Synthèse de presse

Industrie
  • Industrie
    Nexteam et Ventana annoncent leur fusion
    Deux sous-traitants français de l'aéronautique, Nexteam et Ventana, s’apprêtent à fusionner. Fort à terme de 2 000 salariés et 22 usines, le nouveau groupe sera présidé par Ludovic Asquini, président de Nexteam et bénéficiera d’une plus grande surface financière pour supporter la montée en cadence de la fabrication de pièces aéronautiques. Actionnaires minoritaires de Nexteam Group, les fonds d'investissement ACE et Tikehau Capital soutiennent cette fusion mais ne réinjectent pas d'argent, les groupes étant assez solides. « La fusion est une solution intelligente car elle n'augmente pas l'endettement du nouveau groupe qui aura une surface financière plus grande pour accompagner la relance de la production », explique Gérard Russo, président de Ventana. « La crise a accéléré ce regroupement mais on était déjà dans une optique de consolidation avant », souligne Frédéric Gentilin, directeur général délégué de Nexteam Group ; « cette fusion nous permettra de faire des économies d'échelle et d'entrer dans le top 3 des fabricants français de pièces aéronautiques avec Figeac Aero et Mecachrome ». Les deux fabricants de pièces pour l'aérospatial et la défense sont complémentaires : Nexteam fait de l'usinage et du traitement de surface, Ventana de la chaudronnerie et la fonderie, tandis que les implantations à l'étranger ne sont pas les mêmes. Si la crise a touché les deux entreprises, toutes deux recommencent à embaucher avec la reprise des commandes.

    Les Echos du 7 octobre
  • Industrie
    « France 2030 » : le président entend réconcilier industrie et startups
    Le président Emmanuel Macron l’a affirmé : « la réindustrialisation française passera aussi, et peut-être surtout dans certains domaines, par les startups ». Alors qu’il s’exprimait au forum annuel Bpifrance Inno Génération (BIG), à Paris, le président de la République en a profité pour défendre le plan d’investissement « France 2030 », qu’il doit annoncer le 12 octobre prochain. Un plan qui vise à « réconcilier » la France industrielle avec celle des startups. « Si on veut construire la France de 2030, on doit reconquérir de la part industrielle, on doit ré-innover dans et par l’industrie et donc décider de multiplier des financements de startups industrielles », a insisté Emmanuel Macron, rejetant l’opposition entre industrie et startups. Pour cela, le plan « France 2030 », dont le montant sera de l’ordre de 30 à 50 Md€ sur 8 à 10 ans, devrait permettre aux entreprises de financer et de développer en France leurs projets de démonstrateurs industriels, et non à l’étranger, faute d’investisseurs.

    Le Point et Le Figaro du 7 et 8 octobre

Environnement
  • Environnement
    Pour Boeing comme pour Airbus, la réduction des émissions de C02 passe avant tout par l’essor des biocarburants
    Airbus et Boeing partagent les mêmes objectifs de réduction des émissions de C02 et de neutralité carbone du transport aérien en 2050. C’est le résultat de la présentation par Boeing, 15 jours après celle d’Airbus, de ses efforts en faveur d'une aviation moins polluante. Les deux groupes partagent le même objectif de parvenir à la neutralité carbone d'ici à 2050 , et plusieurs points de convergence. Ainsi, pour Boeing comme pour Airbus, la réduction des émissions de C02 passe avant tout par les nouveaux carburants d'origine non fossile, les SAF (« sustainable aviation fuels ») susceptibles de réduire l'empreinte carbone du transport aérien de plus de 80%. L'un comme l'autre se sont engagés à livrer des avions certifiés pour opérer avec 100% de carburants alternatifs en 2030, contre un maximum de 50% aujourd'hui. Boeing et Airbus sont aussi d'accord sur la nécessité de faire appel aux gouvernements pour soutenir le développement des SAF. L'Europe a déjà fixé un objectif de 10% de SAF dans les avions en 2030 (et 5% en 2025). Aux Etats-Unis, l'administration Biden a présenté un plan de soutien aux SAF pour un montant total de 4,3 Md$. Les Echos rappelle que les compagnies aériennes internationales et les principaux acteurs de l’aéronautique ont pris l’engagement collectif de parvenir à réduire ou compenser intégralement les émissions de C02 du secteur d’ici à 2050.

