et de la production, ainsi que des besoins en matière de cybersécurité et d'intelligence artificielle. Airbus indique avoir fait monter en compétence plus de 1 000 salariés depuis 2017 pour de l'intelligence artificielle ou de l'analyse de données.

    La Tribune du 23 septembre
  • Environnement
    LATAM Airlines va équiper sa flotte de la famille A320 de la fonction « DPO » d’Airbus
    LATAM Airlines va équiper sa flotte d'avions de la famille A320 de la fonction « Optimisation du profil de descente » (DPO) d'Airbus, une amélioration de la base de données des performances du système de gestion de vol (FMS) qui permet d'économiser du carburant. Cette mise à niveau sera effectuée sur plus de 200 appareils de la flotte LATAM Airlines de la famille A320, devenant ainsi la plus grande flotte Airbus équipée de cette solution d'économie de carburant. « La fonction DPO permet aux avions de descendre de l'altitude de croisière en utilisant uniquement la poussée du moteur au ralenti, ce qui réduit la consommation de carburant et entraîne une réduction proportionnelle des émissions de CO2 et de NOx (oxydes d'azote). Pour améliorer encore la réduction de la consommation de carburant, la fonction DPO maximise le temps passé à un niveau de croisière efficace, en n'amorçant pas la descente trop tôt », précise Airbus.

    Boursorama du 23 septembre
  • Environnement
    Airbus : les avions fabriqués à Mobile (Alabama), seront livrés avec du carburant d'aviation durable (SAF)
    Airbus a conclu un accord avec le groupe Signature Flight Support pour la fourniture de carburant durable d’aviation (SAF) sur son site de Mobile. Au plus tard en novembre 2021, tous les avions livrés aux clients seront alimentés par un mélange de SAF et de carburéacteur classique. Signature Flight Support travaille en partenariat avec World Energy pour fournir à Airbus le SAF d'origine américaine, précise Airbus. « Livrer nos avions produits à Mobile avec du SAF est une étape importante vers la résolution du problème du carbone », a déclaré Jeff Knittel, Chairman et CEO d'Airbus Americas, « Le SAF contribue positivement à l'amélioration de la durabilité dans l'aviation puisqu'il permet de réduire jusqu'à 80% le CO2 tout au long du cycle de vie du carburant », précise-t-il. Depuis son site de fabrication américain de Mobile, en Alabama, Airbus livre des avions de la famille A220 et A320 à ses clients basés aux États-Unis. Depuis 2016, l'entreprise a livré plus de 260 appareils Airbus depuis Mobile, dont 54 ont été remis à des compagnies aériennes pour la seule année 2021.

    Bourse Direct du 23 septembre
  • Environnement
    Aviation décarbonée : « le vrai challenge est de réaliser la transition du secteur »
    Johan Lundgren, directeur général d’easyJet, est l’invité du Podcast du Journal de l’Aviation cette semaine. Interrogé sur l’intérêt du recours aux carburants durables d’aviation (SAF) pour décarboner le secteur aérien, il estime qu’ils représentent une solution pour les vols moyen et long-courriers, pour lesquels il n’existe « pas d’autre solution technologique dans un futur proche ». Pour les vols court-courriers, en revanche, il considère qu’il faut se tourner vers « l’hydrogène ou l’électrique ». « Je pense sincèrement que l’avion à hydrogène va fonctionner », déclare-t-il, soulignant que la technologie nécessaire est déjà maîtrisée, la complexité résidant plutôt dans la gestion du stockage et des infrastructures nécessaires à l’approvisionnement. Plus que « la technologie qui fera voler les avions », le dirigeant estime que le véritable défi réside dans la transition du secteur : « comment réaliser la transition de la flotte existante, là est le vrai challenge », fait-il observer. Répondant à une question sur la décision du gouvernement français d’interdire les vols domestiques quand il existe une solution de déplacement en train à moins de 2h30, il indique qu’à ses yeux, les mesures restrictives de ce type n’ont généralement pas les effets escomptés sur le climat.

    Le Journal de l’Aviation du 23 septembre
  • Environnement
    En Espagne, Volotea, Air Nostrum et Dante Aeronautical proposent la conversion à l’électrique des avions de 9 à 19 places
    Les compagnies aériennes Volotea et Air Nostrum ont formé un consortium avec Dante Aeronautical, afin de proposer un « projet d’électrification de flotte » au ministère espagnol des transports. Le projet prévoit de convertir des « avions conventionnels de petite capacité (entre 9 et 19 places) », issus des « flottes d’avions en service », en les rendant 100% électriques. Cette approche implique « un processus beaucoup plus rapide, évitant le développement long et coûteux d’un avion à partir de zéro », souligne leur communiqué commun. La certification du premier avion est prévue pour 2024. Volotea a par ailleurs annoncé avoir transporté plus de 3,2 millions de passagers durant l’été 2021, soit +5% de croissance par rapport à 2019, avec un taux de remplissage moyen à 91%.

