Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    Le SCAF, un programme crucial pour la France
    Safran et Dassault Aviation ont qualifié le programme du Système de combat aérien du futur (SCAF) de « projet existentiel », selon un rapport d'information du Sénat d'Hélène Conway-Mouret (PS) et de Ronan Le Gleut (Les Républicains) sur ce projet. « Le programme SCAF n'a sans doute pas tout à fait le même degré d'importance et d'urgence pour chacun des partenaires, notent pourtant les deux auteurs. Pour la France, le SCAF est existentiel à la fois pour Dassault et pour Safran, qui ne peuvent pas se permettre de rester sans projet d'avion de combat et de moteur d'avion de combat. Les industriels allemands (Airbus et MTU au premier chef) ou espagnols ne sont pas tout à fait dans la même situation : il s'agit plutôt pour eux de monter en compétence dans ces domaines ». Surtout, estime le rapport, si le développement d'un avion européen n'est pas lancé, « la France et l'Allemagne devront sans doute se doter d'une solution non souveraine en 2040, rappellent les deux sénateurs. La France renoncerait ainsi à son autonomie stratégique ».

    La Tribune du 15 juillet 2020 – Le Figaro du 15 juillet 2020
  • Défense
    Emmanuel Macron promet de tenir le cap budgétaire pour les armées
    Le président de la République Emmanuel Macron a promis le 14 juillet de « tenir le cap » en matière de défense dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, qui définit les budgets annuels des armées sur cette période. « Comptez sur moi, je tiendrai le cap comme je l'ai fait depuis trois ans dans le cadre de la loi de programmation militaire afin que vous puissiez toujours avoir les moyens d'accomplir vos missions aujourd'hui comme demain d'autant qu'en matière de défense, demain, vous le savez, se prépare aujourd'hui », a-t-il expliqué. La LPM a prévu en 2021 un budget de 39,3 milliards (contre 37,6 milliards en 2020), dont 22,3 milliards pour l'agrégat Équipement (contre 20,8 milliards en 2020). Soit une nouvelle marche budgétaire de 1,7 milliard d'euros après celle de 2020.

    La Tribune du 14 juillet 2020
  • Défense
    Thales conclut un contrat de matériel de défense avec les Pays-Bas
    L'agence gouvernementale néerlandaise en charge des matériels de défense (DMO) et Thales ont signé un contrat portant sur la livraison d'un radar NS100, six radars Scout Mk3 et d'un système IFF (Identification ami/ennemi). Le NS100, un radar de surveillance multifaisceaux à deux axes, va remplacer le radar Variant sur le HNLMS Johan de Witt, l'un des LPD (transport de chalands de débarquement) en service dans la Marine royale néerlandaise. Les essais en mer du nouveau radar sont prévus pour 2023. Le radar NS100 de Thales a été choisi en raison de ses performances et de sa technologie à antenne active AESA éprouvée.

    Bourse Direct du 15 juillet 2020
  • Défense
    Des parlementaires européens appellent à un budget de la défense renforcé
    Dans une tribune publiée dans le quotidien belge Le Soir et intitulée « L’UE ne peut pas sacrifier son budget de défense commune », des parlementaires nationaux et européens demandent de faire de la sécurité des citoyens et de la défense de l’Union une des priorités de la discussion budgétaire européenne. De précédentes négociations ont en effet conduit à une réduction substantielle, du Fonds européen de Défense (passé de 13 milliards d’euros sur 7 ans selon le projet de la Commission à quelque 6 milliards suite aux premières négociations de l’automne 2019 et à 8 milliards aujourd’hui) et du projet de mobilité militaire (passé de 6,5 milliards sur 7 ans à 1,5 milliard aujourd’hui), rappellent-ils. « La pression sur les dépenses de défense européenne sera cependant encore plus forte demain dans un contexte, où les thèmes de résilience, sécurité sanitaire ou sécurité humaine attireront plus facilement les dépenses publiques. Qu’en sera-t-il alors de notre avenir ? », demandent ces parlementaires.

    Le Soir du 13 juillet 2020 - Le Monde du 13 juillet 2020

Industrie
  • Industrie
    Liebherr-Aerospace signe un accord avec GA Telesis
    L'américain GA Telesis, via sa division MRO Services Group, a signé un accord avec l'équipementier Liebherr-Aerospace pour du support matériel et des services de réparations pour la famille E-Jet d'Embraer. Selon cet accord, GA Telesis bénéficiera d'un support technique et de pièces en provenance directe de son OEM (fabricant d’équipement d’origine) pour pouvoir intervenir sur les trains d'atterrissage des appareils pour les opérateurs basés dans les Amériques.

