Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Airbus se réorganise et crée un géant européen des aérostructures pour préparer le futur avion à hydrogène
    Dévoilée aux syndicats (12 000 salariés sont concernés en France) à l’occasion d’une réunion du comité européen du groupe mercredi 21 avril, l’opération conduira à une refonte de l’organisation entre de nombreux sites français et allemands, sans conséquences sociales, et à la réorganisation complète des activités liées aux aérostructures. Cette évolution était attendue. En février, le Président-directeur général du groupe Airbus, Guillaume Faury, jugeait que les aérostructures constituaient une activité « fragmentée et complexe » et que le groupe devait gagner en compétitivité sur ce segment. Par conséquent, l’objectif est de créer en son sein un leader européen en lieu et place de Stelia Aerospace et de Premium Aerotech. En France, dès le 1er janvier 2022, la nouvelle société regroupera la filiale Stelia ainsi que les sites Airbus de Nantes et de Saint-Nazaire (où sont fabriqués les tronçons de fuselage avant et centraux des Airbus A320, A330 et A350) avec les sites de Stelia Aerospace de Meaulte (qui fait la partie avant du fuselage des Airbus), Rochefort, Salaunes, Mérignac ainsi que ceux de Casablanca et Tunis. Outre-Rhin, une nouvelle société regroupera les activités du site de Stade et d’assemblage de structures à Hambourg avec celles de Premium Aerotec à Nordenham, Brême et partiellement à Augsbourg. Cette entité́ de 7 000 salariés produira des tronçons de fuselage avant de A330 et A350, le tronçon central et arrière des A320, ainsi que les queues et les dérives de tous les Airbus. Une partie de l’activité de Premium Aerotec, relative à la fabrication de pièces de structure primaires ferait l’objet d’une autre filialisation. « Ces deux nouvelles sociétés d'assemblage d'aérostructures, toutes deux détenues à 100 % par Airbus, ne seraient plus considérées comme fournisseurs d'Airbus mais intégrées dans le périmètre du groupe, simplifiant à la fois la gouvernance et les interfaces dans un nouveau dispositif industriel », précise l’industriel dans son communiqué de presse.

    Ensemble de la presse, 21 avril
  • Industrie
    Le Falcon 6X (Dassault Aviation) reçoit le prix Red Dot pour sa conception de cabine haut de gamme
    Après Apple, Porsche et Audi, le nouveau biréacteur d'affaires de Dassault Aviation remporte le prix Red Dot, un prix de design international allemand attribué par le Design Zentrum Nordrhein Westfalen. « Le comité a déterminé que les lignes fluides de la cabine et l’ingénierie environnementale créent un environnement unique, sain et productif, offrant un nouveau niveau de confort et d’espace personnel », commente Dassault Aviation. En parallèle, le programme d’essais en vol Falcon 6X se poursuit avec en ligne de mire sa certification prévue en 2022. « Pendant son bref séjour dans les airs, l’avion a fait preuve d’une excellente maniabilité dans plusieurs scénarios de vol et a fait preuve d’une maturité inhabituelle dans la fonction des systèmes », constate le pilote d’essai en vol Bruno Ferry.

    Air & Cosmos et Aerobuzz, 21 avril
  • Industrie
    Boeing repousse l’âge limite de la retraite pour permettre à son CEO Dave Calhoun de rester en poste
    Le Conseil d’administration de Boeing a relevé l'âge limite de la retraite de 65 ans à 70 ans pour permettre à son CEO Dave Calhoun (64 ans, en poste depuis le 13 janvier 2020) de rester en poste plus longtemps. En outre, le directeur financier et vice-président exécutif en charge des opérations d’entreprise, Gregory D. Smith, âgé de 54 ans, a décidé de prendre sa retraite à compter du 9 juillet 2021. Boeing recherche actuellement son successeur.

    Aerobuzz, 21 avril et Le Figaro, 20 avril

Espace
  • Espace
    OneSat : Airbus avance sur la gamme de satellites
    Airbus a annoncé hier que la revue de conception finale de la gamme de satellites flexibles OneSat a été réalisée avec succès avec les clients et les agences spatiales, ce qui constitue « une étape importante ». François Gaullier, responsable d'Airbus Telecom Systems, a déclaré : « le succès commercial mondial des satellites de télécommunications d'Airbus, OneSat et Eurostar Neo, prouve que notre stratégie d'investissement axée sur les nouvelles technologies et l'innovation est la bonne (…). Grâce à notre lecture intuitive du marché, aux bons choix technologiques et à une approche novatrice de la chaîne d'approvisionnement, Eurostar Neo et OneSat émergent comme des piliers essentiels du marché actuel et futur des télécommunications géostationnaires ». Lionel Suchet, Directeur général du CNES, souligne : « dans le domaine des technologies spatiales, la France est reconnue mondialement comme l'une des principales puissances d'innovation. Les satellites de télécommunications d'Airbus, OneSat et Eurostar Neo, le prouvent une nouvelle fois. Le CNES soutient le développement de cette nouvelle génération de satellites innovants, participant au renforcement de la compétitivité de notre industrie et au développement des emplois dans le secteur spatial ».

