Synthèse de presse

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    Lanceurs spatiaux : les enjeux de la coopération franco-italienne
    Air & Cosmos revient dans un article détaillé sur le nouvel accord annoncé dans le domaine des lanceurs à l’occasion d’une rencontre à Rome, le 19 mars, entre le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, et son homologue italien, Giancarlo Giorgetti. La création d'un groupe de travail de haut niveau sur les lanceurs spatiaux et leur exploitation a été annoncée. Interrogé le 25 mars à l’occasion d’une rencontre virtuelle organisée par l’AJPAE (Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace), Josef Aschbacher, le directeur général de l’ESA, s’est félicité de cette initiative : « je voudrais insister sur la nécessité d’avoir une approche coordonnée avec l’ESA, l’Allemagne, la France, l’Italie et la Commission européenne : ces diverses activités, qui représentent de très grands défis, ont besoin d’être menées tous ensemble », a-t-il précisé. Un accord industriel a été conclu entre Arianespace, l’opérateur de lancement européen, et Avio, le maître d’œuvre industriel de Vega et Vega C, concernant la mise en production d’un quatrième lot Vega, composé de dix lanceurs Vega C, dont les premiers exemplaires devront être livrés à compter de 2023. « Plus que jamais, Vega s’impose comme le deuxième pilier, avec Ariane, de l’autonomie d’accès à l’espace de l’Europe », s’est félicité Stéphane Israël, président exécutif d’Arianespace, présent à Rome le 19 mars pour la signature de l’accord aux côtés de Giulio Ranzo, directeur général d’Avio.

    Air & Cosmos du 8 avril
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    Josef Aschbacher a présenté « l'Agenda 2025 » de l'ESA
    Le nouveau directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, entré en fonction le 1er mars dernier, a présenté « l'Agenda 2025 » de l'ESA à la presse internationale, mercredi 7 avril. Le dirigeant a souligné que le secteur spatial est à un carrefour historique, entre l’essor des acteurs privés du « New Space », tels que l’américain SpaceX, et la montée en puissance de nouvelles nations comme la Chine. Il a annoncé que la première de ses priorités consisterait à renforcer les liens entre l’ESA et l’Union européenne et à organiser, en 2022, un grand sommet sur l’Europe spatiale. « Nous voulons que l’Europe tire profit de l’espace autant que les Etats-Unis et la Chine. Nous avons déjà l’expertise, le savoir-faire et la capacité industrielle. Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’une vision et une ambition spatiales européennes communes », a-t-il déclaré. La commercialisation et la privatisation des services spatiaux représentent également une priorité : Joseph Aschbacher souhaite « stimuler la commercialisation pour une Europe verte et numérique ». Le renforcement de la sécurité dans et depuis l’espace est également un axe important, à travers la gestion du trafic des satellites, la désorbitation des débris spatiaux, la surveillance des éruptions solaires ou des catastrophes naturelles sur Terre.

    Le Monde du 8 avril
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    Philippe Baptiste présente cinq enjeux stratégiques pour le CNES
    Lors de son audition devant la Commission des Affaires Economiques du Sénat le 7 avril, le futur président du CNES, Philippe Baptiste, a présenté sa feuille de route aux sénateurs. Elle repose sur cinq piliers : le numérique, l’innovation, la filière lanceur, le spatial militaire et le rayonnement scientifique. « J’estime vraiment très important qu'une constellation européenne émerge très rapidement. Elle fournira de l'internet haut débit partout et contribuera à notre autonomie stratégique. Elle sera aussi l'occasion de lancer un modèle intégré : satellite, lanceur, usage », a expliqué Philippe Baptiste. Il a également manifesté son intention de repenser l’écosystème d’innovation au regard de l’évolution du secteur et des ruptures technologiques. Pour les lanceurs, il a estimé que « Ariane 6 doit s'inspirer un peu du succès de SpaceX », qui « a démontré l'intérêt économique du réutilisable ». Par conséquent, le soutien au développement du moteur réutilisable Prometheus sera une priorité. Il a appelé à un soutien public accru en faveur d’Ariane 6 en augmentant « les cadences de lancements pour répartir les coûts fixes et pour garantir la fiabilité du lanceur ».

