Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    La France prête à aider massivement Airbus
    La France est prête à aider « totalement et s'il le faut massivement » Airbus face à la crise du transport aérien provoquée par la pandémie de coronavirus, a déclaré le 29 avril le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, en soulignant que l'aide financière apportée à Air France était déjà une forme de soutien à l'avionneur européen. « Il va de soi que nous soutiendrons totalement et s'il le faut massivement Airbus le moment venu », a déclaré le ministre de l'Economie sur LCI et suite à son audition par le parlement sur le déconfinement de l'économie. Airbus a fait état le jour même de résultats dégradés au premier trimestre, avec une baisse de 15% de son chiffre d'affaires et une baisse de 49% de son résultat opérationnel. Bruno Le Maire a jugé qu'Air France devait continuer à acheter des avions à Airbus au-delà des engagements en termes de rentabilité et d'impact environnemental qui lui ont été réclamés en contrepartie de l'aide de 7 milliards d'euros que l'Etat français va apporter à la compagnie. « Il y a un certain nombre d'engagements qui ont été pris par Air France, a poursuivi Bruno Le Maire. Il va de soi que derrière, il y a aussi les achats d'Airbus et la filière aéronautique française. Si nous soutenons Air France, c'est aussi et je ne le cache pas pour soutenir Airbus. Il faut qu'Air France continue à être un bon client d'Airbus qui est aujourd'hui aussi en difficulté ». La crise du Covid-19 a également des conséquences sur les sous-traitants d’Airbus. Ce soutien, a précisé Bruno Le Maire un peu plus tard lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, pourrait notamment passer par un renforcement des mécanismes de financement à l'exportation, un accès au chômage partiel ou encore une aide au renouvellement des flottes dans les compagnies aériennes. Parallèlement et au-delà du cas d’Airbus, le gouvernement réfléchit également à un dispositif spécifique de fonds d'assistance à la chaîne de valeur aéronautique, auquel pourraient participer « tous les grands donneurs d'ordre aéronautiques, les banques privées et publiques ». Cela permettrait de soutenir les quelque « 3 000 PME et ETI qui travaillent dans la chaîne de valeur de l'aéronautique en France » et de donner « à ces entreprises une visibilité sur leurs commandes et donc la possibilité de se financer plus facilement » auprès des banques, a ajouté Bruno Le Maire.

    Ensemble de la presse du 28 avril 2020
  • Industrie
    Safran confiant dans l’avenir
    Les activités de services pour moteurs civils, importantes sources de revenus pour Safran, ont souffert de l'immobilisation des flottes aériennes. Le groupe, qui s'attend à une reprise progressive avec des livraisons d'avions durablement en baisse, au-delà de 2020, est en revanche confiant dans son modèle et sa position. Safran dit disposer « d'une position de liquidité forte et suffisante pour financer la poursuite de son activité ». Il « vise une génération de trésorerie positive sur l'ensemble de l'exercice, comme elle l'a été chaque mois du premier trimestre ». La trésorerie et équivalents de trésorerie s'élevaient à 3,2 milliards d'euros au 31 mars. Le groupe a par ailleurs signé l'ouverture d'une nouvelle ligne de crédit de 3 milliards, qui avait été annoncée fin mars. Pour faire face à la crise, Safran taille dans les coûts : baisse de 60% des dépenses d'investissement par rapport à 2019, de 30% des dépenses de recherche et développement et de plus de 20% de ses coûts opérationnels.

    AFP du 29 avril 2020 - Journal de l’Aviation du 29 avril 2020
  • Industrie
    Thales affiche sa confiance en l’avenir
    Malgré les sources d’inquiétudes, Patrice Caine, le PDG du groupe Thales, a affiché une certaine confiance lors de la présentation des résultats du groupe. « Nous sommes positionnés sur des marchés très diversifiés, et ce dans de nombreuses régions du monde, et nous avons bien souvent pour clients des gouvernements ou des acteurs publics, qui sont donc robustes, a-t-il affirmé. Quant aux besoins en transports décarbonés et en sécurité civile, ils ne devraient pas être affectés, bien au contraire ». La filière aéronautique va-t-elle jouer la carte de la solidarité pour éviter les cas de faillites ? « Elle est en train de se mettre en place au sein du GIFAS, a soutenu Patrice Caine. Je n’ai pas à ma connaissance de cas de défaillance dans la filière. Mais les donneurs d’ordre, dont Airbus, Thales et les grands équipementiers, ainsi que les pouvoirs publics, comprennent qu’il en va de leur responsabilité et de leur intérêt, pour faire en sorte que la chaîne d’approvisionnement dans son ensemble soit capable de relancer la production en temps voulu ».

