Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    Projet Airbus 4D-TBO : mieux prédire la trajectoire des avions pour réduire les émissions
    Le projet «Trajectory Based Operations in 4 Dimensions» (4D-TBO), mené par Airbus aux côtés de plus de 15 partenaires dans le cadre du programme de recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen (SESAR), arrive à son terme. Il ouvre la voie à une gestion plus durable du trafic aérien, et pourrait constituer un important levier afin de réduire les émissions de CO2 du secteur, en permettant de réduire l'imprécision des modèles actuels de prévision de la gestion du trafic aérien (ATM) d'environ 30 à 40%. Lors de deux ans de programmes expérimentaux d'entrée en service, plus de 20 000 vols ont été effectués par environ 90 avions A320 de six compagnies aériennes (Air France, British Airways, EasyJet, Iberia, Novair et Wizzair). «Des enjeux importants sont à l'origine de ce projet», explique Jean-Brice Dumont, vice-président exécutif Ingénierie d’Airbus, «grâce à la transmission de données de trajectoire en quatre dimensions, ATM pourra améliorer, optimiser et mieux prévoir la trajectoire d'un avion, ce qui nous permettra de réduire immédiatement et concrètement notre empreinte environnementale. Cela nous aidera également à concevoir le système ATM du futur, un effort qu'Airbus a entrepris aux côtés de nos autres parties prenantes dans le programme SESAR».

    L’Usine Nouvelle du 18 décembre
  • Environnement
    Airbus : focus sur un nouveau design d’avion à hydrogène
    L’Usine Nouvelle consacre un article détaillé au nouveau concept d’avion à hydrogène dévoilé par Airbus, un modèle composé de 6 «pods» amovibles placés sous les ailes et contenant des piles à combustible et des réservoirs d'hydrogène liquide. Le système de fixations amovibles des «pods» permet de les démonter rapidement, facilitant le travail de maintenance et potentiellement le ravitaillement en hydrogène dans les aéroports. La conception à huit pales des nacelles doit fournir une poussée supplémentaire pendant les phases de décollage et de montée en vol. Le système de propulsion des nacelles comprend une hélice, des moteurs électriques, des réservoirs de carburant, de l'électronique de puissance, de réservoirs LH2 (hydrogène liquide), un système de refroidissement ainsi qu'un ensemble d'équipements auxiliaires. La piste d'étude des 6 «pods» permettrait aux avions à hydrogène de disposer d’une plus grande capacité de passagers ainsi que d’une autonomie plus longue.

    L’Usine Nouvelle du 18 décembre
  • Environnement
    Le Parlement européen demande aux entreprises de s'engager vers une gouvernance plus durable
    Le Parlement européen a adopté, jeudi 17 novembre, un rapport visant à accroître la responsabilité des entreprises face aux enjeux sociaux et environnementaux. Ce texte doit servir de base à deux nouvelles réglementations annoncées par la Commission européenne pour le premier semestre 2021. Les députés européens proposent trois axes de travail, qui concerneront les grandes entreprises ainsi que les PME qui opèrent dans des secteurs à haut risque : mise en place d’un standard européen ambitieux sur la publication des informations non financières, avec un caractère obligatoire ; validation de ces informations par un audit certifié et indépendant ; et mise en place de «stratégies de durabilité», élaborées en consultation avec la société civile, les ONG et les syndicats au sein de comités consultatifs.

