Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus publie ses résultats à 9 mois pour 2020
    Sur les 9 premiers mois de 2020, Airbus annonce avoir réalisé un chiffre d’affaires de 30,2 milliards d’euros, contre 46,2 Md€ sur la même période de 2019 (soit un recul de -35%). Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a reculé de -27%, à 11,2 milliards d'euros. Sur les neuf mois de l'exercice, la perte opérationnelle ressort à 2,2 Md€. Guillaume Faury, CEO d’Airbus, souligne les effets bénéfiques de la stratégie mise en œuvre depuis le début de la crise, en dépit d’une reprise plus lente que prévue du transport aérien : «Nous avons fait converger la production et les livraisons d'avions commerciaux au troisième trimestre et nous avons arrêté la consommation de trésorerie, conformément à notre ambition», déclare-t-il. «Notre capacité à stabiliser le cash-flow au cours du trimestre nous donne confiance pour publier une prévision de cash-flow libre pour le quatrième trimestre», ajoute le dirigeant.

    Les Echos et Aerobuzz du 29 octobre
  • Industrie
    Marwan Lahoud : «Soutenir les entreprises essentielles pour le redémarrage»
    Marwan Lahoud, président du directoire d’ACE Management (Tikehau Capital), accorde un entretien aux Echos. ACE Management gère le fonds ACE Aéro Partenaires, créé en juin pour aider les sous-traitants à faire face à la crise, doté de 630 millions d'euros par l'Etat, Tikehau Capital, Airbus, Safran, Dassault Aviation et Thales. «Tout le rôle du plan de relance de la filière, toute la préoccupation d'Airbus, Safran, Dassault Aviation, Thales et de la filière, c'est d'éviter qu'on perde des compétences clés», souligne M. Lahoud. L’enjeu est aussi de permettre de regrouper les entreprises, «pour être plus fort pour affronter la crise suivante» : «nous avons deux stratégies, l'une de support et l'autre de plateforme», explique M. Lahoud. «La stratégie de support, à plus court terme, va consister à soutenir en capital les entreprises clés de la «supply chain» quelle que soit leur taille, indépendamment de toute consolidation. Dans un deuxième temps, il y aura une stratégie pour constituer des ETI autour de plateformes existantes ou nouvelles».

    Les Echos du 29 octobre
  • Industrie
    Le chômage partiel reste inchangé au moins jusqu'à fin décembre
    Le gouvernement a annoncé aux partenaires sociaux que la baisse de la prise en charge par l'Etat et l'Unédic des allocations d'activité partielle de droit commun (APDC), prévue au 1er novembre, a été reportée au 31 décembre. Les entreprises continueront de bénéficier d'un reste à charge de 15%, hormis celles qui sont les plus touchées, qui sont intégralement remboursées.

    Les Echos et Le Figaro du 29 octobre
  • Industrie
    Nouvelle-Aquitaine : entretien avec Gilles Fonblanc, président du BAAS
    Gilles Fonblanc, le président du BAAS (Bordeaux Aquitaine Aéronautique et Spatial), accorde un entretien à Sud-Ouest. Le dirigeant évoque la stratégie du BAAS pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire dans la région. Il rappelle que l’activité Aéronautique, Spatiale et Défense (ASD) constitue pour la Nouvelle-Aquitaine «une filière d’excellence sur le plan économique et industriel», le secteur ASD étant au cœur d’enjeux majeurs de société comme la mobilité, l’accès aux données, la souveraineté technologique, l’accès à l’espace et la défense. M. Fonblanc souligne également que «le transport aérien est le premier secteur économique à s’être assigné des objectifs précis en matière d’environnement sous l’égide de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) depuis plus de 20 ans et va continuer à accroître ses efforts dans les 20 prochaines années», rappelant qu’Airbus, notamment, a déjà présenté ses concepts sous le code «ZEROe» pour «zéro émission» : un appareil à hélices de 100 places ; un bi turboréacteur au fuselage traditionnel de 120 à 200 sièges et une aile volante embarquant 200 passagers. «L’enjeu de souveraineté est majeur pour l’Europe si nous ne voulons être à moyen terme sous la dépendance des Américains ou des Chinois», estime-t-il.

    Sud-Ouest du 29 octobre

Espace
  • Espace
    Programme Artemis : l’ESA et la NASA formalisent leur partenariat pour la station LOP-Gateway
    L’Agence spatiale européenne (ESA) et la NASA ont conclu le 27 octobre un protocole d’entente formalisant le partenariat entre les deux agences pour le projet de station LOP-Gateway, dont l’assemblage autour de la Lune doit démarrer en 2024, rapporte Air & Cosmos. Par cet accord, l’Europe s’engage à fournir des équipements clés pour le programme Artemis : deux modules de service ESM (European Service Module), qui équiperont le véhicule de transport d’astronautes Orion de la NASA, le module de communication et de ravitaillement Esprit, et le module d’habitation longue durée I-Hab. La construction des modules ESM a été confiée à Airbus Defence and Space, tandis que Thales Alenia Space se charge des modules Esprit et I-Hab. La NASA s’engage par ailleurs à embarquer des astronautes européens lors de trois missions Artemis autour de la Lune. «Ce protocole d’entente marque un point critique dans la trajectoire de l’Europe : il confirme que nous prenons le chemin de la Lune, pas seulement par le biais d’équipements et de technologies, mais bien de personnes», a déclaré Jan Woerner, Directeur général de l’ESA.

