Synthèse de presse

Industrie
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    Dassault Aviation : succès du vol inaugural du Falcon 6X
    Le nouveau Falcon 6X de Dassault Aviation a réalisé avec succès son premier vol, mercredi 10 mars, à Bordeaux-Mérignac, ouvrant la voie à la campagne d’essais préalable à la certification. « Le vol d’aujourd’hui marque un nouveau jalon majeur dans l’histoire de Dassault Aviation, d’autant plus remarquable qu’il démontre la résilience de notre entreprise et de tous ses partenaires face à la pandémie de la Covid-19 », s’est félicité Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation. « Le 6X est le dernier exemple en date de l’union entre les hautes technologies issues du militaire et l’expertise de l’aviation d’affaires, qui fait la singularité et la force de Dassault Aviation. Les capacités du 6X en termes d’efficience, de performances et de sécurité établissent une nouvelle référence sur le segment des jets d’affaires à long rayon d’action », a ajouté Eric Trappier. Ce premier vol, de près de deux heures trente, s’est déroulé conformément au plan d’essai, qui visait à tester les qualités de pilotage, la réponse des moteurs et le comportement d’autres systèmes de bord. L’avion a atteint 40 000 ft (env. 12 200 m) et une vitesse de croisière de Mach 0,80. Ce premier exemplaire de série effectuera d’autres tests pendant son acheminement jusqu’au Centre d’essai en vol de Dassault Aviation à Istres, près de Marseille, où aura lieu la majeure partie du programme d’essais. Les deux autres 6X affectés au développement (S/N 02 et 03) devraient prendre l’air dans les prochains mois. Le Falcon 6X, qui sera assemblé à l’usine de Mérignac, doit entrer en service fin 2022.

    Ensemble de la presse du 11 mars
  • Industrie
    IDEA va moderniser la logistique d'Airbus
    Le groupe de logistique IDEA investit 3,5 millions d'euros dans une série d'innovations qui visent à répondre aux besoins de modernisation du groupe Airbus sur ses sites de Nantes et Saint-Nazaire. IDEA figure parmi les lauréats du fonds de modernisation de la filière aéronautique. Ce dispositif lui apporte 1,4 million d'euros sur un investissement de 3,5 millions dans cinq projets innovants. Il s’agit, entre autres, de déployer une assistance au déplacement des tronçons d'avions, sur le site de Saint-Nazaire, d’employer un robot conçu par ECA Group pour transporter et manipuler sans assistance humaine, sur le site d'Airbus Nantes, des palettes et les rolls chargés de pièces, et d'enrichir la solution de traçabilité MyWay, qui permet de délivrer aux manutentionnaires les ordres de mission et les habilitations, tout en associant des fonctions de traçabilité et en géolocalisant produits et outillages.

    Les Echos du 11 mars
  • Industrie
    Thales prépare la seconde révolution quantique : entretien avec Patrice Caine
    Patrice Caine, PDG de Thales, est l’invité du Podcast du Journal de l’Aviation cette semaine. Le dirigeant souligne les résultats « encourageants » obtenus en 2020 malgré la crise : « sur l’ensemble du groupe, 90% des activités sont aujourd’hui en croissance ». Les prises de commande s’élèvent à 18,5 milliards d’euros de contrats. Face à la crise, Thales a fait en sorte de maintenir ses compétences critiques, tirant parti d’une assise multiple, dans les domaines de l’aéronautique, de la défense, du spatial ou du numérique. Le groupe a réalisé une importante accélération dans le domaine digital : « depuis les 6 à 5 dernières années, entre 6 et 7 milliards d’euros ont été investis dans le digital », notamment à travers l’acquisition de Gemalto, relève Patrice Caine. Thales se prépare à la « seconde révolution quantique », avec trois piliers : les capteurs, pour lesquels l’utilisation des propriétés quantiques de la matière est susceptible de multiplier les performances par 100 ; les communications quantiques, qui pourront être rendues inviolables, et la cryptologie post-quantique, qui implique de protéger les données par le développement de nouveaux algorithmes, capables de résister à la puissance des ordinateurs quantiques. Patrice Caine rappelle que l’Europe a lancé un plan quantique : « nous avons tous les moyens pour rester au meilleur niveau mondial », observe-t-il. Le dirigeant évoque enfin le « cockpit du futur », relevant que l’avion sans pilote n’est envisageable que « sur un horizon à long terme ».

