Synthèse de presse

Environnement
  • Environnement
    Alexandre de Juniac, PDG de IATA, critique le projet d’écotaxe
    L’Association du transport aérien international (IATA) a averti que les nouvelles taxes environnementales proposées par la Convention citoyenne sur le climat ne réussiront pas à décarboner le secteur de l’aviation mais à supprimer 150 000 emplois dans l’aviation française. La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) propose en effet une série de mesures pour réduire les émissions de l’aviation, dont une écotaxe sur les billets émis en France, permettant de lever 4,2 milliards d’euros par an. « Cette proposition ne peut être prise au sérieux. Ce n’est pas le moment d’ajouter 6 milliards d’euros et 150 000 emplois perdus à la destruction économique déjà nivelée sur le secteur aéronautique français par le COVID-19. Et il éliminera quasiment les 160 000 emplois que le gouvernement tente de créer avec 100 milliards d’euros dans son plan de relance économique. En cette période de crise, nous avons besoin de politiques cohérentes qui permettront de sauver des emplois et non de politiques qui les détruiront », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et PDG de IATA.

    Air Journal du 19 septembre 2020

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Qantas vend des billets pour « un vol vers nulle part »
    L’invitation à prendre un vol uniquement pour les sensations qu’il procure et non dans le but de rejoindre une destination s’est révélé un succès pour la compagnie australienne Qantas. En une dizaine de minutes, 130 billets d’un « vol vers nulle part » ont été vendus. « C’est probablement le vol le plus vendu de l’histoire de Qantas », s’est exprimé le PDG de la compagnie aérienne, Alan Joyce, dans un communiqué. « Les gens manquent clairement de voyager et de vivre l’expérience de l’avion. Si la demande est là, nous envisagerons certainement de faire plus de ces vols panoramiques alors que nous attendons tous l’ouverture des frontières ». Le vol panoramique de sept heures effectuera une boucle géante traversant le Queensland et la Gold Coast, la Nouvelle-Galles du Sud et les régions éloignées de l’arrière-pays australien. Singapore Airlines a également fait part de son intention d’opérer des vols passagers vers nulle part.

    Air Journal du 19 septembre 2020
  • Aviation Commerciale
    Le secteur du voyage européen réclame la fin des quarantaines
    Dans une lettre ouverte à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les vingt principales associations professionnelles du secteur du voyage en Europe, représentant plus de 5 000 entreprises européennes du transport aérien, du voyage d'affaires et du tourisme, réclament la mise en place d'un protocole de test Covid standard à l'échelle européenne et la fin des mesures de quarantaine qui dissuadent les Européens de se déplacer. « Plus de 27 millions d'emplois en Europe liés aux voyages et au tourisme sont aujourd'hui menacés », affirment les auteurs de la lettre, qui déplorent une « situation chaotique ».

    Les Echos du 21 septembre 2020
  • Aviation Commerciale
    Air France propose une assurance Covid
    Air France propose une assurance Covid élaborée avec Allianz pour rassurer ses clients et leur redonner envie de prendre l’avion malgré la pandémie. Si un passager ne peut prendre son vol pour cause de coronavirus (maladie déclarée ou quarantaine), il aura droit au remboursement de son billet. Il sera aussi couvert si la maladie le rattrape une fois à destination. En cas de quarantaine, ses frais d’hébergement seront pris en charge à hauteur de 150 euros par jour.

    Le Figaro du 21 septembre 2020
  • Aviation Commerciale
    Ben Smith, directeur général d’Air France-KLM, met en garde contre l’écotaxe
    Dans un entretien avec l’Opinion, le directeur-général d’Air France-KLM, Ben Smith, détaille les efforts du groupe pour surmonter la crise et s’insurge contre toute taxation climatique. « Air France dégageait, avant la crise, un résultat opérationnel de 280 millions d’euros seulement, rappelle-t-il. Comment serait-elle capable de supporter un impôt qui lui coûterait entre 1,2 et 1,3 milliard d’euros par an ? Cette écotaxe provoquerait instantanément des dizaines de milliers de suppressions d’emplois ».

