Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    La France commande 367 nouveaux missiles air-air à MBDA
    Le ministère des Armées a annoncé, jeudi 18 mars, la commande à MBDA de 367 missiles air-air de nouvelle génération Mica NG, dans le cadre d'un programme de 1,8 milliard d'euros. Les missiles, commandés le 5 mars par la Direction générale de l'armement (DGA), seront livrables entre 2028 et 2031. Ils remplaceront les missiles Mica et permettront notamment d'allonger la capacité d'interception à moyenne distance des avions de combat Rafale. Ne comportant pas de composants américains, ils ne sont pas tributaires de la législation Itar, qui impose l'autorisation des Etats-Unis pour l’exportation. Le ministère des Armées avait déjà commandé 200 Mica NG fin 2018, qui seront livrés à partir de 2026, rappelle Le Figaro.

    Le Figaro du 19 mars
  • Défense
    Sabena technics pourrait perdre la maintenance des Falcon de la Marine nationale
    Alain Anziani, maire de Mérignac et président de Bordeaux Métropole, alerte sur la situation de Sabena technics, qui pourrait être écartée de l’appel d’offres, récemment relancé par le ministère des Armées, pour la maintenance des Falcon 200 Gardian et des Falcon 50 de la Marine. Le ministère des Armées pourrait en effet attribuer cet appel d’offres dans les prochains jours à une société suisse à capitaux américains, cette dernière ayant émis une offre d’un tiers moins chère que celle émise par Sabena technics. Une telle décision serait, selon l’élu, en contradiction profonde avec l’esprit du plan de relance aéronautique présenté par le gouvernement en juin dernier. Alain Anziani alerte sur le risque de dégradation de la qualité des opérations de maintenance, qui se ferait aux dépens de l’activité et de la sécurité militaires. Il appelle la ministre des Armées et le ministre de l’Économie à « prendre en compte la survie d’un acteur industriel au savoir-faire confirmé ».

    Le Journal de l’Aviation, Ouest-France et Sud-Ouest du 19 mars

Environnement
  • Environnement
    La baisse du trafic aérien n’a pas d’impact durable sur les niveaux de concentration de CO2 dans l’atmosphère
    Bruno Trévidic, journaliste en charge du transport aérien et de l'aéronautique civile aux Echos, consacre une tribune aux effets de la « décroissance » sur le secteur aérien. Il rappelle que la crise sanitaire a été l’occasion d’en expérimenter l’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Or la baisse des émissions de CO2 du transport aérien liée à la chute du trafic n’a pas eu d’effet durable sur les niveaux de concentration de CO2 dans l'atmosphère : d'après les relevés de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le niveau moyen de dioxyde de carbone mesuré en février était légèrement supérieur à celui de février 2020. « L'occasion de vérifier que le transport aérien ne représente que 2,8% à 3% des émissions mondiales de CO2 », souligne Bruno Trévidic. Il apparaît, selon lui, que la transition écologique du secteur, donc la capacité à investir dans des solutions technologiques susceptibles de réduire significativement et durablement les émissions de gaz à effet de serre, est cruciale. Quatre leviers doivent permettre au transport aérien de diviser par deux ses émissions de CO2 d'ici à 2050 : le financement de mesures de compensation des émissions, l'optimisation des vols, l'achat d'avions de moins en moins polluants et l'intégration progressive de nouveaux carburants, issus du recyclage ou de procédés de synthèse, permettant de réduire jusqu'à 80% des émissions. Les premiers appareils décarbonés doivent être mis en service dans la prochaine décennie. Il est essentiel, estime Bruno Trévidic, de sauvegarder la capacité des industriels à investir et de permettre le renouvellement des flottes : « rien que pour lancer un nouvel avion moyen-courrier capable de relever le défi, Airbus et ses partenaires devront investir, au bas mot, une quinzaine de milliards d'euros. Et il faudra au moins trois nouveaux modèles pour couvrir la totalité des besoins du transport aérien, de vol régional au long-courrier, d'ici à 2050. Quant aux compagnies aériennes, elles devront débourser au moins 5 000 milliards de dollars pour acquérir quelque 39 000 nouveaux avions moins polluants d'ici à 2050 », rappelle-t-il.