    BFM Bourse et Zone Bourse, 21 avril
  • Espace
    Airbus Defence & Space a signé avec Isar Aerospace un contrat de lancement ferme pour un petit satellite d'observation de la Terre en orbite basse (LEO)
    « Il s'agit du premier contrat pour un lancement majeur entre une société spatiale établie et une société de services de lancement européen à financement privé », a souligné Isar Aerospace dans un communiqué publié mercredi 21 avril. De son côté, le senior vice-president de l'observation de la Terre, de la navigation et des satellites scientifiques d'Airbus, Philippe Pham justifie le choix du groupe : « Isar Aerospace propose une solution innovante et attractive de petits lanceurs qui complète les lanceurs moyens et grands existants en Europe ». Isar Aerospace a récemment conclu un accord avec Andøya Space, l'opérateur de la base de lancement norvégienne qui garantit à son lanceur Spectrum un accès exclusif sur l'île Andøya pendant 20 ans. Le lanceur allemand doit encore confirmer sa fiabilité et réussir les essais du moteur Aquila.

    La Tribune, 21 avril
  • Espace
    L'hélicoptère Ingenuity annonce l’avènement des drones stratosphériques
    Alors que l’ONERA, le CNES et l’ISAE-SUPAERO mènent un projet expérimental de drone stratosphérique (le StratoDrone), Ingenuity pourrait initier l’utilisation des drones dans l’exploration planétaire et contribuer à l’amélioration des performances des drones stratosphériques. En effet, « les conditions de température et de densité atmosphérique sur Mars sont proches de celles que l’on trouve dans la stratosphère, entre 20 et 30 km d’altitude. Les avancées effectuées par Ingenuity en matière de stabilité du drone face à une atmosphère peu dense et à des vents forts pourraient servir ce segment » observe Jean-Marc Mochetta, professeur d’aérodynamique au sein de l’ISAE-SUPAERO. Ainsi, « les solutions passent notamment par des configurations minimalistes pour éviter la prise aux vents, sans surface de contrôle, et à des rotors à poussée vectorielle tels que ceux développés à l'ISAE-SUPAERO ».

    Usine nouvelle, 21 avril
  • Espace
    L’année 2021, année charnière dans le tourisme spatial ?
    Après un échec en décembre, Virgin Galactic doit reprendre en mai, dans le désert du Nouveau-Mexique, son programme de trois essais pour ses vaisseaux suborbitaux. En outre, une mission 100% civile dans une capsule Crew Dragon de SpaceX prévoit un voyage en orbite en septembre. La règlementation américaine est assez souple : « la Federal Aviation Administration (FAA) a établi quelques règles sur l'état médical et l'entraînement des équipages, mais pas sur les « participants au vol spatial », qui ne sont pas légalement des passagers parce qu'ils n'ont pas les mêmes droits et devoirs que le passager d'un train ou d'un avion. C'est l'opérateur qui doit s'assurer qu'ils sont aptes à voler. Le Congrès américain a été très clair pour ne pas créer trop de lois qui freineraient le développement d'une industrie toujours naissante », explique Sara Langston, professeure assistante en sciences de l'aviation à Embry-Riddle. L’objectif est le « le leadership américain en matière de transport spatial commercial » pour le nouveau secrétaire américain aux Transports, Pete Buttigieg. En Europe, Thales Alenia Space construit deux modules pour Axiom Space dans le cadre du programme de la NASA afin d’ouvrir davantage l'orbite basse au secteur privé. « Le tourisme spatial est un marché complémentaire qui donne des opportunités. Nous avons besoin de développer beaucoup de champs d'activité pour justifier les dépenses et avoir un retour sur investissement », explique Walter Cugno, vice-président exploration de Thales Alenia Space.

