Synthèse de presse

Défense
  • Défense
    Le général François Lecointre, chef d'état-major des armées, quitte ses fonctions
    L’Elysée a confirmé dimanche 13 juin que le général François Lecointre, en poste depuis juillet 2017 suite à la démission du général Pierre de Villiers, allait quitter ses fonctions de chef d'état-major des armées. Il sera remplacé par l'actuel chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Thierry Burkhard. « Le général François Lecointre a soumis il y a plusieurs mois au président de la République sa demande de quitter le service actif après le 14 juillet 2021. Le président de la République tient à saluer en lui le grand soldat, le chef militaire et le serviteur de l'Etat » a fait savoir la présidence de la République. Pour éviter « une politisation de la fonction du chef d'état-major des armées », le général Lecointre ne souhaite pas « que le chef d'état-major des armées parte à l'issue du mandat d'un président de la République ». Depuis 2017, la loi de programmation militaire a été respectée chaque annuité en loi de finances. Le budget des Armées a augmenté d’1,7 milliard en loi de finances 2021 pour atteindre un total de 39,2 milliards, soit 4,5% de plus qu'en 2020 et 22% de plus qu'en 2017.

    Ensemble de la presse, 13 juin
  • Défense
    L’Elysée annonce la fin de Barkhane
    La décision de mettre fin à l’opération Barkhane a été prise lors d’un conseil de défense restreint, mercredi 9 juin. La France continuera de s’impliquer, mais dans un cadre nouveau d’appui aux forces armées locales et avec des effectifs moins importants. Dès janvier dernier, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé un ajustement de l’opération Barkhane, en raison de l’évolution de la menace et de la situation sur le terrain. 5 100 soldats français sont actuellement déployés au Sahel. L’Elysée a précisé que d’ici la fin du mois de juin, les « modalités » et le calendrier devraient être précisés. Une réduction de 50% des effectifs début 2023 est envisagée.

    Ensemble de la presse, 12 juin
  • Défense
    L’armée de l’Air et de l’Espace envisage un retrait anticipé des Transall C-160R (Transport Allianz) dès l’année prochaine
    Face au vieillissement de la flotte, l’armée de l’Air et de l’Espace envisagerait un retrait anticipé des Transall C-160R comme le laisse penser l’interruption des opérations de MCO de l’appareil par l’Atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Clermont-Ferrand. « Les Transall (C-160R) doivent rester en service jusqu’en 2023 et les C-160G Gabriel jusqu’en 2025. Toutefois, des réflexions sont menées dans un souci d’efficience qui pourrait conclure à un retrait des C-160R en 2022 », a déclaré le porte-parole de l’état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace, le colonel Stéphane Spet, le 9 juin. On dénombre encore neuf C-160R en service.

    Air & Cosmos, 11 juin
  • Défense
    Trois NH90 Caïman du 1er RHC ont réalisé un vol à la masse maximale de 11 tonnes dont 3 300 kg de carburant
    Jeudi 10 juin, 3 NH90 Caïman (Airbus Helicopters) de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) ont réalisé une mission de plus de 9 heures en deux étapes dans une configuration inédite emportant deux réservoirs extérieurs de 625 litres (500 kg) sur chaque appareil. Avec les pleins internes (2 tonnes), les réservoirs extérieurs (2×500 kg), un réservoir supplémentaire en soute (350kg) et les passagers, les appareils décollaient à la masse maximale de 11 tonnes. « L’utilisation de ces réservoirs et l’allonge supplémentaires qu’ils offrent à nos Caïman est une brique supplémentaire dans la préparation au combat de haute intensité » explique le général Vallette d’Osia, commandant de l’ALAT. Après l’Allemagne, la France devrait acheter à son tour une quinzaine de réservoirs et leurs supports courant 2022.