    Les Echos du 19 mars
  • Environnement
    La Loi Climat, handicap pour le développement de l’avion du futur ?
    La Tribune consacre un article à la mobilisation des députés qui ont tenu une conférence de presse le 16 mars pour « donner l'alerte » quant au projet de Loi Climat. Une cinquantaine de députés, de tous horizons, dénoncent les articles 35 à 38, qui visent à limiter les émissions du transport aérien et favoriser l'intermodalité entre le train et l'avion. L’article 35 prévoit que « le transport aérien s'acquitte d'un prix du carbone suffisant à partir de 2025 ». L’article 38 doit créer un système de compensation progressif des émissions de carbone pour les compagnies qui opèrent des vols intérieurs. Les articles 36, prévoyant l’interdiction des lignes intérieures dès lors qu’une alternative en train à moins de 2h30 existe, et 37, prévoyant l’interdiction de l’octroi de déclaration d’utilité publique pour la construction ou l’extension d’aéroports, inquiètent particulièrement les députés. « L'interdiction des vols courtes distances ne fera qu'handicaper l'émergence de l'avion du futur. Son développement, pour arriver au gabarit d'avion que nous avons actuellement, passera par des petits avions de 10 à 12 places, qui se déplaceront d'aéroport en aéroport au début. Seulement, si vous supprimez ce marché, les entreprises ne verront aucun intérêt à le développer, ou du moins en France. Nous risquons de faire fuir de l'activité économique à l'étranger », s'inquiète Jean-Luc Lagleize (MoDem, Haute-Garonne). Nicolas Bonleux, managing director et chief commercial officer, chez ‎Liebherr Aerospace & Transportation, partage les préoccupations des élus : « Les vols intérieurs seront le premier marché de l'avion propre en France. Au-delà du frein à l'innovation que cela peut engendrer, la fermeture de ces lignes intérieures peut avoir de graves conséquences pour le trafic sur les longs courriers et les vols intercontinentaux », estime-t-il.

    La Tribune du 19 mars
  • Environnement
    Airbus, Rolls-Royce et Neste s’associent pour des vols 100% carburant durable
    Airbus, le centre de recherche allemand DLR, Rolls-Royce et Neste se sont associés pour lancer le projet « Emission and Climate Impact of Alternative Fuels » (ECLIF3), qui examine les effets du SAF (sustainable aviation fuel), utilisé à 100%, sur les émissions et les performances des avions. L’étude sera menée au sol et en vol sur un Airbus A350-900 équipé de moteurs Trent XWB de Rolls-Royce. Ses résultats « soutiendront les efforts actuellement déployés par Airbus et Rolls-Royce pour s'assurer que le secteur de l'aviation est prêt pour une utilisation à grande échelle des carburants alternatifs dans le cadre de l'initiative plus large de décarbonation de l'industrie », explique Airbus. Les essais ont commencé dans les installations d'Airbus à Toulouse cette semaine. Ils seront suivis par des tests inédits sur les émissions en vol, qui débuteront en avril et reprendront à l'automne, en utilisant l'avion de chasse Falcon 20-E du DLR pour effectuer des mesures visant à étudier l'impact de l'utilisation de SAF sur les émissions. Parallèlement, d'autres tests au sol mesurant les émissions de particules sont prévus pour indiquer l'impact environnemental de l'utilisation du SAF sur les opérations aéroportuaires. Le SAF sera fourni par Neste, l'un des principaux fournisseurs mondiaux de carburant aviation durable. Des mesures et analyses supplémentaires pour la caractérisation des émissions de particules pendant les essais au sol seront fournies par l'Université de Manchester au Royaume-Uni et le Conseil national de la recherche du Canada. « Le SAF est un élément essentiel de l'ambition d'Airbus de décarboner l'industrie aéronautique et nous travaillons en étroite collaboration avec un certain nombre de partenaires pour assurer un avenir durable au transport aérien », a déclaré Steven Le Moing, responsable du programme des énergies nouvelles chez Airbus. « Cette collaboration permettra non seulement de comprendre comment les moteurs à turbine à gaz fonctionnent en utilisant 100% de SAF en vue de leur certification, mais aussi d'identifier les réductions d'émissions potentielles et les avantages environnementaux de l'utilisation de ces carburants en vol sur un avion commercial également ».

    L’Usine Nouvelle et le Journal de l’Aviation du 19 mars
  • Environnement
    Le Technocentre d’Airbus à Nantes prépare l’avion décarboné
    Au Technocentre d’Airbus, implanté à proximité de Nantes, le programme de « l’avion vert » monte en puissance. Ce programme a été engagé dès 2019 : « grâce à notre maîtrise des sujets composites, nous accompagnons le bureau d’études pour préparer des essais en vol sur une technologie permettant de brûler de l’hydrogène », explique Matthieu Giraud, responsable du Technocentre Airbus. Parallèlement, le Technocentre, auquel le magazine Air & Cosmos consacre un article détaillé cette semaine, finalise la fabrication du premier caisson central de voiture monobloc en composite, destiné à un avion de la famille A320, qui présente un gain de masse de 20% par rapport à un caisson métallique. Il travaille également sur une nouvelle architecture d’entrée d’air devant équiper le futur moteur Ultrafan de Rolls-Royce.

    Air & Cosmos du 19 mars

Espace
  • Espace
    Thomas Pesquet : le détail de la mission Alpha
    Thomas Pesquet embarquera le 22 avril pour sa deuxième mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS), et deviendra le premier Français à être nommé commandant de la station. Sa mission, baptisée Alpha, a pour objectif l’accomplissement d’une douzaine d’expériences scientifiques, détaillées, jeudi 18 mars, par la branche CADMOS (pour Centre d’Aide au Développement des Activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales) du CNES. Une expérience sur le vieillissement cellulaire est notamment prévue, ainsi que des tests dédiés à des emballages écologiques.

