Synthèse de presse

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies françaises réclament à leur tour l’aide de l’Etat
    Dans la lignée des déclarations de Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, le SCARA (Syndicat des compagnies aériennes autonomes) a demandé la mise en place d'un fonds d'urgence en faveur des compagnies aériennes françaises qui ne font pas partie du groupe Air France. Le syndicat comprend l'aide accordée au groupe par l'Etat mais estime que ses concurrentes ont tout autant besoin de soutien pour assurer leur survie. Estimant que l'aide de 7 milliards octroyée à Air France représente 45% de son chiffre d'affaires annuel, le SCARA calcule qu'une aide proportionnelle aux autres compagnies françaises - dont le chiffre d'affaires représente 15% de celui du groupe - avoisinerait un milliard d'euros.

    Le Journal de l’Aviation du 27 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    La compagnie aérienne Condor obtient un prêt de 550 millions d'euros
    Le gouvernement fédéral allemand et le Land de Hesse sont convenus de garantir 550 millions d'euros de prêts accordés à la compagnie aérienne allemande Condor, a annoncé le 27 avril le ministre allemand de l’Economie. Ce soutien des pouvoirs publics allemands intervient alors que la compagnie aérienne polonaise LOT a finalement renoncé à racheter cette ex-filiale du voyagiste britannique en faillite Thomas Cook. La compagnie Condor a déclaré dans un communiqué qu'elle recevrait un prêt de 294 millions d'euros au titre des aides liées à la pandémie de coronavirus et un autre prêt de 256 millions d'euros pour refinancer un prêt-relais dont elle avait bénéficié après la faillite de sa maison-mère Thomas Cook.

    Reuters du 27 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Les compagnies aériennes américaines renforcent leurs mesures contre le coronavirus
    Les principales compagnies aériennes américaines ont annoncé le 27 avril le renforcement des mesures de protection de leur personnel navigant et de leurs passagers pour éviter la propagation du coronavirus. Dans un mémo destiné à ses employés, Delta Air Lines annonce ainsi que dès le 28 avril, le port du masque ou équivalent sera obligatoire pour tous les employés qui ne peuvent pas respecter les règles de distanciation sociale. Cette mesure « est temporaire et restera en vigueur jusqu'au 30 juin, date à laquelle nous réévaluerons et mettrons à jour au besoin », explique Delta dans son mémo. La compagnie, qui recommande également à ses clients de porter des masques, va mettre des masques à leur disposition à ses comptoirs d'enregistrement, à ses portes d'embarquement et dans ses avions. Les personnels navigants d'American Airlines porteront tous, eux aussi, des masques, et la compagnie commencera en parallèle à distribuer masques, lingettes et désinfectant à ses clients.

    AFP du 27 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Accord entre Berlin et Lufthansa sur un plan de soutien de 9 milliards d’euros
    La compagnie aérienne Lufthansa va bénéficier d'un plan de soutien à hauteur de 9 milliards d'euros en vertu d'un accord conclu avec le gouvernement allemand, rapporte le 28 avril Business Insider qui cite des sources au sein de la compagnie. En échange de cette aide, l'accord octroie aux pouvoirs publics une minorité de blocage et deux sièges au conseil de surveillance de la compagnie. Il sera signé dans la journée par la chancelière Angela Merkel, son ministre des Finances Olaf Scholz et le président du directoire de la compagnie aérienne, Carsten Spohr.

    Reuters du 28 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Coronavirus : pas de retour à la normale pour le trafic aérien avant février 2021
    Eurocontrol, l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, a publié le 27 avril deux scénarios de reprise de l'activité. Le premier se base sur une approche coordonnée entre les différents acteurs du secteur. A l'inverse, le second ne prévoit aucune coordination. Dans les deux cas, le ciel européen pâtira encore des effets de la crise du nouveau coronavirus en février 2021, puisque les baisses avancées seront de 15%, dans le cas d'une réponse coordonnée, et de -25% dans le cas contraire. Eurocontrol indique que ces deux scénarios, reposant sur la reprise du trafic intra-européen dans un premier temps, ne sont pas à prendre comme tels. Il subsiste encore trop de nombreuses inconnues et variables, comme la durée et l'ampleur de la pandémie, pour établir des projections fiables. L'agence européenne insiste néanmoins sur le fait qu'une réponse non-coordonnée entravera considérablement le rythme de la reprise.