    L’Opinion du 21 septembre 2020

Compétitivité
  • Compétitivité
    Le gouvernement fait la chasse aux petites taxes
    Selon Les Echos, le gouvernement espère supprimer pour 150 millions d'euros de petites taxes dans le budget qui sera présenté le 28 septembre. Ce travail s'inscrit dans le cadre du programme pluriannuel lancé en 2018, dont l'objectif est de faire la chasse aux taxes dont le rendement est faible, et qui peuvent s'avérer complexes à recouvrer. L’enjeu est notamment d’améliorer la compétitivité française, qui peut se retrouver affectée par la complexité fiscale. Il y a deux ans, sur ce critère précis, la France se trouvait en 54e position au classement « Doing Business » établi par la Banque mondiale pour comparer l'environnement des affaires entre pays.

    Les Echos du 21 septembre 2020

Emploi
  • Emploi
    Les vingt propositions du Medef pour favoriser les reconversions professionnelles
    Le Medef vient de transmettre au ministère du Travail vingt propositions visant à favoriser les reconversions professionnelles. « Notre obsession, c'est de tout faire pour que les salariés ne passent pas par la case chômage », insiste le numéro deux de l'organisation patronale, Patrick Martin, dans un entretien au journal Les Echos. Sur le plan financier par exemple, le Medef estime nécessaire de rajouter 400 millions d'euros et non 100 millions au dispositif de compte personnel de formation de transition professionnelle, le CPF-TP, dont le budget (un peu moins de 500 millions cette année) est jugé sous-dimensionné par rapport à l'urgence et à l'ampleur du choc social.

    Les Echos du 21 septembre 2020

Industrie
  • Industrie
    Airbus développe trois concepts d’avion à hydrogène
    Dans une interview avec Le Parisien, Guillaume Faury, le CEO d’Airbus, dévoile les contours de l’avion à hydrogène sur lequel le constructeur aéronautique travaille. Le premier est un avion classique pouvant aller jusqu’à 200 places avec un rayon d’action permettant de faire plus de 3500 km. Le deuxième sera un avion à hélice, pouvant embarquer environ 100 passagers pour des trajets plus courts. « Le troisième est plus disruptif : c’est un concept d’aile volante d’environ 200 places qui permet d’étudier une configuration complètement différente pour le stockage de l’hydrogène et la propulsion », explique-t-il. « Non seulement nous sommes prêts mais c’est notre objectif depuis plusieurs années, poursuit Guillaume Faury. Il y a encore cinq ans, imaginer un avion zéro émission en 2035 paraissait futuriste. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ». Interrogé sur l’impact écologique de l’avion par rapport au train, Guillaume Gaury estime qu’ « il y a une forme d’aveuglement qui m’abasourdit ». « Sur le déplacement, l’avion émet plus de CO2, c’est une vérité. Mais sur tous les autres aspects, c’est faux. L’avion n’endommage pas chaque kilomètre qu’il parcourt. Pour le train, il faut créer une infrastructure au sol qui bouleverse la faune et la flore et défigure les paysages. Alors qu’avec un avion, on crée une piste au départ, une autre à l’arrivée et c’est tout ».

    Le Parisien du 21 septembre 2020
  • Industrie
    Report de la première journée du patrimoine aéronautique
    La première journée du patrimoine aéronautique programmée initialement le 19 octobre par l’Aéro-Club de France est désormais reportée à une date non fixée. La remise des cinq coupes du Grand Prix du Patrimoine, dont la Coupe GIFAS, devant clôturer cette journée, reste cependant maintenue dans un format réduit.

    Aerovfr du 18 septembre 2020
  • Industrie
    L’innovation et la décarbonation, clés du redémarrage de l’aérospatiale
    Yann Barbaux, président d’Aerospace Valley, a évoqué les perspectives de la filière aérospatiale régionale lors des rendez-vous Business de Toulouse, le 15 septembre dernier. « La priorité a été mise par l’industrie aéronautique depuis plusieurs années pour réduire les consommations et les émissions. Il faut désormais accélérer. Et puis, l’autre moyen de sortir de la crise plus fort qu’on y est rentré, c’est de continuer nos efforts dans l’amélioration de la performance industrielle. C’est-à-dire tout ce qui tourne autour de l’automatisation, de la robotisation et de la transition numérique », a-t-il ainsi précisé. Dans le cadre du plan de relance, 1,5 milliard d’euros d’aides publiques seront donc investis sur les trois prochaines années pour soutenir la R&D et l’innovation via notamment le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC) dont les moyens sont ainsi largement renforcés. De son côté, le Conseil régional déploie son propre plan de soutien à la filière aéronautique. Doté de près de 100 millions d’euros, il se décline en trois volets : la formation (35 millions d’euros) en vue de préserver les compétences et les emplois des PME et ETI ; l’innovation (43 millions d’euros) ; le financement (12 millions d’euros) via la mise en place d’outils financiers pour appuyer la recapitalisation des entreprises notamment. En marge de ce plan, la région a décidé d’allouer 9 millions d’euros à la filière spatiale.

