Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus Helicopters : entretien avec Bruno Even
    Bruno Even, CEO d’Airbus Helicopters, accorde un entretien à La Tribune. Il revient sur la résilience dont a fait preuve Airbus Helicopters en 2020, qui est parvenu à une amélioration de 4% de son chiffre d’affaires malgré le contexte de crise sanitaire. « Cette résilience est liée à la robustesse de notre « business model », qui s'appuie sur un équilibre des ventes d'appareils civils et militaires (50%/50%) », explique-t-il. Il rappelle également que le Plan de relance français a acté l'achat de 20 hélicoptères à Airbus Helicopters (8 Caracal pour l'armée de l'Air, 10 H160 pour la Gendarmerie et 2 H145 pour la Sécurité civile ainsi que des drones à la Marine), et que la LPM (Loi de Programmation Militaire) prévoit des commandes sur des programmes majeurs comme le Tigre Mark 3, le HIL (Hélicoptère interarmées léger), et a acté en 2020 la version du NH90 pour les forces spéciales. En 2021, les enjeux sont importants en France, mais aussi en Espagne et en Allemagne. « Il existe des besoins importants en Allemagne, qui a déjà notifié en 2020 un important contrat de 31 NH90 pour la marine allemande. C'était un signal fort. En 2021, nous avons une campagne importante pour la police allemande. La Bundespolizei, qui est un client historique, doit renouveler sa flotte de 40 Super Puma. Cette campagne est stratégique pour Airbus », précise Bruno Even. En Espagne, le gouvernement s'est engagé à notifier, en 2021, une commande de H135 pour les besoins des ministères de la Défense et de l'Intérieur. D’autre part la Guardia Civil a confirmé sa volonté de se doter du H160 dans le domaine du maintien de l'ordre. Le HIL et le Tigre Mark 3 sont deux programmes stratégiques majeurs également dans ces deux pays. En France, « les premiers HIL seront livrés avant la fin de la décennie » aux forces armées.

    La Tribune du 6 avril
  • Industrie
    Soutien à la filière aéronautique et reprise de la croissance : entretien avec Christophe Cador
    Christophe Cador, PDG de Satys et président du Comité Aéro-PME au sein du GIFAS, s’exprime dans La Provence. Il explique que la filière aéronautique retrouvera son rythme de croissance à l’issue de la crise sanitaire : « cette dynamique reprendra après la crise. Il faut savoir qu’à l’international les choses bougent : les Chinois recommencent à voler comme avant, les Etats-Unis redémarrent ». Le dirigeant souligne l’« énorme succès » remporté par le fonds de modernisation, de diversification et de verdissement des procédés de la filière aéronautique. L’enjeu est de conserver la compétitivité et le tissu de compétences des PME. Satys va ainsi investir 40M€ pour moderniser son activité dans la peinture de pièces. La filière espère des réductions d’impôts : « la compétitivité est liée aux charges fiscales sur le travail et sur l’investissement », fait observer Christophe Cador.

    La Provence du 6 avril
  • Industrie
    Airbus Helicopters propose le H175 à la police de New York
    Airbus propose son hélicoptère bimoteur H175 dans le cadre de la compétition visant à remplacer les deux Bell 412 du New York City Police Department (NYPD), actuellement utilisés pour les missions tactiques et de recherche et sauvetage. La demande de proposition du NYPD a été publiée au début du mois et une décision est attendue dans le courant de l'année. Airbus Helicopters précise que le H175 est équipé d'un système de contrôle de la vitesse variable du rotor, qui permet d'ajuster le régime de l'hélicoptère afin de réduire les niveaux sonores lorsqu'il survole des zones densément peuplées.

    Le Journal de l’Aviation du 6 avril
  • Industrie
    MNG Airlines commande la conversion de deux A330-300 en cargo
    La compagnie aérienne turque de fret MNG Airlines a commandé la conversion de deux Airbus A330-300 en avion-cargo (P2F), auprès d’Elbe Flugzeugwerke GmbH (EFW), une coentreprise de ST Engineering et Airbus. Le premier appareil A330 a été admis à la conversion le 1er avril dans les installations d'EFW, tandis que la conversion du deuxième appareil commencera en 2022.

    Air & Cosmos du 6 avril
  • Industrie
    Digitalisation et robotisation : Stelia Aerospace accélère
    Stelia Aerospace, filiale d’Airbus spécialisée dans les aérostructures et les sièges d’avions, a lancé, fin mars 2021, un vaste chantier de modernisation, qui représente 110 millions d’euros d’investissements sur quatre ans. Le chantier concerne l’ensemble des sites du groupe : Méaulte (Somme), Bordeaux (Gironde), Rochefort (Charente-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Il est co-financé à hauteur de 50% par le CORAC (Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile), dans le cadre du Plan de relance. Stéphane Campion, directeur industriel de Stelia Aerospace, explique que : «l’investissement bénéficiera, via différents projets, à nos sites, mais également à certains de nos sous-traitants, qui doivent également améliorer leur modernisation et leur digitalisation ». Les améliorations comprennent l’usage étendu de technologies de production et d’assemblage de pointe, telles que l’impression 3D, le soudage par friction malaxage et l’hydroforming (fabrication par déformation). « L’objectif est de produire des pièces élémentaires de grandes dimensions regroupant différentes fonctions jusque-là obtenues via des techniques d’assemblage plus onéreuses et prenant plus de temps », précise Stéphane Campion. En 2017, Stelia Aerospace avait déjà inauguré à Méaulte sa ligne automatisée dédiée à l’A320.