    Le Journal de l’Aviation du 11 mars
  • Industrie
    L’industrie française a presque retrouvé son niveau d'avant crise
    La production manufacturière française a augmenté de 3,3% en janvier par rapport au mois précédent, a indiqué l'Insee mercredi 10 mars. Un résultat favorisé par la reprise du commerce international, notamment avec l’Asie. Les carnets de commandes atteignent quant à eux quasiment leur moyenne de long terme, selon l'enquête publiée en début de semaine par la Banque de France.

    Les Echos du 11 mars
  • Industrie
    Conflit Airbus-Boeing : Franck Riester se dit « optimiste »
    Le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité, Franck Riester, accorde un entretien aux Echos. Le ministre aborde notamment la question des surtaxes liées au conflit sur les aides à Airbus et Boeing, récemment suspendues pour 4 mois. Il se dit « optimiste » sur la capacité des Européens à trouver un « accord définitif » avec les Etats-Unis. « Il y aura toujours besoin de soutenir nos industries aéronautiques, comme nous le faisons avec France Relance, via des mécanismes incitatifs à l'innovation notamment. Mais il s'agit de se mettre d'accord sur les soutiens compatibles avec les règles de l'OMC, qui constituent des garde-fous contre les pratiques déloyales », souligne-t-il. « Il y a un peu de travail technique à mener, mais un terrain d'entente avec les positions américaines est possible », insiste le ministre.

    Les Echos du 11 mars
  • Industrie
    ATR : Sabena technics et Honeywell renforcent leur partenariat
    Honeywell et Sabena technics renforcent leur coopération en étendant la durée et la portée de leur accord de réparation de composants sur les plateformes ATR 42 et 72. Sabena technics devient ainsi le seul détenteur de la licence sur cette plateforme jusqu'à fin décembre 2030. Selon l'accord prolongé, Sabena technics continuera à fournir des services de réparation et de révision, mais s'occupera également de l'achat et de l'inventaire d'une grande quantité de stocks, afin de maintenir ses capacités à long terme. De plus, dans les mois à venir, des capacités de réparation et de révision internes supplémentaires viendront s'ajouter à la charge de travail de Sabena technics, l'objectif étant de couvrir l'ensemble des produits Honeywell montés sur les ATR 42/72. Sabena technics fournira également des unités d'échange standard à Honeywell et à ses clients. « Nous sommes fiers d'avoir atteint cette nouvelle étape dans notre relation avec Honeywell. Cela confirme leur confiance dans l'efficacité et la fiabilité de nos services. Nous nous engageons à fournir les meilleures solutions aux clients d'Honeywell en étant un guichet unique pour les opérateurs d'ATR, et en leur apportant des solutions personnalisées à valeur ajoutée, au plus haut niveau de qualité et aux coûts les plus justes », a déclaré Philippe Delisle, Directeur Général de Sabena technics.

    Le Journal de l’Aviation du 11 mars
  • Industrie
    Le fonds de modernisation soutient les projets des entreprises de la filière normande et bretonne
    Air & Cosmos consacre un article à l’impact du fonds de modernisation de la filière aéronautique, doté de 300 milliions d’euros, sur les entreprises sélectionnées en Bretagne et en Normandie. Quatre entreprises sont pour l’instant lauréates en Normandie : MF Tech (Coriolis Composites), Dedienne Multiplasturgy Group, Howmet et Meca-Ouest. MF-Tech souhaite devenir l’un des leaders mondiaux de la technologie de l’enroulement filamentaire pour les réservoirs à hydrogène. Dedienne Multiplasturgy Group porte le projet « Rebond Aéro », dont la diversification, la robotisation et la numérisation sont des axes majeurs. Howmet porte le projet « Big Data Center », qui doit permettre de réduire significativement les taux de rebut. Normandie AeroEspace (NAE) se mobilise pour soutenir ses adhérents : un chef de projet est notamment mis à leur disposition, au besoin, pour les aider à compléter leur proposition. « NAE a un objectif de 10 à 15 sociétés lauréates en 2021 », explique Philippe Eudeline, son président. En date du 26 janvier, quatre sociétés supplémentaires, dont l’identité n’est pas encore dévoilée, ont été sélectionnées. En Bretagne, Europ3D, Microsteel CIMD, Coraxes et Socomore sont lauréates. Microsteel CIMD présente le projet de diversification « Modivern », et Socomore a lancé le plan « Socomore 2022 ».

