Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Le Japan Coast Guards commande deux H225 supplémentaires
    Le Japan Coast Guards (JCG), le plus grand opérateur japonais de Super Puma, a passé une nouvelle commande de deux hélicoptères H225. Cette commande porte à 15 le nombre d'appareils Super Puma de JCG, dont deux AS332 et 13 H225. Les nouveaux hélicoptères seront utilisés pour les activités côtières territoriales, l'application des règles de sécurité, ainsi que les missions de secours en cas de catastrophe au Japon. Le bimoteur H225 est le dernier membre de la famille Super Puma d'Airbus Helicopters ; équipé d'instruments électroniques de pointe et d'un pilote automatique d'une précision reconnue, il est capable de voler par tous les temps, offre une endurance et une vitesse de croisière exceptionnelles, et peut être équipé de divers équipements pour s'adapter à tous les rôles. Le nombre total de Super Puma aujourd'hui en service au Japon sous différentes versions est de 28 appareils. Les H225 de Japan Coast-Guards sont couverts par le service MRO Airbus HCare sous la formule Smart.

    Le Journal de l’Aviation et Aerobuzz du 7 avril
  • Industrie
    Reprise partielle de la production pour les sous-traitants aéronautiques
    Dans le sillage d'Airbus, les sous-traitants aéronautiques ont redémarré partiellement la production, depuis le 24 mars, après une semaine d’arrêt qui a permis de mettre en place des mesures de protection sanitaire. Sogeclair (1 700 salariés), groupe d'ingénierie et de fabrication qui réalise 79% de son activité dans l'aéronautique, indique avoir mis la moitié de ses salariés en Europe au chômage partiel et favorisé la prise des congés ; ses bureaux toulousains sont ouverts trois jours par semaine pour ceux qui ne peuvent pas faire du télétravail, ses filiales en Espagne, en Inde et au Canada sont fermées. «La principale interrogation pour notre industrie est la solvabilité des compagnies aériennes et la reprise du transport aérien après le coronavirus : les gens auront-ils peur de voyager ou pas ?», s'interroge Philippe Robardey, dirigeant de Sogeclair, également président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Toulouse. Le fabricant de pièces de rechange et de série Recaero (Ariège) a quant à lui diminué sa production de 40%. «Les mesures de distanciation font qu'il n'y a que 60% de l'effectif», indique son PDG, Nicolas Pobeau. «Airbus s'est engagé à payer ses fournisseurs à l'heure», souligne-t-il, «mais il y a des sous-traitants de rang 1 ou 2 qui sont fragilisés. Il faut que tout le monde paie ses clients pour éviter un effet domino dans la chaîne de fournisseurs», alerte-t-il.

    Les Echos du 7 avril
  • Industrie
    Crise du Covid-19 : Thales renforce sa résilience
    Thales annonce ce mardi la mise en œuvre d’un plan global d’adaptation à la crise du Covid-19, comprenant notamment la «signature d’une ligne de crédit syndiquée complémentaire de 2 Mds€», la suppression du solde du dividende 2019, et le retrait des objectifs financiers 2020. «Notre première priorité est et restera la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour préserver la santé de nos collaborateurs, de leurs proches, des clients et de la population, dans tous les pays où nous sommes implantés», déclare Patrice Caine, Président-directeur général, qui précise : «notre exposition directe aux marchés les plus affectés est limitée. Nos activités dans l’aéronautique civile ne représentent qu’environ 12% du chiffre d’affaires du Groupe», et estime que «la remarquable mobilisation des équipes du Groupe, combinée à notre positionnement unique, associant un portefeuille de technologies clés dans les domaines les plus critiques, une base de clients diversifiée et un bilan renforcé, seront des atouts structurants pour atténuer les effets de cette crise sans précédent.»

