Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Le gouvernement annonce la mise en place d'un plan de relance de 15 milliards d'euros pour la filière aéronautique
    Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé ce mardi un plan de relance de 15 milliards d'euros pour l'industrie aéronautique française. «Nous décrétons ce matin l'état d'urgence dans le domaine de l'aéronautique», a déclaré le ministre. Le plan repose sur trois axes majeurs : la préservation de l'emploi, l'aide et la transformation des PME et ETI sous-traitantes, et l'accélération de la décarbonation des avions. De plus, «pour préserver au maximum les emplois en France», les grands industriels sont convenus d’une charte qui définit les «bonnes pratiques et les relations commerciales» avec leurs fournisseurs. Le plan comprend également un volet défense. Pour «répondre à l’urgence en soutenant les entreprises en difficulté et protéger leurs salariés», le gouvernement a décidé «d’activer les garanties à l’export pour éviter les annulations et reports de commandes d’avions». «Un moratoire de douze mois» est accordé aux compagnies aériennes, «pour rembourser leurs emprunts auprès des banques», explique Bercy. L’Etat veut également proposer à la Commission européenne «d’allonger la durée pendant laquelle les compagnies ne remboursent pas leurs nouveaux crédits» pour des achats d’avions. Concernant le chômage partiel, «les aides apportées dès le mois de mars continueront à pouvoir être utilisées», assure M. Le Maire. Le plan mise de plus sur le renforcement des PME et ETI : «nous investirons aux côtés des grands industriels pour renforcer les PME et les ETI, les faire grandir, moderniser les chaînes de production, et les rendre plus compétitives», explique M. Le Maire. Deux dispositifs seront actionnés : le premier sera doté d’au moins 500 millions d’euros dès cet été, dont 200 millions d’euros versés par l’Etat, 200 millions par Airbus, Safran, Thales et Dassault Aviation, et 100 millions provenant d’un fonds d’investissements. L’objectif est qu’à la fin 2020, ce fonds dispose d’environ 1 milliard d’euros pour «soutenir les petites et moyennes entreprises stratégiques et faire échapper ces entreprises à la convoitise de prédateurs étrangers». Le ministre de l'Economie a souligné le caractère «historique» de cette mesure: «c'est la première fois qu'Airbus, Safran, Dassault et Thales acceptent de mettre de l'argent en commun pour sauver le tissu industriel français» a-t-il dit. «Je remercie en particulier Eric Trappier et le GIFAS qui ont piloté d’une main de maître ces discussions», a-t-il précisé. L’Etat financera de plus 300 millions d’euros sur trois ans «pour accompagner les entreprises fournisseurs et sous-traitantes de la filière dans leurs transformations et leur montée en gamme», notamment pour favoriser leur robotisation et leur numérisation. Enfin, près de 1,5 milliard d’euros d’aides publiques pour soutenir la recherche et le développement seront investis sur trois ans par le biais du Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC). «L’industrie aéronautique française et européenne a un rôle central à jouer dans la décarbonation du trafic aérien mondial», souligne M. Le Maire.

    Ensemble de la presse du 9 juin
  • Industrie
    Tarmac Aerosave agrandit ses sites de Tarbes, Teruel et Toulouse
    Tarmac Aerosave, fondée en 2007 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) par Airbus, Safran et Suez pour recycler écologiquement les vieux avions, s'est diversifiée dans le stockage et la maintenance des appareils. L'activité de stockage étant en plein essor, elle agrandit ses sites. Depuis le début de l'année, la société est passée de 150 à 200 avions stockés sur ses trois sites de Tarbes, Toulouse Francazal et Teruel (Espagne). Elle prévoit d'en accueillir plus de 230 à la fin juin, près de sa capacité maximum de 250. D'ici à la mi-2021, le site tarbais passera de 50 à 70 hectares et celui de Teruel de 80 à 100 hectares pour porter la capacité à 320 moyen et long-courriers, ce qui représente un investissement d'environ 12 millions d'euros. La société négocie aussi des accords d'entreposage avec des aéroports. «Pour le moment, ce sont les compagnies aériennes qui nous demandent de stocker les avions, indique Patrick Lecer, PDG de Tarmac Aerosave. Mais une deuxième vague d'appareils risque d'arriver des sociétés de location, si des compagnies font faillite».