    Euronews du 27 avril 2020

Défense
  • Défense
    Quel plan de relance pour la défense ?
    Les industriels de la défense, qui sont venus défendre l’idée d’un plan de relance devant les parlementaires le 23 avril dernier, évoquent plusieurs pistes possibles : maintien de la loi de programmation militaire a minima, nouvelles commandes, plan pour l'innovation et implication de la Commission européenne. « Pour la LPM (loi de programmation militaire), nous souhaitons son maintien et que des idées soient données pour ajuster ces programmes dans le but d'alimenter notre industrie de défense, souligne Eric Trappier, président du GIFAS. Il faut être capable de relancer notre économie sinon il y a un risque pour l'emploi et l'activité. Je suis très attaché à l'emploi dans les territoires. Avant de parler de relocalisation, il faut rappeler que l'industrie de défense se situe déjà en France ».

    La Tribune du 27 avril 2020
  • Défense
    Boeing continuera à vendre l'Embraer C-390
    Embraer a réagi au renoncement de Boeing à leur future coentreprise dans l’aviation civile, l’accusant de rupture de contrat. L’avionneur brésilien « croit fermement que Boeing a résilié à tort le MTA (Master Teaming Agreement), qu’il a fabriqué de fausses déclarations comme prétexte pour chercher à éviter ses engagements de conclure la transaction et de payer à Embraer le prix d’achat de 4,2 milliards de dollars », indique un communiqué. Cependant, s’il y a bien rupture sur le volet avions commerciaux du partenariat stratégique, le volet militaire est, lui maintenu. Boeing et Embraer ont décidé de maintenir l’accord-cadre d’association initialement signé en 2012 et étendu en 2016, portant sur la commercialisation et la maintenance conjointes de l’avion militaire C-390 Millennium.

    Air-journal du 27 avril 2020
  • Défense
    Covid-19 : Airbus Defence and Space tient le choc
    Face à la crise du coronavirus, « aucune de nos activités critiques ne s'est arrêtée, qu'ils s'agissent du maintien en opération de la flotte de satellites, du traitement des images pour les armées, de l'entretien des flottes militaires avec une augmentation de 20 % des vols d'A400M ou de la fourniture de communications sécurisées au gouvernement », insiste Jean-Marc Nasr, président d’Airbus Defence and Space SAS. A Toulouse, la capacité de travail est revenue depuis la semaine dernière à 60 % du potentiel, sachant que la France et l'Espagne ont été mises à l'arrêt quand les activités ne se sont jamais interrompues en Allemagne et en Grande-Bretagne. Pour l'heure, les branches espace et défense n'ont subi aucune annulation de commandes.

    Les Echos du 27 avril 2020
  • Défense
    La nécessité d’un « New Deal » de la défense en France
    Les organisations professionnelles de l’aéronautique, du naval militaire et de l’armement terrestre plaident donc pour la mise en place rapide d’un « New Deal ». Pour être efficace, ce plan devra bénéficier à toute la chaîne industrielle, indique l’économiste Julien Malizard, titulaire adjoint de la chaire économie-défense de l’IHEDN, interrogé par RFI. « Les dernières statistiques de l’Insee ont montré que la perte d’activité était de 40%. Dans l’industrie de défense, c’est un peu plus compliqué car la demande émerge de l’État, les commandes suivent leurs cours, en revanche sur les chaînes de production, le redémarrage se fait lentement. Ce qui va être important dans l’après-crise, c’est la capacité de pilotage de la part de l’État, sa capacité d’accompagner les grands groupes mais aussi les petites entreprises en fonction de leur caractère stratégique. Ça peut aussi venir de la part des grands groupes qui jouent un rôle pivot dans le système de production, puisque ce sont eux qui reçoivent les commandes et dispatchent dans la chaîne de sous-traitance pour les aider à supporter le choc économique ».

    RFI du 27 avril 2020

Industrie
  • Industrie
    Les A380 de China Southern en Europe et à Vancouver
    La compagnie aérienne China Southern Airlines a commencé à remettre en service ses Airbus A380. Sous réserve de maintien des ouvertures de frontières et des autorisations gouvernementales, China Southern Airlines a prévu de les déployer le mois prochain vers cinq destinations intercontinentales au départ de sa base à Guangzhou-Baiyun : selon le site web Airlineroute, les A380 s’envoleraient une fois par semaine pour Amsterdam-Schiphol, Londres-Heathrow, Vancouver, Los Angeles et Sydney-Kingsford Smith.

    Air-journal du 27 avril 2020
  • Industrie
    Ryanair repousse à 2021 sa commande de 737 MAX
    Michael O’Leary, le CEO de Ryanair, a déclaré à Bloomberg que l’arrivée dans sa flotte des premiers des 210 Boeing 737 MAX 8-200 commandés ne se ferait désormais pas avant l’été 2021, quand le transport aérien sera revenu « à la normale », alors qu’il tablait jusque-là sur septembre ou octobre prochain. Les monocouloirs remotorisés ne seront pas nécessaires cet hiver, a-t-il expliqué, puisque la demande pourra être largement satisfaite avec la flotte actuelle. Michael O’Leary pense par ailleurs que le MAX pourrait être certifié et donc recommencer à voler « en juillet ou août ».