    Journal de l’Aviation du 15 juillet 2020
  • Industrie
    À Toulouse, Ascendance Flight Technologies développe un avion hybride avec décollage vertical
    Implantée depuis peu à Toulouse, la startup Ascendance Flight Technologies développe un petit aéronef hybride dans un premier temps, tout électrique, capable de décoller à la verticale. Porté par quatre anciens ingénieurs d'Airbus qui ont travaillé sur le projet E-Fan, l'avion ATEA devrait faire une démonstration grandeur nature à l'occasion des JO de Paris, en 2024. Pour atteindre cet objectif, plusieurs dizaines de recrutements sont prévus à Toulouse.

    La Tribune du 15 juillet 2020

Compétitivité
  • Compétitivité
    Les entreprises bénéficieront d’une aide de 4 000 euros pour l'embauche d'un jeune de moins de 25 ans
    Le Premier ministre Jean Castex a précisé le dispositif d'aide à l'embauche des jeunes lors de son discours de politique générale. Cette aide sera fixée à hauteur de 4 000 euros pendant un an et concernera les moins de 25 ans. Elle sera versée pour toute embauche en CDI ou en CDD d'au moins six mois (les jeunes déjà en poste n'y seront pas éligibles). Pour s'assurer qu'aucun des 700 000 jeunes qui vont entrer sur le marché du travail à la rentrée ne se retrouve sans solution, comme il le promet, l'exécutif met en plus sur la table 300 000 « parcours et contrats d'insertion » pour ceux qui sont les plus en difficultés.

    Les Echos du 16 juillet 2020
  • Compétitivité
    Les créations d’entreprises retrouvent leur niveau de pré-crise
    Les créations d'entreprises ont nettement augmenté en juin (+38,2 %) après leur fort rebond du mois de mai, retrouvant ainsi leur niveau d’avant-crise, a rapporté l’Institut national des statistiques (Insee) le 15 juillet. Après deux mois de chute en mars et avril, puis un rebond de 59,6 % (chiffre révisé) en mai, les créations d’entreprises ont augmenté « fortement » dans tous les secteurs d’activité, précise l’Insee. Toutes catégories confondues, 75 246 entreprises ont été créées en France le mois dernier, contre 54 464 en mai et 34 118 en avril durant le confinement. Avant la crise, en février, ces créations s’élevaient à 69 514.

    Ensemble de la presse du 15 juillet 2020
  • Compétitivité
    Le Sénat examine le troisième budget de crise
    Le Sénat examine à partir de ce jeudi 16 juillet après-midi le troisième budget d'urgence pour faire face à la crise du coronavirus, déjà adopté par l’Assemblée nationale. Ce troisième projet de loi de finances rectificative prévoit, en particulier, environ 45 milliards d'euros supplémentaires pour secourir le tourisme, l'automobile ou l'aéronautique. Ce projet de loi table sur une récession historique de 11% du produit intérieur brut (PIB) en 2020, un déficit qui se creuse encore à 11,5% et une dette publique qui gonfle à 120,9% du PIB. Emmanuel Macron a annoncé le 14 juillet « au moins 100 milliards d'euros » de plus consacrés à « la relance industrielle, écologique, locale, culturelle et éducative, dès la rentrée ». Cette nouvelle enveloppe s'ajoutera aux 460 milliards déjà engagés en mesures sectorielles et de soutien à l'économie depuis le début de l'épidémie, en intégrant les prêts ou les simples garanties de l'État.