    La Gazette du Midi du 21 septembre 2020

Défense
  • Défense
    Un drone qui repère les mines antipersonnel ou antichar
    Artéka (ex-Arkéotéka), start-up créée il y a deux ans à Amiens par l'archéologue Cyrille Chaidron et l'expert en thermographie infrarouge Sébastien Lermenier, a affiné ses technologies pour se diversifier. En plus de son activité de repérage de vestiges historiques, elle a développé Pyrodetk, un service de détection par drone d'engins explosifs, anciens comme récents. Repéré par le service Innovation de la Défense, Artéka mène actuellement un projet dont l'objet, tenu en grande partie secret, vise à intervenir avec une sécurité accrue sur des champs de mines antipersonnel ou antichars.

    Les Echos du 21 septembre
  • Défense
    Florence Parly se veut rassurante sur la vente de Rafale à la Grèce
    Revenant sur la vente de Rafale à la Grèce, la ministre des Armées française Florence Parly a voulu rassurer, en promettant de minimiser l'impact pour l'armée de l'Air en France. « C'est une excellente nouvelle pour l'Europe », a-t-elle insisté, interpellée en Commission défense de l'Assemblée nationale sur le risque de trou capacitaire pour l'armée de l'Air. « C'est ma priorité de m'assurer que de tels prélèvements n'auront pas d'impact opérationnel sur nos forces. C'est ma responsabilité première. Nous examinons ces possibles prélèvements avec infiniment de sérieux ».

    Capital du 18 septembre 2020
  • Défense
    Safran Helicopter Engines en première ligne sur le MCO des moteurs d’hélicoptères de l’armée française
    Safran Helicopter Engines motorise l’ensemble des hélicoptères utilisés par les armées françaises et en assure le soutien au travers d’un contrat de MCO (maintien en condition opérationnelle) qui a fait ses preuves, et dont le modèle s’exporte désormais à l’international. Le bilan de ces dix-neuf premières années de MCO est très bon, estime Frédéric Fourciangue, directeur de Safran Helicopter Engines Support France dans une interview avec Air & Cosmos. « Depuis 2001 et sous ce contrat, nous avons cumulé plus de 3,5 millions d’heures de vol et, depuis douze ans, nous assurons un taux de service de 100% pour cette flotte de moteurs, qu’elle soit utilisée en métropole, en outre-mer ou en opérations extérieures, en lien étroit avec la Direction de la maintenance aéronautique (DMAé) et la DGA », explique-t-il.

    Air & Cosmos du 18 septembre 2020
  • Défense
    Interview de la directrice de la DMAé dans Air & Cosmos
    Dans le cadre d’un long dossier spécial consacré au MCO (maintien en condition opérationnelle), Air & Cosmos a interviewé Monique Legrand-Larroche, ingénieure générale hors classe de l’armement, à la tête de la Direction de la maintenance aéronautique (DMAé) pour faire un point d’étape sur les contrats de verticalisation et évoquer les enjeux liés aux conséquences de la pandémie. « Les premiers retours du programme Ravel (Rafale verticalisé) sont bon, déclare-t-elle. Nous partions d’une situation qui était saine. Sur le Rafale, nous avions déjà une bonne disponibilité et Ravel vise à nous faire gagner une dizaine d’avions disponibles, mais aussi à garantir une disponibilité de haut niveau, alors même que le Rafale va vieillir. Nous avons mis en place une sorte d’assurance avec Ravel ».

    Air & Cosmos du 18 septembre 2020