    Les Echos et Le Figaro du 7 avril
  • Industrie
    Airbus adapte ses activités de production et d'assemblage d'avions commerciaux en Allemagne du Nord et en Alabama
    Airbus annonce adapter temporairement l'activité de production et d'assemblage d'avions commerciaux sur ses sites allemands de Brême et de Stade, et met en pause la production sur son site de fabrication A220/A320 à Mobile, Alabama, aux États-Unis. Ces mesures «sont prises en réponse à plusieurs facteurs liés à la pandémie Covid-19 en cours, notamment le niveau élevé des stocks sur les sites et les diverses recommandations et exigences gouvernementales qui ont un impact à différents stades du flux global de production industrielle. Airbus reste déterminé à répondre à la demande de ses clients», précise l’avionneur dans un communiqué. La production et l'assemblage seront suspendus sur le site de Brême en Allemagne jusqu'au 27 avril, mais les services de maintenance resteront assurés. Le site de Stade, près de Hambourg, sera pour sa part mis à l'arrêt du 5 au 11 avril. La production des A220/A320 à Mobile (Etats-Unis) est suspendue jusqu'au 29 avril. Les activités maintenues sur ces trois sites «seront réalisées en conformité avec les mesures requises d'hygiène et de distanciation sociale», souligne Airbus.

    Ensemble de la presse du 7 avril
  • Industrie
    Boeing met à l’arrêt l’ensemble de sa production d’avions civils
    Boeing a annoncé dimanche qu'il prolongeait la suspension de l'activité dans ses usines de l'Etat de Washington, en raison des mesures de confinement adoptées face à la pandémie du coronavirus. Cette suspension d'activité, qui remonte au 25 mars, avait été initialement décidée pour une durée de deux semaines ; elle est désormais prolongée jusqu'à nouvel ordre. Le constructeur américain vient, de plus, d’annoncer la suspension, à partir du 8 avril, des activités d'assemblage de 787 de l'usine de Charleston en Caroline du Sud. Ce site était le dernier en activité dans la branche d’avions civils de Boeing.

    Ensemble de la presse du 7 avril
  • Industrie
    Pour Mecachrome, l’activité a repris
    Les huit usines françaises de l'équipementier Mecachrome tournent tous les jours, après l'adoption des gestes barrière, et grâce à une série de mesures prises pour assurer la sécurité des salariés : prise de température à l'entrée, adoption d'une demi-heure tampon à chaque changement d'équipe, nettoyage du poste de travail par l'opérateur… après trois à quatre jours d'arrêt total lors de la première semaine de confinement, qui a permis une désinfection des sites, l'industriel est parvenu, depuis le 23 mars, à revenir à une activité 7 jours sur 7, même si certaines équipes sont très restreintes. «Les ateliers tournent avec 50 à 80 % de l'effectif», évalue Christian Cornille, président du groupe, qui emploie 3 000 personnes, dont 1 850 en France.

    Les Echos du 7 avril
  • Industrie
    WeAre Group maintient 80% de sa production
    Les Echos consacrent un article au sous-traitant aéronautique WeAre Group, qui parvient à maintenir 80% de sa production dans le contexte de la crise sanitaire. Le quotidien rappelle que WeAre Group est né en 2016 du rachat des sous-traitants Chatal et Espace en Loire-Atlantique par Farella à Montauban (Tarn-et-Garonne) avec le soutien du fonds Aerofund III géré par Ace Management. Il a ensuite racheté Bouy en Vendée et Comefor dans la Loire en 2017, avant de constituer un parc industriel au Maroc en acquérant EFOA et UMPM en 2018. Le groupe emploie 1 200 salariés et détient 40% de WeAre Pacific, constitué avec le japonais Yamaichi Special Steel. WeAre Group a ouvert en septembre son nouveau site de Montauban, une usine de 27 000 mètres carrés. Outre l’aéronautique, le groupe entend renforcer ses activités dans le médical, le spatial et la défense. Pascal Farella, son dirigeant, précise que le groupe a négocié des lignes de trésorerie avec les banques pour «sécuriser les trois prochains mois», et déclare: «nous allons activer des projets d'amélioration pour rebondir après la crise... Nous devons être une entreprise agile.»

    Les Echos du 7 avril
  • Industrie
    Pour Bruno Le Maire, la France risque de connaître en 2020 sa pire année de récession économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
    Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a estimé lundi, lors d'une audition par la commission des Affaires économiques du Sénat, que la France va sans doute connaître en 2020 sa pire année de récession économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. «Cette crise sera violente, globale et durable», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne voyait pas «d'autre comparaison, en termes de choc économique» que la crise de 1929. «Le chiffre de croissance le plus mauvais qui ait été fait par la France depuis 1945, c'est en 2009 après la grande crise financière de 2008 : -2,9%. Nous serons vraisemblablement très au-delà des -2, 9%», a-t-il ajouté.

