Synthèse de presse

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    Interview de Dirk Hoke aux Echos
    Alors qu’il quittera ses fonctions le 30 juin, le PDG d’Airbus Defence and Space, Dirk Hoke, accorde une interview aux Echos. Le dirigeant se félicite de l’approbation par le Bundestag des crédits en faveur du Système de Combat Aérien du Futur (SCAF) et de la progression des activités militaires du groupe Airbus (10,45 milliards de chiffre d'affaires en 2020 et un carnet de commandes de 33,5 milliards). S’agissant du SCAF, il rappelle le chemin parcouru pour faire converger la France, l’Allemagne et l’Espagne. « Il y a cinq ans, personne n'aurait cru à la possibilité de conclure à la mi-2021 un contrat de l'ampleur du SCAF, qui va être la colonne vertébrale de la recherche européenne ». Le démonstrateur devrait pouvoir voler en 2027 afin de dérisquer le programme. Il souligne également la pertinence du projet de drone MALE européen « dans la perspective de la future connectivité entre les avions de combat et les drones inscrite au cœur du programme SCAF ». S’agissant de sa motorisation, le CEO affirme qu’elle sera à « 100% européenne » et libre de tout composant américain soumis à la réglementation ITAR. Conscient des difficultés, le dirigeant encourage les Etats européens à progresser sur le chemin de l’Europe de la défense. « Les Etats ne peuvent pas continuer à dépenser de l'argent pour des programmes redondants, il faut développer une politique d'appels d'offres européens ».

    Les Echos, 28 juin
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    Airbus anticipe la reprise du trafic aérien
    Airbus prépare l’après-crise. Fin avril, Airbus a dévoilé́ un bénéfice net de 362 millions d’euros pour le premier trimestre, contre une perte nette s’élevant à 481 millions d’euros un an plus tôt. Anticipant la reprise du trafic, Airbus a décidé de remonter les cadences de production de ses avions de la famille des A320. De 40 appareils produits par mois, le rythme passera à 43 cet été, 45 d’ici la fin de l’année puis 64 en 2023 et 70 en 2024. « Nous avons même demandé à nos fournisseurs d’explorer une possible montée en cadence jusqu’à 75 appareils par mois en 2025, ce qui serait bien plus élevé́ que notre niveau d’avant-crise », estime Julie Kitcher, vice-présidente exécutive Communications et Corporate Affairs. Pour ce faire, une nouvelle chaîne d’assemblage d’A320 et A321 sera mise en service fin 2022 à Toulouse. Elle se substituera à la chaîne des A380. La reprise se confirme aussi au niveau des commandes. Depuis janvier, le groupe a enregistré 94 nouvelles commandes. « La demande repart, mais elle est à deux vitesses, constate cependant Julie Kitcher. Sur les moyen-courriers, elle s’accélère à nouveau avec la reprise des vols domestiques. Mais le marché́ des long-courriers, qui était déjà̀ en surcapacité́ avant la crise, va reprendre plus lentement. La vraie reprise des vols internationaux n’est pas attendue avant l’été́ prochain, voire 2023. Et il faudra d’abord remettre en action les avions cloués au sol » analyse Julie Kitcher. S’agissant des livraisons, Airbus a déjà livré 220 appareils en 2021. Au niveau international, cette année est également marquée par l’accord commercial entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Par ailleurs, la transition écologique est aussi une opportunité à saisir pour le groupe. « Seulement 12% de la flotte mondiale est composée d’avions de dernière génération », rappelle Julie Kitcher.