    L’Usine Nouvelle du 28 avril 2020
  • Industrie
    Les compagnies aériennes se veulent rassurantes sur la qualité de l’air à bord des avions
    Comment rassurer les passagers, inquiets de possibles contaminations au Covid-19 dans l’espace confiné d’une cabine d’avion ? Le monde de l’aérien est catégorique. « L’air respiré à bord est très propre et vraiment sûr », souligne l’Association internationale des compagnies aériennes (IATA). « L’air est renouvelé toutes les trois minutes », insiste un porte-parole d’Air France. Il serait selon lui bien plus sain que celui de la rue, du bureau ou du supermarché. Tous les Airbus et Boeing en service sont équipés de systèmes de ventilation, dotés d’un équipement de filtrage très puissant de l’air, prélevé à 50 % à l’extérieur et à 50 % à l’intérieur de la cabine. Ce filtre Hepa (High Efficiency Particulate Air) est du même type que ceux utilisés dans les blocs opératoires des hôpitaux. Il bloque 99,99 % des poussières, bactéries et autres virus de taille microscopique et en particulier le Covid-19. Airbus rappelle que l’aviation a déjà été confrontée aux virus H1N1 et Sras et que le filtre Hepa avait alors fait ses preuves.

    Le Figaro du 29 avril 2020
  • Industrie
    Un avion cloué au sol peut-il redécoller du jour au lendemain?
    Comment remettre en service un avion, cloué au sol depuis des semaines, alors que 16 000 d’entre eux, soit 64% de la flotte mondiale, sont immobilisés ? Le redécollage d'un avion placé en « stockage actif », c'est-à-dire de un à trois mois, est rapide. « Selon le type d'avions, cela prend deux jours en moyenne », précise un porte-parole d'Air France au Figaro. En revanche, la procédure est un peu plus longue pour les avions stockés entre un et trois mois. Une partie de la flotte clouée au sol ne redécollera pas rapidement car le transport aérien va repartir très lentement. « La remise en service d'un avion stocké depuis moins de trois mois, dans le cadre d'un parking actif appelé FRC (Flight Ready Conditions) qui le maintient prêt à décoller, prend moins d'une semaine », souligne Patrick Lecer, président de Tarmac Aerosave, un des leaders mondiaux du stockage d'avions. Avant d'être remis en service, l'appareil subit également une batterie de tests et d’inspection.

    Le Figaro du 29 avril 2020
  • Industrie
    Airbus et Boeing tentent d’amortir le choc de la crise du Covid-19
    La crise du Covid-19 affecte l’activité d’Airbus et de Boeing, comme le montrent leurs résultats trimestriels publiés mercredi 29 avril. En première lecture, les deux géants de l’aéronautique la subissent de façon équivalente. À la tête d’une gamme récente et d’un carnet de commandes très solide (7 670 avions, soit 2 670 de plus que Boeing), Airbus est cependant mieux armé pour rebondir et profiter de la vague annoncée du renouvellement des 2 500 avions de types A320 et 737 âgés de plus de vingt ans dans le monde, analyse Le Figaro. A contrario, Boeing peut s’appuyer sur sa division défense pour amortir la crise, une activité qui « est soutenue par le Pentagone », a rappelé David Calhoun.

    Le Figaro du 29 avril 2020
  • Industrie
    Covid-19 : la filière aéronautique fait front
    Face à la crise du coronavirus, Airbus a activé une ligne de crédits supplémentaires de 15 milliards d’euros qui doit permettre « la flexibilité et le temps nécessaires pour adapter et redimensionner [leur] activité ». Au sein de l’avionneur, les syndicats veulent encore croire que le pire n’est pas à venir, note Le Monde. « Ce n’est pas la fin du monde, mais nous savons que cela va être compliqué », explique Xavier Petrachi, délégué syndical CGT. L’aéronautique est « un domaine stratégique », et Airbus a « des Etats, la France et l’Allemagne, comme actionnaires de référence. Ils sont interventionnistes et c’est tant mieux ». « Un des risques les plus importants pour nous, c’est la faillite d’un de nos fournisseurs », estime Guillaume Faury. Pour faire face, Airbus a, selon Le Monde, mis en place des « task forces » chargées du « suivi des sous-traitants ».