    Les Echos du 9 juin
  • Industrie
    Des consultants mis à disposition pour aider les chefs d'entreprise à faire face aux enjeux du redémarrage
    «Nous allons proposer à 1000 entreprises un diagnostic gratuit, puis des formations avec des consultants » pour aider les TPE et PME à affronter la crise actuelle et les enjeux du redémarrage, a expliqué la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, invitée ce lundi de l’émission Audition publique sur Public Sénat/LCP et Figaro Live. Des consultants externes, issu du vivier de consultants référencés par Bpifrance, seront mis à disposition des entreprises. Quatorze millions d’euros seront débloqués pour accomplir ces missions. Cette somme servira à financer 80% du dispositif ; le solde, représentant entre 2 000 et 4 000 euros, sera à la charge des sociétés désireuses d’en bénéficier.

    Le Figaro du 9 juin
  • Industrie
    Près de 500 000 entreprises ont déjà bénéficié du PGE
    Le Prêt garanti par l'État (PGE) est «un immense succès du système bancaire français», a souligné le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, sur BFM Business. «Je pense qu'on va être à 100 milliards d'euros de PGE. On est à 85 milliards ce matin» et «on va passer les 500 000 entreprises aujourd'hui», a-t-il précisé, lundi 8 juin.

    La Tribune du 9 juin
  • Industrie
    Le nouveau dispositif de chômage partiel pourrait durer jusqu'en 2022
    Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a indiqué ce lundi sur France info que le nouveau dispositif de chômage partiel, qui doit être défini à partir de cette semaine lors de concertations avec les organisations syndicales et patronales, sera en vigueur pendant «un à deux ans». «Ce dispositif permettra [au salarié] de garder son emploi, et à l'entreprise de garder ses compétences», a expliqué la ministre.

    La Tribune du 9 juin
  • Industrie
    La Banque de France anticipe un recul d'environ 15% du PIB au deuxième trimestre
    D'après les prévisions de la Banque de France, après le «choc très fort» causé par le confinement, avec une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée à 15% au deuxième trimestre, l'économie française devrait rebondir de 7% en 2021, puis augmenter encore de 4% en 2022. «Ce fort rebond apparent ne permettrait pas de retrouver le niveau d'activité de fin 2019 avant mi-2022», souligne la Banque de France. Ce scénario repose sur une circulation du Covid-19 persistante mais sous contrôle et une économie qui s'adapte aux contraintes sanitaires. Le PIB devrait connaître un recul d'environ 10% en 2020. Cette prévision est proche de celle du gouvernement, qui anticipe une récession de 11% cette année.

    Ensemble de la presse du 9 juin

Environnement
  • Environnement
    Vers un avion de ligne zéro carbone à l'horizon 2035
    Le plan de relance pour l'aéronautique, présenté ce matin par le gouvernement, prévoit 1,5 milliard d'euros d'aides publiques sur les trois prochaines années pour soutenir la recherche sur la «décarbonation» des avions, par le biais du Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC). Doté à l’origine de 135 millions d’euros, ce fonds verra sa capacité d’investissements passer à 300 millions d’euros d’ici fin 2020, puis à 600 millions d’euros en 2021 et en 2022. L’objectif est «de parvenir à un avion neutre en carbone en 2035 au lieu de 2050, notamment grâce au moteur à très haut taux de dilution et au recours à l’hydrogène». «Entre 2026 et 2028, un prototype sera présenté», a indiqué la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, qui s’exprimait ce matin sur BFM Business. «C'est une accélération de 10 ans, que j'appelais de mes voeux, pour fixer les nouveaux standards mondiaux d'avion de ligne zéro carbone».

    BFM Business, Les Echos et France Bleu du 9 juin
  • Environnement
    L'Autriche aide Austrian Airlines et annonce des mesures pour un transport aérien «plus durable»
    Le gouvernement autrichien a confirmé son accord à un plan de sauvetage de la compagnie autrichienne Austrian Airlines (AUA), filiale de Lufthansa, qui va recevoir 450 millions d'euros d'aides publiques. Ce plan sera composé de financements directs (150 millions) et de prêts garantis par l'Etat (300 millions). Le gouvernement a assorti cette annonce d'une série de mesures ayant pour but de rendre le «transport aérien durable et socialement équitable». Un prix de vente minimum des billets d'avion, fixé à 40 euros, ainsi qu'une taxe sur les trajets court courrier, seront notamment imposés. AUA s'engage de plus à augmenter le rendement du carburant de 1,5% par an et à réduire ses émissions de CO2 de 9,5kg à 8,5kg en 10 ans pour 100 passagers par kilomètre.