    L’Usine Nouvelle du 6 avril

Défense
  • Défense
    Airbus et Dassault Aviation ont remis une offre sur l’avion de combat européen SCAF
    Le cabinet de la ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé, vendredi 2 avril, avoir reçu « une offre » de la part des principaux industriels concernés par la deuxième étape de développement du système de combat aérien du futur (SCAF), indiquent Reuters, La Tribune et Le Monde. « Les Etats ont reçu une offre des industriels concernés pour la réalisation d’un démonstrateur d’un nouvel avion de combat, dans le cadre du projet de système de combat aérien du futur », précise le ministère des Armées. Le ministère indique que les négociations se poursuivent entre les industriels et les Etats sur l’ensemble du projet SCAF.

    Reuters, La Tribune, Le Monde et L’Usine Nouvelle du 6 avril
  • Défense
    La DGA teste l’intégration du viseur de casque Scorpion au Rafale F4
    La DGA a réalisé, fin janvier 2021, sur le site de Cazaux (Gironde), des essais en vol du viseur de casque Scorpion développé par Thales, afin de vérifier sa compatibilité avec l’évacuation en parachute d’un pilote de Rafale. Cette campagne d’essais s’inscrit dans la démarche d’intégration de cet équipement sur le Rafale au standard F4. Les essais de compatibilité évacuation parachute, menés avant les premiers vols sur Rafale, reproduisent toutes les phases de sauvetage et de survie du pilote, depuis son éjection de l’avion jusqu’à sa survie en milieu aquatique. Ces essais permettent de valider que le nouvel équipement n’entrave pas la sécurité et les opérations de sauvetage du pilote. « Initialement développé pour le combattant terrestre, le viseur de casque Scorpion est parfaitement adapté à l’usage sur Rafale. Son écran couleur est utilisable de jour comme de nuit », précise la DGA.

    Air & Cosmos du 6 avril
  • Défense
    À Saclay, la DGA simule l’altitude pour tester les moteurs en conditions extrêmes
    L’Usine Nouvelle consacre un article au Centre d'Essais des Propulseurs du Ministère des Armées, situé sur le plateau de Saclay (Essonne), qui dispose de moyens uniques en Europe pour reproduire au sol les conditions de vols extrêmes subies par les aéronefs. Le centre technique utilise l’eau, venue des étangs voisins de Versailles, qui, amenée aux températures et aux pressions voulues, permet de récréer les flux d’air et les conditions atmosphériques de vol dans de grands caissons capables d’accueillir des moteurs. Les cinq caissons atmosphériques du centre permettent de reproduire des conditions de vol extrêmes, que ce soit en termes d’altitude (jusqu’à 20 000 mètres), de vitesse (jusqu’à Mach 3) et de température (de - 70 à + 250 °C). « Par rapport à un vol réel, nous maîtrisons mieux les tests et nous pouvons plus facilement étudier les paramètres qui nous intéressent », explique Marie-José Martinez, la directrice du site. Au-delà des programmes d’armement, le centre propose également des prestations aux grands motoristes mondiaux, tels que Safran ou Rolls-Royce. L’avion de combat SCAF pourrait aussi en bénéficier.

    L’Usine Nouvelle du 6 avril

Espace
  • Espace
    « Sur la Lune, des ressources peuvent transformer l’économie spatiale », selon Silvio Sandrone (Airbus Defence and Space)
    Silvio Sandrone, directeur des nouveaux programmes d’exploration spatiale chez Airbus Defence and Space, accorde une interview à L’Usine Nouvelle. Airbus Defence and Space est impliqué, à travers la construction de l’European Service Module (EL3), dans le programme de la capsule spatiale Orion, de la NASA, qui vise notamment à mener un voyage habité sur la surface de la Lune dès 2024. Le projet de l’EL3, mené par l’ESA, vise à développer un alunisseur robotique « avec une capacité d’emport de charge utile de 1,7 tonne nette à n’importe quel point de la surface lunaire », précise Silvio Sandrone. « Avec 1,7 tonne, vous pouvez faire énormément de choses : amener des rovers, des installations pilotes pour l’extraction des ressources, des charges utiles scientifiques, des éléments d’un radiotélescope… Vous pouvez aussi pré-positionner une partie de l’équipement nécessaire à une mission habitée dans le cadre d’une coopération », explique-t-il. « Le pendant de ce projet EL3, c’est le projet de croiseur lunaire, avec une capacité d’emport de 4,5 tonnes. Nous pourrions être partenaires des États-Unis pour livrer des modules de Gateway ou pour ravitailler la station. Nous devenons un partenaire encore plus important. On veut pouvoir être autonomes et également coopérer en étant les meilleurs partenaires », développe le dirigeant.