    Les Echos et La Tribune du 8 avril

Industrie
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    L’association Tompasse propose 5 pistes pour relancer l'industrie d'Occitanie
    Des dirigeants de la filière aéronautique, spatiale, automobile et des systèmes embarqués, réunis dans l'association Tompasse (Toulouse Occitanie Méditerranée Pyrénées Aéronautique Spatial Systèmes Embarqués), proposent cinq pistes pour relancer l'industrie d'Occitanie, exposées dans un livre blanc remis aux collectivités locales. L’association Tompasse, créée en 2006, est présidée par Christophe Cador, PDG du groupe Satys et président du Comité AERO-PME du GIFAS. « Nous nous battons pour le développement économique de l'Occitanie. Si nous accueillons favorablement tous les efforts de toutes les institutions pour accompagner le tissu économique, nous estimons néanmoins que le dispositif peut être amélioré. Après des dizaines d'heures d'entretien, nous en sommes arrivés à cinq propositions qui ont plutôt reçu un écho favorable auprès de différents acteurs locaux », précise Christophe Cador. Les 5 pistes sont formulées comme suit : « Mettre en œuvre rapidement le plan de soutien massif pour accompagner et transformer durablement les entreprises » ; « Mobiliser les industriels et les acteurs du territoire autour des enjeux de la mobilité décarbonée » ; « Financer des projets industriels à forte valeur ajoutée par la mise en commun de fonds de revitalisation économique » ; « Promouvoir la création d'une Mobility Valley en Occitanie pour répondre aux nouveaux enjeux de la mobilité » ; et « Mettre à profit les disponibilités des salariés en APLD (activité partielle de longue durée) pour des actions ambitieuses et variées ».

    La Tribune du 8 avril
  • Industrie
    Pour le H160, Airbus Helicopters innove sur le soutien client
    Airbus Helicopters prépare l'arrivée en exploitation de l’hélicoptère bimoteur H160. Aerobuzz fait observer que le développement de l’appareil s’est accompagné d’une innovation en matière de soutien client. Le soutien a été intégré dans l’architecture dès le début de la conception. « Des spécialistes du soutien ont travaillé au sein du bureau d’études », indique Laurence Di Costanzo Hernandez, directrice du soutien pour le programme H160. Les cartes de travail et les outillages ont été évalués dans un scénario opérationnel. Une dizaine de clients et clients potentiels du H160 ont participé à des groupes de travail depuis 2015. La méthode MSG3 (Maintenance Steering Group) pour la définition de la maintenance programmée est mise en œuvre.

    Aerobuzz du 8 avril
  • Industrie
    Eric Trappier pourrait prendre la tête de l’UIMM
    Selon le quotidien L’Opinion, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) pourrait porter à sa présidence, le 15 avril prochain, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, qui serait le seul candidat déclaré à la succession de Philippe Darmayan. Président du GIFAS, Eric Trappier a été également nommé à la présidence du CIDEF (Conseil des industries de défense françaises) le 1er mars dernier.

    L’Opinion, Les Echos et L’Usine Nouvelle du 8 avril

international
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    La France se dit ouverte à un taux minimal d’imposition des multinationales supérieur à 12,5%
    Suite à la déclaration de la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, annonçant l'instauration d'un système international de taxation des multinationales, le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a fait savoir que la France serait prête à fixer un taux minimum d'imposition pour les multinationales supérieur à 12,5%. Dans le cadre des négociations en cours à l'OCDE, la France soutenait jusqu'à présent la mise en place d'un taux minimum global d'impôt sur les bénéfices de 12,5%. « Nous sommes bien sûr ouverts à une augmentation de ce chiffre », a affirmé mercredi Bruno le Maire dans un entretien à la chaîne Bloomberg TV. « Nous discutons avec Janet Yellen à un niveau technique, sur le bon niveau d'un taux minimum d'impôt sur les sociétés », a-t-il indiqué. L'OCDE souhaite obtenir un accord lors du G20 Finance des 9 et 10 juillet.

