Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Plan de soutien au secteur aéronautique : entretien avec le Président du GIFAS
    Eric Trappier, Président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, invité mercredi sur BFM Business, a souligné que la profession était «très satisfaite» du plan de soutien à l'aéronautique présenté par le gouvernement. «On a réagi très vite au sein de la filière», se félicite-t-il ; il était en effet crucial de «soutenir la supply chain». M. Trappier a insisté sur l'importance accordée par la filière à l'innovation : «on fait du présent mais on garde l'oeil sur l'horizon : nous travaillons avec des bureaux d'étude sur des avions décarbonés et plus numériques». «L'optimisation des trajectoires, par exemple, permettra elle aussi des réductions des émissions carbone», a remarqué le dirigeant. «Il faut qu'en sortie de crise la supply chain soit encore plus compétitive», il faut «accélérer la transformation numérique de la supply chain et des Big Four (Airbus, Dassault Aviation, Safran et Thales)», a-t-il insisté, relevant également la nécessité de «préserver les emplois qui permettront le redémarrage quand le marché repartira». Au sujet de l’objectif d’un avion entièrement décarboné pour 2035, M. Trappier souligne : «il y a une vraie volonté française concernant l’aviation verte, et aussi une volonté européenne, avec le Green Deal». Le projet est «crédible, et très ambitieux» : une «rupture technologique» est nécessaire, d’où l’importance de la mobilisation de l’État en termes d’investissement.

    BFM Business du 10 juin
  • Industrie
    Le plan de soutien «permet d'accélérer des projets innovants» pour Thales
    Patrice Caine, PDG de Thales, salue, dans deux interviews accordées à La Tribune et à l'agence Agefi-Dow Jones, le plan de soutien à l'aéronautique présenté mardi par le gouvernement. «Ce plan de soutien va nous permettre d'accélérer des projets innovants, qui auraient pris beaucoup plus de temps sans l'aide de l'État, notamment ceux liés à la recherche soutenue dans le cadre du CORAC. Ce qui est également important pour nous, industriels, c'est la prolongation du chômage partiel, à condition d'obtenir, dans le cadre des négociations avec la ministre du Travail, des modalités d'application raisonnables», explique-t-il à La Tribune. «Concrètement, Thales va pouvoir développer un nouveau système de gestion de plan de vols, le Flight Management System, véritable cerveau de l'avion, et cela grâce au soutien de la DGAC. L'objectif est d'être prêt dès 2023. Ce nouveau FMS va optimiser les trajectoires des avions en les connectant et en collaborant en temps réel avec les systèmes de gestion du trafic aérien, domaine dans lequel la France et Thales sont numéro 1 mondial. Cela va permettre de réduire l'empreinte carbone des aéronefs de 10% dès 2023. Nous allons également accélérer le développement des cockpits de nouvelle génération, qui seront plus intuitifs et qui iront bien plus loin dans l'aide à la décision afin de soulager la charge des pilotes». Concernant le volet défense des mesures annoncées, M. Caine ajoute notamment : «nous sommes un acteur majeur du programme ALSR, l'avion léger de surveillance et de renseignement, dont un exemplaire a été commandé par anticipation». «Avec ces annonces, le ministère des Armées a démontré qu'il était en soutien du secteur de l'aéronautique civile, dont les entreprises sont très souvent duales. C'est un point très important d'affirmer que les budgets de défense pouvaient contribuer à amortir cette crise. Cela démontre une nouvelle fois l'importance cruciale que revêt le respect de la loi de programmation militaire, maillon essentiel de l'excellence industrielle et technologique française, voulue par le président de la République et défendue par la ministre des Armées», se réjouit-il.

