Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    L'Onera prépare déjà l'arrivée de l'avion à hydrogène
    Airbus s'est fixé pour objectif de faire voler un avion à hydrogène dès 2035. Une rupture technologique à laquelle se prépare déjà l'Onera, le centre français de recherche aérospatiale : « L'hydrogène, nous sommes déjà dedans. (…) Le premier essai d'une portion du moteur pour une caractérisation fine de la combustion va débuter à l'Onera dès février dans le cadre du projet Hyperion mené notamment par Safran et financé par la DGAC » a indiqué Jérôme Anthoine, directeur du département multiphysique pour l'énergétique de l'Onera. Mais les moyens de recherche actuels ne suffiront pas face à l'ampleur des tests requis pour intégrer la propulsion à hydrogène à bord d'un avion. Le centre de recherche a donc lancé cet été un programme d'investissement de 40 M€ pour moderniser ses bancs d'essai en Ile-de-France et en Occitanie. Baptisé Becar (Bancs d'essai pour la combustion dans les futurs foyers aéronautiques), le projet est prévu pour durer 4 ans et financé à 80% par la DGAC. L'Onera mène d'autres programmes autour de l'aviation décarbonée, dont un programme de 12 M€ avec l'Institut Pierre-Simon Laplace pour mesurer l'impact climatique de la formation des traînées de condensation des avions.

    La Tribune du 13 décembre
  • Environnement
    Air Liquide et Iveco s’allient pour développer de la mobilité lourde hydrogène en Europe
    Air Liquide et Iveco, la marque de véhicules utilitaires de CNH Industrial, ont signé le 14 décembre un protocole d'accord pour accélérer le développement de la mobilité lourde hydrogène en Europe. Ce partenariat vise à étudier « le développement de poids lourds électriques à pile à combustible effectuant de longues distances, ainsi que le déploiement de stations d'hydrogène renouvelable ou bas carbone dans les principaux couloirs de transport routier européens », précisent les entreprises dans un communiqué. L’alliance entre Air Liquide et Iveco s'inscrit dans le prolongement de la collaboration actuelle entre les deux entreprises dans le cadre du projet HyAMMED (hydrogène à Aix-Marseille pour une mobilité écologique et durable). Ces partenariats interviennent alors qu’Air Liquide est en pleine réforme de sa gouvernance, son directeur général devant laisser la place à son adjoint à la mi-2022. En octobre dernier, l’entreprise a annoncé la création d’un fonds pour financer des projets d’hydrogène renouvelable et bas carbone, et prévoit d’investir 8 Md€ dans le secteur d’ici à 2035.

    L’Usine Nouvelle du 14 décembre
  • Environnement
    Aura Aero, un exemple de décarbonation du secteur aérien
    La nécessité de développer un transport aérien décarboné voit se multiplier les projets d'avions électriques. C'est le cas de l'entreprise Aura Aero, fondée en 2018. Dans un entretien à Techniques de l’Ingénieur, Jérémy Caussade, l’un des fondateurs d’Aura Aero, revient sur la genèse de son entreprise, et explique l’importance de développer des avions décarbonés. L’entreprise propose actuellement deux familles d’avions. Le premier est l’Integral, un avion biplace équipé d’un parachute balistique de cellule et de réservoirs anti-crash, inédit pour cette gamme d’appareils. La préoccupation environnementale est également une composante-clé de cet avion, par l’utilisation du bois-carbone. Le second modèle, Era (Electric Regional Aircraft), est un avion de transport régional électrique de 19 places, qui vise à offrir des solutions de mobilité point à point en tout électrique, avec un rayon d’action maximal de 1800 km. L’entreprise a déjà enregistré 200 intentions de commandes. Aura Aero entend répondre aux enjeux du transport aérien décarboné sur tous les aspects, afin de réduire au maximum l’impact des avions.