    Air & Cosmos du 29 octobre

Défense
  • Défense
    MCO de l’armée de l’Air et de l’Espace : Turgis et Gaillard visite les Twin Otter
    Turgis et Gaillard a commencé à réaliser des visites périodiques sur les 5 Twin Otter de l'armée de l'Air et de l'Espace, en sous-traitance d'Inéo, titulaire du contrat. Turgis et Gaillard, qui compte 260 salariés pour un chiffres d’affaires de 40 M€, exerce une activité qui couvre à la fois le MCO, la production et le développement de matériels neufs. Son bureau d’études, AA’ROK, a développé plusieurs concepts innovants, pour l’emport de bombes sur un avion de transport, ou pour transformer des missiles sol-air en munitions sol-sol, notamment. Le 16 octobre dernier, la ministre des Armées, Florence Parly, a inauguré la nouvelle usine de Sefiam, filiale du groupe, en Lozère, et a salué à cette occasion une nouveauté, le chariot Sefiam 1602, un porte-bombes destiné notamment au Rafale, dont la période de qualification devrait s’achever d’ici la fin de l’année. La société fabrique aussi des composants de structures de l’ATL2, des éléments pour Safran Electronics & Defense, notamment d’autodirecteurs de missiles, précise Air & Cosmos. En Inde, Turgis et Gaillard a suivi l’exemple de Dassault Aviation, dans le cadre du «Make in India», en ouvrant un site sur place.

    Air & Cosmos du 29 octobre
  • Défense
    La réglementation ITAR, un enjeu pour l'autonomie stratégique
    La Tribune consacre un article aux conséquences de la réglementation américaine extraterritoriale ITAR (International Traffics in Arms Regulation), qui représente un enjeu pour l'autonomie stratégique française et européenne. ITAR permet notamment aux Etats-Unis de contrôler les exportations de systèmes d'armes européens. Le ministère des Armées a lancé «des actions de recherche de composants alternatifs», en France et au niveau européen, a indiqué le Délégué général pour l'armement, Joël Barre, vendredi 23 octobre, lors d’une conférence de presse. «Nous avons proposé à nos partenaires européens dans le cadre de la préparation du FED un programme qui s'appelle Mac-EU», a expliqué le Délégué. Ce programme vise à doter l'Europe de la fabrication de composants critiques pour lesquels elle est complètement dépendante essentiellement des Américains, voire d'autres pays, a-t-il précisé. «Nous spécifions dorénavant quasi systématiquement, sauf impossibilité, les licences "ITAR free" dans nos nouveaux programmes», a-t-il indiqué. C'est le cas pour le nouveau missile MICA NG, vendu récemment au Caire par MBDA à bord des frégates allemandes Meko.

    La Tribune du 29 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Roissy-Charles de Gaulle devient le premier aéroport européen, devant Heathrow
    L'aéroport londonien Heathrow a annoncé mercredi avoir perdu sa place de numéro un d’Europe en nombre de passagers transportés, au profit de l'aéroport parisien Roissy-Charles de Gaulle. Heathrow est pénalisé par la quarantaine imposée par le Royaume-Uni aux passagers en provenance de nombreux pays, ainsi que par la mise en place de tests sanitaires chez ses concurrents. Au total, 19 millions de passagers ont fréquenté l'aéroport sur les neuf premiers mois de 2020 (contre 61 millions sur la même période en 2019), soit moins que les 19,27 millions enregistrés pour Roissy-Charles de Gaulle.

    Les Echos et L’Usine Nouvelle du 29 octobre
  • Aviation Commerciale
    Adaptation du transport aérien au reconfinement : les atouts d’Air France
    Face au reconfinement qui va obliger les compagnies aériennes à réduire leur programme de vols, Air France dispose de certains atouts, expliquent Les Echos : un réseau mondial «plus équilibré que ceux de Lufthansa et British Airways, tous deux très exposés à l'Amérique du Nord», un trafic vers les Antilles, la Guyane et La Réunion, qui sont des destinations domestiques. La compagnie devrait aussi bénéficier de l’augmentation des prix du fret, les Airbus A350 et les Boeing 777 de sa flotte France offrant une grande capacité d'emport en soute. La compagnie a confirmé le maintien de tous ses vols le weekend prochain, en attendant les détails du gouvernement sur le confinement qui débutera cette nuit.

    Les Echos et Air Journal du 29 octobre
  • Aviation Commerciale
    Japon : ANA se restructure et crée une nouvelle compagnie
    La compagnie aérienne japonaise ANA (All Nippon Airways) a présenté le 27 octobre un plan de restructuration visant à s’adapter à la pandémie de la Covid-19. ANA Holdings révèle une perte d’exploitation de 280,9 milliards de yens (2,36 milliards d’euros) pour les six mois se terminant au 30 septembre, et prévoit une perte d’exploitation de 505 milliards de yen pour l’ensemble de l’année fiscale en cours. Le plan de restructuration, qui porte sur l’ensemble des filiales du groupe, comporte une réduction de la flotte de 15% d’ici la fin de l’année. Le groupe a décidé de modifier son modèle et sa structure pour s'adapter à ce qu'il estime être «la nouvelle norme», avec un repositionnement du business model d'ANA et de la low-cost Peach et la création d'une troisième compagnie pour répondre aux nouveaux besoins des futurs passagers.

    Le Journal de l’Aviation et Air Journal du 29 octobre