    Les Echos du 18 décembre
  • Environnement
    Carburants durables : vers une filière française
    Le magazine L’Usine Nouvelle revient, dans un article détaillé, sur la nécessité de bâtir une filière française de production de carburants alternatifs. Les carburants durables constituent un levier sûr et efficace pour réduire massivement les émissions de CO2 du secteur aérien : «La substitution d'une tonne de kérosène conventionnel par une tonne de ces carburants pourrait réduire jusqu'à 80% des émissions de CO2, sur la base du cycle de vie complet du carburant», explique Steven le Moing, chargé des biocarburants chez Airbus. En octobre dernier, Total a annoncé un investissement de plus de 500 millions d'euros pour reconvertir la raffinerie fossile de Grandpuits (Seine-et-Marne) en plate-forme «zéro pétrole», avec pour objectif principal de produire du biocarburant destiné au secteur aérien. Le gouvernement français a lancé en janvier 2020, en concertation avec Air France, Airbus, Safran, Suez et Total, une feuille de route et un appel à manifestation d'intérêt (AMI), clôturé en juillet. Dans le cadre de l'AMI, Safran Helicopters a, par exemple, déposé un projet de production en Nouvelle-Aquitaine, via la synthèse par la voie alcool, avec onze partenaires industriels et institutionnels. «Cette filière est désormais mature industriellement», assure Nicolas Jeuland, expert en carburants du futur au sein de Safran. «La clé du succès réside dans le succès de l'AMI et dans la mise au point d'un mécanisme incitatif pour accompagner l'écart de prix», résume quant à elle Constance Thio, directrice du développement durable d’Air France-KLM.

    L’Usine Nouvelle du 17 décembre

Défense
  • Défense
    Sabena technics accroît ses activités défense
    Le groupe Sabena technics, porté notamment par un modèle commercial constitué à parité entre les activités civiles et militaires, vient de conclure deux opérations de croissance externe, avec l’acquisition des sociétés Aero Tech Pro (Aix-en-Provence, Istres) et Aeromecanic (Marignane). Un renforcement de ses activités dans le secteur défense qui lui permet de faire face à la crise sanitaire sans aucun impact sur le plan social. Philippe Rochet, président de Sabena technics, explique au magazine Air & Cosmos que le renforcement des activités défense à l’export du groupe «constitue un axe stratégique, avec la volonté de l’aborder principalement en accompagnement de grands donneurs d’ordre tels qu’Airbus, Thales ou Dassault Aviation».

    Air & Cosmos du 18 décembre
  • Défense
    Florence Parly bientôt en Grèce pour conclure la vente de Rafale
    La ministre française des Armées, Florence Parly, devrait se rendre le 23 décembre à Athènes pour conclure la vente de 18 avions Rafale à la Grèce, dont 12 d'occasion cédés par l'armée française et 6 appareils neufs. En début de semaine, le Parlement grec a approuvé le budget 2021 du pays, qui inclut le financement des avions de combat. Dans le plan défense, l'achat des 18 Rafale français est prévu pour un coût total de 2,5 milliards d'euros, dont 1,5 milliard d'euros en 2021. La Grèce a plus que doublé ses dépenses en matière de défense, pour un montant de 5,5 milliards d'euros.

    Les Echos du 18 décembre
  • Défense
    Enjeux de la domination aérienne : entretien avec le Général Lavigne
    Le Général Philippe Lavigne, chef d'Etat-major de l'Armée de l'Air et de l'Espace, accorde un entretien aux Echos. Il évoque les enjeux de la domination aérienne, qui impliquent de maintenir une véritable course technologique ininterrompue. Le Général soulève notamment la question de la maîtrise des données : «Avoir la capacité de trier et d'analyser les données au moment souhaité sera de plus en plus critique. C'est ce qui va guider nos projets dans l'espace comme nos recherches sur le Système de combat aérien du futur (SCAF). On va vers des plates-formes de plus en plus multirôles avec une nécessaire interaction entre le SCAF et des constellations de satellites pour traiter la donnée en direct, sans temps de latence. Une nécessité pour piloter des drones, alors qu'on estime qu'en 2035, il y aura 50 fois plus de drones que d'avions en vol». Le Général se réjouit de la vente de Rafale à la Grèce : «ce sera la première fois qu'on vendra un Rafale dans un pays européen et rendre plus fort un pays européen, c'est renforcer la défense européenne», note-t-il.