    Le Figaro du 9 juin

Défense
  • Défense
    Le ministère des Armées annonce l'accélération de près de 600 millions d'euros de commandes militaires dans le secteur aéronautique
    Pour soutenir le secteur aéronautique, le ministère des Armées va dégager 600 millions d'euros de commandes par anticipation, notamment pour acquérir trois A330 transformés ultérieurement au profit de l'armée de l'Air. Florence Parly a indiqué également que le ministère des Armées va commander huit hélicoptères Caracal, et que plus de 100 millions d'euros seront mis au service de commandes de drones pour la Marine Nationale. «L'ensemble de ces commandes répond à un besoin de nos armées. Nous allons simplement aller plus vite». «Soutenir l'industrie aéronautique, c'est épauler la croissance française tout entière», déclare Florence Parly.

    La Dépêche du Midi et France Bleu du 9 juin
  • Défense
    Le F-35 gagne en efficacité pour la destruction des défenses anti-aériennes
    Le Pentagone lance un programme prévoyant l’ajout de modifications structurelles sur les F-35 les plus récents, pour leur permettre de remplir plus efficacement les missions SEAD et DEAD (Suppression/Destruction of Enemy Air Defenses). Ces modifications s’appliqueront à tous les modèles de F-35, aux Etats-Unis et auprès des autres pays clients, rapporte Air & Cosmos, qui souligne que jusqu’à présent, le F-35 pouvait remplir la mission SEAD de manière empirique, «en utilisant sa capacité de bombardement et ses équipements de guerre électronique adossés à sa faible signature radar».

    Air & Cosmos du 9 juin

international
  • international
    Selon la Banque mondiale, le PIB planétaire pourrait se contracter de 5,2% en 2020
    Le Produit Intérieur Brut (PIB) mondial devrait se contracter de 5,2% en 2020, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, publiées lundi 8 juin. C’est dans la zone euro que le recul, attendu à −9,1%, sera le plus marqué au monde. «C’est un coup dévastateur porté à l’économie mondiale», souligne le président de la Banque mondiale, David Malpass. En avril, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoyait un recul de 3% du PIB mondial. La Banque mondiale souligne que la contraction du PIB mondial par habitant sera d'une ampleur inédite depuis 1945-46. Il s'agit de «la plus profonde» récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le nombre de pays qui se retrouveront en récession cette année en fait la pire crise depuis 150 ans, relève l'institution, qui avertit que 70 à 100 millions de personnes pourraient tomber dans l'extrême pauvreté.

    Ensemble de la presse du 9 juin

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Le trafic aérien «commence à se rétablir», selon IATA
    IATA (Association Internationale du Transport Aérien) annonce que la demande de services aériens «commence à se rétablir après avoir atteint un creux en avril». Le trafic de passagers au mois d’avril (mesuré en kilomètres-passagers payants, ou RPK) «a plongé de 94,3% par rapport à avril 2019», un taux de contraction «jamais vu» depuis 1990 et le début de ses statistiques, souligne l’association, mais le nombre total de passagers quotidiens a augmenté «de 30% entre le creux du 21 avril et le 27 mai» ; il s’agit principalement de vols intérieurs et la croissance est calculée à partir d’une «très faible base (5,7 % de la demande de 2019) », précise IATA. Bien que cette reprise ne soit «pas considérable», cela suggère que «l’industrie a touché le fond de la crise, pourvu qu’il n’y ait pas de résurgence». «Le nombre de vols augmente. Les pays commencent à lever les restrictions à la mobilité. Et la confiance des milieux d’affaires semble s’améliorer dans les marchés clés comme la Chine, l’Allemagne et les États-Unis. Il y a des signes positifs, alors que nous commençons à rebâtir l’industrie qui était au point mort. Les premiers bourgeons mettront du temps à s’épanouir, peut-être même des années», a déclaré dans un communiqué Alexandre de Juniac, directeur général de IATA.

    Air Journal du 9 juin
  • Aviation Commerciale
    Vinci Airports a rouvert les aéroports de Nantes-Atlantique et de Lyon
    Vinci Airports, gestionnaire de 45 aéroports dans le monde, dont 11 en France a rouvert hier les aéroports de Nantes-Atlantique et de Lyon. «La reprise du trafic a commencé en France, mais elle devrait s'amplifier à compter du 15 juin, avec la levée attendue des restrictions aux voyages dans l'espace Schenghen et sans doute plus tard, au Royaume-Uni» déclare dans Les Echos Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions et Président de Vinci Airports, qui précise : «tous les aéroports du groupe sont ouverts, certains ont même déjà retrouvé plus de 50% de leur activité, comme Belgrade, Orlando et Osaka». Dans un entretien accordé à La Tribune, le dirigeant estime que «si les restrictions sont levées, les compagnies devraient pouvoir remettre en service 75 à 80% de leurs capacités» cet été.

    Les Echos et La Tribune du 9 juin