    Aerobuzz, 14 juin

Espace
  • Espace
    Virgin Galactic et SpaceX au coude à coude pour s’imposer dans le secteur du tourisme spatial
    Blue Origin sera la première entreprise à proposer un vol suborbital. Le lancement du premier vol commercial prévu le 20 juillet domine l’actualité du secteur en raison de la vente aux enchères, le 12 juin, d’une place à bord de la navette New Shepard. Dans son édition du samedi 12 juin, Le Monde consacre une double page à Jeff Bezos et à Blue Origin. Pour témoigner de la confiance qu’il porte en son projet, l’entrepreneur a annoncé vouloir faire partie du voyage, avec son frère, Mark Bezos. Quant à la vente aux enchères, elle a réuni une vingtaine de participants et a été conclue en moins de dix minutes. Avec un prix de départ à 4,8 millions de dollars, la vente a finalement été conclue à 28 millions de dollars. A son départ d’Amazon, le 5 juillet 2021, le futur ex-PDG Jeff Bezos a annoncé son intention de se consacrer à l’espace, sa vraie passion. « Si, à 80 ans, je peux dire que j’ai participé́ avec Blue Origin à mettre en place l’infrastructure lourde qui aura rendu l’accès à l’espace bon marché, afin que la prochaine génération bénéficie d’une explosion entrepreneuriale comme celle que j’ai vue avec Internet, je serai heureux », avait-il déjà expliqué, en 2016. Cependant, les projets liés au New Space ne suscitent pas que de l’enthousiasme. « On sent un projet politique, assez comparable chez Jeff Bezos et chez Elon Musk, qui imagine faire de Mars une planète libre avec un gouvernement autonome vis-à-vis des Etats souverains sur Terre », analyse Arnaud Saint-Martin, sociologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui déplore par ailleurs l’absence de débat démocratique. « Il y a une visée assez libertarienne. Et l’idée qu’on peut construire un nouveau monde, presque une nouvelle humanité́. ». De son côté, Elon Musk envisage le premier vol orbital privé au mois de septembre. Ce vol sera suivi en janvier 2022, par la mission AX 1, opérée par la startup américaine Axiom, qui emmènera trois touristes vers la Station spatiale. Enfin, la NASA a annoncé, au début du mois de mai, la réalisation d’un film à bord de l’ISS prochainement.

    Ensemble de la presse, 12 juin

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Air France restaure ses capacités aériennes et renforce les destinations européennes
    Cet été, le programme de vols d'Air France représentera 65% des capacités déployées à la même époque en 2019, contre 40% en mai. La compagnie aérienne proposera près de 200 destinations à travers le monde, dont plus de 110 en France, en Europe et en Afrique du Nord. La reprise du trafic aérien se fait surtout vers l’Europe avec une augmentation de son offre vers la Grèce de près de 80%, et celle vers le Portugal de près de 25%.

    Air & Cosmos, 11 juin
  • Aviation Commerciale
    La reprise se confirme dans le domaine du fret aérien
    Le transport de fret aérien en avril 2021 a dépassé le niveau d’avant-Covid (avril 2019), avec une demande en hausse de 12%, selon l’Association du transport aérien international (IATA). « Le fret aérien continue d’être la bonne nouvelle pour le secteur du transport aérien. La demande est en hausse de 12 % par rapport aux niveaux d’avant-crise et les rendements sont solides. Certaines régions surpassent la tendance mondiale, notamment les transporteurs d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient et d’Afrique. Cependant, les bonnes performances du fret aérien ne sont pas universelles. La reprise pour les transporteurs de la région d’Amérique latine, par exemple, est au point mort », explique Willie Walsh, directeur général de l’IATA.

    Air-Journal, 14 juin

Innovation
  • Innovation
    La startup française de taxi volant, Ascendance Flight Technologies, affiche de grandes ambitions
    Vincent Lamigeon (Challenges) consacre un article à la startup française Ascendance Flight Technologies, et à son appareil à motorisation hybride, Atea, capable de transporter 4 à 5 passagers sur une distance de 400 km, à une vitesse de 200 km/h, à décollage et atterrissage vertical (VTOL). Le prototype devrait effectuer son premier essai en vol en 2022, des vols de démonstration lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024, avec une entrée en service envisagée en 2025. En phase de croissance, l’entreprise a annoncé le 10 juin que deux personnalités du monde aéronautique allaient rejoindre son conseil d’administration. Il s’agit de l’ancien Président-directeur général de Safran, Jean-Paul Herteman et de l’ancienne directrice du programme d’avion électrique d’Airbus, E-Fan, Agnès Plagneux-Bertrand. Par ailleurs, Robert Lafontan, ancien « senior vice president engineering » d'Airbus, rejoint l’entreprise en qualité de conseiller spécial. « Il va nous apporter un regard expert sur le design et nos choix technologique. Son expérience peut nous éviter bien des écueils », déclare Jean-Christophe Lambert, le patron d’Ascendance, cofondateur du groupe avec Thibault Baldivia, Clément Dinel et Benoît Ferran.