    Les Echos, 22 avril

Environnement
  • Environnement
    Accord de l’Union européenne sur le climat adopté avant le sommet sur le climat organisé par le président américain, qui s’ouvre ce jeudi à l’occasion de la Journée de la Terre
    Dans la nuit de mercredi, les eurodéputés et les États membres se sont mis d’accord sur « une réduction nette d’« au moins 55 % » des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Ce compromis sera formellement intégré dans une « loi climat » en préparation et intervient à la veille d’un sommet sur le sujet, initié par le président des États-Unis, Joe Biden. Quant aux Etats-Unis, ils pourraient s’engager à réduire de 50 % leurs émissions à l’horizon 2030, par rapport à 2005. « C’est un moment historique pour l’UE (…). L’accord renforce notre position dans le monde comme un leader du combat contre la crise climatique », s’est félicité Frans Timmermans, vice-président de la Commission chargé du « Pacte vert » européen. « Le Parlement était évidemment prêt à aller encore plus loin, mais le compromis trouvé est ambitieux : nous allons faire deux fois et demi plus en neuf ans que ce que nous avons fait au cours des dix dernières années en Europe », observe le président de la commission environnement au Parlement européen Pascal Canfin (Renew, libéraux).

    Le Monde, 21 avril et le Figaro et Les Echos, 22 avril

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), le trafic aérien reprend plus lentement que prévu
    L’IATA prévoit un trafic aérien mondial à 43 % de son niveau d'avant la crise sanitaire, contre 51% prévu en décembre. Elle évalue à 47,7 milliards de dollars (39,7 milliards d'euros) les pertes du secteur attendues pour l'ensemble de l'année. « Cette crise est plus longue et plus profonde que ce que l'on aurait pu prévoir », regrette le directeur général, Willie Walsh. L’IATA relève également les disparités, avec une forte croissance attendue des voyages intérieurs aux États-Unis et en Chine alors que l'Europe ne retrouvera cette année qu'un tiers de son trafic de 2019. Le chiffre d’affaires du secteur devrait croître de 23 % pour atteindre 231 milliards de dollars, bien en deçà des 607 milliards de dollars générés en 2019. En revanche, le fret croît significativement avec une croissance de 13,1 % en 2021 (63,1 millions de tonnes) pour retrouver un niveau proche du pic atteint en 2018.

    Challenges, 21 avril
  • Aviation Commerciale
    Les aéroports européens envisagent un retour aux niveaux d'avant-crise seulement en 2025
    L’Airports Council International Europe (ACI Europe), qui fédère plus de 500 aéroports dans 46 pays européens, prévoit un trafic de passagers qui devrait rester cette année 64% en-dessous de son niveau de 2019. Jusqu’alors, les professionnels du secteur envisageaient une baisse de 52% du nombre de passagers sur deux ans, et un retour aux niveaux d'avant Covid-19 en 2024. Pour Olivier Jankovec, directeur général d'ACI Europe : « Ces chiffres montrent que la crise non seulement ne s'est pas atténuée, mais qu'elle s'est aggravée pour les aéroports depuis le début de l'année. La capacité de résistance financière des aéroports européens s'affaiblit de jour en jour. Nous avons désespérément besoin de lancer la reprise cet été et avons hâte de voir les vaccinations enfin aboutir à une amélioration de la situation épidémique ».

    Challenges, 21 avril

Défense
  • Défense
    L’alliance entre SDTS et SECAERO donne naissance à ARES (Advanced Redair European Squadron), un nouveau leader européen des services aériens de plastronnage et de simulation
    Implantée sur l’aéroport de Nîmes-Garons, SDTS est spécialisée dans l’entraînement opérationnel et les missions de type « REDAIR – Aggressor Squadron ». Entreprise partenaire notamment de la Marine nationale, elle dispose d’une flotte de 9 avions MB-339 (Aermacchi) auxquels s'ajoutent un Cessna et un ULM. Quant à SECAERO, l’entreprise est domiciliée sur l’aérodrome de Valence-Chabeuil, et spécialisée dans la maintenance, la modernisation d'avions et d'hélicoptères, et la formation des mécaniciens. Sa flotte est composée de neuf MB-339 (Aermacchi), Cessna 337, un CTSW (ULM), deux hélicoptères Merlin (Agusta Westland Leonardo) en location. La nouvelle entreprise sera spécialisée dans l’entraînement aérien opérationnel de type REDAIR ou ADAIR pour Adversary Air Services, la maintenance aéronautique de type MRO/MCO, le développement et la fabrication d’équipements optroniques. ARES affiche ses ambitions dans son communiqué de presse « ARES projette d’investir, en liaison avec le constructeur Dassault-Aviation, le motoriste Safran et l’équipementier Thales, dans la modernisation de sa flotte avec des Mirage 2000, avions de 4e génération, supersoniques équipés de radar, pour répondre et s’adapter avec le plus haut niveau de réalisme aux besoins d’entrainement opérationnel grandissants des Forces armées françaises et européennes ».

    Lignes de défense, 22 avril