    Air & Cosmos du 12 mars

Espace
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    Mars 2020 : Sodern développera la Narrow Angle Camera
    Sodern, filiale d’ArianeGroup et leader mondial dans le domaine de l’optronique spatiale, a été choisie pour construire la future caméra qui embarquera sur un orbiteur à destination de Mars en 2031. Dix ans après l’atterrissage sur Mars du rover Perseverance, une sonde, développée conjointement par l'Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale américaine (NASA), sera chargée d'aller récupérer les échantillons prélevés par le rover durant la première phase de la mission, puis collectés au sol et mis en orbite martienne durant la deuxième phase de la mission (vers 2026), nommée Sample fetch rover. La Narrow Angle Camera de Sodern guidera l’orbiteur lors de son approche finale de Mars, pour trouver la capsule contenant les échantillons de roche une fois placés en orbite. « Ce sera comme détecter un ballon de foot à Moscou en se trouvant à Paris », explique Franck Poirrier, PDG de Sodern. « Il s’agira de cibler un signal très faible dans un environnement lumineux saturé », ajoute-t-il. Le Figaro consacre un article détaillé à la PME, « symbolique des technologies duales civilo-militaires ». Après avoir développé des viseurs stellaires militaires, de nouveaux progrès lui ont permis de concevoir des viseurs stellaires diurnes, capables de voir les étoiles en plein jour, un système qui intéresse particulièrement l’armée : «Ce système est envisagé pour obtenir une navigation précise pendant les missions de longue durée et ce pour un grand nombre d’appareils : aéronefs de transport et de ravitaillement, drones longue endurance, avions d’arme, navires ou même, à plus long terme, des missiles », a noté l’Agence de l’innovation de défense en janvier dernier.

    Le Figaro du 11 mars
  • Espace
    SuperCam capte les premiers sons de Mars
    Le CNES et la NASA ont dévoilé, mercredi 10 mars, les premiers sons de Mars captés par le microphone de l’instrument SuperCam, embarqué à bord du rover Perseverance. Le microphone a été conçu à Toulouse par l'ISAE-Supaero, en collaboration avec l'IRAP (l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie). Un enregistrement du vent martien avait déjà été dévoilé. « Ces sons vont permettre aux scientifiques de mieux connaître l'atmosphère martienne. En faisant des parallèles avec ce qui se passe sur Terre, nous pourrons aussi mieux comprendre notre planète. C'est ce qu'on appelle de la planétologie comparée », explique David Mimoun, enseignant-chercheur à l'ISAE-Supaero et responsable scientifique du microphone, cité par La Tribune. Le microphone a capté le bruit du laser, mis au point par Thales, sur les roches martiennes. « Pour le grand public, ce son ne dit rien. Mais pour les scientifiques, il est possible en étudiant les caractéristiques fines du son d'en déduire la dureté de la roche. La caméra-laser SuperCam ne peut connaître ce taux de dureté des roches autrement qu'en écoutant le bruit du laser », souligne David Mimoum. Les sons devraient permettre de déterminer si les échantillons détectés sont plutôt de l'argile (c’est-à-dire des roches qui ont été en contact avec de l’eau), ou des basaltes.

    La Tribune du 11 mars
  • Espace
    La Chine et la Russie veulent construire ensemble une station lunaire
    Les agences spatiales russe (Roskosmos) et chinoise (CNSA), viennent d'annoncer la signature d’un MOU (Memorandum of Understanding) afin de construire ensemble une base lunaire. L'objectif de ce projet, baptisé « ILRS » (International Lunar Research Station), est d’étudier la perspective d'une colonisation humaine de la planète. Les deux pays réaffirment par la même occasion collaborer aussi pour mener à bien leurs deux projets d'exploration lunaire, dont le lancement est prévu en 2024, soit, pour la Russie, la mission de la sonde spatiale orbitale Luna-Resource-1 et, pour la Chine, la mission « Chang'e-7 », qui vise une exploration polaire de la Lune.