    La Tribune et Agefi du 11 juin
  • Industrie
    Entretien avec Thierry Haure-Mirande (Aéroprotec, UIMM Adour Atlantique)
    Thierry Haure-Mirande, Président de l'UIMM Adour Atlantique et dirigeant de la société Aéroprotec, accorde un entretien à Sud-Ouest. Il se déclare «très satisfait» du plan de soutien à l'aéronautique dévoilé ce mardi. «Membre depuis huit ans du Bureau du Comité Aéro-PME du GIFAS, nous avions été consultés pour élaborer le contenu de ce plan. Ce soutien du gouvernement est indispensable pour sauvegarder l'une des premières industries françaises, grande pourvoyeuse d'emplois et de devises. L'aéronautique, c'est 60 % des adhérents de l'UIMM Adour Atlantique (Béarn, Pays basque, Seignanx) que je préside. Soit 9 000 à 10 000 emplois dans la région. Sans plan de soutien, 30 000 emplois de la filière étaient menacés en France», explique-t-il. M. Haure-Mirande ajoute : «on a travaillé aussi avec les élus, chambres consulaires, pour créer un fonds d'investissements départemental ou régional, apte à intervenir, afin d'éviter que des intérêts étrangers viennent faire main basse sur nos entreprises et pillent notre savoir-faire. Il faut trouver des axes de coopération, de solidarité. Sinon on prend un grand risque de voir disparaître des pans entiers de notre industrie». «Heureusement, nous avons un savoir-faire sur les organisations, de nouvelles usines 4.0 aux normes environnementales. Et la demande pour des avions modernes et économiques, ne va pas s'arrêter, dans les 30 ans qui viennent», conclut-il.

    Sud-Ouest du 10 juin
  • Industrie
    Nouveau projet de loi de Finances rectificative à 134 milliards d'euros
    Le troisième budget rectificatif depuis le début de la crise sanitaire, présenté en Conseil des ministres ce mercredi, porte le soutien de l'Etat à l'économie à 134 milliards d'euros. «C'est unique dans l'histoire budgétaire», a commenté le président du Haut Conseil des finances publiques, Pierre Moscovici , face à ce qu'il décrit comme «la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale». Si l'on ajoute les prêts garantis par l'Etat, la France aura mis à ce jour 460 milliards d'euros sur la table. «C'est 20% de notre richesse nationale. Cette réponse est parfaitement comparable avec celle apportée par les autres pays européens», a défendu Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, lors d'une audition à l'Assemblée nationale.

    Ensemble de la presse du 11 juin
  • Industrie
    La dette des entreprises françaises s'élève à plus de 1 800 milliards d'euros
    Selon les derniers chiffres de la Banque de France, le niveau d'endettement des entreprises françaises s'élève à plus de 1 800 milliards d'euros, un montant propulsé par les prêts garantis par l'Etat (PGE) Le Haut conseil pour la stabilité financière a prolongé d'un an le plafond de tolérance d'exposition des banques aux grandes entreprises.

    Ensemble de la presse du 11 juin
  • Industrie
    Le Cluster Altytud (Hauts-de-France) salue le plan de soutien à l'aéronautique
    «Quinze milliards, c'est plus que ce qui était annoncé» se réjouit Arnaud Soulet, vice-président d'Altytud et Directeur Développement Commercial chez Laroche Group. «Ces mesures, comme le chômage partiel, nous en avons besoin maintenant. Nous avons besoin de cette perfusion de l'Etat pour passer la vague».

    La Tribune du 11 juin

Environnement
  • Environnement
    Avion zéro carbone en 2035 : «faisable», selon les industriels
    L'objectif lancé par le gouvernement d'un avion entièrement décarboné à l'horizon 2035 est atteignable, selon les dirigeants de la filière aéronautique. «C'est ambitieux mais faisable», souligne Eric Trappier, président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation, qui est intervenu mercredi sur BFM Business, «Il faut que l'ensemble des bureaux d'étude travaillent la main dans la main pour arriver à relever ce défi», a-t-il souligné. «On est absolument convaincu que c'est faisable», déclare Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, qui explique à l'AFP : «C'est un plan de bataille tout à fait crédible, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de nombreux défis et beaucoup de travail à faire d'ici-là». L'objectif 2035 «nous laisse cinq ans pour développer les technologies», avant de commencer la préparation du programme qu'il faudra lancer «en 2027 ou 2028», explique M. Faury. Les avions commerciaux régionaux, plus petits, sont «probablement un bon support pour entrer dans l'aviation décarbonée», remarque-t-il. Philippe Petitcolin, CEO de Safran, a déclaré mercredi sur BFM Business : «C'est un objectif très ambitieux mais on va travailler à le rendre réaliste. Il y a énormément de points à régler pour obtenir ce résultat de 2035 avec un avion à hydrogène». Patrice Caine, dirigeant de Thales, fait valoir également que l'aviation verte repose aussi sur une meilleure gestion du trafic et de la trajectoire des vols : avec un système plus «connecté et collaboratif», «les gains en carburant et en émissions de CO2 sont loin d'être négligeables, on parle d'environ 10%», explique-t-il à l'AFP. «Et il n'y a «pas besoin d'attendre 2035, on parle d'économies dès 2023», souligne-t-il.