    Le Figaro du 16 juillet 2020 – AFP du 16 juillet
  • Compétitivité
    La région Ile-de-France se mobilise pour les PME de Seine-et-Marne
    En déplacement ce mercredi 15 juillet en Seine-et-Marne, la présidente de région Valérie Pécresse (Libres) a fait la promotion du plan de relance économique mis en place le mois dernier par l’Ile-de-France. Baptisé Résilience, ce fonds doté de 100 millions d'euros a vocation à soutenir l'activité des très petites et des petites et moyennes entreprises, mises à mal par la crise économique consécutive à l'épidémie de Covid-19. Avant une présentation de ce plan de relance, Valérie Pécresse est venue visiter les locaux de Joreau Élastomères Mélanges (JEM), à Pommeuse. Une entreprise soutenue elle aussi par le conseil régional par le biais d'un autre dispositif, PM'Up, grâce auquel elle a perçu une aide de 195 000 euros sur plusieurs années. Spécialisé dans la production d'élastomères — polymères plus connus sous le nom de caoutchouc — prêts à l'emploi, JEM travaille avec des acteurs des secteurs de l'aéronautique, de l'automobile ou de la santé.

    Le Parisien du 15 juillet 2020

Espace
  • Espace
    L’importance de la mission du rover Perseverance sur Mars
    Entre le 30 juillet et le 15 août, le rover américain Perseverance décollera vers Mars. Dans une interview avec le magazine Le Point, l’astrophysicien Francis Rocard, responsable de l’exploration du système solaire au Centre national d’études scientifiques (CNES) et grand connaisseur de Mars, explique pourquoi l’engin de la NASA, loin de n’être qu’un rover supplémentaire, va entamer une mission cruciale. « Elle va exaucer un vœu formulé par les scientifiques depuis plus de quarante ans : rapporter des échantillons martiens ! Jusqu’ici, aucune tentative n’avait abouti », explique-t-il.

    Le Point du 16 juillet 2020
  • Espace
    Angels, le premier nanosatellite commercial français développé par Hemeria et le CNES, est opérationnel
    Caroline Laurent, la directrice des systèmes orbitaux du CNES, s'est félicitée de la réussite opérationnelle d'Angels. Le premier nano-satellite français industriel mis en orbite le 18 décembre 2019 tient déjà ses promesses. La plateforme d’Angels assure désormais pleinement les missions pour lesquelles elle a été conçue par le Toulousain Hemeria en collaboration avec le CNES. « Angels, c’est un très beau partenariat qui marque l’entrée du CNES comme acteur du New Space tout autant que l’éclosion d’Hemeria. C’est également la concrétisation de méthodes de travail innovantes passant par des équipes intégrées CNES-Hemeria et par un apprentissage commun », a réagi Caroline Laurent.

    La Dépêche du Midi du 11 juillet 2020

Formation
  • Formation
    Tarnos : 107 offres d’apprentissage au pôle formation Adour
    Malgré une période économique difficile suite à l’épidémie de la Covid-19, le pôle formation Adour de Tarnos, dans les Landes, propose, pour la rentrée 2020, 107 offres en apprentissage du CAP au diplôme d’ingénieur dans les métiers suivants : productique, usinage, aéronautique, systèmes numériques, chaudronnerie, soudage, maintenance, électrotechnique, assistance technique, ingénierie.

    Sud-Ouest du 14 juillet 2020

Environnement
  • Environnement
    La prise de conscience environnementale de l’aéronautique a commencé dès les années 50
    Dans le monde d’après la crise sanitaire, les avions consommeront moins de carburant, un objectif qui existe en réalité depuis les années 1950, explique Xavier Tytelman, consultant aéronautique, sur RTL. À cette époque, les avions consommaient encore des quantités monumentales de carburant, « 50 tonnes de carburant pour transporter des passagers jusqu’à Moscou. Aujourd’hui on aurait divisé au moins par 5 ce montant. Un avion moyen va consommer seulement une tonne de carburant par réacteur et par heure de vol ». Dans les années 1970, avec l’envolée du prix du pétrole, consommer moins devient une nécessité. « A partir des années 2000, il y a eu des accords contraignants avec notamment l'objectif de diviser par deux la consommation de carburant en 2050 par rapport aux années 2000. Tout en ayant un trafic qui va croître. On était vraiment sur un double étau. On est au-delà de ces objectifs. L’efficacité s’améliore encore plus vite que les contraintes qui s’étaient imposées dans les années 2000 ». Les technologies s’améliorent : avions plus légers, moteurs moins énergivores, développement des bio-carburants, et plusieurs accords viennent compléter la nécessité de consommer moins. « Plus le temps passe, plus il y a des incitations économiques, rappelle Xavier Tytelman. Les constructeurs rendent leurs appareils de plus en plus légers. C'est un système vertueux entre efforts écologiques et économiques ».

    RTL du 16 juillet 2020