Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Mecachrome acquiert le groupe Hitim
    Mecachrome a annoncé, vendredi 16 juillet, l’acquisition du groupe Hitim, une pépite technologique spécialisée dans les traitements de surface et la mécanique de haute précision. L’opération est financée via le fonds de consolidation, confié à ACE Capital Partners (groupe Tikehau) dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique. « Il s’agit d’une première étape dans la stratégie de Mecachrome, qui vise à devenir un des consolidateurs du marché des pièces aéronautiques. Les deux actionnaires - Bpifrance et ACE Capital Partners - financent l’opération, dont le closing est prévu fin juillet », précise Guillaume Benhamou, directeur général d’ACE Capital Partners, cité par Le Figaro. Pour Mecachrome, il s’agit « d’agréger de petits acteurs sur un marché des pièces aéronautiques, qui pèse quelque 2 milliards d’euros et reste éclaté entre une quarantaine d’acteurs en France. Cette stratégie vise à améliorer notre trajectoire de croissance, à atteindre une taille critique et à devenir un partenaire des avionneurs et des motoristes et non plus un simple fabricant de pièces à la demande », explique Christian Cornille, Président de Mecachrome. Les activités industrielles des deux sociétés sont complémentaires, précise le dirigeant : « Hitim détient un savoir-faire technologique et industriel significatif et recèle un potentiel de développement commercial important que nous allons valoriser », souligne-t-il. « Cette opération envoie un signal clair de la confiance placée par les actionnaires dans l’équipe de management de Mecachrome. L’entreprise a tous les atouts pour devenir un leader sur son marché : son savoir-faire technique, son dynamisme commercial, sa robustesse et un avenir prometteur sur un marché aéronautique qui redécolle », se réjouit quant à lui Éric Lefebvre, directeur Capital Développement au sein de Bpifrance.

    Le Figaro du 17 juillet
  • Industrie
    Airbus livre un A320neo à flyadeal
    Airbus annonce que flyadeal, compagnie low-cost basée à Djeddah (Arabie Saoudite) et détenue par Saudi Arabian Airlines, a reçu un premier exemplaire d’A320neo, le premier des 30 appareils qui doivent être livrés à flyadeal dans les trois prochaines années. Propulsé par des moteurs CFM LEAP-1A, l’avion est aussi le premier des 65 appareils de la famille A320neo commandés par Saudi Arabian Airlines au Salon du Bourget 2019. La famille A320neo intègre les toutes dernières technologies, notamment des moteurs de nouvelle génération, des sharklets et des éléments aérodynamiques, qui permettent de réaliser des économies de carburant et de réduire les émissions de CO2 de 20% par rapport aux appareils Airbus de la génération précédente. La famille A320neo a déjà reçu plus de 7 400 commandes de plus de 120 clients, précise Airbus.

    Zone-Bourse.com du 19 juillet

Environnement
  • Environnement
    Airbus s’engage dans le développement d’un carburant d’aviation durable au Canada
    Airbus a rejoint SAF+, un consortium canadien engagé dans le développement d’un carburant d’aviation durable. Il s’agit d’un regroupement, basé à Montréal, entre entreprises et instituts de recherche au sein du secteur aérien, encadré par un protocole d’accord pour « le développement et la production de carburants durables pour l’aviation en Amérique du Nord ». SAF+ rassemble notamment Air Transat, Hydro-Québec, l’Aéroport de Montréal, Polytechnique Montréal et Aéro Montréal. La contribution d’Airbus s’effectuera via « une expertise technique et de certification, les analyses économiques, la communication et l’argumentation » en faveur des carburants durables. L’objectif du consortium est de faire de Montréal une plaque tournante de l’aviation durable en Amérique du Nord, grâce à une usine-pilote de production de carburant aviation durable. Cette usine, qui sera construite près de Montréal, produira un carburant de type « Power-to-Liquid synthetic e-fuel » (PtL), combinant du dioxyde de carbone (CO2) avec de l’hydrogène renouvelable, selon un processus qui consiste à capter le CO2 des grands émetteurs industriels et à le convertir en un carburant alternatif.