    La Tribune et Le Figaro du 8 avril
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    SMBC Aviation Capital annonce des reports de livraisons pour 68 Boeing 737 MAX
    A l'occasion de la présentation de ses résultats pour l'année 2020, la société de leasing d’avions SMBC Aviation Capital (basée à Dublin) a annoncé repousser à 2025-2027 le calendrier initial de livraisons portant sur 68 Boeing 737 MAX. SMBC Aviation Capital a passé commande ferme de 103 Boeing B737 MAX en quatre contrats séparés (2014, 2015, 2018 et avril 2019). Le loueur avait réceptionné deux exemplaires en 2018 avant l'immobilisation du moyen-courrier. Les livraisons ont repris depuis le mois de décembre 2020 avec trois B737 MAX, suivis de six en janvier dernier et d'un dixième en février.

    Air & Cosmos du 8 avril

Environnement
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    Total a débuté la production de carburants aériens durables en France
    Total a débuté la production de SAF (sustainable aviation fuels, ou carburants aériens durables) au sein de sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) et de son site d'Oudalle (Seine-Maritime). Ces SAF, produits à partir d'huiles de cuisson usagées, seront destinés aux aéroports français dès le mois d'avril 2021. La compagnie pétrolière produira également des carburants aériens durables en 2024 à partir de sa plateforme zéro pétrole de Grandpuits (Seine-et-Marne). « Total n’aura pas recours à des huiles végétales », annonce le groupe, soulignant que l’ensemble de ces carburants aériens durables seront issus de l’économie circulaire et produits à partir de déchets et résidus (graisses animales, huiles de cuisson usagées…).

    Sud-Ouest du 8 avril

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Air Austral va bénéficier d’une nouvelle aide publique
    Le gouvernement va apporter un nouveau soutien financier à la compagnie Air Austral, basée à La Réunion, notamment via un prêt garanti par l'Etat (PGE) de 30 millions d'euros, a annoncé, mercredi 7 avril, le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire. « L'Etat français soutiendra Air Austral, qui est vitale pour l'île de la Réunion, d'abord avec un prêt garanti par l'Etat de 30 millions d'euros », a déclaré le ministre devant les sénateurs. La Région, qui possède 73,5% de la société d'économie mixte Sematra contrôlant Air Austral, apportera également une aide financière « très importante », selon le ministre. De son côté, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) « va apporter 5 millions d'euros à la compagnie. Et je suis disposé à demander à la Caisse des dépôts et consignations d'apporter un soutien financier supplémentaire à Air Austral », a ajouté Bruno Le Maire. Interrogé sur la situation d'une autre compagnie d'Outre-mer, Air Tahiti, Bruno Le Maire a indiqué : « Je souhaite qu'Air Tahiti puisse prendre rapidement contact avec le Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle), pour regarder comment sur le long terme nous pouvons garantir la pérennité de l'entreprise ». Le ministre a rappelé qu’Air Tahiti a déjà obtenu 60 millions de prêts garantis par l'Etat.

    La Tribune du 8 avril
  • Aviation Commerciale
    Le gouvernement n’exclut pas d’aider à nouveau Air France
    Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, s’est exprimé mercredi, dans le cadre d’une interview sur Bloomberg TV, au sujet de la nouvelle aide apportée à Air France par l'État français dans le cadre d'un plan de recapitalisation. « Nous verrons bien quelle sera la situation du secteur aérien dans les prochains mois, mais je ne dirais pas que c'est la dernière aide que nous octroyons à Air France », a-t-il indiqué. Le ministre a rappelé que « le secteur aérien en Europe affronte sa crise la plus importante depuis des décennies ».

    Le Figaro du 8 avril
  • Aviation Commerciale
    Qatar Airways opère un vol avec des passagers vaccinés exclusivement
    Mardi 6 avril, un avion de la compagnie aérienne Qatar Airways a décollé avec à son bord uniquement des passagers vaccinés contre le coronavirus. Le trajet, qui a duré un peu plus de trois heures, n'avait pas de destination, se contentant de survoler Doha, la capitale du Qatar, avec à son bord 144 voyageurs et 18 membres du personnel, tous vaccinés contre la Covid-19. Il s’agit d’une première mondiale. La compagnie Emirates Airlines devrait réaliser un vol similaire ce samedi 10 avril, selon Air Journal.

    Le Figaro et Air Journal du 8 avril