    Le Parisien, 27 juin

Défense
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    Guerre des drones : le dossier du Monde
    Dans les ajustements capacitaires de la programmation militaire, figure notamment la lutte anti-drones, identifié comme un « domaine opérationnel clé dans le récent conflit du Haut-Karabakh » par la ministre des Armées, Florence Parly. En effet, les conflits au Donbass, en Libye, et au Haut-Karabakh ont mis en lumière les vulnérabilités des forces françaises dans le domaine de la défense sol-air de courte et moyenne portées. Pour enrayer cette menace, l’armée de Terre a inauguré en janvier le Battle-Lab Terre sur la base de Satory, à Versailles. Des fusils capables de brouiller les fréquences des drones sont en cours de déploiement et un système de radar raccordé à une mitrailleuse, baptisé « Icare », pouvant détruire des drones à distance a été développé. Il doit équiper, d’ici à la fin de l’année, des véhicules de l’avant blindé. Les forces terrestres recevront également à partir de janvier 2022 le système de drone tactique Patroller (Safran Electronics & Defense). « Le conflit du Haut-Karabakh doit nous ouvrir les yeux sur un changement de paradigme », résume Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem).

    Le Monde, 27 juin

Espace
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    De nouveaux panneaux solaires pour la station spatiale internationale (ISS)
    Le 25 juin, Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ont achevé l’installation sur la poutre P6 du complexe orbital de deux nouvelles paires de panneaux solaires, appelés iRosa (ISS Roll Out Solar Array). Ces nouveaux panneaux solaires sont plus courts que les anciens (19 m contre 35 m) et capables de produire 20 kW chacun. Quatre autres panneaux iRosa doivent encore être installés afin de faire passer la production d’électricité de l’ISS de 160 à 215 kW.

    Air & Cosmos, 27 juin
  • Espace
    La FAA autorise Virgin Galactic à débuter son activité
    Le groupe Virgin Galactic a annoncé avoir reçu vendredi 25 juin l’autorisation de débuter ses lancements commerciaux dans l’espace. « L’autorisation de la FAA (…) nous donne confiance au moment où nous procédons à notre premier vol d’essai en équipage complet prévu cet été », a déclaré le directeur général de Virgin Galactic, Michael Colglazier. « Un nouveau chapitre de l’histoire du vol spatial habité s’ouvre », a déclaré de son côté la FAA. Le vaisseau de l’entreprise, SpaceShipTwo, peut accueillir jusqu’à six passagers. Un premier vol régulier est prévu en 2022. Cependant, dans la course à l’espace, le groupe est devancé par Blue Origin de Jeff Bezos qui prévoit d’envoyer trois passagers dans l’espace le 20 juillet.

    Air-Journal, 27 juin
  • Espace
    La convention cadre de partenariat financier (FFPA) clarifie la gouvernance du spatial européen
    L’Europe clarifie son organisation administrative dans le domaine spatial avec la signature la semaine dernière de la convention cadre de partenariat financier (FFPA), entre la Commission européenne, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale de l’Union européenne (EUSPA). Cette dernière sera en charge de Galileo, Egnos, Copernicus, et GovSatCom, le futur système satellitaire de communications sécurisées entre États de l’Union européenne. « La Commission est l’organe politique qui impulse les grandes orientations de la politique spatiale. L’ESA est l’architecte de conception des programmes, qui dispose des compétences pour développer de nouvelles technologies. Et l’EUSPA est l’agence opérationnelle de l’UE, en charge de l’exploitation des infrastructures. L’EUSPA est orientée vers le marché : elle s’assure que les services spatiaux développés pour les entreprises et les citoyens sont utiles, fiables et sécurisés », résume Rodrigo da Costa, directeur exécutif de l’EUSPA. Galileo est déjà un succès, poursuit le directeur exécutif : « 97% des applications téléchargées sur les smartphones se servent de Galileo. Nous recensons plus de 2 milliards d’utilisateurs dans le monde ». Cependant, Copernicus est encore sous-exploité. « Notre objectif est que 30% des applications à base de données Copernicus soient développées et proposées par des entreprises et startups européennes d’ici à la fin de cette décennie, contre à peine 20% aujourd’hui ». En ce sens, l’EUSPA lancera, au second semestre, un challenge baptisé «My Space», à destination des startups, PME et entreprises. Les projets retenus bénéficieront de subventions et seront mis en relation avec le réseau de business angels de l’EUSPA. Enfin, s’agissant de GovSatCom, l’EUSPA sera chargée de lancer l’appel d’offres pour la construction d’un «hub» terrestre. L’industriel et le pays accueillant cette station terrestre devraient être sélectionnés d’ici à la fin 2021.