    Aerobuzz, L’Usine Nouvelle et Air Journal du 17 juillet
  • Environnement
    « Pas d’avion vert sans système industriel vert », selon Robert Nardini (Airbus)
    Robert Nardini, responsable de l’ingénierie de production d’Airbus, accorde un entretien à L’Usine Nouvelle. Il évoque le changement radical d’approche dans la production des avions à l’œuvre chez Airbus, visant une plus grande flexibilité des lignes d’assemblage, une réduction des temps de cycles et une plus grande compétitivité. Le constructeur compte notamment faire passer le temps de développement d’un avion de 8 à 5 ans. La stratégie repose, entre autres, sur le développement du « co-design », c’est-à-dire les conceptions simultanées de l'avion et du système industriel, une technique inspirée de l’industrie automobile, ainsi que sur une plus grande digitalisation. « Pour résumer, on peut imaginer que sur la ligne d’assemblage du futur, les structures seront maintenues et ajustées par des outillages légers et adaptables, positionnées par laser et assemblées pour la majeure partie de façon robotisée. Les différents modules pré-assemblés seront livrés juste à temps par un système logistique automatisé, pour être intégrés dans le fuselage par des opérateurs recevant les instructions et données techniques via des outils connectés tels que les tablettes, smartphones et lunettes de réalité augmentée. Une telle ligne sera en outre bien plus compatible avec les ambitions environnementales du groupe, car il n’y aura pas d’avion vert sans système industriel vert. L’usine du futur permettra de réduire de façon très significative les consommations d’eau, d’énergie et d'émission de CO2 », détaille Robert Nardini.

    L’Usine Nouvelle du 17 juillet

Espace
  • Espace
    Il y a trente ans, le premier satellite européen d'observation de la Terre, ERS-1, était lancé
    Le 17 juillet 1991, un lanceur Ariane 4 plaçait sur orbite le satellite d'observation de la Terre ERS-1 (European Remote-Sensing Satellite, satellite européen de télédétection) de l'Agence spatiale européenne (ESA). ERS-1 est l'ancêtre de tous les satellites européens modernes d'observation de la Terre. Pesant 2,4 tonnes, ERS-1 a été développé et construit sous la direction de ce qui est aujourd'hui Airbus Defence and Space par un consortium industriel composé de plus de 50 sociétés dans 14 pays. Satellite le plus avancé et le plus complexe de son époque et premier satellite européen à être équipé d'un système radar et d'instruments à micro-ondes pour les mesures et l'imagerie en mer et sur terre, il a marqué le début de l'observation moderne de la Terre par l'ESA. Il a notamment permis pour la première fois d'observer des zones qui échappaient jusque-là à la vue des satellites en raison de la présence fréquente de nuages ou de brouillard.

    Zone-Bourse.com du 17 juillet
  • Espace
    Thales Alenia Space fournira les deux premiers modules pressurisés de la station spatiale Axiom
    Thales Alenia Space, société conjointe entre Thales et Leonardo, et la société Axiom Space basée à Houston, Texas (USA), ont signé le contrat final de développement de deux modules pressurisés clés de la station spatiale Axiom, la « première infrastructure orbitale commerciale au monde », souligne le groupe. Ces deux éléments, dont les lancements sont prévus respectivement en 2024 et 2025, seront arrimés dans un premier temps à la Station spatiale internationale (ISS), afin de former l’embryon de la future station orbitale Axiom. La valeur du contrat est de 110 millions d’euros. La station Axiom servira de plaque tournante pour la recherche, la fabrication et le commerce en orbite terrestre basse (LEO). « Cette infrastructure constituera l’avant-poste d’une présence humaine permanente et fructueuse en orbite basse, idéale pour faire avancer le progrès à la fois sur Terre et dans l’espace », commente Thales Alenia Space. Lorsque l’ISS sera officiellement mise hors service, les modules Axiom se détacheront pour devenir une station spatiale commerciale de prochaine génération en vol libre. Capable d’accueillir des astronautes aussi bien privés que professionnels et institutionnels, elle servira à la fois de lieu de séjour et de laboratoire pour mener des expériences en microgravité, des projets de fabrication dans l’espace et des tests critiques de support-vie pour l’exploration. Les deux premiers modules qui seront lancés pourront accueillir jusqu’à 4 personnes chacun. À cette occasion, Thales Alenia Space et l’armée de l’Air italienne ont ratifié un Mémorandum de Collaboration visant à promouvoir l’accès à l’orbite basse au profit des institutions, de la communauté scientifique, de l’industrie et des opérateurs commerciaux, ainsi que le développement d’une chaîne de recherche sur les enjeux stratégiques (en matière de médecine, matériaux, biogénétique, etc.). Cet accord prévoit également de soutenir le développement technologique et les activités d’évaluation et tests opérationnels en microgravité.