    Les Echos du 18 décembre
  • Défense
    Rapport Maire-Tabarot, les enjeux de l’exportation française d’armement
    Air & Cosmos consacre un article aux enjeux soulevés par le rapport parlementaire Maire-Tabarot, publié en novembre dernier. La position des deux députés, qui suggèrent un contrôle plus important du Parlement sur les exportations françaises d’armement, ne fait pas l’unanimité. Trouver des débouchés est essentiel au maintien de la BITD et à la maîtrise souveraine des technologies de défense, dans un contexte où le marché européen constitue encore un débouché insuffisant. Le député Philippe Michel-Kleisbauer souligne quant à lui que la France se doit de «regarder quand un pays amorce un virage ; nous devons conserver notre éthique et choisir notre interlocuteur», sans pour autant s’interdire «d’établir des rapports avec des Etats sensibles, ou plutôt de lancer un dialogue», afin de faire évoluer la situation.

    Air & Cosmos du 18 décembre

Industrie
  • Industrie
    Il y a 50 ans naissait le Groupement d'Intérêt Économique (GIE) Airbus Industrie
    Le Groupement d'Intérêt Économique (GIE) Airbus Industrie a été officiellement créé le 18 décembre 1970. L’avionneur a toutefois fêté en 2019 son cinquantenaire, considérant le lancement franco-allemand de l’A300B au Salon du Bourget de mai 1969 comme événement fondateur. L’Usine Nouvelle revient sur le succès de la construction d’Airbus, aujourd’hui à même de tenir le rôle de leader mondial en matière d’aviation décarbonée. La reproduction du modèle Airbus pourrait intervenir pour d’autres industries européennes : batteries électriques, naval, ou ferroviaire notamment.

    L’Usine Nouvelle du 18 décembre
  • Industrie
    Retour en vol du Boeing 737 MAX : entretien avec Patrick Ky (AESA)
    Patrick Ky, directeur exécutif de l’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne), accorde une interview à Air & Cosmos. Il évoque le retour en vol du Boeing 737 MAX en Europe, qui doit avoir lieu «dans la seconde moitié de janvier 2021». «Nous avons agi en toute indépendance, nous avons procédé à notre propre revue et nous avons certifié nous-même», souligne-t-il. Il relève que l’AESA comme la FAA ont tiré d’importants enseignements de la crise du B737 MAX. «En ce qui concerne les appareils certifiés par la FAA, nous aurons désormais notre propre analyse de la criticité des systèmes en termes de sécurité», explique-t-il.

    Air & Cosmos du 18 décembre
  • Industrie
    Figeac Aéro prépare la reprise
    Figeac Aéro a présenté ses résultats semestriels provisoires 2020-2021. Le groupe, impacté par la crise, a opéré une importante restructuration, avec un plan de réduction structurelle des coûts fixes de 30 M€. Il réalise, entre le 1er avril et le 30 septembre 2020, un chiffre d'affaires de 94,4 M€, en retrait de 57,94% par rapport à la même période de l'exercice précédent. A périmètre et taux de change constants, l'évolution trimestrielle du groupe est en repli de 57,56%. Figeac Aéro est toutefois désormais «en capacité de bénéficier des premiers signes encourageants de reprise du secteur aérien», grâce à de nouveaux contrats et un renforcement des parts de marché auprès des clients. La trésorerie et les liquidités ont été préservées, à travers la mise en place d’un plan d’optimisation opérationnel, d’une rationalisation des investissements budgétés et de l’obtention de nouveaux prêts d’un montant total de 95 M€. Le second semestre est attendu «en sensible amélioration en termes de chiffre d’affaires et de rentabilité et des cash-flows maîtrisés».