    Les Echos du 8 octobre

Innovation
  • Innovation
    La startup Fairmat lève 8,6 M€ pour recycler les matériaux composites
    Benjamin Saada, cofondateur de l'entreprise Expliseat, a levé 8,6 M€ pour lancer une nouvelle startup, Faimat. Son objectif est de recycler les fibres de carbone composites pour les réinjecter dans le processus de fabrication d'un nouveau matériau composite. D’après des estimations, les déchets composites représenteraient près de 62 000 tonnes dans le monde chaque année, constitués pour 10 à 30% des chutes de production, les 70 à 80% restant provenant de pièces en fin de vie. Désireuse de mettre fin à ce gaspillage, Fairmat ambitionne de collecter les chutes de productions auprès des industriels et les pièces en fin de vie auprès notamment des entreprises de démantèlement des avions. « Sans surcoût pour les industriels, nous souhaitons leur proposer une véritable alternative au gaspillage avec un matériau recyclé au bilan carbone négatif » explique Benjamin Saada. Les déchets collectés, puis traités, permettront d’obtenir des panneaux techniques de matériau recyclé à haute performance : « Notre projet est très soutenu par les industriels de l’aéronautique et d’autres secteurs, qui sont en recherche de solutions. Les matériaux de pointe comme les fibres de carbone sont indispensables dans l’aéronautique, l’automobile, la production d’énergie ou le nautisme ». « Notre solution de recyclage permettra d’économiser les émissions en C02 de 7 milliards d’individus sur un an » ajoute Benjamin Saada. Le début de la commercialisation des panneaux Fairmat est prévu pour le deuxième semestre 2022.

    Aerobuzz du 8 octobre
  • Innovation
    ADP expérimente des véhicules électriques autonomes pour le transport de fret au sol
    Groupe ADP (Aéroports de Paris) et Air France-KLM Martinair Cargo ont lancé, à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, l’expérimentation d’une solution innovante de transport de fret au sol, qui utilise des véhicules électriques autonomes de la startup française OROK. « Cette expérimentation vise à optimiser, à sécuriser et à décarboner les opérations au sol (…) au bénéfice de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur aéroportuaire », explique le gestionnaire aéroportuaire. Équipés d’un système GPS à la pointe en matière de géolocalisation et de nombreux capteurs permettant d’accéder aux zones de chargement et déchargement proche des avions, ces véhicules autonomes sont supervisés par un serveur doté d’une intelligence artificielle. Capables de transporter entre 30 et 40 valises, des containeurs à bagages ou des palettes de marchandises, ils ont vocation à se substituer aux tracteurs et remorques circulant habituellement entre les entrepôts de fret ou les centres de tri des bagages et les postes de stationnement des avions. Selon Groupe ADP, la technologie autonome aide à améliorer le traitement du fret et des valises tout en contribuant à accélérer la transition environnementale des opérations au sol.

    Air Journal du 7 octobre

Covid-19
  • Covid-19
    Covid-19 : six compagnies aériennes étendent le Travel Pass de l’IATA sur toutes leurs destinations
    Dans le sillage d’Emirates Airlines, six compagnies aériennes ont décidé de déployer l’usage du passeport sanitaire numérique (« Travel Pass ») de l’IATA (Association du transport aérien international) sur leurs réseaux. Il s’agit d’Etihad Airways, Jazeera Airways, Jetstar, Qantas, Qatar Airways et Royal Jordanian. L’application, à installer sur un smartphone, offre aux voyageurs un moyen sûr et sécurisé de vérifier les exigences de leur voyage, de recevoir les résultats des tests et de scanner leurs certificats de vaccination. Actuellement, cette application fonctionne avec les certificats de vaccination de 52 pays, représentant 56% des voyages aériens mondiaux, selon l’IATA. Ce chiffre passera à 74 pays (soit 85% du trafic mondial) d’ici à la fin novembre. « Après des mois de tests, le Travel Pass IATA entre maintenant dans la phase opérationnelle. L’application s’est avérée être un outil efficace pour gérer les informations complexes d’identification en matière de santé des voyageurs dont les gouvernements ont besoin », a déclaré Willie Walsh, directeur général de l’IATA.