    Challenges, 11 juin

Adhérent à la une
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    Interview de Franck Saudo, président de Safran Helicopter Engines
    Aujourd’hui, le président de Safran Helicopter Engines, Franck Saudo, répond aux questions de Michel Cabirol sur LaTribune.fr. Le groupe se montre résilient avec « depuis le début de l'année une croissance à deux chiffres des services, qui représentent plus des deux tiers de l'activité de Safran HE ». Le groupe est affecté par les conséquences de la crise sanitaire avec l’an dernier « 20% d'annulations de commandes (soit) un niveau de production de l'ordre de 650 moteurs, (le) plus bas niveau depuis 20 ans ». Pour surmonter la crise, le groupe a adopté une stratégie reposant sur 3 piliers : « la réduction rapide et marquée des coûts et des effectifs de structure avec un accompagnement de départs volontaires, la mise en place d'organisations plus simples et plus frugales et, enfin, la préservation des compétences notamment grâce au maintien de notre politique d'alternance ». Franck Saudo met également en avant les plans de soutien à l’aéronautique et de relance de l’Etat. S’agissant du MCO des hélicoptères militaires français, il souligne le caractère « stratégique » de ce segment : « pour le client Etat français, nous assurons la disponibilité de 1 600 moteurs, tout utilisateur confondu, que ce soit les forces (terre, air, mer), la douane, la sécurité civile, la gendarmerie ou encore la DGA essais en vol. Depuis 12 ans, nous apportons sans discontinuité 100% de disponibilité moteur à l'Etat français ». Naturellement, « l'entrée en service du H160 va contribuer à l'augmentation de la part de marché de Safran Helicopter Engines. L'hélicoptère militaire Guépard, dérivé du H160, constituera également la colonne vertébrale du programme Arrano à partir de 2026. Cet appareil représentera une partie importante des volumes de ce moteur ». A l’avenir, le groupe va investir pour « achever de maturer les technologies de la décarbonation ». Il souligne que « tous (les) moteurs sont développés et certifiés pour utiliser jusqu'à 50% de carburants aériens durables (…) (L’ambition du groupe) est de parvenir à réduire de 40% à 50% les émissions de CO2 de (ses) moteurs à l'horizon 2030 ».

    La Tribune, 14 juin
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    Interview de René Obermann, président du conseil d’administration d’Airbus
    S’agissant des conséquences de la crise, René Obermann, président du conseil d’administration d’Airbus, rappelle « qu’il faudra deux ou trois années pour retrouver progressivement les niveaux d’avant la pandémie. Cette reprise concernera d’abord principalement les court et moyen-courriers, et seulement dans un second temps les long- courriers ». En matière de décarbonation, il estime qu’« au cours des trente dernières années, les émissions ont diminué́ de plus de 50% et, ces dernières années, de plus de 2% par an en moyenne ». Airbus veut être le premier à développer « un avion sans émissions en 2035 ». Il relativise toutefois les conséquences environnementales des vols intérieurs s’appuyant sur « une étude récente du ministère allemand des Transports (qui démontre) que les vols intérieurs représentent moins de 1,5 % des émissions liées aux voyages ». Dans un contexte concurrentiel, il souligne aussi la nécessité de revoir l’organisation industrielle du groupe : « nous devons donc examiner l’ensemble du dispositif industriel. Les sites doivent avoir une certaine taille critique et une numérisation accrue permettra une production plus efficiente ». Pour répondre aux attentes des marchés asiatiques, il annonce les intentions du groupe « d’augmenter (ses) capacités de production en Chine afin de mieux servir ce marché localement, comme (il le fait) aux Etats-Unis ». S’agissant de l’identité duale du groupe, elle constitue « un atout à plusieurs titres : nous avons des synergies technologiques, opérationnelles et financières, et nous pouvons développer des parcours professionnels à travers le groupe ».

    Les Echos, 14 juin
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    Lauréate du fonds de modernisation de la filière aéronautique, Cybermeca lève le voile sur ses ambitions
    L’entreprise Cybermeca (filiale du groupe Ledoux), spécialiste du rivetage automatique et robotisé des panneaux d'avions, a engagé un programme de recherche et développement de 2,4 millions d'euros jusqu'en 2022 pour développer une nouvelle machine de rivetage 4.0 robotisée et s'ouvrir de nouveaux marchés à l'export. Elle a obtenu une subvention de 700 000 euros de France Relance pour poursuivre ce programme de recherche. « Cela nous donne de la visibilité et pousse l'ensemble de la filière aéronautique française vers l'avant. De quoi accélérer les décisions de nos clients étrangers freinés par l'arrêt brutal de l'activité en France lors du premier confinement », se félicite Nicolas Matuchet, directeur commercial du groupe Ledoux qui espère décrocher dès la fin 2022 des marchés au Japon, en Inde, au Brésil et en Amérique du Nord. L’entreprise compte aujourd’hui 68 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, à 40% dans l’aéronautique et 30% dans les biens d’équipement. Le reste de l’activité se répartit entre différents secteurs dont l’automobile. Avec son bureau d’études fort de 40 salariés, Cybermeca investit 15% de son chiffre d’affaires dans la R&D. L’entreprise a pour ambition de trouver le chiffre d’affaires d’avant Covid, soit 12 millions d’euros et d’atteindre 15 à 18 millions d’euros en 2025 ou 2026.

    Les Echos, 8 juin