    Ensemble de la presse du 7 avril

Espace
  • Espace
    La protection des salariés est une priorité chez Thales Alenia Space
    «La santé et la sécurité des salariés sont au centre des priorités», souligne la direction du groupe Thales Alenia Space (TAS) qui emploie, selon les chiffres de Nice-Matin, 7 500 personnes dans huit pays. Le quotidien détaille les adaptations apportées à l’organisation du travail dans l’usine de TAS à Cannes. Seuls certains salariés qui travaillent dans «des activités vitales pour les clients et les citoyens»: salariés des systèmes d’information, du service médical, ou des activités de maintien à poste des satellites, ont accès, à Cannes, au site de la Bocca, «dans le strict respect des consignes sanitaires». TAS n’a pas instauré de chômage partiel, mais un «accord» a été signé, «au niveau du Groupe Thales pour la France, avec les partenaires sociaux, pour gérer la situation spécifique liée à la crise Covid-19, dans les meilleures conditions», précise la direction du groupe.

    Nice-Matin du 4 avril
  • Espace
    Boeing va refaire un vol d'essai à vide de sa capsule Starliner
    Boeing a annoncé ce lundi qu'il ferait revoler à vide sa capsule pour astronautes Starliner, après une mission d'essai écourtée en urgence en décembre. «Refaire un vol non habité nous permettra d'accomplir tous les objectifs du vol d'essai et d'évaluer la performance du deuxième véhicule Starliner», a précisé Boeing dans un communiqué. De graves problèmes de logiciels et de code informatique avaient empêché la mise sur la bonne orbite de Starliner, qui aurait dû aller jusqu'à la Station spatiale internationale (ISS) mais a dû revenir sur Terre deux jours après son lancement, en décembre dernier.

    Le Figaro du 7 avril

Défense
  • Défense
    Crise sanitaire : mobilisation de l’armée de l’Air et de l’ensemble du secteur aérien
    Les Echos rappellent que, globalement, dans le cadre de l'opération militaire Résilience, l'armée de l'Air déploie trois hélicoptères Caracal, deux hélicoptères Puma, un avion-cargo A400M et un Casa, en sus de l'A330 équipé du kit Morphée, qui transporte des patients en réanimation dans toute l'Europe. Lundi, le groupe Dassault Aviation a confirmé qu'il mettait à disposition du ministère des Armées à titre gracieux deux de ses avions d'affaires Falcon : «l'armée de l'Air et Dassault s'unissent pour transporter plus de 50 personnels soignants civils depuis la Bretagne afin qu'ils puissent poursuivre leur mission en Ile-de-France», s'est félicitée la ministre des Armées, Florence Parly. Les Echos rappellent également que l’aéroport d’Orly a de plus ouvert une cellule de coordination médico-aéronautique, qui récupère, via l'Agence régionale de santé, la liste des patients à transférer et une liste de places dans les zones moins tendues que l'Ile-de-France et coordonne ainsi les vecteurs et les équipes médicales qui vont se charger de ces transferts. L'association Aviation Sans Frontières déclare en outre avoir mobilisé une vingtaine d’appareils au service de besoin de transport pour le ministère de la Santé : «nous avons des compagnies volontaires comme JetFly ou Daher», déclare son dirigeant, Gérard Feldzer.

    Les Echos du 7 avril

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Air France reste au côté de ses clients
    Anne Rigail, directrice générale d’Air France, s’exprime dans le Figaro. Elle rappelle le rôle de première ligne joué par la compagnie dans le rapatriement : «je tiens à saluer l’engagement de tous nos salariés, mobilisés notamment pour le rapatriement, depuis le 14 mars, de 240 000 ressortissants français et européens depuis 82 pays» précise-t-elle. Elle souligne également l’importance de maintenir la continuité territoriale, précisant : «nous desservons l’outre-mer, ainsi que Toulouse, Marseille et Nice. Au total, Air France dessert encore cette semaine 36 destinations dans le monde, avec chaque jour 5 vols long-courriers et 15 courts et moyen-courriers. Nous opérons aussi une activité cargo, notamment depuis la Chine pour l’acheminement de matériel médical dans le cadre du pont aérien mis en place par le gouvernement». Mme Rigail estime qu’Air France a «démontré à ses clients que dans cette période difficile nous restions près d’eux. Nous sommes fidèles à nos valeurs et notre raison d’être et nous espérons que cela renforcera la préférence de nos clients», ajoute-t-elle, précisant que «le groupe dispose d’une trésorerie de 6 milliards d’euros, mais nous aurons besoin rapidement d’un soutien financier».