    Air Journal et Aerobuzz du 23 septembre

Industrie
  • Industrie
    Liebherr-Aerospace devient fournisseur exclusif pour la révision des trains d’atterrissage du Lineage 1000
    Liebherr-Aerospace a été sélectionné par Embraer comme fournisseur exclusif des services de révision des trains d’atterrissage sur l’ensemble de la flotte des jets d’affaires Lineage 1000, pour les dix prochaines années. « Ce contrat marque une étape décisive dans la campagne mondiale de révision des trains d’atterrissage menée avec succès par Liebherr-Aerospace », souligne le groupe. Le train d’atterrissage du Lineage 1000, un jet privé de très grande taille basé sur la plateforme de l’avion commercial E190, a été conçu et fabriqué par Liebherr-Aerospace. Les révisions seront effectuées sur le site de l’équipementier à Lindenberg (Allemagne).

    Le Journal de l’Aviation du 23 septembre
  • Industrie
    « Les industriels doivent aller de plus en plus vite dans la prise de décision » : entretien avec Agnès Pannier-Runacher
    Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie, accorde un entretien aux Echos, à l'occasion de l'annonce d'une sélection de 49 nouveaux sites labellisés « clés en main » pour les investisseurs, garantissant des délais courts et sécurisés pour implanter une nouvelle usine. Cette annonce intervient un peu plus d'un an après une première sélection de 78 terrains ayant la capacité d'accueillir rapidement un projet industriel. « Notre objectif est d'être efficace dans un moment où le temps s'accélère dans l'économie et où les entreprises doivent aller de plus en plus vite dans la prise de décision », explique la ministre. Elle se réjouit de l’ « accélération des projets industriels » en France, avec « 192 installations de nouveaux sites industriels au premier semestre 2021, contre 104 au premier semestre 2020 et 97 au premier semestre 2019 ». « Pendant la crise, il n'y a pas eu de gel, les projets ont continué », souligne-t-elle, une dynamique favorisée selon elle par la politique économique du gouvernement, avec par exemple la baisse des impôts de production.

    Les Echos du 23 septembre

Défense
  • Défense
    Le budget des armées est porté à près de 41 milliards d’euros en 2022
    En 2022, le budget des armées est porté à 40,9 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,7 milliard d’euros par rapport à 2021 et 9 milliards de plus qu’en 2017. Ce budget prévisionnel, établi par le PLF (Projet de loi de finances) 2022, constitue la quatrième étape de la loi de programmation militaire (LPM). « Les crédits dégagés assurent la montée en puissance des équipements majeurs et permettent des investissements conséquents en matière de recrutement, d’innovation ou dans des secteurs stratégiques comme le cyberespace et le domaine spatial. Ils participent également à garantir le maintien de plus de 200 000 emplois sur le territoire français, principalement dans les entreprises constituant la Base industrielle et technologique de défense (BITD) ». C’est un budget historique au service de la remontée en puissance de nos armées », a souligné Florence Parly, ministre des Armées.

    Ensemble de la presse du 23 septembre

Innovation
  • Innovation
    Airbus : nouvelle étape pour le programme « Wing of Tomorrow »
    Airbus annonce que son programme « Wing of Tomorrow » a franchi une étape clé avec l'assemblage de son premier prototype grandeur nature, sur le site de production d'ailes d'Airbus à Broughton, en Angleterre. Le programme vise à tester les derniers matériaux composites et les nouvelles technologies tout en évaluant de quelle manière la fabrication et l'industrialisation des ailes peuvent être améliorées. Trois prototypes d'ailes grandeur nature seront fabriqués au total : l'un d'entre eux sera utilisé pour comprendre l'intégration des systèmes ; un deuxième sera soumis à des tests structurels afin de le comparer à la modélisation informatique, tandis qu'un troisième sera assemblé pour tester la production à grande échelle et le comparer à la modélisation industrielle, précise Airbus. Sabine Klauke, directrice technique d'Airbus, a déclaré : « Wing of Tomorrow, un élément crucial du portefeuille R&T d'Airbus, nous aidera à évaluer la faisabilité industrielle de la production des futures ailes. La technologie des ailes hautes performances est l'une des nombreuses solutions - aux côtés des carburants aéronautiques durables et de l'hydrogène - que nous pouvons mettre en œuvre pour contribuer à l'ambition de décarbonation de l'aviation ».

    Zone Bourse.com du 23 septembre