    La Dépêche du Midi, Le Journal de l’Aviation et La Tribune du 18 décembre
  • Industrie
    Satys cède sa division Satys Electric
    Le groupe Satys cède sa division Satys Electric à trois fonds français et associés aux managers de cette division. Spécialisée dans les câblages et les systèmes électriques, Satys Electric (ex CIEE) a son siège social dans le Jura, à Orgelet, et est implantée également à Bangkok, enThaïlande, et à Tianjin, en Chine. Depuis son acquisition par le groupe Satys en 2011, la société a connu un quadruplement de son chiffre d’affaires. «Cette cession, décidée en 2019, va permettre au groupe Satys, tout en continuant de se focaliser sur son objectif premier de livraison à l’heure de ses produits et prestations, d’amplifier, notamment par des acquisitions, son développement dans l’aéronautique et le ferroviaire et ses deux métiers stratégiques», explique le président du groupe, Christophe Cador.

    La Lettre M.fr du 17 décembre

Espace
  • Espace
    Josef Aschbacher est nommé à la tête de l'Agence spatiale européenne
    Le Conseil de l'ESA a confirmé la nomination de l’autrichien Josef Aschbacher au poste de directeur général de l'ESA, jeudi 17 décembre. Il succédera à l'Allemand Jan Wörner, dont le mandat se terminera le 30 juin 2021, précise l'agence. Josef Aschbacher a été notamment responsable de la coordination des programmes d’observation de la Terre de l’ESA, en particulier du programme Copernicus. Nommé pour quatre ans, il a indiqué que l'exigence de compétitivité de l'industrie spatiale européenne constituerait une priorité de son mandat. Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, et son homologue allemand Peter Altmaier, sont convenus lors d'une réunion bilatérale de créer un groupe de travail conjoint, afin d’être en mesure de formuler des recommandations politiques à la mi-2021, quand Josef Aschbacher prendra ses fonctions, indique Le Figaro.

    Le Figaro et Ensemble de la presse du 18 décembre

Sécurité
  • Sécurité
    L’UE envisage un «bouclier européen» contre les cyberattaques
    Trois commissaires européens ont présenté, mercredi 16 décembre, un plan qui vise à moderniser l’arsenal de l’UE pour résister à la cybercriminalité. Le plan évoque notamment la création d’un «bouclier européen» : une initiative impliquant les autorités nationales, avec l’instauration d’un réseau de centres opérationnels de sécurité dotés des techniques de l’intelligence artificielle pour repérer au plus vite les attaques. Une attention spécifique devrait être accordée aux PME. Pour financer sa stratégie, la Commission européenne évoque un investissement global de 4,5 milliards d’euros, financé par l’UE (à hauteur de 2 milliards prévus dans le budget 2021-2027) et les pays membres et l’industrie. Le projet, avant d’entrer en vigueur, doit être discuté devant le Conseil et le Parlement. Les fonds européens comptent par ailleurs se renforcer pour permettre un meilleur investissement dans les startups européennes de défense. Les Echos rappellent notamment que le fonds dédié à la cybersécurité d’ACE Management entend doubler de taille, pour atteindre les 150 millions d'euros d'ici à juin. ACE Management a noué des conventions avec l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) et les agences du ministère des Armées (la Direction Générale de l'Armement, l'Agence Innovation Défense, le Comcyber et la DGSE) pour bénéficier de leurs expertises.

    Le Monde et Les Echos du 18 décembre

international
  • international
    Les Etats-Unis créent une zone de test pour avions supersoniques civils
    Le ministère des transports du Kansas (KDOT) et la FAA sont convenus de créer, au-dessus de l’état du Kansas, une zone de test de 1 200 km de long à 12 000 m de hauteur, pour permettre de réaliser des essais en vol d’avions supersoniques civils. La route devrait permettre un vol soutenu jusqu’à Mach 3. Pete Bunce, Directeur Général de la General Aviation Manufacturers Association (GAMA), s’est félicité de la création de cette infrastructure «nécessaire aux constructeurs, ainsi qu’aux entités fédérales telles que la NASA et la FAA, pour tester et analyser les progrès technologiques importants réalisés dans le domaine du vol supersonique». Aux Etats-Unis, Boeing, Lockheed Martin, Aerion, Spike et Boom Aerospace, notamment, sont engagés dans des projets d’avions supersoniques.

    Aerobuzz du 18 décembre