    Le Figaro du 7 avril
  • Aviation Commerciale
    Air France relève le défi de l’immobilisation de sa flotte
    Air France a dû immobiliser 180 avions sur 224, précisent Les Echos, pour ne conserver que le strict nécessaire aux vols de rapatriements, à quelques lignes essentielles et au transport de fret. Le quotidien rapporte les mesures mises en place par les services de maintenance d'Air France, qui ont dû préparer les appareils à un sommeil de plusieurs semaines. Le Directeur Général Adjoint « engineering & maintenance » de la compagnie, Géry Mortreux, s’exprime à ce sujet. «Pour un stockage actif, il faut compter environ 150 heures de main-d'oeuvre selon le type d'avion, en incluant le temps nécessaire pour sa remise en service», précise-t-il. Au total, un millier de salariés de la maintenance Air France restent ainsi mobilisés sur le terrain, essentiellement pour ces opérations.

    Les Echos du 7 avril
  • Aviation Commerciale
    Plan de soutien massif pour les compagnies américaines
    Les Echos et le magazine Air & Cosmos reviennent sur le plan massif de soutien du gouvernement annoncé la semaine dernière en faveur des grandes compagnies aériennes américaines. American Airlines serait ainsi éligible à une enveloppe totale - aides et prêts garantis - de 12 milliards de dollars, soit près de dix fois son bénéfice net de 2019 et plus de trois mois de chiffre d'affaires ; le partenaire et actionnaire d'Air France-KLM, Delta Air Lines, pourrait toucher jusqu'à 11 milliards de dollars. Les Echos rappellent que des plans de soutien sont déployés également en Asie, notamment ; Singapore Airlines a ainsi obtenu de son principal actionnaire, le fonds souverain singapourien Temasek, l'autorisation de lever jusqu'à 9,6 milliards d'euros.

    Air & Cosmos du 3 avril et Les Echos du 7 avril
  • Aviation Commerciale
    Pour Thomas Juin (UAF), il faut «baisser la fiscalité sur les billets d'avion»
    Le président de l'Union des Aéroports Français (UAF), Thomas Juin, plaide, dans un entretien accordé aux Echos, pour une action des pouvoirs publics qui permette aux compagnies aériennes et aux aéroports français d'affronter une concurrence accrue lors de la reprise du trafic aérien. Il estime que «pour un grand aéroport régional, on peut s'attendre à plus de 30 millions de perte nette dans l'hypothèse d'une reprise d'activité à l'été. A l'échelle nationale, le manque à gagner pour les aéroports et leur écosystème se chiffrera en milliards d'euros», et déclare qu’«une crise d'une telle ampleur sera nécessairement suivie d'une baisse de la connectivité aérienne en Europe. Or le niveau de connectivité à une incidence directe sur l'attractivité économique d'un pays. Il faudrait donc que le gouvernement baisse la fiscalité sur le transport aérien, afin d'encourager les compagnies à reprendre leurs programmes de vols aussi largement que possible. Quand le transport aérien lutte pour sa survie, il serait choquant que le gouvernement maintienne des taxes comme la taxe dite de «solidarité» et «l'éco-contribution», destinées à financer d'autres secteurs».

    Les Echos du 7 avril
  • Aviation Commerciale
    Le SCARA appelle le gouvernement à mettre en place des dégrèvements des charges pesant sur les compagnies aériennes
    Le Syndicat des Compagnies AéRiennes Autonomes (SCARA) a publié ce 6 avril 2020 une tribune soulignant «la nécessité de penser et de préparer dès à présent les modalités» de la sortie de crise pour éviter la disparition de dizaines de compagnies aériennes françaises. Le SCARA «regrette que le gouvernement choisisse d’avoir recours à de simples moratoires de taxes et redevances, qui revient à alléger momentanément la trésorerie des compagnies aériennes en reportant les échéances, au lieu des dégrèvements demandés, qui permettent d’annuler totalement les charges».

    Air Journal du 7 avril