    Ensemble de la presse du 11 juin
  • Environnement
    Un avion électrique certifié pour la première fois par l'EASA
    L’EASA (Agence de la Sécurité Aérienne de l’Union européenne) a annoncé la certification d’un avion électrique, le Pipistrel Velis Electro. Il s'agit d'un avion biplace destiné principalement à la formation des pilotes. Pipistrel, basé en Slovénie, est un fabricant spécialisé dans les avions de hautes performances économes en énergie et abordables. Cette certification est la première du type à l'échelle mondiale d’un avion entièrement électrique. «Il s’agit d’une percée passionnante», a déclaré Patrick Ky, directeur exécutif de l'EASA, «c'est le premier avion électrique certifié par l’EASA, mais ce ne sera certainement pas le dernier», a t-il ajouté.

    Air & Cosmos et Le Figaro du 11 juin

Défense
  • Défense
    Le fonds d’investissement DefInvest prêt à entrer au capital de PME stratégiques
    Dans le cadre des mesures du plan de relance annoncées mardi par le gouvernement, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé un doublement du fonds d’investissement DefInvest de 50 à 100 millions d’euros sur une période de 5 ans. Ce fonds, lancé en 2017 et géré avec Bpifrance, a pour vocation pour soutenir le développement des PME stratégiques pour la défense. «J’ai lancé il y a quelques semaines une task force interministérielle sous le pilotage du ministère des Armées. Soit une centaine de personnes qui ont été chargées de quadriller le territoire, visiter les usines et les bureaux d’études pour identifier avec les entrepreneurs les domaines d’activité qui sont à risque», a précisé la ministre.

    L'Usine Nouvelle du 10 juin

international
  • international
    L'OCDE anticipe un effondrement de l'économie mondiale de -6% en 2020
    L’OCDE prévoit une récession mondiale de 6 % pour 2020 si la pandémie de Covid-19 «reste sous contrôle» et de 7,6% en cas de deuxième vague, dans ses perspectives économiques publiées mercredi. Pour 2021, l'organisation anticipe un fort rebond dans le premier cas avec une croissance de 5,2%, rebond qui serait toutefois limité à 2,8% en cas de deuxième vague. La France fait partie, avec l’Italie et l’Espagne, des pays les plus touchés : son PIB devrait reculer de 11,4% en 2020, et même de 14,1% en cas de deuxième vague. 2021 devrait toutefois amener un puissant rebond de 7,7% si l’épidémie s'arrête, et de 5,2% en cas de retour du virus.

    Ensemble de la presse du 11 juin

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Les liaisons aériennes avec l’Outre-mer bientôt rétablies
    La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, souhaite une augmentation progressive du nombre de vols hebdomadaires vers les territoires d'Outre-mer à partir du 22 juin, que les «motifs impérieux» soient levés et que soient supprimés les plafonds de passagers dans les avions pour permettre une occupation plus importante des sièges et, en conséquence, une baisse du prix des billets. Depuis le 9 juin, un protocole sanitaire expérimental a été mis en place à l’initiative de la ministre, pour les voyageurs venant de métropole à destination de la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et La Réunion. «Un bilan de cette expérimentation sera réalisé avant le 22 juin», indique Mme Girardin. «Nous sommes dans une logique de vigilance responsable. Le premier ministre a dit que les Français pourraient aller dans les territoires ultramarins cet été. C’est ce à quoi nous nous préparons», a-t-elle déclaré.

    Le Monde du 11 juin
  • Aviation Commerciale
    Bruxelles autorise Lisbonne à aider TAP Air Portugal
    La Commission européenne a autorisé mercredi l'Etat portugais à venir en aide à TAP Air Portugal par un prêt pouvant atteindre 1,2 milliard d'euros, qui sera assorti d'un plan de restructuration. Cette aide doit permettre à la TAP de «faire face à ses besoins de trésorerie et ouvrir la voie à sa restructuration afin de garantir sa viabilité à long terme», a déclaré la vice-présidente exécutive de la Commission, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

    Le Journal de l'Aviation du 11 juin