    Techniques de l’Ingénieur du 15 décembre

Emploi
  • Emploi
    Dans les Landes, Potez propose un partenariat avec les clubs sportifs pour pouvoir recruter
    La récente multiplication des commandes engendrées par le secteur aéronautique va entraîner une hausse des cadences pour les sous-traitants : c’est le cas du groupe Potez, basé dans les Landes et qui possède cinq sites en France, en Inde et en Espagne et emploie 520 salariés. La construction de 80 Rafale va entraîner une hausse des commandes dans tout le groupe, l’entreprise a donc besoin de main-d’œuvre pour y faire face : « Nous avons accru nos effectifs de 30% ces trois dernières années et nous avons encore besoin de main-d’œuvre. C’est très compliqué d’attirer du monde ici » explique le dirigeant Antoine Potez , qui recherche des emplois qualifiés comme des ingénieurs, des méthodistes, des techniciens qualité ou encore des chargés d’affaires. D’où l’idée proposée de sponsoriser les clubs sportifs en échange de CV : pour le dirigeant, « c’est un partenariat gagnant-gagnant car le fait que nous puissions offrir du travail à un licencié peut aider le club auquel il appartient à le fidéliser et le retenir dans la région ». Potez s’engage donc à verser au club 400€ par CV envoyé et qualifié pour un entretien, 1 000€ pour une embauche en contrat d’apprentissage, 1 200€ pour un recrutement en CDD et 1 600€ pour une embauche.

    Sud-Ouest du 13 décembre

Industrie
  • Industrie
    L’Airbus Corporate Jet (ACJ) 220 réalise son premier vol
    <p>Présenté à Dubaï en novembre, l’ACJ 220, une version affaire du moyen-courrier A220, a effectué son vol d'essai le 14 décembre. L’appareil entend rivaliser avec le Bombardier Global 7500 et le futur Falcon 10X de Dassault. L'avion sera livré à Comlux dans les prochaines semaines, qui a été sélectionné comme partenaire exclusif pour l'équipement des 15 premiers avions ACJ 200. L’appareil est une nouvelle offre destinée à la clientèle de l'aviation d'affaires. Il combine une autonomie intercontinentale qui permet à l'avion de voler jusqu'à 10 500 kilomètres (plus de 12 heures de vol), ainsi qu’un espace total de 73m2 de surface au sol. L'ACJ 220 est le seul avion d'affaires à disposer de six espaces de vie VIP, chacun d'environ 12m2. Environ 200 avions d'affaires Airbus sont en service dans le monde entier et volent sur tous les continents, y compris l'Antarctique.</p>

    Volavi du 14 décembre
  • Industrie
    Le développement d’un A220-500 est « très probable » selon Airbus
    Selon le directeur commercial d’Airbus Christian Scherer, le développement d’une version allongée du monocouloir A220-500 conçu au Canada est « très probable », même s’il n’est pas prioritaire par rapport au renforcement de la production des A220-100 et A220-300. Le plus petit Airbus au programme de l’avionneur européen se caractérise notamment par sa moindre consommation de kérosène et ses moindres émissions de CO2 ; il est compatible avec l’usage des biocarburants (SAF), et peut opérer aussi bien sur du court que du moyen-courrier. Sans compter que les clients d’Airbus s’impatientent. Mais il n’y a pas encore de date de lancement pour l’A220-500 : Airbus compte avant tout augmenter les capacités de production de la famille A220, assemblée à Mirabel au Canada et Mobile en Alabama, et passer de cinq à 14 avions construits par mois.

    Air Journal du 14 décembre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Virgin Atlantic tente de faire de la pandémie une occasion de se transformer
    L’Opinion consacre une enquête à la situation de la compagnie aérienne Virgin Atlantic, cofondée par Richard Branson en 1984. Celle-ci accumule les pertes financières (depuis 10 ans, Virgin a accusé près de 1,35 Md$ de pertes, dont 659 M$ pour la seule année 2020) et mise désormais sur de nouvelles liaisons dans les zones Caraïbes et Asie pour redresser la barre. Shai Weiss, qui pris les fonctions de directeur général début 2019, a réduit les coûts et licencié près de la moitié des effectifs. La compagnie a aussi fait du fret un pôle central de son activité. « Tout le monde a été confronté à la pandémie (…) note M. Weiss. La question est : qu’avons-nous fait en réaction ? De notre côté, nous avons totalement transformé Virgin ». Le nouveau plan stratégique de l’entreprise, détenue par Virgin Group et Delta Air Lines, prévoit un retour à la rentabilité en 2023. Le redémarrage des vols intercontinentaux est essentiel à la reprise de la compagnie. Compte tenu des apports de capitaux de Virgin Group et de Delta, le projet d’introduction en Bourse a été remisé pour l’instant.