    La Tribune du 19 mars
  • Espace
    Sodern : focus sur la « Narrow Angle Camera » (Mars Sample Return)
    La Tribune consacre un article détaillé à la « Narrow Angle Camera » (NAC) conçue par Sodern, filiale d'ArianeGroup, dans le cadre de la mission « Mars Sample Return ». La caméra sera en mesure de détecter, à une distance pouvant aller jusqu'à 3 000 kilomètres, une capsule de la taille d'un ballon de foot, qui sera en orbite à 300-400 kilomètres d'altitude autour de Mars. L’objectif est de récupérer, via un orbiteur qui sera développé par Airbus Defence and Space, des échantillons de sol martien collectés par le rover Perseverance et mis en orbite autour de Mars. « Le premier enjeu est de détecter un objet très peu lumineux dans un environnement spatial avec en toile de fonds des étoiles », explique le directeur général adjoint de Sodern, Vincent Dedieu. « Le second enjeu est de le détecter en orbite autour de Mars, qui est une très grosse planète brillante. Il faut qu'on arrive à ne voir que le signal utile et qu'on supprime la lumière parasite générée par Mars. Nous avons développé un pare-soleil - ici un pare-Mars - qui permet de filtrer cette lumière qui provient de Mars ». La mission scientifique, financée par la NASA et l'ESA, va « permettre à la filiale d'ArianeGroup de rester au meilleur état de l'art dans son cœur de métier, qui est l'optronique spatiale », remarque La Tribune. « On est capable en France de se mettre au meilleur niveau mondial sans avoir forcément la même puissance de frappe que les Américains en matière de soutien public mais, en revanche, avec une stratégie un peu plus fine, on arrive à faire au moins aussi bien si ce n'est mieux », observe Vincent Dedieu.

    La Tribune du 19 mars
  • Espace
    SpaceX a utilisé un lanceur Falcon 9 pour la neuvième fois
    Le 14 mars, le premier étage d'une fusée Falcon 9 a effectué son neuvième aller-retour entre la Terre et l'espace, lors d’une nouvelle mise en orbite de 60 satellites Starlink, dans le cadre du projet de mégaconstellation voulu par SpaceX pour développer une offre d’accès à Internet depuis l’espace. Ce premier étage a été mobilisé à cinq reprises pour des missions Starlink, trois autres fois pour les satellites SXM-7 et Radarsat, dans le cadre de deux vols distincts, et lors de la démonstration Crew Dragon Demo-1.

    Air & Cosmos du 19 mars

Sécurité
  • Sécurité
    Le Campus Cyber ouvrira à la Défense en novembre 2021
    A l’occasion d’une présentation en ligne, Orange Cyberdéfense a fait un point sur les avancées du projet de Campus Cyber. L’ouverture de ce lieu, implanté dans le quartier francilien de la Défense, est envisagée au mois de novembre 2021. Il réunira des équipes opérationnelles des principaux acteurs privés : Atos, Orange Cyberdéfense, Thales, Airbus, Sopra Steria, Capgemini, des services de l’État à travers l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), des PME, des startups spécialisées, des centres de recherche (Inria, CNRS), des écoles (Epita...). L’objectif est de travailler en synergie sur des projets d’intérêt collectif pour améliorer la sécurité informatique française. Plus de 70 entreprises françaises ont déjà accepté de devenir actionnaires de la SAS gérante de ce Campus Cyber. Au terme de l’appel à capitalisation le 15 avril, l’État abondera pour détenir 49% de la société. « C’est aussi pour la France un sujet à la fois stratégique, de souveraineté numérique, économique et de créations d’emplois », souligne Cédric O, secrétaire d’État au Numérique. La filière devrait créer 75 000 emplois d’ici à 2025.

    Le Figaro du 19 mars

Industrie
  • Industrie
    Airbus se positionne sur le calcul quantique
    Airbus, EDF et Volkswagen ont engagé différents programmes visant à découvrir des cas d’usages concrets du calcul quantique. Les industriels ont participé au Quantum Business Europe, un événement en ligne qui rassemblait des professionnels du secteur, les 16 et 17 mars. Airbus a lancé un concours d’innovation en janvier 2019, après avoir identifié cinq applications concrètes du calcul quantique, telles que l’optimisation du décollage des avions ou du chargement de la soute. Après avoir reçu 36 propositions de projets, Airbus en a sélectionné cinq, portés par des acteurs comme Capgemini, la startup italienne Machine Learning Reply ou l’université de Montevideo (Uruguay). « Nous visons à nous connecter durablement avec l’écosystème quantique », observe Thierry Botter, chef adjoint du centre research & technology (CRT) d’Airbus.

    L’Usine Nouvelle du 19 mars