    Le Monde du 29 avril 2020
  • Industrie
    Guillaume Faury : « la solidarité de la filière est très importante en ce moment »
    Pour faire face à la crise du Covid-19, Guillaume Faury, CEO d’Airbus, a dressé le 30 avril au micro de RTL plusieurs priorités, comme « remettre en route le trafic aérien, aider les compagnies aériennes, qui ont été impactées de façon très brutale et très sévère ». Guillaume Faury souhaite également une remise en vol des avions dès cet été. « On a un système de ventilation qui a été conçu pour ce type de situation, et qui a été optimisé après plusieurs crises, dont celle du SRAS », poursuit-il. Ces dispositifs lui font dire que neutraliser un siège sur deux dans les avions est « une très mauvaise idée qui n’a aucun sens médical. Ce qui a du sens pour nous, c’est le port du masque » et les mesures barrière. Sur les liens qui unissent Airbus et ses sous-traitants, Guillaume Faury a rappelé que « la solidarité de la filière est très importante en ce moment. On s’est organisés en France avec le GIFAS pour pouvoir organiser le plus possible les fournisseurs. On a tous besoin d’être solidaires les uns des autres dans la filière ». Les fournisseurs, qu’il estime à environ 3200 « ne sont pas tous en danger mais sont tous impactés. Ils vont tous devoir se réadapter très fortement. Ceux qui sont rentrés dans la crise dans une position de faiblesse sont en très grand danger. C’est pour cela qu’on s’organise pour pouvoir les aider ».

    RTL du 30 avril 2020

Emploi
  • Emploi
    IATA reporte son Assemblée générale annuelle
    L’Association internationale du trafic aérien (IATA) reporte sa 76e Assemblée générale annuelle (AGM) au 23 et 24 novembre 2020. L'AGM reste accueillie par KLM et se tiendra toujours à Amsterdam. L'Association internationale du transport aérien précise que ces nouvelles dates ont été choisies en prévision de la levée des restrictions gouvernementales sur les voyages et que les autorités de santé publique des Pays-Bas autoriseront alors les grands rassemblements. L'AGM devait initialement se tenir les 22 et 23 juin.

    Le Journal de l’Aviation du 29 avril 2020

Espace
  • Espace
    Arianespace va reprendre ses lancements de fusées en juin à Kourou
    Arianespace va bientôt pouvoir reprendre ses lancements depuis le Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou. L'entreprise française, qui a suspendu ses décollages depuis le 16 mars en raison de l'épidémie de Covid-19, a révélé le 29 avril le calendrier de ses prochaines missions. Le premier lancement post-confinement doit avoir lieu mi-juin avec le lanceur léger Vega pour déployer une cinquantaine de petits satellites. Il s'agira aussi de la première mission de la fusée Vega depuis l'échec du lancement de juillet 2019. La mission suivante, prévue pour fin juillet, se fera avec la fusée Ariane 5 au profit des clients Intelsat et B-SAT. Ariane 5 doit ainsi accomplir son troisième lancement de l'année 2020.

    L’Usine Nouvelle du 29 avril 2020

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Compagnies aériennes : 12 pays européens demandent à suspendre l’obligation de remboursement
    Douze pays européens, dont la France, ont demandé à la Commission européenne de suspendre l'obligation faite aux compagnies aériennes de rembourser les passagers dont les voyages ont été annulés à cause du coronavirus, pour soutenir un secteur durement touché par la crise. Ces pays - Belgique, Bulgarie, Chypre, République tchèque, Grèce, France, Irlande, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Pologne et Portugal - demandent à ce que leurs compagnies puissent proposer des avoirs à la place, dans une déclaration conjointe publiée à l'occasion d'une réunion par vidéoconférence des ministres européens des Transports.

    La Tribune du 29 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Air France : l'aide de l'Etat conditionnée
    Le 29 avril, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a détaillé les contreparties auxquelles devra se soumettre Air France après avoir obtenu une aide de 7 milliards d’euros. La compagnie aérienne devra d’abord réduire drastiquement ses vols intérieurs sur les trajets où une alternative ferroviaire existe. « Nous voulons qu'Air France réduise de 50% son volume d'émission de CO2 sur ces vols en France métropolitaine d'ici la fin 2024. Cette condition est nouvelle, elle est drastique, elle va nous amener à revoir la mobilité sur le territoire français », a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie.

    Les Echos du 29 avril 2020
  • Aviation Commerciale
    Coronavirus : le trafic aérien enregistre en mars une baisse « historique » de 52,9% sur un an
    Le trafic aérien mondial a enregistré en mars la plus forte baisse de son histoire récente avec une chute de 52,9% par rapport à la même période de l'an dernier, retombant au niveau de 2006, a annoncé, le 29 avril, l'Association internationale du transport aérien (IATA). « Mars a été un mois désastreux pour l'aviation. Les compagnies ont progressivement ressenti l'impact croissant des fermetures de frontières et des restrictions de circulation, y compris sur les marchés intérieurs, liées au coronavirus », a commenté le directeur général d’IATA, Alexandre de Juniac, dans un communiqué.

    AFP du 29 avril 2020 - Le Figaro du 29 avril 2020