    SpaceWatchGlobal du 17 juillet
  • Espace
    En Allemagne, Isar Aerospace développe un futur « microlanceur »
    Le Monde consacre un article à Isar Aerospace, startup allemande, basée à Munich, qui entend développer un « microlanceur » capable de livrer des satellites de petite taille. L’ambition de la startup est de mettre au point, d’ici à la fin 2021, un lanceur de 2 mètres de diamètre et 27 mètres de long, capable de placer en orbite basse, à 500 kilomètres d’altitude, des satellites de nouvelle génération, ultralégers, parfois à peine plus gros qu’une boîte à chaussures. « Les nouveaux procédés de fabrication nous permettent de concevoir un système de motorisation 100 fois moins cher que les propulseurs européens actuels, plus rapidement », explique Daniel Metzler, co-fondateur et PDG d'Isar Aerospace. « Or le moteur, c’est actuellement 40% du prix de la fusée ». « Le spatial est devenu un marché dynamique et profitable », commente Eric-André Martin, chercheur à l’Institut français des relations internationales, « il devient une brique essentielle dans une chaîne fonctionnelle à construire par l’Union européenne pour réussir sa transformation numérique. Il s’impose aussi comme une composante critique dans le tissu industriel européen, créatrice de valeur ajoutée et garante de sa compétitivité future ».

    Le Monde du 19 juillet

France Relance
  • France Relance
    « La filière aéronautique française et européenne doit rester la première filière aéronautique mondiale » pour Bruno Le Maire
    Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, était en déplacement à Toulouse, vendredi 16 juillet, sur le site d'Airbus à Saint-Martin-du-Touch. « La relance est là, les moteurs de la croissance ont bien redémarré », s’est-il félicité. Afin de consolider cette reprise, le ministre a notamment évoqué un futur plan d'investissements, qu'il devrait présenter d'ici la fin juillet au Président de la République. « Il faut faire les investissements nécessaires pour garder notre souveraineté dans les domaines qui feront la croissance dans les prochaines années […] la filière aéronautique française et européenne doit rester la première filière aéronautique mondiale », a-t-il insisté, évoquant en particulier les enjeux liés à la formation, lors d’un échange avec de jeunes ouvriers issus du Lycée Airbus. Le ministre s’est également réjoui du développement en cours de l’avion zéro émission, ainsi que des révolutions à l’œuvre en matière d’innovation, avec notamment l'utilisation de la réalité augmentée dans les chaînes d'assemblage.

    France Bleu et La Dépêche du Midi du 17 juillet

international
  • international
    United Airlines et Mesa Airlines commandent l’ES-19 de Heart Aerospace
    Les compagnies américaines United Airlines et Mesa Airlines ont passé ensemble une commande portant sur l'achat de 200 exemplaires de l'avion de transport électrique ES-19 développé par l’avionneur suédois Heart Aerospace, avec des options pour 100 appareils supplémentaires. Cette annonce intervient après que Heart Aerospace a levé 35 millions de dollars pour poursuivre le développement de l’ES-19, qui devrait être certifié, selon le constructeur, au 3ème trimestre 2026 (réglementation CS-23). La mise en service est quant à elle planifiée en 2027.

    Aerobuzz du 19 juillet
  • international
    Pratt & Whitney Canada développe la propulsion hybride électrique
    Pratt & Whitney Canada (Raytheon Technologies) dévoile son plan pour développer davantage et intégrer sa technologie de propulsion hybride électrique à un programme de démonstrateur de vol, dans le cadre d’un investissement de 163 millions de dollars auquel participent les gouvernements du Canada et du Québec. L’objectif est d’atteindre une réduction de 30% de la consommation de carburant et des émissions de CO2 pour un avion régional. Pratt & Whitney Canada travaille aux côtés de De Havilland Aircraft of Canada Limited (De Havilland Canada) à l’intégration de la technologie hybride électrique dans un appareil De Havilland Canada Dash 8-100, qui servira de démonstrateur de vol. Un moteur électrique et un système de commandes innovant de Collins Aerospace, également une division de Raytheon Technologies, seront aussi intégrés au démonstrateur. Les essais au sol devraient débuter en 2022, pour des essais en vol sur démonstrateur Dash 8-100 en 2024.

    Air & Cosmos, Aerobuzz et le Journal de l’Aviation du 17 juillet

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Reprise du trafic aérien à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry
    Cet été, l'aéroport de Lyon offrira 80 des 130 destinations habituellement desservies (contre 30 destinations à l'été 2020). Après l'annonce de la réouverture d'une liaison Lyon-Dubaï par la compagnie Emirates la semaine dernière, l’aéroport envisage la saison avec optimisme. « Les principales destinations de vacances se trouvent sur le bassin méditerranéen, et notamment en Corse, Portugal, Espagne, Grèce, mais aussi les pays du Maghreb qui ont rouvert comme le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie », explique Tanguy Bertolus, président du directoire de Lyon Aéroports. « On sent qu'après une période comme celle-ci, les gens ont besoin de bouger à nouveau et de voir leurs familles et leurs amis ».

    La Tribune du 19 juillet