    L’Usine Nouvelle du 6 avril
  • Espace
    Covid-19 : l’impact de la crise sanitaire sur la NASA
    Dans un rapport d'audit publié mercredi 31 mars, le Bureau de l'Inspection générale de la NASA (Office of Inspector General, OIG) a estimé que le coût de la crise sanitaire pourrait atteindre 3 milliards de dollars pour l'agence spatiale américaine. Selon l'OIG, en octobre 2020, 56 programmes et projets de l'agence étaient directement affectés, dont 30 considérés comme majeurs. Le rapport précise qu'au moins 52 d'entre eux subiront toujours les effets de la pandémie en 2021 et 35 en 2022. Sont notamment concernés plusieurs missions d'observation de la Terre, mais aussi le déploiement des télescopes James-Webb et Nancy-Grace-Roman. Le programme spatial habité américain est aussi touché, et particulièrement les éléments des futures missions lunaires Artemis. L'OIG estime ainsi que le lanceur SLS (Space Launch System), la capsule Orion et le pas de tir EGS (Exploration Ground System) ont connu, en 2020, un surcoût de l'ordre de 25 millions de dollars, avec une facture finale qui pourrait être bien plus importante, aux alentours de 550 millions de dollars, dont 355 millions pour le seul SLS.

    Les Echos du 6 avril
  • Espace
    Les startups européennes du secteur spatial en quête d’investissements
    Les Echos consacrent un article aux startups européennes du secteur spatial, moins capitalisées que leurs homologues américaines. L'Agence spatiale européenne (ESA) entend aider davantage ce nouveau tissu de PME, notamment dans tous les secteurs d'application des technologies spatiales. Directrice des télécommunications à l'ESA, Elodie Viau, qui pilote le programme « Business application and Space », déclare avoir une enveloppe de soutien de 700 millions d’euros - contre 50 millions il y a dix ans. « Il y a vingt ans, les mondes du spatial et du capital s'ignoraient. Aujourd'hui, la baisse du prix de la donnée spatiale suscite une multitude de vocations », constate Elodie Viau. Selon Eurospace, l'association européenne des industriels du spatial, les nouveaux acteurs européens du spatial ont levé 5,4 milliards de dollars au cours des dix dernières années, soit le quart du montant américain. Les Echos consacrent également un article à l’impact des sociétés d'acquisition à usage spécial (Special Purpose Acquisition Company, SPAC), qui permet l’afflux d’investissement pour les nouvelles entreprises du spatial aux Etats-Unis.

    Les Echos du 6 avril

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Air France : l'État pourra monter «à un peu moins de 30%» du capital, indique Bruno Le Maire
    La Commission européenne a approuvé le projet du gouvernement français d'accorder jusqu'à 4 milliards d'euros d'aide à Air France et de la recapitaliser. La recapitalisation prévoit « la conversion du prêt d'État de 3 milliards d'euros déjà accordé par la France en un instrument de capital hybride » ainsi qu'une « injection de capital par l'État » via une augmentation de capital « ouverte aux actionnaires existants et au marché », dans la limite d'un milliard d'euros, a indiqué la Commission européenne. Invité sur France Inter ce mardi 6 avril, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, s'est félicité de cette validation. Il a également indiqué que l'État pourra désormais monter « à un peu moins de 30% » du capital d'Air France, contre 14,9% aujourd'hui. Bruno Le Maire a rappelé les exigences de l’État à l'égard d'Air France : la première contrepartie demandée est la poursuite du plan d'économie annoncé par le dirigeant de la compagnie, Benjamin Smith. La deuxième est une « réduction de 50% des émissions par passager d'ici 2030 » , a rappelé Bruno Le Maire, « Air France devra devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de la planète ». Air France devra également céder 18 créneaux de vol à d'autres compagnies aériennes.

    Ensemble de la presse du 6 avril
  • Aviation Commerciale
    EGO Airways a réalisé son premier vol commercial
    La nouvelle compagnie aérienne italienne EGO Airways a opéré son premier vol commercial en Italie le 30 mars dernier. Basée à Milan-Malpensa, EGO Airways propose actuellement un réseau incluant notamment Bari, Catane et Florence, et prévoit le lancement de liaisons internationales, le 28 mai, entre Forli et Ibiza ou Mykonos, ainsi que des vols vers Olbia, Cagliari et Brindisi. La compagnie dispose d’un seul avion, un Embraer 190-100LR pouvant accueillir 12 passagers en classe Affaires et 88 en Economie.

    Air Journal du 6 avril