    Le Figaro, 25 juin
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    Les débris spatiaux au centre des échanges du Paris Air Forum, organisé lundi 21 juin au Musée de l'air et de l’espace par La Tribune
    Avec les projets de mégaconstellations et le développement des nanosatellites, la pollution de l’espace (et les risques de collision qu’elle induit) préoccupe les gouvernements. Et ce, alors que se multiplient les projets de plateformes habités. Ainsi, entre 760 et 840 km d'altitude, le nombre d'objets a été multiplié par 3,5 en vingt ans alors que le nombre de satellites actifs a été divisé par trois. « Avec le New Space, nous avons lancé plein de nouveaux objets et de nouvelles applications. Nous avons aussi plein de règles, normes, standards pour éviter la multiplication des débris, mais nous ne les appliquons pas. Je n'aurais pas dit ça il y a dix ans, mais la situation actuelle est vraiment inquiétante » regrette Christophe Bonnal, expert à la direction des lanceurs du CNES. La dépollution de l’espace est ainsi un enjeu commercial dans les années à venir.

    La Tribune, 28 juin

Industrie
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    AFI KLM E&M s’implante sur le marché taïwanais
    AFI KLM E&M et China Airlines ont signé un accord pour l’entretien des moteurs GE90 équipant la flotte Boeing 777F cargo de la compagnie aérienne taïwanaise. Le contrat couvre le PBH (Power By the Hour), tel que le MRO sur le moteur et le LRU, le support d’ingénierie incluant le support du moteur de rechange, le transport, le support sur l’aile et sur site. L’accès aux solutions de maintenance prédictive Prognos for Engine d’AFI KLM E&M est également incluse. Dominik Wiener Silva, vice-président des ventes Asie-Pacifique d’AFI KLM E&M, se félicite de cet « accord majeur et historique qui démontre la grande valeur et la réputation des services d’AFI KLM E&M sur le marché mondial, en particulier en Asie ».

    Air-Journal, 27 juin
  • Industrie
    La FAA retarde la certification du Boeing 777X
    La Federal Aviation Administration (FAA) a relevé un grave incident de test en vol (un « événement de tangage non commandé ») et un manque de maturité de conception au cours des essais en vol du Boeing 777X. Elle a donc annoncé un ralentissement de la certification de l’appareil dont l’entrée en service pourrait être reportée à début 2024, soit quatre ans plus tard que prévu initialement. « Les données techniques requises pour la certification de type n’ont pas atteint un point où il semble que la conception de type de l’aéronef soit mature et puisse répondre aux réglementations applicables », explique Ian Won, directeur du bureau local de la FAA. Dans un communiqué publié vendredi 25 juin, Boeing a déclaré qu’il « reste pleinement concentré sur la sécurité comme priorité absolue tout au long du développement du 777X ». « Alors que nous soumettons l’avion à un programme d’essais complet pour démontrer sa sécurité et sa fiabilité, nous travaillons sur un processus de développement rigoureux pour nous assurer que nous répondons à toutes les exigences applicables. Nous continuons de communiquer de manière transparente avec la FAA et d’autres régulateurs mondiaux au sujet de la certification 777-9 ».

    L’Usine Nouvelle, 27 juin et Air-Journal, 28 juin

Innovation
  • Innovation
    Une pièce imprimée en 3D par Saab réussit son vol d’essai
    La fabrication additive se déploie dans l’aéronautique militaire. Le constructeur suédois Saab a fait voler un appareil équipé d’une pièce extérieure imprimée. La pièce en question, située sur le flanc arrière du fuselage, a été fabriquée sur la base du scan de la pièce originelle. Elle n’a montré « aucun changement structurel visible après le vol d’essai », assure Hakan Stake, le responsable du projet. L’objectif, à terme, serait de « permettre au personnel sur le terrain d’avoir accès à des pièces de rechange ajustées, d’éviter les réparations d’urgence ou de cannibaliser un appareil déjà endommagé ».

    L’Usine Nouvelle, 27 juin