    Air Journal du 8 octobre

Espace
  • Espace
    Dawex lance Space Data Marketplace, un nouvel outil pour exploiter les données spatiales
    Spécialisée dans les marchés de données, l’entreprise technologique française Dawex lance Space Data Marketplace, une plateforme de données spatiales. L’objectif de ce projet est de mettre en relation les fournisseurs de données spatiales et les entreprises et filières utilisatrices dans un cadre sécurisé. Sa mise en service est prévue pour début 2022, et la firme vient de lancer sa campagne de préinscription. Dirigée par Dawex, Space Data Marketplace est pilotée par un consortium associant notamment Airbus Defence and Space, Dassault Systèmes et Thales Alenia Space, et bénéficie du soutien du Centre national d’études spatiales (CNES). Sélectionné dans le cadre du volet spatial du plan de relance, le projet vise à valoriser l’amont de la filière qui collecte des données spatiales en lui ouvrant davantage de débouchés commerciaux. « En créant une infrastructure d’échanges entre fournisseurs et clients, la plateforme vise à développer des services (…) à partir des données spatiales analysées, traitées et packagées à la carte pour ses clients » explique Laurent Lafaye, co-PDG de Dawex. Née d’une initiative française, la plateforme a une vocation européenne et internationale.

    Le Figaro du 8 octobre

Défense
  • Défense
    Thales dévoile un nouveau type de radar pour la détection précoce des drones hostiles
    Dans le cadre de l’effort mis sur la lutte anti-drone souligné dans la Loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2019-2025, Thales dévoile un nouveau radar, le Ground Observer 20 Multi-Mission (GO20 MM), qui sera en mesure d’assurer la « surveillance simultanée des objectifs au sol et des menaces évoluant à basse altitude, avec des capacités exceptionnelles de détection avancée des drones, notamment les microdrones ». Le GO20 MM sera ainsi capable de détecter, poursuivre et classer automatiquement le « spectre complet des menaces ». Un tel radar doit donc permettre de mieux protéger les camps militaires et les convois, notamment grâce à sa rapidité de détection et à la classification automatique des drones à long rayon d’action. « Avec des scénarios complexes tels que les conflits asymétriques ou les combats à haute intensité, la capacité de classifier automatiquement et rapidement la menace pour obtenir un tableau précis de la situation constitue un avantage tactique non négligeable », souligne-t-on à Thales. Équipé d’une batterie 6 éléments, ce radar « offre aux forces armées et aux forces spéciales de nombreuses heures de surveillance, dans une totale transparence, et un haut niveau de protection », assure le groupe.

    Opex360 du 7 octobre

Aviation Commerciale
  • Aviation Commerciale
    L’aviation d’affaires reprend des couleurs grâce aux vols régionaux
    Alors que le secteur de l’aviation a été durement éprouvé par la pandémie de Covid-19, Les Echos rappellent que selon les dernières estimations de l’EBAA (European Business Aviation Association), les vols courts et moyen-courriers ont repris à un rythme soutenu en France. Ainsi, après une baisse de 38% du trafic en 2020, l’activité a repris une trajectoire dynamique au cours de l’été. En particulier, le chiffre d’affaires de l’aviation privée en France est en hausse de 30% par rapport à 2019, pour les vols en France et en Europe. Des chiffres encourageants qui devraient encore s’améliorer avec la réouverture des vols vers les Etats-Unis en novembre. Cependant, les déplacements de la clientèle fortunée ont favorisé l’usage de petits avions, ce qui n’a pas permis de combler les pertes générées par la baisse des déplacements professionnels : « les gros appareils, capables d’effectuer des vols long-courriers, ont très peu servi, du fait des restrictions en vigueur sur la plupart des destinations long-courriers » explique ainsi Karol Gueremy, directrice France de Luxaviation.

    Les Echos du 8 octobre