    L’Opinion du 15 décembre
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies aériennes en recul en Europe, sauf Ryanair
    L'émergence du nouveau variant Omicron a provoqué une nouvelle chute du trafic aérien. Les dernières données d'Eurocontrol sur la semaine du 5 au 11 décembre montrent que la quasi-totalité des compagnies aériennes sont touchées, à l'exception notable de Ryanair. La compagnie low-cost irlandaise affiche ainsi 2097 vols sur la période soit une progression de 5% par rapport à la même semaine de 2019. Derrière, aucune grande compagnie ne dépasse la barre des 1000 vols. Cette situation inquiète fortement le secteur qui voit la reprise fragilisée par les nouvelles mesures de restrictions décidées par de nombreux pays. L’IATA estime que la réaction des Etats a été excessive. « L’objectif est de s’éloigner du désordre non coordonné, sans preuves et sans évaluation des risques auquel les voyageurs sont confrontés. Comme les gouvernements l’ont convenu à l’OACI et conformément aux conseils de l’OMS, toutes les mesures devraient être limitées dans le temps et régulièrement réexaminées » souligne son directeur général.

    BFMTV du 13 décembre
  • Aviation Commerciale
    EasyJet n’envisage pas un retour à pleine capacité avant 2023
    Ni la baisse drastique des coûts opérationnels ni le sursaut estival n’auront suffi à contrer les effets de la pandémie. Sur son exercice 2021, arrêté au 30 septembre 2021, easyJet continue de perdre de l’argent, pénalisée par une baisse d’activité, le carburant qui grimpe et la rude concurrence sur les prix des lignes européennes. Les pertes nettes avant impôts d’easyJet ont bondi de +36%. Elles étaient de 981,9 M€ en 2020. Face à la pandémie, la baisse d’activité s’est traduite par une chute du nombre de passagers transportés (-57,5% soit 20,4 millions contre 48,1 millions sur 2020 et 69,1 millions en 2019). En 2021, easyJet a diminué les coûts d’exploitations de 30%, notamment en supprimant quelques 4500 postes. Pour l’heure, la direction estime qu’il est encore « trop tôt » pour jauger l’impact du nouveau variant Omicron sur les voyages européens.

    Aerobuzz du 14 décembre

Innovation
  • Innovation
    Crise et décarbonation, deux moteurs inattendus de l’avion autonome
    D’après l’Usine Nouvelle, les concepts d’avion autonomie et de SPO (Single Pilot Operations) pourraient être accélérés par la crise et la nécessité d’avancer vers la décarbonation du transport aérien. Optimisation de trajectoires, meilleure gestion du trafic aérien, irruption de nouvelles architectures d’avions, moteurs intelligents, réduction des traînées de condensation… Autant de facteurs qui conduisent à une autonomie accrue des avions, et qui pourraient converger avec la nécessité induite par la crise sanitaire et économique de réduire le personnel à bord des avions. En juin 2020, Airbus finalisait son projet Attol, une campagne d’essais de vols autonomes effectuée par un A350-1000. Airbus a l’ambition de mettre en œuvre le concept SPO à l’horizon 2030. Quant aux nouvelles solutions de mobilité aérienne, des drones aux taxis volants, elles alimentent également les travaux sur le sujet. Les avions cargo pourraient constituer un premier jalon d’utilisation grandeur nature de l’avion autonome. Airbus vient de signifier que son A350 version fret ferait d’ailleurs un bon candidat.

    L’Usine Nouvelle du 15 décembre