    Air-journal du 27 avril 2020
  • Industrie
    Airbus et Rolls-Royce mettent un terme à l’E-Fan X
    Airbus et Rolls-Royce ont décidé de mettre un terme au démonstrateur d’avion électrique E-Fan X. « Ces décisions ne sont pas toujours faciles. Mais elles sont sans aucun doute nécessaires pour garder le cap. L’objectif primordial d’Airbus reste inchangé : nous sommes pleinement engagés dans la décarbonisation de l’aviation. Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de monde dans lequel l’avenir du transport aérien n’est pas durable », a commenté Grazia Vittadini, CTO d’Airbus. La fin du programme ne signifie pas pour autant la fin de l'aventure électrique chez Airbus. Grazia Vittadini a précisé que bien que l'E-Fan X n'ait pas volé, l'appareil a permis d'emmagasiner de précieux enseignements technologiques. « Dire que nous avons beaucoup appris de ce projet de démonstrateur serait un euphémisme, a-t-elle ajouté. Au cours des trois dernières années, chaque étape réussie de l'E-Fan X nous a offert de riches idées pour l’avenir ».

    Air & Cosmos du 27 avril 2020
  • Industrie
    Covid-19 : Thales s’attend à un impact significatif au premier trimestre
    L’activité de Thales a augmenté de 16% au premier trimestre, à 3,899 milliards d'euros, mais elle est en baisse de 4,7% à périmètre et taux de change constants, selon un communiqué du groupe. Cette baisse se concentre notamment sur les secteurs Aérospatial (-11,3%, à 1,083 milliard d'euros) et Transport (-12,9%, à 347 millions), tandis que le secteur Défense et Sécurité progresse (+2,3%, à 1,724 milliard). Au premier trimestre, le PDG Patrice Caine a estimé à environ six points de chiffre d'affaires, soit un peu plus de 200 millions d'euros, l'effet de l’épidémie de coronavirus. « L'impact de cette crise, qui est relativement modéré sur le premier trimestre, risque d'être plus fort et durable », a-t-il prévenu. Le groupe anticipe que la crise aura un impact très significatif sur son activité au deuxième trimestre et sur ses comptes du premier semestre. Sur les trois premiers mois, l'impact sur la demande a principalement concerné les activités d'aéronautique civile, qui représentent un peu plus de 11% de l'activité et subissent le contrecoup de la crise du trafic aérien, et certains modules d'IoT pour l’automobile.

    AFP du 28 avril 2020
  • Industrie
    Covid-19 : les constructeurs aéronautiques européens mieux parés pour répondre à la crise
    Airbus et Boeing ne disposent pas des mêmes atouts pour se relever de la crise du Covid-19, note Hugo Paternoster, analyste aéronautique et défense chez AlphaValue. « Les deux n'entrent pas dans la crise avec les mêmes armes. On peut supposer qu'Airbus se relèvera plus facilement que son concurrent. Il faut rappeler que Boeing avait déjà des problèmes avant la crise sur le segment des monocouloirs avec son 737 MAX », estime-t-il. De plus, « dans un contexte où l'on s'attend à ce que les monocouloirs représentent la majorité de la flotte (60% en 2019), Airbus a clairement l'avantage (55% de part de marché pour Airbus vs 40% pour Boeing sur le segment des monocouloirs) du fait de son portefeuille de produits bien mieux calibrés comme l'A220 et surtout l'A 321 XLR qui correspond mieux à la demande d'avions de taille moyenne de la part des compagnies aériennes et qui délaissent les gros porteurs », estime Hugo Paternoster. En outre, il faut noter que la crise n'a pas signé l'arrêt du volet défense de l'industrie aéronautique. L'équipementier Safran pourrait ainsi bénéficier de ce type de commandes. Safran est essentiellement exposé, dans l'aviation civile, au marché de monocouloirs contrairement par exemple au fabricant britannique Rolls-Royce très exposé aux gros porteurs. Ensuite, Safran se rattrape sur ses activités d’après-vente très importantes pour les marges de l'entreprise : livraison de pièces de rechange, maintenance, réparation, révision des moteurs. Enfin, le troisième équipementier aéronautique mondial disposait d'un épais carnet de commandes avant la crise : 15 614 moteurs à fin 2019.

    Boursorama du 27 avril 2020