    Ensemble de la presse du 11 mars

international
  • international
    Leonardo : résultats 2020
    Leonardo a publié ses résultats 2020. Le chiffre d’affaires s’établit à 13,41 milliards d’euros, en baisse de 2,7% sur 2020, le résultat d'exploitation est de 517 millions (-55%), le résultat net est en baisse de 66,6%, mais reste bénéficiaire de 241 millions d’euros. En 2020, le groupe a enregistré pour 13,7 milliards d'euros de nouvelles commandes gouvernementales, notamment pour des hélicoptères, des sections de fuselage d'avions de combat, des équipements électroniques militaires ou des satellites. La bonne tenue des activités de défense et de sécurité a permis d’amortir la baisse des ventes des activités civiles. Selon le directeur général, Alessandro Profumo, le groupe devrait redresser sa rentabilité cette année, avec un résultat d'exploitation attendu entre 1,075 milliard et 1,125 milliard, et 14 milliards d'euros de nouvelles commandes prévues. Un quart du capital de sa filiale américaine DRS devrait être mis sur le marché, à Wall Street, fin mars. Leonardo affirme sa volonté de jouer un rôle dans la consolidation de l'industrie de défense européenne.

    Les Echos du 11 mars
  • international
    Le Congrès américain adopte définitivement le plan de relance de Joe Biden
    La Chambre des Représentants a validé l'American Rescue Plan Act, qui doit injecter 1 900 milliards de dollars dans l'économie américaine. Le plan va permettre l'envoi aux foyers américains d'aides directes. La loi introduit aussi des aides fiscales et renforce les allocations-chômage. Certains secteurs vont recevoir des aides spécifiques, notamment les transports. Des fonds ont été débloqués pour accélérer le plan de vaccination contre la Covid-19.

    Ensemble de la presse du 11 mars
  • international
    AerCap rachète la filiale de location d'avions de GE
    La société irlandaise AerCap va racheter GECAS, la filiale de location d'avions du conglomérat américain General Electric (GE), ont annoncé les deux groupes, mercredi 10 mars. GECAS (GE Capital Aviation Services) est l'une des plus grandes sociétés de leasing d'avions au monde et met en location des avions de ligne construits par Boeing et Airbus. Selon les termes de l'accord, GE recevra près de 24 milliards de dollars en numéraires, une participation d'environ 46% dans la société formée et 1 milliard de dollars payés en titres AerCap ou en cash à la réalisation de la transaction.

    Le Figaro et Les Echos du 11 mars

Défense
  • Défense
    Vente de Rafale à la Grèce : retour sur un succès industriel et stratégique
    Le Monde analyse les enjeux de la vente de 18 Rafale à la Grèce, finalisée le 25 janvier dernier, un succès à la fois industriel, diplomatique et stratégique. D’un montant de 2,5 milliards d’euros, cette opération permet notamment à la France de renforcer l’idée de construction d’une « défense européenne » indépendante. La création d’un « fonds européen de défense » a été actée à Bruxelles, fin 2020, rappelle Le Monde. En termes industriels, le premier bénéfice direct de ce contrat va aux entreprises françaises. Aux côtés de Dassault Aviation et de MBDA (fournisseur des missiles qui équipent le Rafale), ce sont quelque 400 PME et 7 000 salariés qui travaillent sur le programme Rafale en France.

    Le Monde du 11 mars

Environnement
  • Environnement
    Entretien avec Olivier Lesbre, directeur général de l’ISAE-Supaero
    Olivier Lesbre, directeur général de l’ISAE-Supaero, s’exprime dans L’Usine Nouvelle. Il souligne que son école n’a rien perdu de son attractivité : « l’ISAE-Supaero est toujours autant plébiscité. Nous avons même eu plus de candidats venant de l’étranger en 2020, en augmentation de 20%. L’aéronautique fait toujours rêver les jeunes », observe-t-il. L’école d’ingénieurs introduit de plus en plus les enjeux environnementaux dans sa formation. « Nous sommes en train de renforcer notre offre de formation en matière d’aviation décarbonée. Nous venons d’achever Horizons, la nouvelle version de notre stratégie de développement durable, à l'issue d'une réflexion de plus d'un an. Nous avons décidé notamment d'intégrer un module « introduction aux enjeux environnementaux » au tronc commun de la formation ingénieur. Et l’offre va s’enrichir progressivement ». En matière d’hydrogène, « nous menons par exemple depuis longtemps des recherches sur les réservoirs cryogéniques, et nous travaillons depuis deux ans sur le projet Mermoz de drone à hydrogène liquide avec l’entreprise Delair, qui sera capable de traverser l’Atlantique sans émettre de CO2 d’ici 2024 », se félicite Olivier Lesbre.

    L’Usine Nouvelle du 11 mars